‹ Reconnaissance géologique d'une portion des districts d'Algoma et de la Baie du Tonnerre, Ontario [microforme]Chapitre 16 sur 24 · GÉOLOGIE GLACIAIRE · texte numérisé non relu

GÉOLOGIE GLACIAIRE

La région examinée a été fortement glaciée et il y a d'abondantes

preuves qui indiquent que la glace est venue du nord sur le plateau

d'épanchement. Le ballottement est nettement du côté nord des afleurements; les cailloux particuliers d’arkose signalés dans un rapport antérieur! se voient par toute l'étendue aussi bien qu’en descendant le versant jusqu’au lac du haut, et l’on rencontre quelquefois des galets de fer jaspé rubanné. On sait que ces roches existent en place près de la baie d'Hudson, Des fragments de dolomie fosilifère sont

! Rapport Sommaire, C.G.C.. 1902.

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répartis dans l'argile et disséminés dans tout le pays jusqu’au plateau d'épanchemnt et vers le sud. Ces faits ne laissent aucun doute quant à la direction qu'a suivie la glace. Les marques de stries bien tracées ae sont pas fréquentes, car les roches subissent facilement l’action de l'air, et sauf quand elles sont sous l’eau ou récemment mises à découvert, les stries sont oblitérées. La direction des stries, notées à des endroits très différents, varie de S. 20° E. à S. 45° O.

Tout le pays est couvert d’une argile épaisse où la rivière s’est taillé des chenaux profonds, en forme de canaux, ayant, par places, une profondeur de 40 à 50 pieds. Les berges d'argile laissent voir fréquemment une ligne de séparation distincte en leur milieu. La moitié inférieure est dure et présente généralement un angle plus aigu que la moitié supérieure et contient beaucoup de cailloux gros et bien striés. La partie supérieure laisse voir de la stratification et, sur une distance considérable de l'embouchure des rivières, contient des coquillages marins. La Saxricava Rugosa est spécialement abondante et la Malcoma Calcaria et le Mya Arenaria est aussi assez commune. Sur la Nagagami on a trouvé des coquillages à sept milles, à peu près de l'embouchure, mais plus haut on n’a plus trouvé de coquillages, bien que l'argile paraisse être la même. Sur la Kebinakagami, on a vu des coquillages sur douze milles, en remontant. Dans toute cette éétendue ils sont petits, relativement à ceux qu'on a trouvés, en 1902, sur la rivière Kpiskau, et ils sont minces et se brisent facilement. Cette argile est évidemment l'équivalent de l'argile à Leda, de l’est du Canada. Elle est d'une espèce différente, suivant les localités, mais c’est fréquemment une argile onctueuse, bleuâtre, très semblable à l'argile à Leda de la vallée d'Ottawa, et qui serait comme elle très utile pour la fabrication de la brique, ete,

Le long de quelques-unes des rivières, l'argile est surmontée de couches de sable et de gravier, épaisses de 2 à 3 pieds, qui contiennent des coquillages d'eau douce et sont indubitablement d’origine fluviale.

Des pavages de cailloux naturels se voient sur beaucoup de ces rivières, sur les pentes entre l'eau et les berges escarpées. Des cailloux plats et arrondis sont disposés comme des pierres dans un pavage artificiel et enfoncés et, dans un certaine mesure, polis et striés par la glace de la rivière. Les stries sont toujours dans la direction du courant. En d'autres endroits, des profonds sillons ont été creusés par des cailloux poussés par la glace le long de la berge, On en voit de bons exemples sur la Negagami., L'action de la glace se voit

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aussi sur les arbres, où l'écorce est arrachée quelquefois jusqu’à 15 pieds au-dessus du niveau d’été de l’eau.

Dans beaucoup des lacs, des arêtes de cailloux sont empilées le long des rives, surtout aux pointes. Quelques-uns de ces murs atteignent une hauteur de six pieds, au moins, et contiennent quelquefois de gros cailloux: ils ont été certainement formés par l’action récente de la glace.

Les éboulements sont fréquents le long des rivières, mais ils sont généralement faibles et surviennent seulement dans le cas de hautes berges en pente. Un éboulement de dimension considérable et qui paraît avoir été un cas exceptionnel, a été remarqué sur la rivière Kebinakagami, à douze milles de son embouchure. En cet endroit, le terrain est horizontal et la berge dépasse de 20 pieds la rivière. Sur dix chaînes, le long de la rive, le terrain, jusqu’à cinq chaînes en arrière, était tombé dans la rivière, la barrant durant un certain temps. L'eau s’est graduellement creusé des chenaux dans cet éboulement, laissant des massifs d'argile bien à découvert.

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