HARVARD
UNIVERSITYl
LIBPARY StP 4 ISCtf
état des connaiMmiiees lftyilro8V»piii4««<i mir.le» méimm occidentales de l'Amérique cenlafaley lOM de la miMiiMi de la BRlIiliAHm: en tSttV.
Les renseignements hydrographiques que Ton possède sur les Documents, côtes occidentales du Centre-Amérique, c^est-à-dire , sur la partie comprise entre la pointe Burrica au Sud et la barra de Ocos au Nord , sont peu nombreux.
Ils se composent, d'une part: d^une carte générale de 1843 et de quelques plans particuliers publiés par TAmirauté anglaise; de Fautre : d'une carte générale, de la deuxième feuille du Routier de Tocéan Pacifique , d'un plan particulier et d'une instruction publiés par le Dépôt de la marine.
Les cartes générales ont pour base la reconnaissance faite Eiamen de o6b en 1791 par les corvettes Descubierta et At revida. documents.
En 1836 et 1837, le capitaine Belcher leva les plans des prin- csrlesanglaises» ^ipaux mouillages qu'offre cette côte, mais sans les relier entre eux par une triangulation continue (1).
On lui doit les plans des golfes de Nicoya et de Fonseca , des ports Gulebra, Salinas et Realejo.
Ces travaux, exécutés avec soin , ont servi à la construction de la carte de l'Amirauté , bien supérieure à celle du Dépôt , mais qui a cependant encore des erreurs considérables dont nous al-
(1) Si ce ii*est peut-être sur la côte du golfe de Papagayo, dont nous avons tronvé la configuration assez exacte, a?ec une difTérence constante de 10 à iTi) en longitude.
2 PILOTE COTffiR
Ions signaler rapidement les principales pour fixer les marins sur le degré de coniance qii^ils doivent lui accorder.
La partie dé la côte c<»nprise entre le port Libertad et le golfe de Fonseca est complètement défectueuse; Tembouchure du Rio-Lampa et le port del Ëspiritu-Santo ( Jiquilisco ou Triunfo de los Libres) sont placés près de 12' trop Nord (1), ce qui occasionna , en 1852, Péchonage du navire anglais Mary-UalleL
Dans le Nord du mouillage de Realejo et de l'île Asseradores se trouve l'île Manzana, ou fausse Gardon , qui n'est pas indiquée ; Ton peut attribuer à cet oubli les nombreux naufrages qui ont eu lieu sur ce point (2).
Des eapHainès^ tm voyàflt qu'une lié èttf lëùt carte (hle daréun) ,f oâl àdHBBdaBsreë f«icii<passa(^c|ir) èfi(t bai^ pà^ de^^ bancs de coraus qm asaèebfiBt fiieâqtié é&tièrénieni-à^ nuirez bufôe.
La côte comprise entre la pointe Gorda et le cap Blanco est m^ déterminée en posittoii et dans son gis^Bent; la pointe Guiones {point le plus Ouest), qui aurait, d'après nos observations, pour longitude approchée, 88* 12' 24" Ouest ^ et 9* 5^ Nord pour latitude , se trouverait de 28' à FOuest de la côte, sans ^'il y aU cependant une diiférence aussi grande dans lespositioDs assignées à la pointe Gorda et au cap Blanco.
Enfin, tout le tracé du. littoral de FÉtat de Co^a^Rica depuis la pointe Hçrradura (golfe de Pficoya) , jusqu'à la pointe Burrica, n'est qu'une suite de gisements défectueux^ et dans la partie située au Nord de File Cano (mal placée elle-même) , la côte est trop Ouest de 42' environ.
Les volcans sont généralement assez bien placés les uns par rapport aux autres; les positions données pour ceux de San*^vador, San-Vicente et San-Miguel, comipatées avec celles déduites de QCfs obseFvatioQBs, nous donnaient une moyenne assez constante de 4' trop Nord et de 14' jtrpp P$t.:. .
j^ay a p^l^l^é ^ LQijtdres, en 1849, une carte des. côtés occi- ^^(^tal^ fjii| Cent}re-Améirique ; mais e]\e n'est, sur une plus gj^aj^d^^ éit^beUçi ,, qu'ose ^îc^eincorsigete de oella de ri[oadraiilé.
ijL) Ijows n'îDdiquons ici que l'erreur en latitude ou en longitude qui pourrait éir^ funeste aux navigateurs.
(2) Deux navires de Jersey s'y sont encore perdus vers la fin de t852.
• - Waprèë ce que nous venons de dire de la meilleure des deux cartes \ on peut facilement en déduire que celle du Dépôt (n^ 436) , qui n'a reçu aucune rectification, ne peut guère être consultée qiié comme une nomenclature des lieux , et même sous ce rapport, elle n'est pas toujours exacte.
Le Routier de l'océan Pacifique, à trop petit point pour cette navigation , qui se fait constamment à quelques milles de terre , n'est qu'une reproduction de la carte anglaise ; elle en a donc totis lès défauts.
-Le plan du mouillage de la Union (golfe de Fonseca) , levé à bord du Nisusy est bon sans être parfait.
L'instruction publiée sous le titre de Renseignements sur le Centre-Amérique, recueille pendant le voyage de la Mélanieen 4823, est sans contredit le meilleur document que l'on ait eu sur ces côtes; les indications qu'elle donne sont généralement très-exactes, et au moyen des gisements des mouillages, par rapport aux magnifiques volcans placés comme autant de vigies, un marin, surtout dans la belle saison, sera toujours à même de se rendre à sa destination sans indécision (1).
Maïs depuis Fépoque où le capitaine Maire parcourait ces côtes avec là Mélàniej plusieurs bâtiments de la division de l'océan Pacifique s'y sont rendus, et MM. les commandants Lecointe, de Gtieydon et Gôsnîer ont consigné dans des rapports leurs observations hydrographiques, qui sont venues ajouter aux premiers renseignements.
Enfin, en 1852, je fus envoyé par l'amiral Pellion sur cette fttirlid. de la statiôA pour y opérer une reconnaissance hydrographique. Je suivis alors tout le littoral compris entre Iztapam et la* pointe Axk Piatanal , me tenant pendant le jour à une distance d!uo> à sik milles de terre, mouillant tous les soirs et séjournant a^ pôiiîts prindpaux; mais pressé par le temps, je dus réduire les travaux hydrographiques à ceux qui m'étaient spécialement
Cartes
et instructkm
françaises.
Matériaux
qui ont servi
à la rédaction
de ces notes.
(1) Si noas ne comptons aucun navire français parmi ceux qui se perdent annuellement dans la fausse passe deMftnzam, on peut l^UrilMver an gisement du mouillage de Réalejo,par rapport au volcan si remarquable du viejo» adonné dans l'instruction, et qui lève les doutes qu'un capitaine peut avoir sur la posi* tion du mouillage.
4 PILOTE COTIER
recommandés^ me bornant^ pour les autres parties du littoral, à réunir, en les vérifiant et les complétant, toutes les donnée» jusque-là éparses dans les archives delà station des mers du Sud.
Les positions géographiques désignées comme déterminées directement par des observations et les chronomètres sont le résultat des calculs de M. Lehelloco, enseigne de vaisseau, assisté de M. de Marcé, aspirant de deuxième classe.
Les latitudes et longitudes assignées à Iztapam et Acajulta ont été déduites d'observations prises au mouillage, tandis que celles données pour Amapala, Realejo , San-Juan del Sul , Punta- Arenas et Punta-Arenitas, ont été obtenues par des observations faites à terre avec un grand théodolite de Gambey.
Toutes ces longitudes ont été rapportées à celle du Gallao ; elles ont été corrigées à notre retour, par la méthode de M. Daussy , des variations qu'avaient éprouvées les marches des montres pendant une absence qui avait duré six mois.
Les positions des autres points données sous le même titre ont été déterminées par des azimuts pris de difTérentes stations; mais les longitudes n'ont subi aucune correction.
Les travaux hydrographiques ont été exécutés avec autant de soin que de méthode par MM. Maury de Lapeyrouse, enseigne de vaisseau et Dorlodot des Essarts, aspirant de deuxième classe, assistés de M. deMarcé , aspirant de deuxième classe; ils se composent: i** de la carte de la côte entre Tztapam et Acajutla; 2° du plan du mouillage d'Amapala, complétant le travail de la Sérieuse; 3° de la carte de la côte comprise entre les pointes Burrica et du Platanal, renfermant le golfe Dulce ainsi que les .plans des mouillages de Punta-Arenitas et duGolfito.
De plus, les positions désignées comme déterminées par une triangulation hydrographique ont été reliées par M. de Lapeyrouse à sa carte de la côte entre Iztapam et Acajutla, qui avait pour base les longitudes et latitudes assignées directement à ces deux points.
Ce sont ces positions que nous donnons dans le courant de ces notes.
Les hauteurs des montagnes ont été calculées par M. de Marcé, auquel on est redevable également des vues qui accompagnent ce travail.
M. Lemazurier , aspirant de première classe , s'est occupé de l'observation des marées, et Ton doit à M. Gras , chirurgien de deuxième classe, la plupart des notes hygiéniques que Ton trouve à la suite de la description des principaux mouillages.
Aspect sénéral des edtes oeeldentales du Centre- Amérique , leurs approelies et leur eonflffur»tion. Saisons , vents , courants , température et nufciadies qui j régnent.
L'aspect général que présente la côte du Centre-Amérique est Aspect général, le même dans toute son étendue ; la Cordillère de l'isthme, moins élevée que celle du N. et du S. , forme partout l'arrière-plan en laissant entre elle et la mer un espace plus ou moins grand sui • vant Féloignement dont elle s'en trouve.
De distance en distance s^élèvent de majestueuses montagnes, affectant généralement la forme conique , et qui peuvent , de beau temps , être aperçues de plus de vingt lieues.
Ces montagnes, désignées sous le nom de volcans , sont une particularité de cette Cordillère ; leur position, le plus souvent isolée de la chaîne générale , en fait de magnifiques points de reconnaissance, et leur disposition, qui permet d'en apercevoir plusieurs en même temps, les rend d'une grande utilité pour la navigation.
Huit de ces volcans étaient en activité lorsque nous nous trouvions au Centre- Amérique (1852) : c'étaient l'Isalco, las Pilas, Atitlan, Fuego , San-Miguel, Momotombo , Orosi et Cartago.
L'Isalco est un véritable phare qui domine Sansonate ; las Pilas, d'une formation récente (1850), est en pleine éruption, mais il ne peut se voir du large.
Fuego > Atitlan, San-Miguel , Momotombo, Orosi et Cartago , la plupart du temps, ne lancent que de la fumée.
La terre , ainsi signalée , n'offre donc aucun danger dans ses Approche de^ approches; mais en outre , presque partout un banc de sonde qui s'étend à quelques milles au large peut servir de guide la nuit ou en cas de brume. Le fond n'est pas considérable sur ce banc, si ce n'est dans quelques endroits où la Cordillère forme elle-même le rivage, la tenue y est bonne; partout la côte est
6 PILQTE GOTIER
saine; du njoins les exceptions sont peu nombceu^s^ et Fon peut y mouiller avec une grande sécurité pendant h belle «aison, quand on est pris par la nuit, 1^ calme, etc. , ou si ron craint d'être entraîné par les cour£U[its(l). Configuration De la pointe Burrica jusqu'à la pointe del Candadillo du golfe de Fonseca, la côte est découpée par des golfes^ profonds, ^ baies , des rades et des anses offrant d'excellents^ abri^ j.^çmi lesquels nous citerons les golfes Dulce, de Nicoya et de, Fonseca, les ports Santa-Helena, Culebra , Salinas , San-Juan delSuLet Realejo ; mais depuis le golfe de Fonseca jusqu'au Tehuantepec, la plage droite , sablonneuse , battue par un ressac continuel , n'est qu'une suite à! esteras formés par de nombreux cours d'eau dont les embouchures sont barrées ; elle n'offre pas une ansey pâ» une crique pour un canot; les navires y mouillent en pleine côte, ee qui du reste est sans danger dans la bel)e saison , et les communications avec la terre se font au moyen de bateaui^ disposés pour passer les barres et en établissant un andariveL C'est ainsi que l'on conmiuniqueaux mouillages de la Libertad> d'Acajutla et d'iztapam.
SaisoDs. On ne coima^t que deux. saisons^ sur )es côtes du Gentre-Ajné*
rique, la belle saison et l'hivemage.
tsL belle saison commence en novembre et finit en mai; il pleut alors rarement, et le temps se maintient très-beau. .
L'hivernage commence vers le milieu de mai pour se terOÛBer dans le courant ou à la fin d'octobre; les terres alors soûti;$ouvent embrumées, les pluies très-fréquentes et même pçesquB continuelles en août et septejqabrç.
La saison pluvieuse cpnfpience plus tôt au Sud qu'au Nord.
À Punta-Ârenas , au golfe Dulçe et s^^v la. côte compris^ #ntr0 ces deux points, nous avons eu des pluies» et des[ orages 4^$ le commencement d^avril ; l'on nous y a dit^ue les pluies ne cessaient que dans le courant de novembre. <
(1) Vers ia fin du mois de mars, on a l'habitude de mettre le feu dans toutes les montagnes, pour disposer les terres à être ensemencées et pour faciliter plus tard le pâturage dans les forôts; ces incendies produisent une Tapeur blanche tfe tellement épaisse » qu'elle cache la vue des points de reconnaiâsanee et souvent nif me pell^ du soleil avant. son coi^ lier.
Quoique la côte Ouest du Gentr^Âmérique soit située entré ventf^, le 8^ et le {^* degré de latitude Nord^ le vent régnant n^est points comme on pourrait le supposer^ l'alizé de N. E. ; elle est plutôt sous rinfluence (quoique d^une manière peu régulière) des vents du N. 0. 0. et S. 0., que Ton trouve sur la côte N. 0. du MeaUque^ où ils sont appelés inversion de C alizé.
Mais plus réellement chacune des saisons a ses brises et ses conditions atmosphériques particulières que nous allons faire connaître.
Nous ferons observer que nous n'entendons parler que des vents qui régnent dans une zone assez rapprochée de terre; car à une distance de 60 à 80 lieues^ et surtout au Nord du 10" degré de latitude ^ nous avons trouvé les alizés de N. E. parfaiteitient établis ; les observations nous manquent pour faire connaître leur limite approchée.
Pendant la durée de la belle saison^ les brises déterre et les venu de la bell« brises du large , appelées par les pratiques el Terrai et la Vira- **'*^ zon y sont régulièrement établies.
La bri^ du large conmience ordinairement entre dix et onze vimta. heures en soufflttQt modérément du S. E. au Sud; elle tourne dans raprès*midi vers le S. 0. , pour finir à TQuest presque avec le coucher du soleil.
Après un intervalle de calme, la brise de terre se lève as^z Terrai, fraîche du N. E. à llSst; ^e acquiert généralement plus de force que la brise du large y surtout à l'ouvert des golfes ; elle dure jusqu'au moment où le soleil prend de la force ^ fraîchissant un peu à 30n lever^ et finissant plus taid quand le temps est couvert qu'avec un ciel clair ; le calme lui suœède jusqu'au retoui' de la brise àà large.
Il n'y a de précautions à prendre dans cette saison que contre vente de Nord, les vents dé Nord : ce sont de violentes rafales indiquées seule^ ment par le bruit quUes précède de trèsrpeud'instaats.; souvent aussi ils éclatent avec force lorsqu'on est en calme et enveloppé d'un brouillard qui se dissipe entièrement à leur premier souffle.
Ces brises se ressentent sui« toute la côte , mais c'est surtout près du golfe de Tehuantepec et par le travers du golfe de Papagayo que les rafales sont fréquentes et violentes ; près des terres de ce dernier elles soufllent en variant instantanément du
Tenta de l*hiferBage.
ChttbascoB.
8 PILOTE COTIER
Nord à TEst , et gênent beaucoup pour atteindre le mouillage de San-Juan del Sul ; au large ^ elles sont fraîches , également par rafales y mais moins variables ; elles soulèvent une mer courte et creuse qui fatigue beaucoup les navires. Pendant leur durée , qui est quelquefois assez longue dans le golfe de Papagayo^ le ciel est très-beau , mais Thorizon est brumeux et rougeâtre.
Au mois d'avril nous avons trouvé les rafales nK>ins fortes, qu'en janvier.
En traversant le golfe de Tehuantepec à la fin de février 1853, nous avons eu des vents de Nord d'une violence extrême ; ils avaient soulevé une mer énorme qui a beaucoup fatigué la corvette et occasionné quelques avaries.
Pendant Phivernage il y a beaucoup de calmes ; les brise» d» large et de terre, qui avec de beaux jours se font sentir encore quelquefois , n'ont plus aucune régularité ; les vents dominants sont idors ceux du S. E. au S. 0.; ils soufflent avec force et par grains, amenant des séries de douze à quinze jours de mauvais temps et des pluies torrentielles.
A cette époque, vers les trois ou quatre heures , il^se forme presque chaque soir, sur la plus grande partie de cette côte, un orage dans le N. E. , qui monte rapidement et donne un coup de fouet très-violent j mais ordinairement le vent cesse dès qute la pluie conunence à tomber , celle-ci continue souvent pendant toute la nuit ; au jour le temps se remet au beau.
Ces orages, que l'on appelle chubascos, prennent quelquefois Tapparence de la tornade de la côte d'Afrique (1), et tombent en foudre. Ils sont plus violents quand ils éclatent du N. E. à TE. N. E. que quand ils se lèvent à TE. S. E. ; une pluie abondante les accompagne, mais alors sans abattre le vent, qui continue à souffler de tous les points de l'horizon pour finir au S. 0. ou à rOuest par un coup de fouet aussi violent que le premier.
(1) La tornade est précédée de c»lme qne vient interrompre le bruit lointain do tonnerre; mais bientôt « se dessine à Thorizou, sur un Tond gris, on grand « arc noir dentelé, qui accu«iule lentement les nuages et marclie ensuite avec « une grande vélocité. » A cette description de M. le commandant Bouet nous n'ajouterons rien ; nous remarquerons seulement que c'est pendant la durée de la brise do large que se forme le chubasco , et qne le calme, qui est de peu de durée, précède de peu d'instants le nnoment où il monte rapidement.
Cest suilout sur la côte de Costa-Rica que nous avons observé cette marche des chubascos^ et comme dans la partie comprise entre la pointe Herradura et le golfe Dulce Fon peut en recevoir presque toute Tannée , un navire devra toujours en tenir compte avant d'y prendre un mouillage pour la nuit.
Les cordonazos de San-Francisco, qui sont les véritables ouragans de ces mers et qui soufflent avec tant de violence sur la côte N. 0. du Mexique ainsi que dans le golfe de Californie , n'atteignent point la côte du Centre-Amérique; c'est du moins ce qu'affirment les pilotes d'Iztapam et les pratiques de la côte.
Les marées sont régulières sur toute la côte du Centre-Amérique ; dans certaines localités, telles qu'aux pointes Chiriquin et de Punta-Sacate , à Testero de Realejo, à Punta-Arenas , etc., elles déterminent des courants assez violents.
L'on manque d'observations bien faites ; mais l'établissement parait peu s'éloigner de trois heures sur toute la côte, et la grandeur de Famplitude est comprise entre 3 et 4 mètres.
Les courants n'ont pas une assez grande vitesse, ni même une direction assez constante pour modifier la facilité donnée par les brises régulières de la belle saison pour descendre ou remonter le long de la côte.
On peut établir qu'à cette époque ils portent à l'Est, sur la côte du Guatemala jusqu'à Acajutla, etN. 0. depuis ce point jusqu'à Punta-Burrica; cette direction est un peu modifiée par le gisement de la terre, et quelquefois elle est changée complètement par l'influence des vents régnants. C'est ainsi qu'au cap Blanco, avec des vents légers de l'Ouest au S. 0., nous avons été portés à l'Est de 40 milles dans les 24 heures, tandis qu'avec des brises de FEst au S. E. nous avons eu une différence de 30 milles à l'Ouest; les mêmes causes ont amené des changements de direction à peu près semblables, entre la pointe Herradura et le golfe Dulce.
