‹ Récolte et Préparations des Organes destinés à l'OpothérapieChapitre 15 sur 17 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ra

Que faut-il entendre par extrait d'organes ? Quelles sont |

leurs propriélés thérapeutiques

Les procédés pour obtenir les extraits d'organes sont

moins brutaux qu'autrefois et grandement améliorés. Est-ce à dire que nous obtenons des produits parfaits ? Je suis persuadé que lorsqu'on connaîtra bien les hormo-

nes les procédés varieront suivant l'hormone à obtenir.

EX En chimie minérale, on agit différemment, suivant le > : métal que l’on traite ; de même en chimie organique, les F. progrès de la thérapeutique opothérapique dépendent des découvertes des chimistes, Mais, avec les produits actuels,

quelle ressource pouvons-nous tirer de lopothérapie ? Que nous fournit-elle ? 1e Il faut d'abord définir exactement ce qu'on entend par 10 extrait d'organes. C'est une expression défectueuse qui devrait être remplacée par celle de pulpe (organe frais)

- ou de poudre d'organe (organe desséché). Car la techni- \ que des préparations est toute différente de celle des extraits des plantes, et cette homonymie crée une confusion regrettable. Gardons pourtant le nom d'extrait d'or-

ganes, puisqu'il est passé dans l’usage.

ht, His OT

Pire encore est l'habitude si répandue chez les spécialistes, d'attribuer un nom particulier à leurs extraits. On ne s’y reconnaît plus parmi tous ces noms tirés du grec.

On tend à ne considérer, quand on parle d'extraits d'organes, que les glandes endocrines. On sait qué les glandes doivent être divisées en glandes exocrines, qui déversent au dehors, soit par la peau, soit par le tube

digestif, leur produit de sécrétion, et en glandes endocri-

nes, qui le déversent dans le sang.

Les extraits d'organes ne sont pas exclusivement prélevés sur les glandes endocrines. Sans doute, ce sont surtout elles qu'on utilise, mais il fut un moment de mode d'employer des extraits de tous les organes, cœur, poumon, cerveau, etc... Actuellement encore, on reconnaît une certaine activité thérapeutique à l’hypophyse postérieure, qui n’a point la structure glandulaire.

Arrêtons-nous aux glandes endocrines. Il ne faut pas croire, comme on l’a longtemps admis et comme beaucoup l’admettent encore implicitement, que chaque extrait glandulaire contienne nécessairement la sécrétion interne de celte glande. Le professeur E. GLEYy insiste sur ce point : « Rien ne permet, dit-il, de conclure de l’action toxique d’un extrait d’organe à une sécrétion interne de cet organe, car rien ne prouve ,à priéri, que les substances présentes dans cet extrait soient normalement et régulièrement excrétées dans le sang veineux de la glande qui a fourni l'extrait, » Pour qu'on soit assuré que le produit À provient de la sécrétion interne d’une glande endo-

crine À, il faut trouver À dans le sang de la veine affé-

rente de À (CI. BERNARD). Car À peut écouler À au fur

. et à mesure de sa production, et ainsi ne point en avoir

> de réserves. La sécrétion interne est assurée quand la

glande est greffée, et que la greffe réussit comme on

observe pour les greffes génitales chez les oiseaux. sh

Les extraits de certaines glandes contiennent leurs

ES sécrétions internes. Ainsi l'extrait de testicule injecté

-— chez le coq châtré, chez le chapon, ramène les caractères

sexuels mâles (PézaR»).

De même, les produits de sécrétion interne existent

dans certaines glandes. La glande thyroïde, par exemple,

contient la thyroxine, les capsules surrénales’ l'adréna-

line, le pancréas, l'insuline, mais ces produits s’altèrent

rapidement par autolyse et disparaissent dès les premiè-

Le res heures de la mort.

‘% é D'autre part, une glande endocrine peut contenir une

#8 substance spécifique, sans qu’on soit assuré qu'il s'agisse :

2 d’un produit de sécrétion interne. Pour Carmox : « La

<a base de l’opothérapie est la notion de la spécificité des à organes : spécificité anatomique, fonctionnelle et surtout È ë E- chimique, en vertu de laquelle chaque organe présente Bi. une composition qui lui est propre, renferme certaines substances « dont il est le dépositaire exclusif et le pro | 4 É Res créateur désigné ». F.

Une glande endocrine peut enfin fournir des produits

actifs, mais ayant une action banale, non spécilique,

comme une action diurétique, cardio-musculaire, toni- que, etc. x En thérapeutique, toutes ces propriétés peuvent être

prises en considération. « D'une façon générale, certains

“extraits d'organes possèdent des propriétés déterminées et la thérapeutique peut en tirer profit, tout comme elle utilise les qualités reconnues à certaines parties de: plantes. Parmi ces extraits ,il en est qui, en raison de leurs propriétés physiologiques, peuvent constituer des agents thérapeutiques plus ou moins utiles. Quelques-uns déjà sont entrés dans la matière médicale et sans doute y resteront. » (E. GLey).

La distinction entre les produits spécifiques provenant de la sécrétion interne et les produits banaux est d'autant plus impertante que les premiers et les seconds suivent une posologie différente, Les produits de sécrétion interne suivent les lois du minimum efficace et de seuil, recon-

nues par M. Pezarp et les biologistes.

1° Loi du minimum efficace. — Pour chaque extrait organique, il y aurait un minimum efficace en deçà duquel on n'obtient rien, au-delà duquel on obtient rien

de plus.

>° Loi de seuil. — Ki l'extrait a plusieurs propriétés, il peut y avoir plusieurs minima échelonnés, un pour

chaque activité, chaque minimum étant l’optimum pour

l'activité qu'il produit.

De telles propriétés opposent en opothérapie les sécré-

x tions internes aux autres remèdes. En thérapeutique et s À # J L , A - en pharmacie galénique, l'effet d'un remède croît tou-

jours avec l'augmentation de la dose, Les ferments soluà bles, comme la pepsine, agissent proportionnellement à leur quantité : ils se séparent donc à ce point de vue des

secréta internes L'action des ferments figurés s’en rap-

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proche en ce sens qu'une faible quantité peut avoir la 4 même activité qu'une grande quantité ,mais ici il faut O tenir compte de la multiplication des microbes.

Nous avons dit que les lois de Pezano s'appliquent aux

> ns internes. Nous les avons vérifiées pour la pe glande te dans les conditions suivantes

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