‹ Récits de l'histoire romaine au Ve siècleChapitre 99 sur 251 · Progenies vesana Jubse... Claud., de Bell. Gild., v · texte numérisé non relu

Progenies vesana Jubse... Claud., de Bell. Gild., v

2. Am. MarceU.i xxix, p. 399-402. — Claud., de Bell. Gild,, v. 343.

Salvinai. Cette alliance impériale n'empêcha pas le Maure de rester neutre entre Théodose et le tyran Eugène pendant la campagne de 391% ou plutôt de trahir le premier, en lui refusant, au moment de la lutte, les secours qu'il avait promis de fournir. La mort seule empêcha Théodose de punir cette perfidie.

Ainsi donc Gildon observait attentivement les discordes de TEmpire romain, tout prêt à saisir Toccasion favorable pour se rendre, comme Firmus, indépendant et roi. L'incapacité des deux princes, fils de Théodose, et la rivalité de leurs ministres, lui rendirent une espérance que la défaite d'Eugène avait renversée, et il attendait, quand les provocations d'Eutrope vinrent le chercher dans sa province et lui remirent les armes en main. Il écouta les propositions du ministre d'Arcadius, entra complaisamment dans ses plans, promit la réunion de l'Afrique à F Empire oriental, et la reconnaissance d'Arcadius comme légitime Empereur: il ne refusa- rien. Au fond, le petit-fils de Juba ne voulait pas plus d'un Empereur que de l'autre et ne se faisait sujet de Constant! nople que pour n'être plus Romain. Son caractère était d'ailleurs empreint des passions sauvages de sa race : Gildon était avare, cruel, débauché jusqu'à la frénésie; aucune femme, aucune fille n'était à Tabri de ses attentats, aucune richesse de ses rapines. Habile à composer des poisons, soit avec le venin des serpents, soit avec le suc des plantes, il les administrait à ses ennemis, attirés par rusé à ^a

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