Mais ordinairement on y trouve les courants établis ainsi qu'il suit;
Entre la Barra Yieja et Acajutla, ils portent constamment de VE. à TE. S. E.; c'est avec la brise du large qu'ils atteignent leur plus grande vitesse, qui est de i^^Ô; elle est quelquefois nulle avec la brise de terre et se maintient le plus souvent entre O"",? et 0»,5.
CordoDUo
de
San-Francisco.
Marées.
Coarants.
iO
PILOTE CQTIW
Ils sont presque nuls entre Acajutla et le golfe de Fonseca; au mouUlage si|r cette côte, nous évitions à TE. ou à TQ., suivant que nous avions flot ou jusant; la.vitesse de Fun et de Vautre était de 1 mille environ. Au large, et en dehors du bano^de sonde, nous les avons trouvés portant 0, N. p., avec une vit^se moyenne de i 8 milles dans les S4 heures.
Depuis le gdfe de Fonseca jusqu'il la pointe Grorda , ils portent N. N. 0.
C'est entre la pointe Gorda ert le cap Blanco qu'ils ont le plus de force; ils ont une direction N. 0., et une vitesse rarement plus faible qu'un mille.
De la haie d'Herradura au golfe Dulce, ils portent à rOuea*, et c'est près des pointes Mala, Dominical et Uorona, qu'ils oQt leur plus grande force, qui est d'un nœud.
Dans le canal entre le continent et Tile Gano, ils portent N. 0. et 0. N. 0.
Barres. Pendant la belle saisqn, la seule où, aux mouillages d'Izta-
pam , d'Acajutla et de Libertad, l'on puisse avoir des relations suivies avec la terre, la barre, appelée Toscan par les habitants, devient très-mauvaise avec les vents de Nord , et souvent est impraticable à l'époque des syzygies (1).
Températare. Toute cette partie du Centre-Amérique, placée sur le versant occidental de la Cordillère, se trouve dans des conditions atmosphériques bien différentes, suivant son élévation au«-dessus de^ la mer; de là cette division en trois zones distinctes : la Tierra caliente, la Tierra templada et la Tierra fria. Toutes les plages, tous les mouillages, se trouvent naturellement en tierra caliente, et ils méritant ce nom sous tous les rapports, car le thermomètre s'y maintient en février et mars entre 26 et 28* centigrades.
fin avril, à Punta-Arenas et au golfe Dulce, la moyenne variait de*28à30\
C'est avec les vents du Nord à TEst que la température est la moins élevée^ et c'est avec ceux du Sud à l'Ouest qu^elle est la plus forte.
Du mois de décembre au mois de mai, on ne peut tirer aucun
Indications barométricpies.
(1) n y aurait de grandes fecilités pour établir sur tous cef points d^ débafcadères semblables au barachois de Saint-Denis (lie Bourbon), mouillage auquel Genx-«i ressemblent beaucoup.
DU CENTR&AMËEIQUE^
indice 4u barooiètre : il est à peu près inYariable enfre O'^ylhê etO-,760.
L^bivernage est la saison malsaine des côtes occidentales du Geatre- Amérique; c'est alors qu^y régnent les . fièvres tterces.pernicieuaes^ les affections de foie / les maladies de poitrine et la dyssenterie. * î .• •- '
Quelquefois^ mais rarement^ les fidvtes typhoïdes s^y présentent SQps la fonnë épidémique. •' <
•Avec la belle saison, la plupart de ces affeetions disparaissent ; cependant dans quelques localités, telles qu'Iztapam, Aoajutta, il n'y a qu'une amélioralJKHi comparative^ et'lesfiàYDes'iatermittentes continuent à y sévir.
;A Punta-Ar^as et à Punta-Arenitas> il y a également alors des fièvres intermittentes bilieuses ; mais en général de nelvanbreii mai le littoral est sain^et l'on peut ajouter que dans aucune des detix sfûsons les aC(èctioiis morbides n'y présentent le degré de gravité qu^eltes atteignent sur la côte orientale; aussi quelques {Mrécautiens hygiéniques sufiBsent-elles le plus souvent pour s'eû préserve!^.
l/ondcÂt surtout éviter les insolations > ne pas èonaerver de vêtements, mouillés, et porter, la nuit des haUllemettt»)de laine.
Les fièvres résistent raroment à l'emplœ du sulfate (|e quinine, et qiieiquefQis Tipéoiieâanha et un fni^atif suffisent penr les faire disparaître. , > *)U
Maladies.
Route à «iiiiri-e pour mm ron#vo de r Aniévlque du Suél oux eète« oeeldMitole»'dU'€^ittre-lùniéi4iiue.
Quel que soit le point de départ ^ la premier^ route doit- condi^ire assoï au large, à peu près sur léJaéridien des iles/S^iûtr Ambrpifiiç Qî Saint-Félix, pour y chercher, des vents alkés dé S. Ë. pl^s frais et plus réguliers. :. . *
On gouvernera ensuite de manière à passer à quelques Uéiies à rOuest de la pointe Ajuja , pour y pread^re les belles brises eu Sud et de S* ^, 0.i qui y régnent tqute Tannée, et qui font remonter promptement jusqu'au cap Blanco (golfe de Guayaquilj^ dont on pourra prendre connaissance pour rectifier sa position/
L'on ira ensuite couper la Ligne par 85 ou 86<» environ, en ayant soin tontefois de ne pas s'apfurocher des Gallapagos à
Passage de la Ligne.
4« , PILOTE COTIER
plus de 50 lieues^ pour éviter l'influence de la zone de calme, de pluie et de faibles brises qui les environne.
Suivant alors la position du soleil^ qui détermine également ht largeur de la bande des vents variables équatoriaux , Ton sera accompagné plus ou moins haut par des vents pluvieux variant duSudàrOuest.
Entre les méridiens de 83 et 87** et les parallèles de V Sud à 6<* Nord, les courants, en janvier, février et juin, n'ont présenté aucune régularité ; mais leur tendance générale était vers le Nord et l'Est.
De l^quateur, la route se modifie suivant la destination du bâtiment, et aussi suivant la saison.
Route directe. Nous pensons que, de novembre à avril, il ne peut y avoir aucun inconvénient à ce qu'un navire, qui aura rectifié sa position sur le cap Blanco, l'île Plata, l'île des Cocos (si la route l'y conduit), ou qui a quelque confiance dans sa longitude, atterrisse sur son point de destination en s'en maintenant toutefois plutôt à l'Est qu'à POuest.
Il s'y rendra avec des brises légères et variables, dépendant plus souvent de l'Ouest et du Sud que de toute autre partie.
À l'approche des volcans, si remarquables et si reconnaissablés par les descriptions et les vues qui en sont données, il rectifiera les erreurs qu'il pourrait avoir dans sa position , et les vents régnants habituellement sur la côte lui permettront d'atteindre facilement le mouillage.
Naviffation Mais si le bâtiment navigue par l'estime et sans certitude de par restime. ^ position, il devra alors se conformer aux indications suivantes, qui sont données par les pratiques.
Après avoir coupé la Ligne, comme nous l'avons dit, entre 85 et 86^ à l'Ouest de Paris, si l'on doit se rendre au golfe Dulce ou à tout autre port situé à l'Est de la pointe Herradura (golfe de Nicoya), l'on gouvernera, quelle que soit la saison, de manière à attaquer la pointe Burrica (1).
Ce sera le cap Blanco que l'on viendra reconnîdtre, en se
(1) Les marques de reconnaissance des points d'aUerrage sont données avec la description des côtes auxquelles elle8 appartiennent.
maintenant un peu à l'Est de son méridien^ si Ton doit se rendi'e dans le golfe de Nicoya^ ou dans les ports compris entre ce cap et Realejo; seulement dans ce dernier cas, nous recommanderons de rallier assez la côte pour ne pas être souventé en approchant du golfe de Papagayo, où Ton trouve presque toujours de fortes brises de N. E., variant à TEst et soufflant par rafales.
Si l'on va à Realejo ou dans un port à FOuest de ce point, il faut atterrir, surtout dans la belle saison, sur le volcan le Viejo, qui est un des plus remarquables de cette côte; de là Ton se rendra sans difficulté à tous les points situés à FOuest du golfe de Papagayo.
Cependant un bâtiment destiné pour Âcajutla ou San-José de Guatemala pourra se diriger directement de la Ligne sur ces points; car sa route le conduira sur File des Cocos, qui est élevée, accore, bien placée sur la carte, et qui lui servira à corriger ^ son estime.
[1 aura ensuite pour atterrir sur Acajutla les volcans de San- Salvador, San-Vicente et San-Miguel, non moins remarquables que le Viejo, et enfin Vlsalco, qui est en pleine activité, et dont le panache de flamme s'aperçoit parfaitement la nuit. Il arrive quelquefois que le jet n'est pas continu; mais les éruptions sont toujours assez fréquentes pour ne laisser aucune indécision.
Si sa destination est San-José de Guatemala ouZapote, mouillage qui remplace celui d'Iztapam, il apercevra à une distance de plus de 20 lieues le groupe des volcans de Fuego et d'Agua, dont Faspect est le même dans toutes les directions ; une vue même aussi imparfaite que celle donnée par la carte du Dépôt suffira pour les lui faire reconn^dtre.
De mai en novembre, époque où les points de reconnaissance Atterragelond*) sont rarement visibles, les hautes terres étant alors presque tou- ï'hiveniage. jours, embrumées, les navires venant du Sud et destinés pour les ports à FOuest de Nicoya devront atterrir sur le cap Blanco et de là suivre la côte à une distance de 12 à d 5 milles : ce qu'ils pourront faire partout sans danger.
Quelques pratiques prétendent même que c'est la meilleure route à faire en toute saison, et qu'un navire venant du Sud doit se diriger du cap Blanco (de Guayaquil) au cap Blanco (de Ni-
44 PILffrecdtïER
d6^>/«it qii'éâsuiie 1^ ti>MV^> èri jiIrolôti^Ésalli la c6^, dés bristêà plbis ftài&ies et le (gourant toujours lâvoral>lê.
3ê crcm qde dans la telle saison^ si l'on doit se rendre à FOuèilt de Rèalejo^ ron augmenterait sans nécessité son chemiii en faisant cette routé^ eft qtPaprès s'être exposé aux calmes assez fté- ^Uents entre le cap Biànco et Morro-Hermoso^ Ton aurait ensuite à lutter contre les fortes brises et la mer dure du golfe de Pàpagaya. -
Vigie. Depuis quelque temps on a signalé un haut^fond dangereuïL ,
qut se trouverait placé directement sur la route à suivre par lès Mtiments qui se rendent aii Géntre-Amâ*ique , et qui demande toute Tattention des capitaines. ' Les premiers renseignements datent d'octobi^é 1842; ils^ ont été fournis par une goélette soiis pavillon péruvien ^ allant de GttayaquiPà Rèafejo, qui aurait rencontré, par 4** 45* de latitude Nèrd et 87^ 30' de longitude Ouest de Paris, un haut-fond sut lequel la sonde aurait indiqué 40 pieds (d'',^), et autour de lui l4,45,37et56pie(Ek/
La position exacte de eè daÉfger n'aifa^ pu être déterminée àlvéc précision faute i'imiv\xnàent& {extrait des Annaies hyérth
gfàphi^uei). ' .
Âù midi» de mars 485^, j'ai raicontré au mouillage de Saii-
Carloiâ dé lalMic^ deux bâtiments qui avaient eu connaissance
dé' ce- nouveau banc.
L'un^ Mgoëlëlte la Sarah sous pavillon américain, commaà-
dèéDpà^ un Français, elVait talonné dessus de belle mer; la sonde
alVàit ràppo^rté 40 jyiedè, fond de sable.
Lé ca^tâfiiiè' liii avait asëigïié une position qùé je n'ai pu me
procurer. • • • ^
'iL'aiit^ô, le trofe niftts-sarde'€^'<fV)-J»terwtt de Gêneèyse trou-
taift à peu prèis par là latitude indiquée plus haut, s'était échoué
d(u*.uâ banc de sabté. Une ancre à jet fut suffisante pour retirer
le bâftiïént, qui ne soufflait point ; la mer était très-belle et lé banc
né marquait j>àâ; Ybii a ^oùvé 44 pieds, fond de sablé, et de
suite de grands fonds. '
'' Je tf"^! pu âVdir dû câ^iàlhe sa latitude exacte, ni du jotrt, ni
délai v^llè^; ^tiaht à sa loïigitùde, sa hrontre lui aVait donné plus
dé 3^ d'eifëiii» à' sorf àttéWàgé ^r la Uiiiôtï.
DU CÈNThE-AMÉfttQUE. 15
Gè tl«?ii^ kvait Id deuxième fëuffîe du Routier de l'cicéaii Pâcifiqtië, sur laquelle eedanger est iikliqué.
l^on tn'a parlé^ à la Union et à PuntarArenas^ de plusieurs navires faisant les voyages du Centre-Amérique^ qui ont i^rçu ce banc, et de la probabilité qu'il avait été, en 1850, la cause de la perte d'un brick sarde qui, se trouvant sous toutes voiles, avec Une jolie brise, avait ressenti pendant U nuit une secousse trèsviolenté, à la suite de laquelle il' s'était déclaré une voie d'eau telle qu^il avait fallu abandonner le b&timent; Téquipage avait gagïié Puiita- Armas daîis les embarcations.
Le capitaine , qui n'avait point connaissance de ce danger, iàtdbuait son sinistre à la rencontre d'une baleine morte ou endormie, ce qui est possible, car elles sont nombreuses dans ces par' rages.
IztafMini.
Vtte »• 1.
Atterrage.
Atterrage et mouiUaffe «'Ixtapam. {Vue N^ 1.) Nota . — Tous les relèvemèots sont ceux du compai^.
Iztapam , situé sur un des bras du Michatoya , n'est qu'un village d une quarantaine de cases qui sert de port d'entrée aux marchandises qui doivent être dirigées sur Guatemala.
Si les terres hautes sont dégagées, il ne peut y avoir aucune indécision pour trouver ce mouillage, car l'on apercevra à plus de 20 lieues les volcans d^Agua, de Fuego et d'Alitlan*, et à plus de 10 le Pâcayo et le Morro de los Ësclavos.
Le volcan d'Agua est un beau c6ne régulier paraissant tenir volcans d'Agua car sa base du côté de l'Ouest au volcan de Fuego (i), qui se *fJ| nM?* tern^ne^^ar un sommet formé de deux pitons assez rapprochés , égaux et semblables ^ dont l'un est toujours surmonté d^un panache de fumée.
La hauteur^moyenne de ce beau groupe est de 4206 mètres (2) .
Ce n'est qu'avec un temps très-clair que l'on pourra aperce-
(i) Ils sont séparés par la plaine «l'Alotenango.
(2) latitude. longitude. hauteur.
^ l de Fuego 14" 33' 00» N. 93* IS' 40" O. 4M8- (id.)"
PILOTE COTIER
Volcan d'Àtitian
de Tajamolco.
Vuen* 1.
Volcan
de Pacayo
et
Morro
de lo6 Esdavos.
Vue n» 1.
A^tterrage par les volcans.
Atterrage sar la c6te.
voir, à l'Ouest deFuego, le volcan d'Atitian ou de Tajamulco (i); car je n'ai pu être fixé sui* le nom de cette montagne^ qui présente trois pitons parfaitement dessinés; celui du milieu^ plus élevé que les autres , paraît être un volcan en pleine activité. Il a une hauteur d'environ 3500 mètres.
Le Pacayo, placé à l'Est d'Agua^ est remarquable par son large sommet dentelé qui représente assez bien un cratère écroulé; moins élevé que les précédents ^ et situé plus près de la mer ^ ce volcan reste souvent visible lorsque les autres sont cachés; aussi me paraît-il fournir^ avec le Morro de los Esclavos^ gros morne au sommet arrondi d'une hauteur de 1500 mètres^ les meilleurs points de reconnaissance pour trouver le mouillage presque de tous temps (1 ) .
En amenant Agua au N. ^ 0., ou Fuego au N. N. 0. ^ N. ^ ou le Pacayo au N. | N. E. , et gouvernant ensuite suivant le relèvement adopté^ l'on rencontrera d'abord à quelques milles de terre des fonds de 40 et 50 mètres qui diminueront lentement^ mais progressivement; Ton découvrira, en approchant, une côte basse, boisée, sablonneuse, et parmi les arbres les toits de quelques ranchos; enfin l'on distinguera sur la plage un mât de pavillon près duquel sont deux grandes cases couvertes en palmitos, qui servent de douane et de logement au commandant de la marine.
Lorsqu'on relèvera le mât de pavillon entre le N. { N. E. et le N. ^È., Ton sera rendu au mouillage habituel, qui est à un demi - mille de terre, par un fond de sable vasard de 25 à 90 mètres.
Un bâtiment qui aura un chargement à opérer, ne devra passe placer dans FEstdes relèvements indiqués, car il est avantageux pour les lanchas de s'aider du courant pour se rendre à terre. Si Ton n'a point le secours de la reconnaissance des volcans , il
(1) latitude. longitade. hauteur.
Volcan d'Atillanoude Tajamulco, 14* 36' 30" N. Qa'» 37' 20" G. 3640- (Hyd.)
Volcan de Pacayo . 14*» 25' 30".N. 93*» 01' 00" G. 2126» (Id.)
Morro de los Esclavos U'» 00' 00" N. 92** 31' 00" O. 1472» (id.)
Mât de pavillon d'IzUpam 13*» 66' 16" N. 93° 09' i5" O. V- 8» 17'W. E,
DU GENTRE-AMÉRIQUE.
faudra venir attaquer la terre entre Acajutla et Iztapam^ et la suivre ensuite en se tenant par des fonds de 25 à 30 mètres : Ton découvrira ainsi les cases et le mât de pavillon^ dont le relèvement servira à prendre le mouillage.
Le port dlztapam est fréquenté toute Tannée; mais pendant les mois de juillet, août et septembre^ la barre est si mauvaise et si souvent inpraticable, que les bâtiments doivent éviter d'y venir, d^autant plus que le fond peu déclive et profondément remué par les courants n'offre à cette époque qu'une résistance médiocre contre la mer soulevée par les vents de S. E. et de S. 0.
La direction du courant longe la plage et est assez constante de rOuest à FEst; il a une vitesse maximum de i^^S, et en moyenne de 0",8.
La côte d'iztapam étant très-accore, la barre s'éloigne peu du rivage ; aussi est-il facile de la franchir dans lés temps ordinaires de la belle saison , même avec un canot ou une pirogue.
C'est par le courant le plus faible qu'elle est la moins dangereuse. Avec les vents du Nord ainsi qu'à Pépoque de syzygies, elle devient mauvaise et quelquefois impraticable.
Toutes les communications se font par la plage au moyen d'un va-et-vient et de fortes lanchas longues de 10 mètres ^ à fonds plats ^ pointues des deux extrémités^ semblables aux bateaux tambours et portant un davier sur Tétraveet l'étambot.
Le va-et-vient, appelé andarivel, s'établit avec une ancre mouillée au large de la Tasca , et un grelin roidi à terre dans une direction perpendiculaire à la lame.
Outre la bouée de Tancre, on en met une autre sur le grelin pour que la lancha puisse le soulager et le passer dans ses deux daviers.
Maintenue ainsi de manière à ne pas venir en travers, Fembarcation se pomoie , en veillant Tembellie, jusqu'à s'échouer complètement à terre.
L'on pourrait y faire de Feau avec un va-et-vient ; mais elle est de mauvaise qualité, et il faudrait y renoncer dès que la mer serait un peu forte.
L'on ne s'y procure d'autres vivres que des bœufs , et encore,
Hi?ernage.
Courants.
Barre ou Tasca d'Iztapam.
Communications avec la terre.
Andarivel.
A.iguade.
Ressources.
de Guatemala.
18 PILOTE COnER
est-ii difficile de les embarquer; en cas de nécessité^ Ton pourrait faire venir de Guatemala des légumes secs y de la farine et même du biscuit à des prix peu élevés.' Salubrité. G^est un séjour constamment malsain; les fièvres y sévissent
avec force toute Tannée; pendant Thivernage, elles prennent souvent le caractère typhoïde.
Portdesan-joflé Depuis la rédaction de ces notes^ un avis du gouvernement de Guatemala a fait connaître qulztapam serait fermé au commerce étranger, à partir du i«' janvier 1853, et qu'un autre port serait ouvert, sous le nom de San-José de Guatemala, à quelques lieues plus au Nord, à l'endroit appelé el Zapote.
Jusqu'à ce qu'il ait été assigné une position géographique à ce point , ou que l'on ait indiqué ses gisements par rapport aux volcans, on devra atterrir sur Iztapam et suivre la côte à petite distance; nous l'avons explorée jusqu'à Barra- Vieja : il n'y a aucun danger.
D'IaEtapam à Aeii|utto.
FioTA. -^ Tous le» relèvements sont ceux du compas.
Description La côte entre ces deux points a une étendue de 56 milles et de la côte. court, sans presque aucune inflexion, suivant une direction O.N.O. etE.S.E.
La plage, jusqu'au mouillage d'Acajutla, est uniformément de sable gris, boisée jusqu'à la mer et battue par un ressac continuel.
Bios de los Eë- Dans quelques endroits, une végétation d^un vert moins foncé Paza*^'*saBtiaffo ®^ ^^^ troncs blancs des palétuviers indiquent les embouchures et'coaba. impraticables des Rios de los Esclavos, Pazas, Santiago, Caoba, qui ne sont d'aucune utilité pour la navigation.
Cette plage est la limite d'une plaine qui va rejoindre, d'un côté, les volcans de FOuest dont nous venons de parler, et de l'autre , les hautes terres de l'Est parmi lesquelles se dessinât la table de l'Apaneca et le volcan d^Isalco, qui est en pleine activité.
Apaoeca. La table aux côtés un peu inclinés qui forme le sommet d^Apa-
neca servira à faire reconnaître facilement cette montagne, qui est
DU CENTR&AMÉRK^E. 19
la. plus élevée de celles placées entre leMorro de los Esciavos et n8alco(i).
Il n'existe aucun danger le long de cette côte, dont le fond est sondes, régulier et de sable vasard : de un à trois milles la sonde rapporte de 40 à 50 mètres; à un demi-mille elle se maintient à 25 mèbres et diminue graduellement en approchant d'Acajutla, où la côte , quoique saine, est moins accore.
Le courant se dirige de l'Ouest à FEst avec une vitesse de 0",5 Courants, à i»,0.
Atterrase et mouiUaffe «'Aeajvtla. ( Vues iV"' ^etS.) Nota. — Tous le» relèvements sont ceux do compas.
Acajutla, placé sur une falaise et dans une position assez pittoresque 9 est un village un peu plus considérable qulztapam; il a des magasins de douane couverts en tuile , et une petite batterie pour défendre la plage .
C^est un des ports d'entrée du Salvador, et principalement celui de Sansonate , petite ville de 5 à 6000 âmes , située au pied de risalco (1)^ à 4 lieues dans l'intérieur.
En venant du large , c'est sur FIsaleo que Ton doit faire son AUerrage atterrage.
Ce volcan se projette sur des montagnes beaucoup plus hautes volcan isalco. que lui, et quoiqu'il soit entouré de pitons d*une forme assez Vues n'^ 2,3,1. semblable à la sienne^ la gerbe de fumée qui le surmonte le jour et les fréquentes éruptions de lave incandescente que Ton aperçoit la nuit le font parfaitement distinguer ; sa hauteur de i 500 mètres^ peu considérable en comparaison de celle des terres qui Penviionnent, le laisse souvent dégagé de brume et de nuage^ et en fait^ par conséquent^ la meilleure reconnaissance pour se rendre à Acajutla ou pour atterrir entre la libertad et Iztapam.
Dès que Pon aura reconnu Tlsalco^ on l'amènera au N . E. ^ N. Atterrage et cette direction conduira au mouillage.
par risaico.
latitude.
(1) Apaneca 13*50' lO' M.
Volcan d'isalco. 13" 47' OO' N.
lODgitode. hautear.
«2« 19' 80* 0. 174ÎI- (Hyd.) 92" S'OO^'O. 1616- (id.)
PILOTE COTffiR
Atterrage . par la pointe
Remedios- Vues n~ 2 et 3.
Mouillage.
Relèyement du mouillage.
Mouillage
delà
belle saison.
Mouillage de l'hivernage
Si les hautes terres sont cachées^ l'on viendra chercher la pointe Remedios (1) , que Ton peut apercevoir de 10 à 12 milles , et qui, quoique peu élevée^ est remarquable par sa couleur noirâtre. Elle se termine par quelques roches isolées qui s'avancent à. environ un mille au large^ et qui sont entourées de brisants que l'on peut approcher assez près^ car l'on trouve de 7 à 8 mètres à les toucher.
De la pointe Remedios à Acajutia la côte remonte au N. N. 0.; elle est formée de falaises interrompues par des plages de sable blanc.
C'est au pied de la dernière falaise et au point où commence une plage de sable gris foncé qui se prolonge indéfiniment vers rOuest, que se trouve le port, ou plus exactement , le lieu de débarquement d^Acajutla. Le village lui-même est situé sur le plateau de cette falaise, et en venant du large on apercevra, en premier plan, un mât de pavillon et une grande maison couverte en tuiles qui sert de magasin à la douane; ce n'est qu'en approchant que l'on découvrira les toits des autres cases au milieu des arbres.
Pour prendre le mouillage, l'on amènera le mât de pavillon par le milieu de la grande porte du magasin de la douane, et on laissera tomber l'ancre par un fond de 13 à 25 mètres, suivant la saison et la distance à laquelle on voudra se trouver de terre.
Si pour gagner le mouillage Ton était forcé de louvoyer, on peut le faire en toute sécurité ; il n'y a aucun danger, et la sonde est un. excellent guide.
Le brassiage de 13 à 17 mètres est celui qui convient dans la belle saison ; l'on relèvera alors l'Isalco entre le N. 33® E. et le N. 36** E. et la pointe Remedios entre le S. S. E. et le S.E.:JS.
A répoque de l'hivernage, comme la houle est très-forte, la tenue méàocre et les vents de S. S. E. et de S. 0. forts et fréquents, l'on ne devra pas mouiller par moins'de 20 mètres, en
latitude.
(1) Pointe Remedios 3^34' 30" 1.
Acajiitla (mât de papillon). 13<» 37' 27" N.
longitude.
92» 13' 20" G. (Hyd.) 92» 14'19''0.,V~7»9'N.E.
tenant l'Isalco au N. SO"* Ë. et la pointe Remédies au S. Ë.
Il est essentiel de ne pas amener le mât de pavillon au Nord du N. 61° E., surtout si Ton veut mouiller près de terre : car Pon tonniberait par des fonds de roches sur lesquels on peut perdre ou casser ses ancres.
Dans la belle saison^ le mouillage d^Acajutla est parfaitement sûr et n'est qu'incommode ; à moins de nécessité absolue^ Ton ne doit point le fréquenter de juillet en octobre^ car les communicatiens sont souvent interrompues , et l'on est exposé à y recevoir des mauvais temps de S. E. et de S. 0. qui y lèvent une mer énorme.
Le fond^ presque plat^ est d'une tenue assez mauvaise pour qu'avec des vents de S. 0. VHérome y ait chassé malgré deux ancres de bossoirs et 100 brasses de chaîne mouillées par 30 mètres, fond de vase.
Dans la belle saison le courant porte généralement à TE. S. Ë. avec une vitesse maximum de 0*^,8.
L'établissement d'Acajutla est de â*" 35'".
La plus grande amplitude 3"',3.
Remarques sur le mouillage.
Gourant
Établissement
du port.
Barre d*Acajutla.
Communications avec la terre.
La lame qui vient batti'e la plage d^Acajutla roule sur un fond peu déclive et peu profond; aussi forme-t-elle une barre qui, quoique généralement plus belle que celle d'Iztapam, a plus d'étendue et est plus dangereuse lorsqu'elle est soumise aux mêmes causes qui influencent l'état de celle-ci.
Les communications avec la terre se font au moyen de lanchas et d'un andarivel^ ainsi que nous l'avons dit pour Iztapam.
L'on peut aussi débarquer, en tenant le canot sur les avirons et en profitant de l'embellie , sur une roche plate et accore ap- RdcbeelMuellè. pelée el Muelle^ qui est située à 20 minutes de marche dans le S. S. E. du viUage.
Il n'y a pas assez d'eau pour y accoster de mer basse, et avec de la houle un canot peut facilement s'y défoncer.
L^on peut faire de Teau, soit au Rio-Grande, qui est un peu à l'Ouest du mouillage , soit à une cascade qui tombe sur la plaga : l'eau de cette dernière est très-bonne ; mais afin de l'avoir dans toute sa pureté , comme elle est fournie par un ruisseau
Aiguades.
Ressources.
Salubrité.
PILOTE COTIER
qui traverse le village , il faut avoir soin de demander la veitte qu'on lève l'écluse qui en retient une partie pour les besoins des habitants.
L^on trouve à Acajûtla des vivres frais à bon marché^ ainsi que des bœufs ^ du bois à brûler^ du sucre et des légumes secs.
Acajûtla est ^ pendant tout le coursj de Tannée , un des points les plus malsains de la côte du Centre- Amérique ; les fièvres pernicieuses y font de nomtH*euses victimes^ surtout pendant les mois d'hivernage.
Volcan
de
San-Salvador.
nmn'^iet?.
D'AeaJutlA au ffolfe de FoiuieeA. (Vue$N^\, 5,6^ 7.) Nota. ^ Tous les relèvements sont ceux du campas.
La configuration et la position de cette partie du Centre^Amérique sont données très-inexactement par les cartes , surtout depuis le port de la Libertad jusqu*à la pointe del Candadillo; mais au moyen des volcans de Sau-Salvador^ San-Vicente et Sen- Miguel placés entre l'Isalco et TAmatapa^ et en s'aidant de ces notes et de la sonde ^ il ne peut y avoir m' danger ni difiScuité pour se rendre aux points fréquentés de cette côte, qui sont^ du reste, peu nombreux.
Nous allons tâcher de faciliter )a reconnaissance des volcans en les décrivant suivant l'ordre dans lequel ils se présentent en allant de TOuest à TEst, faisant observer qu'avec un temps clair ils pourront tous être aperçus en môme temps^ et que, vus de 40 à 50 milles, ils forment autant de points distincts entièrement séparés les uns des autres.
Le Salvador, situé le plus à TOuest et le plus près de l'Isalco , a une hauteur de i960 mè1i*es; il peut être aperçu du large à une distance d'au moins 60 milles.
n se présente derrière un rideau de terres élevées , sous la forme d'une grosse montagne, semblable à la carapace d*une tortue, se rattachant versFËst, par une ondulation assez sensible y à un piton aigu qui la domine un peu (i).
latitude. longitude. haatear.
(I) Volcan San-8alTador{le piton). 13** 43" 30' W. 91» 41' 30" O. 1960*(Hyd.)
Le San-Vicente , placé à l^st du San-Salvador, est un magni- volcan fique cône d^une hauteur de 2110 mètres. Son sommet est tron- san-vicenteou que suivant une horizontale, il simule une petite selle plus pro- desacatecolnco. noncée quand on la voit de l'Est que de TOuest, et dont une 7 et s/ ' des proéminences est plus arrondie que l'autre . Il se relie vers rOuest à des terres peu ondulées, de moyenne hauteur, formant le rideau qui passe devant le San-Salvador, tandis qu'il se termine vers l^st par une pente de peu d'élévation (1).
Entre le San-Vicente et le San-Miguel se trouvent de hautes Terresdeviroia. terres, parmi lesquelles Ton distingue une montagne à plusieurs pitons, ainsi qu'un cône qui a Tapparence d'un ancien volcan et qui ne se dessine bien qu'à petite distance : c'est celui que nous avons désigné sous le nom de volcan de Virola.
Le San-Miguel est un cône droit, régulier, à trè»-large base, volcan d'une hauteur de 1990 mètres, dominant majestueusement de^san-Mipuel. toutes les terres environnantes, dont il paraît détaché quand on 7, s et 9. I^aperçoit de l'Ouest (1).
Son cratère forme une ligne presque droite , qui n'a qu'une très-légère concavité en son milieu.
Pendant notre séjour sur la côte, il paraissait en pleine activité, et son sommet était couvert d'un nuage blanc semblable à la vapeur des soufrières.
En partant de la pointe Remédies, les terres sont d'abord peu Afipectdesterres
élevées, unies et boisées; bientôt, elles deviennent assez hautes Remedioa*
et forment une agglomération de mornes très-tourmentés, cou- à
verts d'arbres ou parsemés de tâches rougeâtres d'une grande ** Ll^rtad.
aridité; elles se terminent à la mer par des falaises bordées d'une
plage de galets. C'est cette partie qui est appelée côte du
Baume (2); elle est trèsHsaine et peut être approchée en vue c6te du Bauim'.
des brisants. A une distance de terre de 1 à 2 milles, la sonde
rapporte de 25 à 30 mètres , fond de sable vasard.
La Libertad n'est qu'un mouillage en pleine côte; c'est un portubertad.
Vue n« 4.
(0 latitade. loogltnde. hauteur.
!de San-Vicente.. . . IS** 36' 00* N. 91° 19' 16* G. 2110" (Hyd.)
de Virola 13'26'OO^N. 90" 53' 00' G. »
de San-Bfigoel. . . . 13- 25' 30^ N. 90» 37' 30" G. 1990-» (id.) (2) Les Indiens y recneillent le baume, dit du Pérou.
PILOTE COTIER
Atterrage et mouillage
da port Libertad.
des ports d'entrée du Salvador et principalement celui de la capitale de l'État^ dont il n^est éloigné que de 16 lieues.
Après avoir été fermé et désert pendant longtemps^ il vient d'être ouvert de nouveau.
Le gouvernement a rétabli les magasins de la douane^ qui tombaient en ruine, et y entretient maintenant une lancha avec im équipage de 8 honunes pour le déchargement des navires, qui se fait au moyen d'un andarivel.
Un bâtiment qui se rend au port Libertad, doit amener le piton du volcan de San*Salvador au Nord \ Est et gouverner ensuite suivant cette direction, qui le mènera au mouillage.
Quand il en sera à une distance d'environ 8 milles, il aura un fond de vase de 45 à 50 mètres, qui diminuera graduellement en approchant de terre; à 6 milles environ, il commencera à apercevoir un grand magasin couvert en tuiles , dont les murs sont peints en blanc, ayant un mât de pavillon à l^st et une maison blanche couverte en tuiles à TOuest ; cette maison est peut-être plus apparente que le magasin.
Enfin, Pon découvrira les toits en palmitos de quelques cases (i).
Les fonds de 15 mètres, sable vasard, seront indiqués par la sonde à environ un mille de terre ; ils conviendraient d'autant mieux pour ce mouillage en pleine côte, que le fond paraît diminuer de qualité en s'approchant de la plage, où il est de sable gris fin au bord de la mer et de galets dans la partie supérieure; mais ce serait peut-être un peu loin pour un navire qui aurait à opérer un mouvement de cargaison avec des lancfaas» Barre ou Tasca. Le pratique du port assure qu'en tout temps la barre y est meilleure que celle d'Acajutla; je crois qu'elles se valent et que ce point ne doit pas être visité de juillet en octobre.
L'on pourrait faire de l'eau, quoique difficilement, à la petite rivière de Quelama , qui se jette dans la mer à moins d'un demi-mille dans FOuest du village.
L'on dit le port de la Libertad très-sain, ce qui serait un avantage réel sur Acajutla.
Aiguade.
Salubrité.
(1) Port Libertad (mât de pavillon), lat.
▼ariat. 8» N. E. (Hyd.)
13*' ItT N., long. 91° 43* O.,
DU CENTRE-AMÉMQUE. 45
Depuis la Libertad jusqu'à Tembouchure du Rio-Lampa^ la DelaUbertad côte, bordée d'une lisière de sable blanc, n'est qu'une longue •" »io-La«np«. plaine basse et boisée de laquelle s'élèvent, comme deux géants, le San-Vicente et le San-Miguel.
On peut la suivre en toute sécurité ; car, à un mille de terre , sondcF. la sonde n'a jamais indiqué des fonds de moins de 13 mètres: ils augmentaient ou diminuaient unifonnément en allant au large, ou en se rapprochant de terre.
Le fond est formé d'un mélange variable de vase et de sable très-fîn, qui ne doit être que d'une médiocre tenue partout où le dernier domine.
L'embouchure du Rio-Lampa se dessine tout à fait comme Rio - Lampa.
Vuê n? 5
celles des Rios de los Ësclavos, Pa2a, etc.
Elle est indiquée comme elles par de grands arbres au tronc blanc, au sommet peu feuillu , dominant des touffes d'une végétation d'un vert clair et des amas de grands jets dépourvus de feuilles, assez semblables à un taillis de nos contrées dans les mois d'hiver.
Pour trouver l'embouchure du Rio-Lampa, l'on amènera, si Atterrage sur le l'on vient de l'Est ou du Sud, le San-Salvador au Nord 50° Ouest, »'^^"»P*' ou le San-Vicente au Nord i6<^ Ouest; courant ensuite suivant le rumb adopté^ l'on atterrira droit sur la barre.
Si l'on vient de l'Ouest, ce sera le San-Miguel que Ton amènera au Nord 60^ Est et qui conduira sur l'embouchure. Elle a environ un demi-mille de large et est barrée par des brisants qui s'étendent à un mille de terre (1); les pratiques s^accordent à dire qu'elle est infranchissable*
Ce point est sans importance : il n'y a que quelques cases de pécheurs sur la rive gauche du fleuve.
Du RioLampa jusqu'au port de Jiquilisco, la côte reste basse Do Rio-Lampa et boisée; mais la plage, précédemment d'un sable très-blanc , EapSitu'^* smio prend une couleur grise assez foncée. . ou
Elle a été suivie à moins d'un mille de distance, par un fond Libres, uniforme de 13 mètres, et a paru exempte de danger* . o»
(1) Rio-Lampa, lat. 13® I2'20"N., long. 91* ll'CK/'O., variât 7*49^ N. E. (en 1848).
(2) C'est le nom actuellement le plus usité.
Ftfen^'6.
PILOTE COTIER
Jiqailisco.
Atterrage et position approchée de l'extrémité Ouest des brisants de Jiquilisco.
Une vase.gluante d'excellente tenue domine sur le sable dans la qualité du fond.
Près de Jiquilisco^ la c6te^ qui a conservé le même aspect^ s'adosse à quelques monticules boisés^ et la plage ^ qui disparait quelquefois sous les énormes lames de la barre y est coupés par des embouchures de rivières.
Le port ou plut^ FEstero de Jiquilisco n'a point l'aspect ordinaire que nous avons remarqué aux rivières Lampa, Paza^ etc.; les grands palétuviers aux troncs blancs manquent complètement ; ils sont remplacés par des buissons d'un vert pâle et boueux, ou par de grosses broussailles dépourvues de feuilles.
J*espérais pouvoir assigner une position assez exacte à ce point si mal déterminé sur les cartes ; mais une longue ligne de brisants en forme de fer à cheval , qui défend l'abord de ces terres presque noyées^ m'a empêché de m'approcher assez pour distinguer l'entrée de l'Ëstero. Je n'ai pas été plus heureux dans mes recherches pour trouver la passe signalée par le Génie, J'ai donc dû me borner aux renseignements suivants.
Le volcan de San-Miguel , conservé au Nord ^T Est, conduira au sommet des brisants du fer à cheval , dont la position déduite de nos observations de midi serait :
Latitude i3«08'00'' N.
Longitude OO^ 56' 00* 0.
Variation 7» 40' 00" N. E.
D'où nous relevions :
San-Miguel au Nord 27« Est (4 ) .
San-Vicente au Nord 42* Ouest.
San-SalvadorauNord 58^ Ouest.
Virola au Nord 3^ Ouest.
Goseguina à l'Est.
Nous nous sommes approchés des brisants à un demi-mille^
(1) San-Miguel restait alors par le miliea des brisants et dans Talignement
d'un point qui m'a semblé devoir être l'Ile indienne, dont la position, déterminée
. . ., , llaliliide 13° 12' N.
par plusieurs azimuts, serait alors j ^^^^^^^ ^„ ^^. ^^. ^
les prolongeant de l'Ouest à i^t; la sonde n'a pas rapporté moins de il mètres.
Lorsque nous étions à une distance d'un mille à un mille et demi^ quoique Feau eût une couleur d'un vert jaunâtre trèstranché , nous avions des sondes de 14 à 15 mètres.
Enfin, pendant toute notre exploration , nous avons trouvé un fond continuellement égal^ et dont la décroissance graduelle nous avertissait de rapproche des bancs. Sa qualité est d'un sable gris Qualité du fooa. très-fin qui doit offirir peu de résistance; aussi conviendrait-il, si Ton devait séjourner dans ces parages, d'aller mouiller à un mille et demi dans l'Ouest de la barre, où l'on trouverait une vase gluante mêlée de sable noir d'une excellente tenue.
Les meilleurs renseignements que l'on ait encore sur le port port de Jiquilisco ou d'Espiritu-Santo ont été donnés par M. Jamin, (BrlckToSSe.) officier du brick le Génie; nous les transcrivons ici textuellement :
a Nous avons appareillé le 25 janvier au soir de l'embouchure « du Rio-Lampa avec une jolie brise de S. S. E., qui nous a per^ « mis de longer la côte par un fond constant de 8 brasses* Au «coucher du soleil, *nous avons aperçu devant nous des bri- « sants qui paraissaient s'étendre à une grande distance de terre, « et nous avons laissé tomber Pancre par 8 brasses et demie , fond « de vase molle.
a Le lendemain , nous approchâmes un peu, et il fut facile de « recomudtre ces brisants. Ils forment une espèce de fer à cheval a devant l'Ëstero del Espiritu-Santo, dans lequel on ne peut ae « rendre qu'en les traversant. La mer y brise souvent avec vio- « lence ; mais quand elle est belle , il y a des endroits sur lesquels « elle ne brise pas et où Fon peut passer facilement avec desem- <x barcations.
d II reste , à mer basse, dans la passe, 4'",5 d'eau dans l'ena droit le moins profond; la mer marne de 3 mètres. Il serait a donc possible aux navires^ même d'un fort tonnage, de fr^m- « chir cette ligne de brisants, très-étroite d'ailleurs, eu dedans « de laquelle il y a partout beaucoup d^eau, excepté sur trois ou « quatre bancs de peu d'étendue , qu'il serait facile d'éviter si la « passe était tant soit peu étudiée.
« Une circonstance remarquable peut servir à faire trouver
Î8 PILOTE COTIER
« cette passe^ c'est que le courant de jusant sortant de l'Ëstero : a forme une ligne de remous dans laquelle il y a toujours du « ÎGùà, et qui traverse les bancs à l'endroit où il reste le plus « d'eau. Ce courant renverse avec la marée et file de deux à trois <K nœuds dans les grandes marées^ époque où la barre est très- « mauvaise^ excepté à Tinstant même de la haute mer.
a L'Ëstero del Ëspiritu-Santo s'avance assez loin dans Tinté- « rieur des terres; à l'entrée^ se trouve File de los Pajaros, qui « le partage en deux bras , dans lesquels on trouve un fond d'en- « viron 45 mètres
a La rivière Lampa^ dont j'ai déjà parlé ^ qui baigne une a grande étendue de terrain et dont les bords sont si fertiles^ ne <r passe qu'à une lieue d'un des bras de cet estero , et les habitf tants prétendent qu'un autre bras va rejoindre la rivière de « San-Miguel^ qui se jette à la mer à 12 lieues plus dans
«l'Est (4) »
De liqniliseo En se dirigeant de Jiquilisco vers l'Esté Ton continue à suivre de Qmdà^lo. ^^^ ^^ basse jusqu'au moment où Ton relève le San-Miguel au Nord 18*" Est. Alors les terres s'élèvent et se terminent à la mer, en quelques endroits par des falaises ; mais la plage sablonneuse que Ton a côtoyée depuis la Libertad.^ apparaît de nouveau au bout de 10 milles ^ pour ne cesser qu'à la pointe de Candadillo^ à Tentrée du golfe de Fonseca.
Ces plages de sable occasionnent^ surtout au lever et au coucher du soleil^ un mirage très-fort qui fait croire que la mer brise beaucoup plus au large qu'elle ne le fait réellement.
Depuis le moment où nous nous sommes trouvés près du point culminant de la barre de Jiquilisco, jusqu'à celui où nous avons relevé San-Miguel au Nord du Monde, nous avons gouverné de l'Est à TE. ^ S. E., rangeant d'abord les brisants et ensuite la côte à une distance de 2 milles; pendant tout ce parcours, la sonde a indiqué constamiïient un fond de sable fin de 46 mètres, qui est tombé à 44 quand nous étions par le travers de deux petites rivières.
Du méridien de San-Miguel à la pointe de Candadillo, nous
(i) Dans le golfe de Fonseca.
avons suivi une ligne un peu oblique à la c6te ^ gouvernant pendant 12 milles à TE. S. E.; le fond alors a passé graduellement de 16 à 50 mètres. Mais en nous approchant de la terre ^ il a diminué de nouveau jusque sur les accores du banc d'Amatapa^ où il n^était plus que de 8 mètres.
Ce qui précède paraîtrait détruire Topinion généralement ad- Remarques ^ .iiA -i 1 8wr les sondes
mise^ que cette partie de la côte est dangereuse dans ses appro- do
ches, et qu'il y a des sautes de fond extrêmement brusques; ceotre-Améri-
tandis que cela confirmerait l'observation de M. le commandant
Goaûer^ qui dans un de ses rapports s'exprimait ainsi :
c< Mon instruction m*indiquait des bancs de sable près de terre,
• « ce n'est pas la vérité : ces terres sont basses près de la ma»,
« c'est vrai, quand on a doublé la pointe del Gandadillo et que
a l'on veut ensuite courir à FOuest; mais le fond diminue gra-
a dueUement jusqu'à la plage , et la sonde ne faiblit pas. »
Je crois donc que Ton peut admettre, dès maintenant, comme une chose certaine , que de la pointe Remedios à celle de GandadiUo un navire ne peut rencontra* aucun danger, tant qu'il se tiendra par des fonds de 15 à 20 mètres.
A cette première remarque nous en ajouterons une beaucoup plus générale, savoir, que jusqu'à une exploration plus complète, la régularité si parfaite des sondes fait de celles-ci le meilleur guide pour la navigation des côtes du Centre- Amérique^ seulement, dans quelques parties signalées dans le courant de ces notes, il ne faudra pas s'en approcher en dedans des fonds de 25 à 30 mètres, car alors on se trouverait trop jurés de terre.
«olfe de Fonseca. (Vues N^ 8, 9, 10 et 11.)
Nota. — Tous les relèvements sont ceux ùu compas.
La vaste et magnifique baie parsemée d'îles qui s'avance Golfe dans les terres entre les pointes de Gandadillo et de Coseguina, ^® Fonseca. connue généralement sous le nom de golfe de Fonseca, mais appelée également Golfe d'Amapala, de Gonchagua, de Coseguina, d'Amatapa et de San-Garlos, n'a point de rivale, sur la côte entière du Pacifique, pour son étendue, sa sécurité, sa beauté et sa position tant maritime que commerciale. ^
Son littoral est divisé entre les États de Nicaragua , Hondiu^as
PILOTB GOTDER
Ses lies.
Ses ports..
San-Carlus de la Uuion.
San-Lorenzo.
Amapala
Playa-Grande, Estero-Real.
Atterrai^e
sur le golfe de
Fonsecsa.
etSfttvador; mais ses lles^ d'origine volcanicpie et d\ihé grande beacrté^ appartiennent seulement aux deux derniers.
Honduras possMe., parmi les principales , Amapala ou le Tigre, Sacate-Grande ou Velasquez et Disposicion; tandis que Gonchaguita, Manguiera, Martin-Perez et Punta-Sacate sont la propriété du Salvador.
Chacun de ces États a ouvert, dans la partie en sa possession, un port au commerce.
Celui de San- Carlos de la Union, dépendant du Salvador, est le plus important, non par lui-mémë, car ce n'est qu'un village de 7 à 800 âmes, mais par sa proximité de la ville de San- Miguel qui devient , à Fépoque de ses foires (en février et novembre) , le point le plus commerçant du Centre-Amérique.
Le port d'Honduras, appelé San-Lorenso , est situé sur la rivière Nacaome; il ne peut recevoir que des bâtiments d'un très-faible tirant d'eau et n'est guère fréquenté que par des bongos.
Mais le gouvernement hondureno, stimulé par l'esprit d'entreprise du consul actuel de Sardaigne, M. Dardano, ancien capitaine et négociant, a déclaré port franc le mouillage d'Amapala sur Tile du Tigre, avec l'espoir que sa position centrale, ainsi que la facilité des communications, en ferait l'entrepôt général du commerce du golfe et peut^tre même un jour celui de l'Amérique centrale.
Playa*Grande, qui n'est qu'un poste occupé par quelques soldats, sert de port d^entrée au Nicaragua. Il est situé sur la rive gauche de l'Estero-Real , immense bras de mer, navigable pendant plus de 60 milles pour des bâtiments d'un tirant d'eau de 3 mètres , et pendant au moins 30 milles pour tout navire qui aura profité du flot pour passer la barre, sur laquelle il ne reste que 5 mètres d'eau à marée basse.
Ce port n'est que très-rarement visité, et il est actuellement sans aucime importance.
L'atterrage sur le golfe de Fonseca ne peut présenter d'autres difficultés que celle d'assigner le nom qui lui appartient à chacun des points remarquables que l'on aura alors euTue.
Mais ils ont tous une apparence ou un caractère si différent, qu'une description ou une vue , aussi incomplète que celle que
nous pouvons en donner, suftlra pour lever toute incertitude.
Avec des temps clairs , si fréquents dans la belle saison , c'est volcan^ viejo. le volcan Viejo qui terminera vers PEst Timmense panorama ^""^4^^^/^' qui se développe devant un navire venant du large.
C'est un magnifique cône, dont le sommet, échancré de l'Ouest à l'Est , domine de sa hauteur de 1800 mètres toutes les terres environnantes.
La partie Ouest de son échancrure est sensiblement plus élevée que l'autre.
Plus à l'Ouest, mais toujours sur la partie Est du golfe, l'on volcan et pointe apercevra le volcan de Coseguina qui, s'avançant vers la mer y^^^^^^ par une pente assez douce, y forme la pointe du même nom. 11 et 11. Cette pointe se termine par des falaises à pic dans ses parties Sud et Est, et par des plages de sable dans sa partie Nord; mais partout elle est accore, et l'on peut s'en approcher à moins d'un mille par des fonds de 10 à 15 mètres.
Le volcan de Coseguina ne peut être confondu avec le Viejo , car c'est une grosse et longue montagne dominée par un pouce ou petit piton de peu d'élévation.
Son immense cratère est coupé suivant un pian incliné à l'horizon ; mais ce n'est qu'en approchant que Pon peut apercevoir l'énorme échancriu*e qui a été faite pai^ Taffaissement de la partie supérieure de ce volcan, lors de sa dernière éruption eu 1835, et qui réduisit à 868 mètres sa hauteur qui rivalisait alors avec celle du Viejo.
Les volcans de San-Vicente et de San-Miguel, vus par l'Est, volcans
conservent la forme déjà décrite; on les apercevra derrière les ^ ^eVdc^°**
hautes terres qui enclavent le golfe vers l'Ouest et qui , se diri- San-Miguel.
géant du volcan d'Amatapa vers la mer, s'y terminent parla "7* s et 9.' '
pointe peu élevée de Candadillo (1).
Amatapa n'a point la forme conique si caractéristique des volcan
d*Amatapa
ou Coiichagaa.
Vues n'* 7, 8,
(t) Nous avons adopté le nom de Candadillo pour la pointe Ouest de l'entrée ' do golfe, quoique quelques pratiques appellent ainsi le gros morne qui forme la seconde pointe en entrant et derrière lequel se jette la rivière de San-Miguel ; nous avons suivi en cela la carte espagnole, celle du capitaine Belcher et l'opinion du pilote d'Amapala, qui donne an gros morne le nom de pointe d'Amatapa.
Iles Mangàiera et CoDchaguita.
10 et 11.
Ile do Tigre
011 d'Amapala.
FttMn^'SjS,
10 et 11.
Route
pour se rendre
au mouillage
de la Union.
as PILOTE COTŒR
autres volcans de cette partie de la Cordillère; c'est une grosse montagne à deux sommets contigus^ dont le plus élevé est légèrement échancré et couronné d'arbres en quelques places; tandis que l'autre ^ d'une forme très-arrondie, est couvert de rherbe appelée sacate, qui lui donne^ lors de la ^ison sèche ^ la couleur très-apparente des champs de blés mûrs de nos contrées (i).
Ce second sommet est le véritable cratère du volcan éteint depuis longtemps ; il diffère peu en élévation du premier, sur lequel on a établi un mât de signaux, difficile à distinguer du large (2).
Dans Tespace laissé entre ces groupes de volcans qui enceignent le golfe à l'Est et à POuest, Ton distinguera, sur un premier plan, les tles élevées de Manguiera et de Gonchaguita, qui rappellent par leur structure celles de l'archipel grec, qu'elles surpassent en végétation et en beauté. La ligne de leurs crêtes dessine une suite de proéminences arrondies derrière lesquelles se dresse le magnifique cône droit à large base, qui forme l'île du Tigre, dont le sommet est parfaitement indiqué par une place dépourvue d'arbres et envahie par le sacate (3).
Si Ton veut se rendre au mouillage de la Union, il faut se diriger, dès que les terres ont été reconnues, sur Fîle de Conchaguita, que Ton rangera d'assez près, afin d'éviter les petits fonds que l'on trouve aux approches de la rivière de San-Miguel et sur lesquels le flot porte avec force ; pour la même raison, si l'on est obligé de louvoyer, ce qui, du reste, n'offre aucune difficulté, car un bâtiment qui n'aurait point la carte du capi-
(0 Le8 rares parUes du littoral qui ne sont point couTertes d'arbres , sont envahies par une herbe longue et forte appelée sacate f(\in, lors de la saison sèche, ferait prendre les terrains qu'elle occupe (si ce n'était souvent leur immense étendue) pour des champs de blé mûr. Cette herbe est brûlée à l'approche de la saison des pluies; alors la terre a un aspect rouge&tre d'une grande aridité; mais, dès |es premiers orages, elle se couvre d'une végétation d'un vert pâle, qui lui donne toute l'apparence d'une culture de cannes à sucre.
laUtode. Idagltade. hauteor.
(2) Volcand'Amatapa (pointle plus élevé). 13° 18' i^'V. 90*> I4'43"0. 1334"(Hyd.) (8) Ile du Tigre (sommet) 13"18'00"N.90» 2'55"0. 910- (id.)
Pointe d'Aioatapa.
taine Belcher pourra se guider, avec toute sécurité, par la sonde; l'on devra éviter de s'approcher par des fonds moindres que i 2 et 13 mètres du gros morne qui forme la seconde pointe en entrant, appelée pointe à'Aynutapa, au Nord de laquelle est Tembouchure du San-Miguel, et Ton s'en tiendra à une distance d un mille et demi environ.
Avant que la pointe Nord de Gonchaguita soit amenée par le travers , Fon gouvernera un peu en dedans de la pointe Chiriquin , de manière à rallier la côte formée par le versant du volcan d'Amatapa ; Pon y trouvera plus de fond que près des îles, mais surtout on aura Tavantage de suivre ainsi la direction du courant de flot, qui se partage en deux branches au Nord de Conchaguita , Pune continuant dans le chenal , Tautre se dirigeant vers le N. E. : c'est Tignorance de ce fait qui a causé la perte d'un bâtiment sarde au Sud de Punta-Sacate silr les Negritos ; ces petites roches sont faciles à reconnaître en ce qu'elles ues Négritos. ne couvrent jamais entièrement.
Après avoir doublé la pointe Chiriquin à peu près à mi-chenal. Ton se trouvera dans une vaste baie, dont toute la partie comprise entre le Nord et l'Est est obstruée par des bancs de vase qui assèchent à marée basse.
Ce sera dans cette baie qu'un bâtiment de guerre devra mouiller en s'affourchant pour flot et jusant ; il laissera tomber l'ancre par un fond de vase de iO à 12 mètres , peu après avoir dépassé la pointe Chiriquin, et avant d'être Est et Ouest avec la pointe Nord de Punta-Sacate.
Il se trouvera alors entièrement à Tabri de la mer levée par la brise du large généralement très-fraîche pendant la belle saison , et il recevra cette brise si nécessaire pour modérer les chaleurs étoufGmtes que l'on éprouve dans cet enfoncement.
Le village de la Union est situé à 4 milles environ dans le N. 0. de ce mouillage , ce qui serait loin , pour des bâtiments de commerce; ils devront donc, après avoir doublé Chiriquin, serrer la côte de bâbord, qui est saine , et mouiller à une distance de 1 mille à 1 mille et demi, dans le N. Ë. de San-Carlos, par un fond de vase d'excellente tenue, de 6 à 10 mètres, de manière à conserver un peu de chasse pour les vents du Nord qui souf* flent quelquefois grand frais.
Mouillage
des bâtiments
de gaerre.
Mouillage
des bâtiments
de commerce.
PILOTE GOTIER
Remarque
sur le passage entre la pointe
Chiriquin et les Négritos.
Mouillage de Chiriquin.
Marées.
ËtabliBsement du port.
Débarcadère de la Union.
Jliguade.
Les bâtiments de 3 à 400 tonneaux mouillent généralement à deux milles dans le S. E. du village , à peu près à mi-distance de la pointe Chiriquin.
Le courant, surtout celui de jusant, atteint souvent une vitesse de trois nœuds, entre la pointe Chiriquin et celle dés Négritos; il y occasionne alors des remous que Ton pourrait prendre pour des roches sous Teau, tandis que ce passage est sain, très-accore et d'une profondeur moyenne de 25 à 30 mètres.
Si Ton ne devait séjourner que peu de temps dans cette partie du golfe de Fonseca , ou que Fon n'y fût venu que pour y faire de l'eau et prendre des provisions , Ton pourrait s'arrêter dans le canal formé par le versant d'Amatapa et les îles de Conchaguita et de Punta-Sacate. L'on mouillerait un peu au Sud de l'aiguade de CWriquin , en se mettant le plus en dedans possible de la direction dé la pointe, afin que les communications soient moins gênées par la violence des courants et par la mer clapoteuse que lève la brise du large quand elle est opposée au jusant.
L'on sera à peu près dans ces conditions lorsque Ton relèvera la pointe Chiriquin au N. i E. et la pointe Nord de Conchaguita à re. S. E. J S. : la sonde indiquera alors un fond de vase de il à 13 mètres.
L'on devra afifourcher Nord et Sud pour le courant.
Les marées sont régulières; cependant, lors de la saison des pluies, le jusant a un peu plus de durée que le flot; leur vitesse atteint rarement 2 nœuds, si ce n'est entre la pointe Chiriquin et les Négritos.
D'après les observations du Nisus, l'établissement du port serait de 3^ 15»; la mer marnerait de 3",70, à l'époque des syzygies, et seulement de 2"»,70 avec les mortes-eaux.
Le banc de vase molle qui avoisine le d^wffcadère de ia Union assèche à marée basse à plus d'une encablure; il faut alor-s, pour se rendre à terre, employer des pirogues du pays que l'on fait avancer dans cette boue liquide.
En 1852,l'on travaillait à prolonger la cale, afin de remédier à cet inconvénient.
Malgré le ressac, quelquefois assez fort, occasionné par la brise du large ou les marées de syzygies sur la plage de l'aiguade de Chiriquin , Ton peut y faire assez facilement son eau.
soit avec la pompe à incendie j soit en débarquant les barriques*
L'on peut également s'en procurer au puits de la douane de la Union ^ en profitant du flot; mais la première est bien supérieure en qualité.
Si Ton est destiné pour le port d'Amapala , Pon doit se diriger vers le canal accore et d'une profondeur moyenne de 20 à 25 mètres^ formé par Manguiera et Gonchaguita^ en se rapprochant de la pointe N. 0. de la première de ces îles à une distance de 3 ou 4 encablures^ de manière à relever au N. E. |: E. le second mamelon du sommet de l'île du Tigre y ou plutôt l'endroit où le sacate conunence à remplacer les arbres.
L'on gouvernera alors suivant cette direction y et la sonde indiquera un plateau de vase mêlée de sable ^ dont la profondeur décroîtra graduellement de 24 mètres jusqu'à 7 mètres lors d'une basse mer de grande marée ^ mais qui ordinairement ne tombera pas au-dessous de 8 mètres.
L'on est en ce moment au commencement et dans la partie la moins profonde du chenal qui conduit au mouillage d'Amapala; sa limite vers l'Est est l'île du Tigre, que Pon peut approcher à une encablure, si ce n'est près de la pointe S. 0., où se trouve un banc d'un demi-mille d'étendue, sur lequel il n'y a que 3"*,50 d'eau.
Sa limite Ouest est formée par un banc de vase qui a sur ses accores un fond moyen de 4 mètres, excepté en un point où se trouve une petite basse de sable sur laquelle il ne reste que i"',70 d'eau.
Sa largeur, qui est de \ mille un tiers au Sud de Caracolito, n^est plus que de trois quarts de nulle au Nord de cet îlot , et se réduit même près de lui , ainsi que dans le N. 0. de la pointe d'Amapala, à 4 encablures ; mais, dans tout son parcours, l'eau est profonde et sans aucun danger.
Dès que l'on relève au N. N. £. Caracolito, qui est un îlot peu élevé, couvert de broussailles et d'arbres assez clair-semés, se détachant bien de l'île du Tigre quoiqu'il lui soit attenant à marée basse, Pou se dirigera le cap au N. N. E. \ E. vers une petite cabane (ou rancho) construite près de la plage de sable, à droite de Caracolito, sur lequel il faudra enfin gouverner dès qu'il restera au N. ^ N. E., en le rangeante une distance d'une à deux encablures.
Depuis le moment où l'on mettra le cap au N. N. E. ^ E. , la
Route
pour se rendre
au mouillage
d'Amapala.
Chenal d'Ama|>ala.
Route du chenal.
Caracolito.
36 PILOTE COTIER
sonde augmentera continuellement à mesure que l'on ralliera la terre^ et aux approches de Caracolito Ton aura^ presque à le toucher^ des fonds de 14 à 15 mètres.
Pour se rendre de Caracolito au mouillage^ Ton suivra la côte en la contournant à une distance de 2 encablures ^ par des fonds de 45 à 20 mètres.
Parvenu à la pointe basse et boisée d^Amapala, l'on ne tardera pas à apercevoir une maison blanche et peu après le port ^ où Ton viendra mouiller à 4 encablures environ de sa plage de sable, en relevant le mât de pavillon au S. 32^ E., ou une maison blanche à trois portes, au S. 39* E.
L'on sera alors par un fond de 14 à 15 mètres d'une vase verte d'une excellente tenue ^ dans laquelle s'enfouissent tellement les ancres, que Ton peut se dispenser d'affourcher (1).
On fera de ce mouillage les relèvements suivants :
Sommet du Tigre S. 41** E.
Sommet de Sacate-Grande N. 17" E.
Sommet de Disposicion N. 53** 0*
Sommet de Conchaguita S. 49** 0.
Volcan d'Amatapa S. 79° 0.
précautioQ im- Nous ferons observer que le courant de flot^ portant au Nord à'Trendre. ®* rapprochant des bancs > altérera sensiblement la direction de la route, surtout entre Manguiera et File du Tigre; il faudra donc la rectifier constamment, afin de se tenir dans le relèvement des points indiqués à terre.
Antre route Au lieu de venir chercher le canal entre Manguiera et Goncha- '^u'^moumMe'^* 8^*** ^^ bâtiment d'un tirant d'eau de 5 mètres pourra se diiiger d'Amapaia. sur l'ilot Périgallo (2), qu'il longera à un mille ; il gouvernera ensuite sur le milieu de l'île Disposicion (3) jusqu'au moment où il
(1) Amapala (maisoD Dardaoo), lat. 13<> 18' bl" N., long. 90» 05' lO' 0«; Von 70 43' K. E.
(3) An s. s. E. de Manguiera.
(â) La plus grande et la plus près dans le N. O. de Tlte du Tigre. Elle est reconnaissable à une suite de sommet» arrondis, dont le plua élevé a one hauteur de 200 mettes.
pourra distinguer Garacolito ; alors il se dirigera directement sur lui, en donnant un peu de tour à la pointe de Playa-Negra, qui termine Tîle du Tigre au S. 0. , et jl continuera comme il est indiqué plus haut.
En suivant cette direction , la route sera peu influencée par le courant, et l'on ne trouvera pas, de basse mer, des fonds audessous de 5 mètres.
Il ne peut y avoir aucun danger pour un navire de louvoyer dans le Sud du chenal d'Amapala , s'il évite de venir au Nord du parallèle de la pointe Sud de l'île du Tigre ; ce ne sera cependant avantageux qu'en profitant de la marée.
Mais surtout nous conseillons de ne faire le chenal qu'avec un vent favorable, et de ne chercher à doubler la pointe d'Amapala qu'avec le flot et une brise bien faite ; car le jusant porte avec force sur le banc, qui est éloigné d'elle d'un peu moins de A encablures.
Les marées d'Âmapala sont parfaitement régulières ; le flot , du moins dans la saison sèche , y égale le jusant en durée et en vitesse : cette dernière atteint alors un maximum de l'",8 et sa moyenne est de 1",5; leur direction alternative est le N. E. et leS.O.
L'établissement du port a été trouvé de 2 •'56"'.
L'unité de hauteur 1",50.
L'amplitude de la plus grande marée 3°',40(àréquin. de mars). L'amplitude moyenne 2"",40.
Étant mouillé au Nord de Manguiera, nous avons trouvé que le flot y portait à l'E. N. E. (dans la direction de VWe du Tigre) avec une vitesse de 1"»,0, tandis que le jusant suivait le canal des deux îles en portant au S. S. 0. avec une vitesse de 1™,7.
La différence de niveau entre la haute et la basse mer était de 3"»,0, et l'établissement du port, semblable à celui de Chiriquin, étaitde3*'15».
L'eau se prend dans des puits qui sont des propriétés particulières; le meilleur et le plus abondant est celui attenant à la maison de M. Dardano.
L'on profitera de la brise de terre et de la fin du flot pour appareiller d'Âmapala; Pon suivra la côte de manière à passer à
LouToyage.
MSTc^B*
Ëtablisftemeiit du port.
Aiguade.
Route
pour quitter
le mouillage
d'Amapala^
38 PILOTE GOTIER
une ou deux encablures de Caracoliio; et quand on relèvera le sommet le plus élevé du Tigre au N. E. | E. , Ton gouvernera sur Fextrémité Nord de Manguiera y ou de manière à passer à micanal.
Un navire qui serait venu par FEst de Manguiera gouvernerait de Caracolito sur Perigallo.
Avec une brise bien faite et en prenant quelques dispositions
pour pouvoir faire route sur la pointe d'Amapala aussitôt que
Pancre sera dérapée, un bâtiment peut appareiller avec le jusant ;
mais il ne doit pas perdre de vue qu'il a moins de 4 encablures à
courir avant de s^écbouer*
Brises Pendant la belle saison^ les brises de terre et du large sont
de Fmueca. régulièrement établies dans le golfe de Fonseca; elles sont
parfois inteirompues et remplacées alors par de forts vents
. deN.E.
Au mouillage de GUriquin, où le canal est resserré entre de hautes teires^ à Amapala et en général dans le fond du golfe , la brise du large est beaucoup plus fri^che que la brise de terre > elle se fait sentir vers onze heures du matin et ne cesse que vers neufheuresdusoir.
L'on remarque que c'est la brise de terre qui, à Couvert du golfe, a le plus de force^ sans cependant que la différence soit aussi sensible.
Lors de la saison dés pluies , la brise du large n'a plus aucune régularité; pourtant elle pénètre encore dans le golfe ^ mais seulement dans l'après-midi pour finir avec Torage du N. E. ou chubasco qui éclate tous les soirs avant la nuit. Ressources Dans les ports du golfe^ Ton pourra se procurer facilement, à ^** d "goîfe*^^ ^^s P"^^^ modérés, des bœufs , des provisions fraîches, des légude FoDseca. mes secs et du bois; mais Ton ne trouvera des vivres de campagne, tels que farine , salaisons, vins, huile , etc. , qu'à Amapala; encore ce ne sera probablement qu'en petite quantité , et souvent ils pourront y manquer complètement.
On ne trouve ni à la Union, ni à Amapala, des objets de matériel naval.
IHi mmlte de Fonseca à Realejo.
Nota.— Tous les relè?einents sont ceux du compas.
ques
Les naufrages répétés qui ont eu lieu, par suite de la confusion Remaraui qui peut être faite entre les îles Manzana et Cardon , quand les gur^oêtte ^te. hautes terres sont cachées, nous ont conduit à donner des descriptions très-détaillées de leurs aspects.
Quanta la côte elle-même , quoique basse et bordée de bancs dans quelques parties , elle ne présente aucun danger si Ton se guide par la sonde, car cette dernière conserve la régularité que nous avons déjà signalée ; nous remarquerons seulement que par les fonds de 15 à 20 mètres, en dedans desquels nous avons conseillé de ne pas l'approcher, l'on en sera plus éloigné que dans toute autre partie du littoral.
La pointe Coseguina , ainsi que nous Favons dit , se termine à De ta pointe PEst et au Sud par des falaises assez élevées qui tombent presque coM^ma perpendiculairement à la mer, tandis que la partie Nord est très- '''***'®. ^? *®'" basse et formée par des plages de sable; mais elle est très-saine dans tous ses abords , et peut être approchée à moins d'un mille, par des fonds de 1 à 1 5 mètres ; cependant, avec le flot, on devra s^en tenir à une distance plus grande, afin de se soustraire à Tinfluence du courant qui porte vers l'Estero-Real avec une vitesse de 1",5 à 2 nœuds.
Après avoir doublé la pointe Coseguina, Fon suit pendant quelques milles des falaises qui vont en s'abaissant vers le S. S. E. ; elles sont remplacées par une plage de sable qui disparaît au S. E., en laissant un large enfoncement qui se prolonge jusqu'à la Table de Rolland, et dont les terres sont tellement basses et noyées, qu'elles n'ont pu être aperçues du pont, quoiqu'on s'en soit approché par un fond de 15 mètres.
La corde de ce grand arc est indiquée par une ligne de brisants.
Si Ton se dirige vers eux, la sonde décroît toujours graduellement mais rapidement; par le même fond de 18 mètres qui a fait prolonger la côte depuis Coseguina à une distance de 2 milles, l'on se trouve éloigné d'eux de plus de 5 milles,
La Table de Rolland est l'extrémité d'une petite chaîne de Table montagnes se dirigeant de l'intérieur vers la mer; elle est facile- ^* Rolland.
PILOTE COTIER
De la Table de
Kolland à 111e Cardon.
Ile on Fausse -Cardon.
Vuenrty
ment reconiiaissable par le plateau qui'^forme son sommet^ et par dej larges taches rougeâtres jque Ton voit sur ses versants dans les endroits où ils ne sont pas couverts d'arbres (i).
Ces taches serviront à la^ faire distinguer d une autre montagne, située un peu plus dans Tintérieur des terres, qui a également pour sommet un ^plateau supporté par deux petites arêtes verticales.
La côte, à partir de la Table de Rollahd jusqu'à PUe de Cardon, est basse , boisée, de sable gris au rivage, battue par une forte tasca et presque sans aucune inflexion dans toute cette distance.
Le fond, qui. est dessable vasard, est tellement égal, qu'en se tenant par un brassiage de 20 mètres Ton suit à 6 milles environ une ligne^rallèle à la plage.
Lorsque l'on est à peu près par le méridien de la Table de Rolland, Ton commence à distinguer un groupe d'arbres trèsserrés , se détachant un peu au large ainsi qu'apparat souvent une pointe basse et boisée : c'est l'île Manzana ou la Fausse-Cardon que l'on a en vue ; en s'avançant vers elle , Pon prolonge un banc sur lequel la mer brise avec force; il parait s'arrêter au Nord et près de File , simulant un passage qui réellement n'existe pas, car cette ouverture est barrée par des bancs de sable et des plateaux de roches.
Manzana , qui se dessine parfaitement à la distance de 8 milles, est une île basse , très-boisée, si peu ondulée que les cimes de ses grands arbres tracent une ligne presque droite ; elle est entourée par une plage de galetâ blanchâtres qui paraît conune une ceinture de sable blanc. Son élévation au-dessus de la mer est à peine de 5 mètres; elle s'y termine en pente très-douce, surtout du côté du Sud, où sa pointe extrême la rattache à l'île Asserradores, en se prolongeant, à peu de profondeur sous l'eau, jusqu'à un banc sur lequel la mer brise presque toujours et qui barre entièrement cette passe.
Arrivé par le travers de Manzana Ton aperçoit, près du bord de
(1) si ces taches sont occasionnées par le sacate, elles doivent être verta^ à répoqne de la saison des pluies.
DU GENTUE-AMÉRIQUE. 41
la mer, un assez large espace occupé par le sacate^ et la partie Sud de Tîle se détache alors des terres basses d' Asserradores en se projetant sur un de ces fonds de verdure que nousavons déjà ^ignalés comme particuliers aux embouchures des rivières , et si remarquables par les troncs blancs des palétuviers et ces buissons d^une végétation vivace au feuillage d'un vert pâle.
Avec la vue des hautes terres, toute indécision est impossible, j^™^ car le gisement de Manzana, par rapport au Viejo, est TEL N. E. , par rapport tandis que celui de Cardon est le N.E.iN. *" ^^^** ^
L'élévation du Viejo empêche souvent de distinguer son sommet au milieu des nuages qui Fentourent; mais il y a au Sud et assez près de lui un cône régulier, appelé Volcan de Telica , qui est rarement caché et dont le gisement, par rapport à Manzana, est TEst , tandis que par rapport à Gardon il est VE. N. E.
En poursuivant sa route par des fonds de 20 mètres, Ton pro- ï|^ ^^?' longe rile Asserradores, qui semble appartenir au continent, et avant que Manzana, qui a pris l'aspect d'un gros îlot boisé à demi noyé, disparaisse , Ton aperçoit File Cardon , qui paraît haute comparativement aux terres qui l'environnent, quoique sa partie la plus élevée n'ait que 10 mètres au-dessus de la mer; il est vrai que le Morro de Dona Paula , le géant de ce rivage, n'a qu^une hauteur de 26 mètres.
Cardcm se termine du côté de la terre, ainsi que du Nord au N. 0., par des falaises de roches noires qui tombent presque per^ pendiculah'ement à la mer. Quand ces dernières sont vues du S. S. E. à quelque distance, elles apparaissent comme un gros rocher séparé de l'île par une petite coupée.
Dans son aspect général. Cardon représente assez bien un coin de caronade, dont les côtés les plus élevés seraient les falaises dont nous venons de parler, qui s'inclineraient par de légères pentes vers l'Ouest et le Sud , cui se terminant à l'Ouest par une plage de sable, et au Sud par une pointe de roches détachées qui s'avancent dans la direction de Castanon.
Elle n'a que peu d'arbres, et la partie boisée est limitée au Nord et à l'Est de l'île, ce qui servira puissanunent à ne pas la confondre avec Manzana; d'autant plus que les autres parties sont couvertes de quelques petites broussailles, mais surtout (le sacate, ce qui lui donne une teinte jaunâtre qu'elle doit
42 PILOTE COTIER
changer^ lors de la saison des pluies, en une autre d'un vert non moins tranché (1).
aipud L'on a placé dans un espace découvert , près d'un arbre à la
cime large et arrondie qui se trouve sur la falaise du Nord^ un mât de 5 à 6 mètres, surmonté d'un baril; ce signal seul suffirait pour empêcher les sinistres de se renouveler (2). Preaqu'jle Cas- La proximité et Paspect de la presqu'île Castanon doivent également lever toute indécision sur le mouillage de Realejo; car au lieu de cette côte basse à la végétation paludienne qui s'étend dans le Sud de Manzana y ce sont les falaises noires de la pointe Nord de Castanon qui font suite à Pile Gardon, dont elle a presque la forme et la direction ; elle est encore moins boisée qu'elle et un peu plus élevée.
sar Cardon.
tanoD.
Atteinrase ^t mouiUas^ de Realejo.
Nota. ^ Tous les relèyemeiits sont ceux du comi^as.
Realejo. La petite ville de Realejo y qui donne son nom au port ^ est
à 6 milles du mouillage intérieur et à 8 milles environ de cehii de Cardon ; elle sert d*entrepôt à Chinandega y jolie ville de 4 à 5000 âmes^ située à 2 lieues au Nord, et qui se partage avec Grenade tout le commerce de Nicaragua.
Sa population de 1200 habitants trouve une occupation cons- » tante dans Fapprovisionnement des navires et le mouvement commercial du port^ qui a beaucoup accru en importance^ depuis qu'il est devenu un lieu de relâche pour les bâtiments et les bateaux à vapeur qui font les voyages entre Panama et San- Francisco.
Description Derrière Realejo , et au milieu de la plaine de Léon y s'élève der^rtim^de ** chaîne volcanique de Marabios, qui commençant au Sud près Realejo. du lac de Managua^ par le volcan de Momotombo^ vient se terminer au Nord par celui de Coseguina.
(1) Ile cardon (observatoire Belcher) : lat. 12° 27' 17* N., long. 89*' SS'ôro. yon 70 48' N. E.
(2) Il est à craindre que, par suite de l'insouciauce ordinaire de ces populations , ce signal important ne soit point remplacé» sMl est détruit par une cause quelconque. Déjà, en 1852, le baril était tombé et le mât paraissait pourri.
Ces deux jalons extrêmes servent de direction à une suite de mCHitagnes d'une môme origine volcanique que de larges intervalles, généralem^t de niveau avec la plaine de Léon, isolent les unes des autres.
Un observateur placé un peu au large de Realejo pourra apercevoir en même temps au moins huit de ces points remarquables ; ici, comme sur l'atterrage de Fonseca, leur profusion sera plus embarrassante qu'utile.
Cependant le Viejo et Momotombo sont tellement distincts par leur hauteur, leur structure et leur position, qu'il ne peut y avoir d'indécision, et, en même temps qu'ils serviront de guide pour la navigation , ils aideront à reconnaître les volcans de Momotombita, Axusco, las Pilas, Orota, Telica et Santa-Clara, qui se dirigent du Sud vers le Nord.
Le Viejo, déjà décrit dans l'atterrage du golfe de Fonseca, se dessine encore , quand il est vu de la côte de Realejo , comme un magnifique cône dont le sonunet, coupé par un plan incliné de rOuest à l'Est, présente une concavité sensible; il est adhérent par sa base à quelques montagnes d'une hauteur bien moindre, dont la plus petite, placée à l'Ouest, a une forme conique très-apparente (1).
Momotombo, qui révèle son activité par la fumée blanchâtre qui enveloppe son sommet (2), est un cône d'une structuré hardie, aux arêtes roides et escarpées, qui termine au Sud la chaîne des Marabios, et qui s'élève de l'extrémité Nord du lac" de Managua , avec la régularité d'une des pyramides (1).
Vu du Sud de Realejo , il paraît comme un immense obélisque isolé entre le lac et la plaine de Léon , tandis qu'aperçu de Cardon, il se réunit au volcan d'Axusco moins élevé que lui, formant alors un groupe de deux cônes droits parfaitement réguliers.
Dans le lac de Managua, près de Momotombo, s'élève une
Volcan viejo.
i4et)l$.
Momotombo.
Volcan d'Axusco
ou d'ÀCOSUSCO
Vue n*» 13.
(1) latitude. longitode. hauteur
Volcan Viejo Î2'*43'14''N. 89** 24' 56" G. 1796-» (Hyd.)
VdcandeMôtootombo. . . 12° 26' 24" N. 89«»59'46"0. 1218» (id.)
(2) Cette fumée ne sort point du sommet, mais d*une quantité de petite cratères qui l'enTironnent et appelée las Infernales.
PILOTE COTIER
Momotombita.
Vue no 13.
us Pilas
ou montagne
de LéoD.
Vue n*» 13.
TeUca.
Vuen^^iS.
Santa-dara
et Orota.
Vue n» 13.
Atterrage l>ar les Yokans.
«Banc
de
la Barra Falsa.
Atterrage
par la pointe
Desolada.
Ile volcanique qui ne peut être aperçue de Gardon^ mais qui devient très-distincte en s^avançant vers le Sud.
Beaucoup moins haute que Momotombo^ dont elle a toute Tapparence , elle doit à ce voisinage son nom de Momotombita.
La montagne aux deux sommets égaux et arrondis , dessinant une large selle^ quand elle est aperçue du Sud^ et qui fait suite à Axusco en se remontant vers le Nord ^ est le volcan de las Pilas (1) qui était éteint depuis longtemps^ lorsqu'en 1850 s'est ouvert à sa base un cratère qui est encore en pleine éruption (1852). Mais son peu d'élévation, car il est presque dp niveau avec la plaine de Léon, empêche qu'il ne soit vu du large.
Le point le plus remarquable de la chaîne des Marabios, entre las Pilas et le Viejo, est. le volcan de Telica(l), cône droit d'une grande régularité , paraissant se rattacher au Viejo, dont il a environ la moitié de la hauteur; tandis qu'il en est réellement séparé par un espace assez considérable qu'occupe le groupe de Santa-Clara, de même que celui d'Orota le sépare de las Pilas.
Dès que Ton a reconnu le Viejo ou Momotombo, visibles à plus de 60 milles, il est toujours facile de se rendre à Realejo avec les brises régulières de la côte; car le Viejo, tenu au N. E. l Nord, conduit sur Tîle Cardon , que l'on aperçoit quand on en est à 7 ou 8 milles^ par des fonds de 70 à 80 mètres. En l'approchant, il ne faut pas amener la pointe Ouest de Cardon à l'Ouest du Nord, afin d'éviter le banc de la Barra Falsa, placé à 6 encablures environ dans VO. S. 0. de la tête de Castanon , et sur lequel il ne reste que 6 mètres d'eau.
Au moment où l'on distinguera le Viejo, si on le relève à TEst du N. E. ^ Nord, Ton pourra faire- route de manière à amener Momotombo au Nord 87* Est, ou Télica à TE. N. E.; Pune ou l'autre de ces directions mènera également sur Cardon , près de laquelle on mouillera pour attendre le pilote, qu'il est toujours prudent de prendre lorsque l'on veut entrer dans Testero.
Si l'on n'a pas la vue des hautes terres, il faudra, à cause des
Latitude. Longitude. Hauteur.
(1) Volcao de las PUag. n'^îS'sV'N. 89- 8' 16* G. 919" (Hyd.) Volcau Telica. .... \r 34' 46" N. 89«> 14' 16" O. 880- (id.)
courants qui portent presque toujours au N. N. 0. ^ venir attaquer la côte à quelques milles au Sud, près de la pointe Deso- Pointe Doolada' lada^ qui se reconnaîtra à ses rochers escarpés quoique peu élevés, au petit plateau de sa partie Ouest garni d'arbres rabougris, et enfin à sa partie S. E. rugueuse, rougeâtre et dépourvue de végétation.
On la suivra ensuite par des fonds de 18 mètres, en ayant la précaution, lorsque l'on approchera Gastanon, de ne pas mettre la pointe Ouest de Gardon à TOuest du Nord; Ton évitera ainsi , non-seulement le banc de la Barra Falsa , mais aussi le récif du Gonway, signalé par la mer qui brise avec force sur Récif ses roches au-dessus de l'eau, et qu^l faudra prolonger par des Cooway, fonds d'au moins 12 mètres.
Le mouillage de Gardon est sûr pendant la belle saison , et Mooîllages exles communications, quoique longues , sont faciles en profitant Prieure, des marées; mais pour tout séjour un peu prolongé, et lors de rhivemage, nous -conseillons d'entrer dans le port.
Un grand bâtiment de guerre, tel que vaisseau ou frégate. Mouillage extédoit amener la pointe Nord de Gardon de TEst à l^t ^ Nord , pour" on et laisser tomber Tancre dans ce relèvement par 12 ou 15 mètres «ryd bâtiment fond de vase et de sable noir; plus Nord, le même brassiage le «"«rre.
mettrait à une plus grande distance de terre, mais non des bancs, et plus Sud généralement il roulerait davantage.
Ge mouillage est également celui que doit prendre tout autre MoaiUage navire pendant l'hivernage; maislorsdelabelle saison, il mouil- ^ l'hWern«ge« lera par 9 ou 10 mètres , fond de sable et vase , dans Talignement Mouiliap du Viejo (N. E. { Nord), et en relevant Cardon de l'Est ^ Sud *** ''^**à l'Est ^ S. E. , il en sera ainsi à moins d'un mille.
Du mouillage de la corvette , qui était par 8'>,3 à marée basse , l'on faisait les relèvements suivants :
Le Viejo Nord 3A^ Est.
Momotombo Nord 87» Est (par Gardon).
Telica Nord 68** Est.
Pointe N. 0. de Gardon. Sud 83» Est.
Le port de Realejo, formé par l'estero de ce nom et par Port
celui de Dona Paula , dans lesquels se jettent les eaux des ri- ^in'Swi2î^ vières Realejo et Telica, est abrité de la mer et des vents du àe Realejo.
46 PILOTE COTIER
large par les îles Asserradores et Cardon , ainsi que par la presqu'île de Castanon^ qui laissent entre elles deux passes pour se rendre dans un bassin intérieur environné de terres basses^ et dont le fond varie de 9 à i6 mètres.
La parfaite tranquillité de ce mouillage permet d'y entreprendre toute espèce de réparation; U y a même plusieurs plages de sable très-accores qui peuvent servir de gril naturel pour échouer les bâtiments (i); sa seule incommodité réelle est la distance de Realejo et la nécessité de profiter des marées pour les mouvements de marchandises.
Le premier passage , appelé Passe de la Barra Falsa , est cornla Barra Falsa. P™ ^^^"^^ ^^ ^^^ ^^ Cardon et la tête de Castanon; sa plus grande largeur^ qui est à peine de trois encablures ^ se réduit à 200 mètres près de Cardon.
On ne devra pratiquer ce passage qu'avec un pilote et un
vent sous vergues bien établi ; il faudra se défier des courants
qui portent^ soit avec le flot ^ soit avec le jusant, sur les bancs de
Castanon.
Boute à faire L'on amènera la vigie (qui est à deux milles \ dans la direc-
suivre^ihenal ^^^^ ^^ '** pointe Hendera) au N. N. E.^ entre les deux pointes
de la de la passe^ et la conservant dans ce relèvement , Ton se rendra
Barra Falsa. directement au mouillage ^2).
La sonde pourra faiblir, avec une fin de jusant ^ dans la partie du chenal à l'Est et près de Cardon y jusqu'à 7 mètres, paffie de Cardon. La passe la plus sûre et la plus profonde est celle de Cardon, formée par cette île et celle d'Asserradores; mais la distance qui les sépare est considérablement diminuée par le banc du Bancdosawyer. Sawyer, sur lequel il ne reste que 2 ou 3 mètres d'eau, et qui demande d'autant plus d'attention que ses accores ne brisent pas toujours^ que le flot porte dans sa direction, et que dans ses abords la sonde saute brusquement de 10 à 4 mètres. RoQteàfaire Si l'on n'a pas de pilote. Ton pourra y suppléer par les ren- 8uiTreTcheDai seignements suivants :
de CardoD.
(1) Celle sur laquelle est établi le dé|)ôl de charbon esl lu plus commode pour les grands Aavires.
(?) Instructiou de la carte dn eapitaiue Bekher.
L'on profitera de la brise du large et du flot ou d'une fin de jusant pour appareiller et se diriger de manière à tenir la pointe Nord de Gardon dans le même alignement que la pointe basse et sablonneuse d'Icaco , qui est l'extrémité Sud d^Asserradores.
Cette route fera passer très-près de quelques roches qui sont dans rOuest de Gardon^ et conduira sur la pointe Nord^ qui doit être contournée à moins d'une encablure, afin d'éviter le Sawyer, qui en est éloigné seulement de 300 mètres, Gette pointe , du reste , est très-accore , et la sonde se maintiendra entre 18 et 20 mètres , fond de vase (1).
« L'on suit Gardon à la distance au plus d^une grande enca- « blure , jusqu'à ce qu'on relève la pointe Icaco dans le Nord, « et que le passage entre les îles Gardon et Gastanon soit bien a ouvert; alors on gouvernera au N. N. E.; la sonde rapporte a iO, 8, 7 et 6 brasses, fond de vase, et Ton mouille peu « après avoir dépassé la seconde rivière à droite ; car ensuite le a fond diminue rapidement : il n'y a plus que 14, 13 et 12 pieds a d'eau. Les petits navires mouillent plus dans le fond, pour et avoir plus de facilité à recevoir le chargement qu'ils prennent a à Realejo ; mais ils sont incommodés par des myriades de « moustiques qui rendent ce mouillage très-désagréable. »
L'on ne remarque à Realejo aucune modification à la manière Brifles. régulière dont les brises sont établies pendant la belle saison sur le reste du httoral; seulement quand les vents de Nord s'y font sentir, ils y prennent une direction plus Est.
Pendant l'hivernage il y a de forts coups de vents du S. E. au S. 0. qui durent trois ou quatre jours; il serait imprudent de se trouver à cette époque au mouillage extérieur, où, du reste, l'on est alors très-incommodé par une houle continuelle du S. 0.
Pendant la saison des pluies, le jusant est plus prolongé que Marées, le flot : c^est alors qu'il atteint une vitesse de deu>: nœuds, tandis qu'il y a égaUté dans la durée des deux courants lors de la saison sèche , et leur vitesse varie de 1°,2 à 1",5.
(1) n*ayaDt point mouillé avec la corvette dans le port de Realejo, je n'ai pu vérifier cette seconde partie, extraite du rapport de M. Lecointe, commandant VIndienne, qui y est entré et sorti deux fois sans pilote.
PILOTE COTIER
ÊUbUflsemeDt da port
Aigaade.
Salobrilé.
L'établissement de 111e Cardon est de 3»» 6» ; la différence de niveau entre les hautes et basses mers a été trouvée de 3*,3.
La marée retarde dans son parcours de la rivière , et Ton compte une différence d'une heure entre Cardon et le débar^ cadère de Realejo.
Au mouillage extérieur l'on est soumis aux courants alternatifs de flot et de jusant, qui varient du N. £. à TE. N. E. et du S. 0. à VO. S. 0. avec une vitesse moyenne de 0",8.
L'on peut faire de Feau sur Tile Asserradores dans l'Est de la pointe Icaco ^ en mettant les pièces à terre. On la dit peu abondante et de mauvaise qualité ; mais il y a^ dans le bras qui aboutit à l'Estero près de la pointe Hendera^ une source qui découvre à mer basse ^ où les embarcations peuvent se rendre en profitant du flot pour aller et pour revenir.
Il est nécessaire d'avoir un homme du pays pour trouver cette source parmi les mangliers.
L'on trouve à Realejo des vivres frais en abondance, et Pon peut se procurer de Chinandega, avec lequel on communique par une très-belle route , des vivres de campagne, si ce n'est du vin en barriques et des salaisons; souvent encore ces articles s'y rencontrent-ils. Beaucoup y seront probablement en trop petite quantité pour l'approvisionnement d'un bâtiment de guerre, qui ne peut compter que sur des légumes secs, du sucre,. du café^ du rhum , du bois , du charbon de terre et de l'huile à brûler faite dans le pays » qui est bonne et d*un prix modéré ; mais un bâtiment de commerce pourra facilement s'y ravitailler.
Le bois se prend sur Asserradores , où il n'y a qu'à le couper. Il faut se défier des serpents, qui y sont presque aussi nombreux que les requins dans l'Estero.
C'est le seul point du Centre-Amérique où l'on puisse se procurer constamment du charbon de terre, mais toujours à des prix très élevés.
Malgré les avantages réels offerts par ce mouillage pour réparer toute espèce d'avaries , un travail de ce genre y serait long et coûteux : car la main-d'œuvre et les matériaux, si ce n'est le bois , y manquent à peu près complètement.
Le mouillage de l'Estero est très-malsain pendant la saison
des pluies ; l'on y éprouve alors une chaleur accablante , et Pon y contracte des fièvres intermittentes très-opiniâtres.
He Realejo à San-JTuan del Sul.
Nota. — Tous les relèfements sont cenx du compait.
Depuis Castanon jusqu'à la pointe Desolada , la côte est boisée^ très-basse ; unie et sablonneuse; il ne paraît pas y avoir d^autre danger que le récif du Conway^ qu^indique suffisamment la mer roulant avec bruit sur ses roches qui se montrent au-dessus de Teau.
En approchant de la pointe , la plage de sable paraît limitée en quelques endroits par de petites falaises boisées; elle est inter-t rompue dans d'autres par quelques roches qui s'éloignent peu au large.
Le fond^ qui est de sable et vase , est plus considérable qu'au Nord de Realejo ; les sondes^ de 20 à 40 mètres, ne s'écartent que de 2 à 6 milles de terre.
La plage sablonneuse reprend après les falaises de la pointe Desolada ; mais bientôt la côte s'élève et forme un long rideau appelé Costa-Tosca, qui a dans le fait toute l'apparence d'une côte brûlée par le soleil.
Elle se termine vers le Sud en s'abaissant graduellement, de manière à se confondre avec les terres noyées d'un enfoncement assez étendu, dans lequel se trouve le port de Tamarinda, et que les relèvements des volcans de Momotombo et Momotombita placent dans la direction du lac de Managua (1).
A 6 milles de laCosta-Tosca, le fond, qui est de vase, se maintient entre 30 et 32 mètres , tombant rapidement à 40 mètres en s'en éloignant un peu. Par le travers de la plage de Tamarinda, la sonde paraissait indiquer un fond plat de 30 mètres; mais les lignes croisées faites dans ce parage n'ont pas été assez nombreuses pour pouvoir en tirer une conclusion.
De la plage de Tamarinda, les terres s'élèvent de nouveau, jusqu'à atteindre la hauteur de celle de la Tosca, en traçant la
Description
de
la côte.
Sondes.
Costa-Tosca.
Sondes.
(1) Nous avons suîTi la Costa-Tosca avec des bouffées de vent de toutes les directions, tandis que la brise était régulière au large.
de
volcan
Momobacbo
ou
de Grenade.
Vuesn^.tt^ 17
elliS.
PILOTE COTIER
même ligne d'borizbn^ si remarquablement pen ondulée ;- leur lisière est découpée par des criques de sable et des falaises contre lesquelles la mer vient battre avec violence.
C'est derrière ce rideau que Ton aperçoit , en venant du Nord, le volcan de Momobacbo^ si ressemblant au San-Salvador ; ainsi que lui ^ il se présente au-dessus des terres comme une large montagne arrondie attenant à un piton qui la domine un peu (1).
Nota.— Tous les relèyementg sont ceux du compas.
San -Juan
del Soi,
ou Concordia
ou Pineda.
Fti«»»-J7elia.
Atterrage
sur
San - Jaau
del Sul.
San-Juan del Sul n'a quelque importance que depuis qu'il est le port de communications^ sur le Pacifique^ de la ligne établie entrg New- York et San-Francisco , par Fisthme et le lac de Nicaragua.
Le gouvernement de FÉtat a décrété la construction d^une ville (devant se noouner Concordia ou Pineda) sur la plage de la baie qui sert de port; mais il n'y a jusqu'ici (1852) qu'un vaste campement en plein air avec quelques maisons en bois appelées pompeusement des hôtels (S).
Aux approches de San-Juan del Sul , la côte augmente un peu en élévation. La ligne de ses sommets perd la direction uniforme qu'elle avait dans le Nord , pour tracer jusqu'au port de Salinas une ligne sinueuse^ due à une continuité de collines boisées^ dont les pentes escarpées descendent jusqu*au sable de la plage ou rejoignent les falaises qui découpent la côte en une infinité de baies ou de criques.
Tout ce littoral est très-accore , et ce n'est qu'à toucher fa terre que Ton y trouve des fonds de 25 à 30 mètres.
H serait tôsez dSH^eile de reconnaître le port de San-Juan parmi' toutes cesbaies^ d'une configuration assez semblable^ si
(1) Volcau de Momobacbo .
(2) Sau-Juao del Sul, maison des agents de la compagnie américaine -.
latttade.
llo5&'25''N.
longitode.
88M7'2(yo.
taaateur
I !• 15' 25" H, 88-21' M" O. Vo» ?• SC/N-E.
ieira.
DU GEIWRË-AMÊWQUE. M
root tt^wk; peint le sécMr» des volecUis de Momobacho^ d'Ornetepecy de Mddeira et d'Orosi , qui se (fressent au-dessus de ces terres éomiâe autatit de signaux destinés à guider le navigateur,
Momobacho conserve sous tous ses aspects sa ressemblance volcan avec le San-Salvador. %ms7^Tt
Sa hauteur de 1300 mètres n'est pas suffisante pour qui! 1*7 et i s.' puisse être aperçu de toutes les directions , lorsque l'on n'est qu'à quelques milles de la côte.
Mais le sommet aigu du cône droit d'Ometepec (2) et la large volcans selle , si bien dessinée , du volcan de Madeira peuvent toujours, et^'de^MaSefr d'un temps clair, se distinguer au-dessus de la chaîne de mon- Vues n"" i7 ticules q^i les sépare de la mer (i). * *
Si les nuages amoncelés par les orages et les violentes briaôs volcan dN0r<»i. du lac de Nicaragua les dérobent à la vue, il restera encore: **et 20. ^ comme guide le volcan d'Orosi (2), dont les sommets égaux et pointus représentent assez exactement les toits aigus de deux tourelles réunies par un immense faite.
Celui auquel nous avons assigné une hauteur de 2600 mètres, auprès de son extrémité, une très4égère échâncrtire sur le côté,
Nous avons^ entrevu près d'Orosi, sans, pouvoir la distiaguep, Mirayaiies. une montagne très-haute et très-large qui doit être Miravalleô (2) v. ^^ ^ ^^'
Le port de San-Juan del Sful est situé sur cette partie du observations littoral appelée assez improprement te Golfe dePapi^yo ; car *'^e sanoiîwn* enti-e les pointes Gorda et Deçdada, linâtes qu'(Hi kii assigne, del sul. il n'existe aucune couii>ure-q«ii puisse mériter ce nom.
Les v^ots habituels y sont du N. E:, grand frais, variant su-> bitement de l'Est au N. N. 0. ; ils peroiettent rarement d'arriver au mQiiUlage autrement qu'eu louvoyant. Pour le faire le plus avmita^isement pos^Satle, l'on devra se tenir à terre, afin
(1) Ils appartiennent l'un et Tautre à Ttle Ometepec, située dans le lac de Nicaragua.
v2y- hitilutlc'. loiigttudc hauteur.
Volcans d'Ometepec 110 41' 4à'' N. 87" 46' 45" G. 1525"
« de Madeira 1 1** 34' 00" N. S?" 42' 30" G. 126t-
« d'Orosi iO*» 57' 14" N . 87" 46' OT" G. 2641"
Miravalles 10*» 39' 40'' N. 87* 34' 00" G.
PILOTE GOTIER
Gisements 4)e San -Juan
par rapport «ux Tolcans.
Aspeet du port
de San-Jaan.
Ftte«n~ 17
et 18.
d'avoir la mer belle , condition si essentielle pour gagner dans unlouvoyage qui se fera souvent avec deux ris. Les raEales y sont plus soudaines qu'au large^ mais peut-être moins violentes, et la brise y est plus continue.
Les gisements des volcans serviront à faire reconnaître à distance les abords de San-Juan del Sul , et en approchant, le port lui-même.
Pour cela Ton remarquera que ^ lorsque
Ometepec restera au N. E.\ Nord, ou Madeira — N. E. { Est, ou Momobacho — Nord \ Est ,
cette direction viendra passer sur la ligne d^orizon des terres, qui s'interposent entre ces volcans et la mer, à peu près par le sommet d'une petite montagne décrivant une courbe découpée par plusieurs dents arrondies (1), dont les plus élevées sont les mieux dessinées.
Ce monticule, que les relèvements font distinguer d'un autre placé plus au Nord et semblable dans son aspect, domine le petit port de San-Juan ; il sera donc le but du louvoyage jusqu'au moment où n'étant plus qu'à 12 milles de terre environ, • et dans un des alignements donnés, Pon distinguera les mornes qui forment l'entrée de la baie.
Orosi ne pouvant être amené du large dans la direction de la montagne de San-Juan , son relèvement àl'E. S. E. ne peut aider qu'à trouver le port, quand les autres points sont cachés.
Le morne du Nord se projette comme une grosse tache grisâtre sur les terres qui sont derrière lui; celui du Sud , plus apparent, se présente comme une masse ronde d'une couleur rougeâtre, et sur la côte qui le continue, l'on aperçoit trois marcpies blanches assez éloignées les unes des autres, suffisantes pour lever toute indécision. Ces marques sont faites par trois îlots que fréquentent les oiseaux de mer.
(I) L'on ne pourrait mieux les comparer, si ce n'était leur irr<^gularité, qu'à une partie de roue d'engrenage. ,
Dès que rentrée est reconnue^ on ne tarde pas à distinguer des navires au mouillage extérieur; puis quelques maisons sur la plage et enfin des pavillons et leurs mâts.
L'on mouille généralement en dehors du port par 16 à 20 mètres^ en se mettant plus près de la pointe Sud que de la pointe Nord ; celle-ci est i^ttenante à un petit plateau de roches qui réduit la largeur de l'entrée.
Le fond^ de sable et coquilles brisées^ n'offre qu'une médiocre tenue contre la violence des rafales de N. E., et sa grande déclivité vers le large augmente beaucoup encore la facilité de dérader ; il est vrai qu'elle contribue à dinûnuer les craintes de chasser avec les vents d^Ouest et de S. 0., qui soufflent quelquefois avec force pendant Thivernage.
Aussi, avec les vents du large, ne s'est-il jamais perdu de navire au mouillage extérieur, tandis que Ton en dérade fréquemment.
La corvette était mouillée par 22 mètres, fond de sable et coquilles brisées.
Nous relevions alors : 1 ; . i
Le mât de pavillon de Nicaragua au Nord 82** Est,
la pointe Sud au Sud 49** Est,
— Nord auNord 4f4fOEst,
le volcan d'Orosi.. au Sud 64* Est.
Nous étions un peu trop éloignés de la pointe Sud ; il faudrait amener le mât de pavillon quelques degrés plus au Nord.
De ce mouillage il fallait 20 minutes à nos canots pour se rendre à terre ; quand les rafales étaient fortes , ils venaient chercher Pabri de la pointe Sud , et en la suivant de Irès-près , ils gagnaient facilement.
Le port est fermé par une petite baie ouverte aux vents du Port, large ; le fond, de même qualité qu'au mouillage extérieur, n'y est pas d'une meilleure tenue ; aussi, comme il n'y a que peu de chasse , nous conseillons de ne pas y entrer (1) , si ce n'est peut-
(1) Depuis la rédaction de ces notes, deux goélettes et deux bricks s'y sont perdus avec des vents de N. E.
PILOTE COrnfiR
Aiguade.
ResBooroes.
Remarqoes
sur les
toits de Mord.
naflgation
do golfe
de Papagayo.
être pendant l'hivernage^ les petite navires pouvant trouver un abri derrière le plateau de rocbes de la pointe Nord.
L'on y débarque assez commodément en dedans des mornes dei'etttvée ; le fond y est très-plat et l'on s*y écboue loin de la plage , mais il n'y a que peu de ressac.
L'eau se prend dans un puits ; ette est mauvaise^ peu abondante et difficile à faire.
A part quelques vivres fms à des prix élevés^ l'on ne tronve aucune autre provision.
Dans le goMe de Papagayo, ou sur les autres points de la o6te, au large ou près de terre ^ rien n'annonce les rafales de Nord ; on les ressent soudainement avec un ciel sans nuages aussi bien qu'avec du cabne et de la brume ; seulement , elles s'entendent parfaitement la nuit, et le jour elles se voient ; car ^les marquent bien sur l'eau.
D'accord en cela avec l'opinion des pratiques, je crois que l'on doit naviguer, dans le golfe de Papagayo , en se tenant à 5 ou 6 milles de terre plutôt qu'au large : à cette distance, les rafales, peut-être plus soudaines, ont moins de force; les accalmies sont moins longues, souvent même elles n'existent pas, et l'on ressent une brise assez régulière fraîchissant beaucoup par moment.
Le capitame Belcher prétend que c'est surtout à 15 ou 30 milles de terre que les vents soufflent en tourbillons et avec plus de violence.
. Ainsi d(mc , si l'on ne pouvait pas rallier la côte à 5 ou 6 mi^ les.H serait préférable de traverser le golfe à iO ou 45 lieues de terre : dans cette zone, \m rafales perdent un peu de leur force ; eHes sont plus fixes et moins soudaines , et la mer n'y est ni plus dure ni plus fatigante.
En s^avançant vers le Nord, la direction du vent devient plus Est, et souvent l'on peut atteindre Reaiejo à la bordée.
d^ Sul «li saife de Nim^jm*
Nota. — Tous les relèvemeDts sont ceux du compas.
Cette partie de la côte est très-défectueuse; nous y avons 'trouvé les gisements des terres très-inexacts et des différences considérables en longitude.
DU GENTRË-ÂAfÉBiQUË. 55
Nos notes sont peu détoUlées^ le temps nous ayant manqué pour poursuivre notre exploration et ;pour continuer à mouil* 1er tous les soii's comme, nous l'avions fait jusque-là ; mais les renseignements recueillis et ce que nous avons vu par nousmêmes nous autorisent à affirmer qu'il n'y a aiKSun (tenger qui ne puisse éti^e aperçu ou qui ne soit signalé par la sonde.
Jusqu'à la pointe Natan, extrémité Nord de la baie de Sa- ncsan-joan linas> la côte conserve le même aspect qu'aux abords de San- ^ la baie Juan. Quelques îlots assez élevés s'éloignent de terre à Icu ^e saiinas. 2 milles.
A partir de la pointe Natan jusqu'à celle de Santa-Helena ^ la Baie de ^lînas. oôte rentre assez profondément et desâne une grande couri>ure ^^l ^. que le cap Descartes divise en deux baies : la plus Nord ^ appelée baie de Saiinas, offre un bon mouillage, que l'on trouvera en tenant le pic Nord d'Orosi au Sud 83^ Est; ce relèveraeet GC»aduira sur l'île, à l'abri de laquelle on mouille jpendant l'bivern«ge, époque des vents d'Ouest et de S. 0^
. La plus Sud, désignée sous le nom de baie Tomas, n'est BaieTomas. remarquable que par la pointe Santa-Helena, qui représente assez exactement un long prisme triangulaire, dkmt Tangle le plus aigu détermine l'arête supérieure , qui est dentelée «coimne une scie. Le côté Nord du prisme, d'une graiKlewdil;é,ppé^ sente une sqrface unie et ti*ès-esoarpée.
L^s îles Murcielagos se détachent au large de la pcÉite Santa- fiesMurcieiagog. Helena ; leur nombre est considérable, et parmi «lies il j en a de quelque étendue. Deux roches s'éloignent à {dus é^vai onUe à l'Ouest du groupe ; elles tie sont pas pcHrtéessur les cartes anglaises.
De la pointe Santa-Helena à la pmnte Grorda, la côte déa^it un grand enfoncement dans lequel se trouve le port de Gulebra; il y a dans ce golfe plns^eavs îlo4s astee grands que je n'ai pu retrouver sur la carte de l'Amirauté, qui place toutes ces terres d'au moins 12' trop à FEst.
' Cette pointe, aperçue du Sud, se présente comme un gros i*o»nteGorda. = mamelon arrondi ayant une légère inflexion au milieu de son sommet ; il est plus' élevé que les terres qui l'environnent, et son point le plus haut est près de la mer.
Toute la côte comprise entre les pointes Garda et Guiones est- Description haute et boisée; elle est bordée d^ane lisière de sable blanc, de la côte
PILOTE COTIER
entre les pointes
Goraa
et Guiones.
Pointes
de las Yelas
et
Morro-Hermoao.
Pointe Guiones.
De la pointe
Guiones
an cap Blanco.
Banc à rouest
du cap Blanco.
interrompue par quelques falaises rougeàtres qui sont entourées de rodies sur lesquelles la mer brise avec force.
Nous l'avons suivie à une distance de 2 ou 3 milles par des fonds de ^ à 50 mètres.
Dans les positions assignées à la pointe de las Yelas et au Morro-Hermoso^ nous n'avons trouvé ni pointe ni monticule remarquables; ce n*est que par 9<'53' de latitude Nord et 88"* i¥ de longitude Ouest ^ c^est-à-dire dans une position 21' plus Sud et 43' plus Ouest que celle donnée pour la pointe Vêlas ^ que nous avons reconnu une falaise grisâtre s'avançant un peu au large^ taillée à pic et surmontée de quelques arbres. La mer forme à son pied un brisant qui s'étend à un mille et demi ; elle déferle sur des roches détachées, qui sont en grand nombre au Sud d'un îlot de sable blanc sur lequel s'élèvent deux roches^ qui paraissent comme des voiles.
La position que nous avons donnée à cette falaise , appelée pointe Guiones (1) , la met à 30 milles dans TO. N. 0. du cap Blanco, et à 24' à FOuest de la c^te tracée sur les cartes anglaises.
Après avoir suivie pendant 20 milles à peu près^ une direction Est ^ S. Ë.^ les terres prennent une direction S. Ë.^ pour venir former le cap Blanco. Toute cette côte est accore et très-boisée; ses sonunetS; qui dépassent rarement en hauteur ceux des terres du cap Blanco^ les rejoignent en traçant une ligne légèrement tourmentée ; sa plage de sable y divisée par des rochers assez élevés en une infinité de baies , offre ^ à Tabri des pointes^ des débarquements faciles.
Je doute qaé le banc marqué dans l'Ouest et près du cap Blanco existe , mus je n^ai pu le vérifier.
Nota.— Tous les relèirements sont ceux du compas.
Golfe de iiiooyà. Depuis la séparation de la province de Guanacaste de l'État de Nicaragua et son annexion à celui de Gosta-Rica^ tout le golfe de Nicoya est enclavé dans le teiTitoire de cette dernière république^ qui se trouve par là en possession de ses îles et de son littoral.
(1) Les pratiques ne connaissent aucune pointe sous le nom de las Velas.
DU CENTRE^AMÉRÏQUE. 57
Les îles sont nombreuses et quelques-unes ont assez d'éten- îles,
due; celle de San-Lucas a dans le Nord un bon mouillage^ où Ton peut se rendre par un large chenal sain et profond.
Ghira, la plus considérable de toutes^ est située à Textrémité du golfe; elle est entourée de bas-fonds qui nécessitent Taide d'un pilote pour suivre le chenal , qui devient sinueux et étroit au delà de la pointe de los Patos.
Ces îles couvertes d'arbres ^ ainsi que Jaspe , Alcatraz^ los Ne • gritos^ Gedro, Cavallo, Bejuco^ Venado^ Pan de Azucar et Cagaves^ sont encore inbid)itées et d'aucun intérêt dans le moment actuel.
La partie Ouest du golfe étant maintenant à peu près déserte , Poru. tous les p(»*ts qui jusqu'ici ont été fréquentés sont sur la côte Est : ce sont ceux de la Herradura^ de Caldera et de Punta- Arenas.
La baie de Tiurcoles offre également un bon ancrage^ d'où Ton peut communiquer facilement avec la terre.
Le port de la Herradura^ abrité par la pointe et l'île de ce nom Port est un bon mouillage ; mais inhabité et sans communications avec ^* ** Herradura. l'intérieur^ il n'y a d^autres ressources qu'une aiguade excellente «t abondante.
Caldera a été le port d'entrée de Costa-Rica jusqu'en 1840 > Port de Caldera, époque à laquelle son insalubrité l'a fait abandonner pour Punta- Arenas^ malgré la sûreté de son mouillage et sa plus grande proximité de la capitale.
Depuis lors Prnita-Arenas^ déclaré port franc^ est devenu la panta-AreDaa. place de commerce la plus importante de tout le littoral du Centre-Amérique. C'est l'unique port de l'État de Costa-Rica qui soit firéquenté sur le Pacifique , et c'est par lui qu'il fait presque tout son commerce d'importation et d'exportation.
La presqu'île de sable sur laquelle est placé le village, abrite un mouillage intérieur appelé l'Ëstero^ dans lequel peuvent entrer, à marée haute, les bâtiments qui ne calent pas plus de 4 mètres; tandis qu'au Sud d'elle, il y a une rade spacieuse, d'une profondeur moyenne de 10 mètres, qui, quoique sûre et conïmiDde pendant la belle saison, demande cependant quelques précautions contre les vents de Thivemage.
PILOTE COTIER
Atterrage
sur le
golfe de Nicoya.
Terres du cap Blanco.
Ilot
do cap Blanco.
Vue n« 21.
Cap Blanco.
Pointe delaHerradora.
PiHita-Araïas renfemie une pop«latictt d'environ i500âaie6; ses rues^ .droites et ré^alières^ œus désagréables à oiMjise 4e leiwr soldesable^ s'étendealtle loa^derSsI^ro^ par leq^uel mt lieu toutes les ooBimuiiicaliûQs at ee la i»de exténeure.
«Get atterragoBe peut offirir aucune difficulté, car le golfe de Nicoya^ parfaitement limité par le cap Blanco à rouest et la pointe Herradura à PEst^ présente une ouverture de 30 milles^ qui se dessine de aumière à lee qu'aucune eeveur soit pos- »ble.
L'on atterrit généralement «ir te cap Blanco en ee tenant un peu à l'Est de son méridien ; mais nous pensons qu'il y a quelque avantage , en arrivant du large , à venir chercher la pointe ^rradura^ tant pour ecHErtre-balancer l'effet des courapts, qui portent généralement à l'ôueât, que pour abr^er un peu là^route^qui doit se faire préférablement sur la côte Est.
€'est probfd[)lement Taspect remarquable du cap Blaocoqui l'a fait choisir pour point d'atterrage; ses teites^ aperçues d*une distance de SK5 milles environ dans le N. N. 0.^ appeoraissent comme une lie dont la partie supérieure assez plate porte, près-que en son milieu, une légère coupure. Plusieurs taches* blanches servent alors à distinguer le cap lui-même des toves sur lesquelles il se projette.
La ta(^ la plus large et la plus près de Htorkon est formée par un 9ot efftièrement blanc ^ placé Nord et Sud avec letcap^ dont il est séparé par un canal d^une largeur d'un miUe, mais dont il ne paraît détaché qu^à «ne distance ^e -10 à 15 mffies (1).
Ce n'est que quand le cap Blanco reste à TEst et au Sud de l*Est qu^ la pointe qui le tero^ne v^tablemecit peut être aper** çue; beaucoup plus basse que les terres qui l'envhtïnnent, eHe s'avanoe comme une île et tMibe à pîc vers la mer.. L'on voit alors une aiguille mince et très^^iKÂntue uii peur au Sud de lllot. '
La pointe de la Herradura y qni^onne la^partie Sud du port de ce nom^ est un gros morne arrondi attenant à des ierres levées;
(1) Îlot du cap Blanco, lat. 9» 34' 15" N., long. 87* 29^ 23" O. (Hyd^)
DU CeNTRJB^AMiËRIQUË. b»
un gros Ilot rocl;beux^€o|iv6rtd'arbE^,9 d'une hauteur i^iïesque égale à la£ieni;ie; se déMcbç d'elle ^n ^saont uQpptitpa36iige peu praticable^ même pour les Q|UK>ts.
Jusqu'au mouillée de Punt^Areuas y le golfe de Nit^a n'a Route aucun daoger qui ne s(^t apparent; toutes leç terres et toutes les '^nVoaiiiage' pointes peuvent être approchées à moi^Ds de 2 milk^, pu i ^a
fi faut seulement avoir la p^écs^viJdQa d^ rallier la côte Est^ car vue n° 22. le jusant^ qui suit une direiction S. 0. au Sud des l^^gnite^.^.s'y fait oioins sentir^ et lefond^ qi^ique considérable^ l'c^t oaoins qv{à la côte Ouest; de sorte qi^e ^ si Ifon .ét^it pris p^r if^^^xu^ et le courant contraire ^ Van y trouverait plus .(aciilewe^t jbm mouiUage^ popr éviter d'être entraîné .d<^bors par je jusîanty qui a souvent une assez grande vit^sse^ jOU piour.ne pas ^éti^ 'p<tti;é pfu* le Aût sur les lies 4^ N^gri1i(>s ^ prés desqveltes il n'y ^^ tque de^ grands fonds ; on les reconnattra l;K^ilemeal à me i^e n^e^yancée. lau large^ qu^ a l'apparence d'une voile.
Peu ^après ^yoir dépassé la M»Pe,iE$t e* Ouest. des. Negritos, l'es wegritos, r(m»apercevrafBi;ktre ces île^fCt celle deSan-i-waçidsux 11^ ^^^*ou
marquables. Ftt^'"nM2.
Le premier^ appelé Çaga\fies (Av€^ de Belcbei^:^ reaaemble à un n^t osgaves. cirque jouvert du côté de TEst; ^on enceinte, fionûée* l'ii>térîeur ^^ '*'*2^cpxune à ^'extérieur par des roches à pic ^ ^t couronjlée dijf breç e^enjtoure'Une<plage de, galets çpuyecteà nnuîée Jiaute.
Le ^emnd îlot est un roiphe^ conjîque,^-hojsé,et^éleyé^ suffi9aQ»r iiot de poept désigné pardon noâ^ de P^ de Azucar (pftip«d<e s^jKar^).. ^* fwc n^M?*^'
L^on ne tardera pas ensuit^> à^<M$tii]^guar.le phaare (A^âedéta- Phare, chant des arbres; il est pl$^ sur une tour^auna à plusi^rs^étages^ élevée de 20 mètres au-dessus de la mer : ce feu est fixe et a une portée de 10 milles (2).
L^on verra en même temps, mais beaucoup plus ^r la gauche, nouane. une grande maison qui sert de douane [1 ).
(1} latltade. longitude. TariatioD.
Phare de Punta- Arenas «° 66' 45" W. «7° ^8' 2<y G. 7» 47' N. E. 20«
Douane ,, 9*>56' 46" N. 87'» 19' 2i" O.
(2) Comme eeUe tour eât ^sfiez difôcUe h recounattie.» ou la xherchefa dans la^irectiou d'une monta^pae du dernier f^lan, d'une roroie coni/ofae-à large base, ou d'un monticule moitis éloigné qui présente ptfsjeura i
60 PILOTE COTIER
G^est la dernière construction à l'Ouest et la plus près de la Puntilla de Punta-Arenas ; elle est peinte en blanc ^ couverte en tuiles et voisine d'un bouquet de cocotiers , le seul de la presqulle.
La douane ou la tour du phare étant reconnue avant d'être Est et Ouest avec Azucar^ Ton gouvernera de manière à ne pas amener la première au Nord du N. N. 0., ou la seconde au Nord du N. I N. 0. ; Ton évitera ainsi les bancs de Punta-Arenas^ qui limitât la rade au Nord et à l'Ouest (i).
n sera important de rectifier fréquemment sa route sur le relèvement que Ton aura adopté^ car^ au Nord des Negritos^ le flot porte avec force à TO. N. 0. et le jusant à TE. S. E.
Ces bancs, formés par les rivières d*Aranjuez et de Baranca^ se sont séparés de Punta-Arenas en ouvrant le chenal de l^Estero. dont la profondeur et la direction sont modifiées à chaque grande marée : les parties qui assèchent à marée basse ont à peu près le gisement Est et Ouest de la presqu'île; mais elles se prolongeai au S. Ë. pendant 2 milles et demi environ, recouvertes par une profondeur moyenne de 5 mètres d'eau ^ si ce n'est sur un petit plateau où il n'y a que 3"^ fi.
Monillage. S'étant placé dans les relèvements indiqués par rapport à la
douane ou au phare^ ou un peu plus à PEst, l'on mouillera dès que Ton relèvera le Pan de Azucar au S. 0. j- 0. ou Cagaves au S. O.
L'on sera alors à un mille de la PuntÛla de Punta-Arenas ^ par un fond de sable fin vasard de 10 à iâ mètres^ et pouvant communiquer facilement avec le village de flot et de jusant ^ ainsi qu'au moment des brises de terre et du large. Réièvemeiit Du mouillage de la corvette l'on faisait les relèvements suivants :
L'église au N. 15° 0.
Le phare N. 18° 0.
La douane N. 27° 0.
Le Pain de Sucre S. 52° 0.
Cagaves S. 43° 0.
(i) si la dooaDe ou- le phare n'étaient aperçus qu'aprèa avoir dépassé le parallèle d'Azacar et relevés alors au Nord du N. N. O. ou du N. i N. O., il faudrait revenir sor ses pas et se placer de nèoveau dans le S. avant de se diriger vers les relèTements indiqués, car sans cela Ton courrait risque de rencontrer les banc» qui s'avancent au S. E.
du mouiOage.
DU GENTRE-AMÉMQUE. 61
Un peu plus à l'Esté le fond est de meilleure tenue, la vase dominant sur le sable.
Les relèvements sont alors modifiés ainsi :
Le phare au N. 28** 0.
La douane N. 39** 0.
Le Pain de Sucre et Cagaves ne changent pas.
Ces mouillages sont ceux que Pon doit prendre pehdant la belle saison y c'esirà-dire, de novembre à juin; mais lors de l'hivernage Ton y serait un peu trop près des bancs, d'autant plus que le fond, d'une qualité médiocre, est continuellement labouré par de violents courants, de sorte que l'on pourrait être entraîné facilement à la côte par les vents et la mer du large, qui se font sentir à cette époque dans le golfe.
U faudra alors mouiller en relevant la douane au N. 0. \ N. ou le phare au N. N. 0., et le Pan de Azucar à FÔ. S. 0.; Ton sera par un fond de 10 mètres où la vase domine sur le sable.
n est à remarquer que les sondes, qui diminuent graduellement de 30 à 8 mètres en venant des Negritos et en suivant les alignements indiqués, croissent ensuite de 8 mètres à 12 mètres en s'approchant des bancs.
Il convient d'affourcher S. Ë. et N. 0., tant pour la tenue, qui est mauvaise, que pour la crainte de surjaler dans les évitages continuels du bâtiment avec les folles brises de lanuit et de la matinée. Le mouillage de l'Ëstero ne peut être pris qu'avec Taide du pilote, qui est chargé de suivre les changements du chenal; ses droits sont de 6 réaux par pieds espagnols (0>",28) de tirant d'eau, n ne peut y avoir ni difficulté ni danger à louvoyer dans le golfe; nous recommanderons seulement de ne pas amener la douane au Nord du N. N. 0., tant que Ton sera au Nord du parallèle de Cagaves, et de se tenir toujours du côté Est lorsqu'il faudra remonter contre la brise de terre.
Les communications avec la terre ont lieu par FEstero, qui assèche presque entièrement à marée basse : Fon suit alors le chenal et Fon vient débarquer à la place dit marché, reconnaissable à un bel arbre qui s'élève presqu'au milieu.
Avec la marée haute on peut accoster à n'importe quel point de la plage de FEstero.
IfoaiUage de l'hiveniage.
Remarques 8Dr les sondes.
Manière d'affourcher.
Mouillage de rEstero.
Frais de pilotage.
Loavoyage.
Communications avec la terre.
PILOTE COTIER
Marées.
£tablissement
du port à PuDta-Arenas.
Aiguade.
ReMOiircté.
Salubrité.
Pbur se retiére en rade avec Je flot^ qui atteint près dé la Puntilla une grande vitesse ^ il faut la ranger de très-près et longer ensuite les brisants de la côte, afin de gagiier facilement contre le courant.
Les marées sont régulières, égales en force et en durée; au mouillage, leur vitesse maximum a été trouvée de i nœud 5, et celle moyenne de i nœud.
L'étaMIsseifittnt du port à Punta-Arenas est de 3*» 10", et la diffânaice entre lia haute et basse mer, à l'époque des syzygîes, de3V.
L^eau se fait à te rivière ^u*anca, située à 7 milles dans l'Est dn nottillage. L'embouchure se reconnaîtra à une grande tache jaune que Ton teisse à tribord en entrant; la barre ne peut se passer qu'à mi-flot, ou un peu avant mi-jusant.
L'ofl remonte' en^Hite la rivière jusqu'à s'échouer, en suivant pendaiit plus d'fcin miîte un chenal assez. tortueux; c'est seulement" aloi's que l'on trouve Teau douce, et souvent encore n'esteMe pas ti«ès-bonne; aussi des embarcations moyennes, pouvant reinôi^r plus haut, seraient préférables aux chaloupes pour foire 66 âervidër.
Afin d'activer cette opération, Ton pourrait venir mouiller par i^ mètres à f twyié et dfemi dans l'Ouest du Rio-Baranca; mais la nécessité d'attendre la marée pour passer la barre empêcherait probablement de faire plus de deux voyages par jour.
Les^vivi^ës frais sont abondants à Punta-Arenas, quoique Ton s'y prôcurte difficilement des bœufs vivants.
L'on y rencontre souvent' des approvisionnements de campaghe, cependant <îen'est'qu'en petite quantité:
Realej^a, sôiis ce ràlpporf, ainsi que pour les objets de matériel flffvali off ï^e plus de ressources .
La salubrité' de Puhtà-Arênàs n'est que relative; il y a des fièvres toute Fannée, qtii sévissent aussi bien cbritre lés naturels qtte^etkitpel^ étrangers ; ilièfis celles contractées pendant la belle saisorfont peu dé ténacité, et ce n'est que pendant l'hivernage qu'eBefiFprennerit-lectftactferejJërfiicieux; cependant elles y font peut-être moins de victimes que sur les autres points de la côte.
DU CENTR&AMËaïQUË. 63
Wkf Im pointé Wietp^ttàuÉfm nu «ollb Holtfe.
Nota. ^ Tous les reièvemeots , gisements, etc., soot ceux du Monde.
Toute cette partie de MÉtat de Costa-^lica était à peu près inconnue avant rexploration et la carte qui en ont été faites par la Brillante y en i852.
Cette' côte^ d'un abord facile, mais entièrement déserte et couverte de forêts impénétrables , n'est visitée que par les pécheurs de tortues carets et par quelques bongos de Punta-Arenas, qui viennent se charger de cocos ramassés dans les immenses bois de cocotiers qui bordent quelques-wies de ses plages.
A certaines époques de Tannée, les Indiens quittent les parties montueuses et orageuses de Tintérietir pour s'établir pendant quelque l^mps aux embouchU)*es ou bocas de^ Rios Pirri, Savagre, Ubitti, Piru, etc. Ils s*y approvisionnent de poissons séchés et de sel, recueillent du caoutchouc pour en enduire une espèce de manteau et teignent , avec la matière colorante obtenue de la pourpre, les flte qui servent à confectionner les vêtements de leurs femmes. Mais , jusqu'au golfe Dulce, on ne rencontre ni village ni même aucune réunion permanente de huttes ou ranchos.
A 4 milles dans le S. E. \ Ë. de l'île Herradura se trouve la Pointe et éendJ pointe Guapilon, qui est la continuation des hautes terres; elle Guapilon. n'est remarquable que par deux roches à fleur d^eau, sur lesquelles la mer brise.
n y a un passage ou du moins une profondeur de 16 à 18 mètres d'eau entre ces roches et la pointe, dont elles sont éloignées d'un demi-mille.
Après Guapilon la côte est plate et sablonneuse; mais les terres élevées du Cerro-Grande la prolongent à quelques Ueues dans l'intérieur; elle est bordée de brisants qui s'écartent à 3 ou 4 eneafbltffès au lai^e par le travers des petites rivières d'Usubre et de Tùsubre.
L'embouchure de cette dernière se reconnaîtra à un épaulemâat naturel très-apparent.
Cette côte s'arrête à la pointe Mala, qui est très-basse, couverte pointe Mala. d'arbres et de mangUers.
Dans le Sud de cette pointe, brise une basse d'un mille et demi Basse d'étendue, composée d'ilôts et de roches détachés peu élevés au- y^ ^^^ k^i,^
PILOTE COTBER.
RiosPirri et de las Damas.
Boca-Tieja.
Pointes
de los Qoepos
et de Maranjo.
Ilots de los Quepos.
dessus de l'eau. Les fonds^ de gros sable et de coquilles brisées, sont très-irréguliers à ses accores; la sonde y saute subitement de 33 à 20 mètres.
Près de cette basse le courant porte toujours à l'Ouest, et sa vitesse^ souvent de 2 nœuds, ne tombe que rarement au^essous d'un mille.
 la pointe Mala cette même côte, toujours plate et basse^ tourne brusquement à l'E. i S. E. , rejoignant par une courbure légère la pointe de los Quepos, éloignée de 25 milles. Sa plage de sable, battue par un ressac continu , est bordée près de la pointe Mala et pendant un mille environ par un cocal(i); elle est ensuite coupée par Tembouchure du Rio-Pirri, une des stations des Indiens, et la Boca de las Damas. Enfin, à son point de jonction avec les terres de la pointe de los Quepos se trouve la Boca-Vieja, plus difficile à distinguer que les deux autres, qui sont larges et bien tranchées : toutes sont impraticables.
Le fond, toujours régulier, est d'abord peu considérable et de sable fin; mais il augmente et se mélange de vase en avançant vers rOuest.
La pointe de los Quepos appartient à un promontoire formé par un rameau du Cerro de la Dota; elle le limite à TOuest comme celle de Naranjo, éloignée de 5 milles au S. E. , le termine à PEst.
L'une et l'autre se détachent bien des plages qui précèdent ou suivent le promontoire ; elles ont, du reste, un aspect presque semblable.
La pointe de los Quepos est d'une élévation moyenne et couverte d Vbres ; elle offre, dans l'Ouest, un abri pour les bateaux, derrière un petit plateau de roches placé à quelques encablures de terre.
Entre ces pointes, et un peu au large du promontoire. Ton aperçoit une quantité d'îlots et de roches réunis en deux groupes distincts.
Celui des Quepos est composé de roches isolées et de quelques ilôts, parmi lesquels celui de Manuel Antonio , le plus grand du
(1) Bois de cocotiers.
DU CENTRE^AMÉMQUE. 65
groupe^ apparaît comme \m trapèze aux côtés peu inclinés dont la partie supérieure, garnie de quelques arbres^ porte une coupure très-marquée.
Cet îloj abrite une anse de sable qui sert de port aux bongos qui viennent y pécher la tortue ou teindre des fik.
A terre de ces roches il n'y a point de passage, même pour un petit bâtiment. (Renseignements du pratique.) *
Le groupe de Naranjo diffère peu du précédent dans son note
aspect et sa composition ; le principal îlot, situé à l'Est, se recon- ^ Naranjo. naîtra à sa couleur rougeâtre.
L^on prolonge ces groupes à un mille de distance par des fonds de vase de AS à 50 mètres.
LesdeuxpointesdeNaranjoetDominical,éloignéesruneder^u- De la pointe tre de 9 milles, sontrémnespar une plagede sable qui sert de lisière ^ la^^nte* Beau versant d'une ramification de la Cordillère, dont elle est se- minical. parée, en quelques endroits, par des êsteros de peu de largeur.
Elle reçoit : le Rio-Naranjo, qui se jette à la mer à TOuest de la Rîos Naranjo, pointe de ce nom; le Rio-Savagre, dont la large embouchure est **^^{ **"" encore un des points les plus visités par les Indiens ; le Rio-Barru, DominicaK qui sort d^une quebrade profonde d'où se fait sentir pendant la nuit un terrai très-frais; et enfin le Rio-Dominical; tous inaccessibles , même pour les bongos.
Cette côte peut être approchée sans danger, car à 2 milles Ton a de 45 à 50 mètres d'eau ; ces grands fonds de vase verte diminuent en approchant de la pointe Dominical.
Maintenant la plage de sable disparaît, et c'est la Cordillère ne la pointe eUe-même qui s'avance jusqu^au bord de la mer; un de ses con- ^ ^^[^SfiMala tr^forts, en s'abaissant par une pente assez rude, dessine la deiosindios. pointe Dominical , que l'on distingue à sa couleur noirâtre (due Pointe à une végétation particulière), d'une suite de pointes boisées et Dominical, semblables dans leur configuration qui se succèdent jusqu'à la pointe mince et allongée d'Ubita , en traçant autant de criques sans importance, dont les principales ont reçu des pêcheurs les noms de Puerto-Dominical et de Puerto-Nuevo.
Un récif et quelques roches prolongent au large la pointe Port d'ubita. d'Ubita et abritent un mouillage que les pratiques disent assez profond pour tout bâtiment; Ton y débarque facilement, et il serait possible de faire de l'eau au Rio-Ubita, qui forme d'abord Rio-ubita.
PHjOTE COTIER
PunU-Mala de ]06 Indjos.
Bâitena et Bsllêolta.
De la pointe
Mala
de lo8 Indios
à la pointe
Tiolin.
BocasCoronado, Cbica, Brava,
Matapalo et Guarumel.
Ilot Sacate.
Ilot Tiolin.
Pointe Violin.
un estero et se rend ensuite à |a mer par .deux embouebures placées à TEst et. à TOuest de lapdinle:
Ce port est presque constamment fréquenté pœ les Indiens.
La dernière pointe que Ton vent au S. E. | E.^d'Ubita^ et qui finit les bautes terres par une chute à pic^ est la pointe Mala de los Indios; elle est également reconnaissable à la côte basse qui lui succède j et surtout à la brusque direction que celle-ci prend vers le Sud.
Pendant les 13 milles qui séparent Dominical delà Pnnfa de los Indios, la sonde se maintient entre ^ et dOmètres^ fond de vase verte^ et çà et là apparaissent près de la côte quelques tlots suffisamment signalés par la mer.
A 3 millesdans le S. E. \ Ë. dUbita^ il y a un grosrocber de la couleur roussàtre du guano^ appelé la Ballena ; il est entouré à ro^ S. 0. d'une petite basse qui brise toajdùrs.
Les trois petites roches minces et aiguës de la Ballenita sonil dans TEst et à un mUle de lui.
A partir dé Punta-Maia commence une vaste plaine marécageuse^ qu'occupe en partie^ dit-cm y un lac inHnense et qi^arroâ^ le Rio^Burruca avant de se jeter à la mer.
Quatre boeas^ qui servent probablement autant de dégorgeoirs au lac que d'embouchures au Rio-Burruca^ aboutissent à une côté uniformément basse et boisée, courant Nord et Sud pendant 22 milles.
Quoique les fonds diaiinoent par le travers des' bocas, les sondes conservent lieur régularité y et la côte e«l par&itement saine dans ses abords. En allant du Nord au Sud leslbocas se présentenit ainsi : la boca Ck)rQnado, la boca Cfaica , la booa Brava, et enfin lesbocas MatapalQ etGruarumel qui, appartenant an ménie bras de rivière, «e réunissent souvent en uîie seule. n
G^est au Sud; de ces ^^mières que se trouvent les petits Uots de Sacatè:; et c'est aussi, près d'elles que les. terres s'élèvent pour aller chercher celles de la pointe Vioto.
Avant d'arriver à cette pcHnte^ l'onl apercevra une petite Ile. boisée et qudipies roches peu éloignées de tejnre, qui la feront re«onnattre ; elle temme au Nord one baie bien dessinée^ ^tdurée de bmites^terres.et reniarqaabte par unie large place prikée, appelée rasirifdQ^ qui peut se distingmer de 7 à 8 mille». Cette
DU €EîWAE^AftÉifelQUE. 67
bâië tétifetiÉÈé Càiboca l^erpé^ indiquée par des mangîiers et une Boca sierpe. large coupure de là plagé.
Seloû tes pratiqués', lés différents cours d'eau qui déterminent ces iKictô coiâmtmiquent entre eux de telle sorte, qu^un bongo 4M9M par là boca Sîerpe peut aller sortir près de la Punta-Mala à» lois Indios.
Par le travers de boca Sierpe les fonds sont de 25 à 30 mètres , taftidis qu'au Nord et au Sud de Violin , à la même distance de terre, Us se tiennent entré 45 et 50 mètres d'une vase verte d'une très-bonne tenue.
Après la baie de la Bôca-Sierpe , la côte suit au Sud toujours haiâtéet boisée ; sa plage, de peu de largeur, est interrompue par les boiBas de Ganado et d'Idraque; elle s'arrête au Rio-Àjuja, Rio-Ajuja. . dont l'embouchure, praticable pour les bateaux, se trouve dans l'aigle presque droit déterminé par la nouvelle direction des terres qui se terminent au cap San-José.
Cette rivière est le iheiîlèur abri que trouvent les bongos du golfe DUlce à celui de Nicoya, et le seul point où Ton puisse faire fa^temèM dé Teaù.
ta diaîne de montagnes, qui maintenant domine la côte, en- cap San- José, voie vers l'Est un de ses contre-forts qui , en s'abaissant un peu, ^^ "• ^' foft)»e le cap San-Jôsé, que l'on reconnaîtra à un rastrado ou large tache verte dépouillée d'arbres, placée sur l'arête même du oontife-fôrt.
Dans le S. E. du cap, il y à une petite plage bordée d'un cocal et d'uh platanar (i), sur laquelle Ton peutdébarquer à l'abri des pétHses roches peii éloignées de la pointe.
Le cap San-José est la partie Nord d'une anse d'une légère cap San-Pedro. cdàrfcùi'è,' limitée au Sud parle cap San-Pedro, près duquel l'on Uot ,
aï>ér^cnîttfn îlot rocailteùx garni d'arbres, se reliant à la terre ^san-Pedro. parùVié chaîne de roches qui se prolonge aussi à une encablure Puerto a«<larçè; té groupé abrite une partie de la plage de sable du ^san^ro.^* port de San-Pedro , signalé par un rocher surmonté d'un seul Vue n* 24.
Sûf éetté mêihe pïàge l'on distinguera, dans Un petit enfon-
(i) Ou Platanal » plantation de bananiers.
PILOTE COTIÊR
Ilots Llorona.
Ile Cano.
Vues n"» 23
et 24.
cément appelé le Puertecito de San-Pedro , quelques ranchoâ dlndiens qui viennent y chercher de la teinture de pourpre. . 'Fointe Llorona. A 3 milles dans le S. S. 0. \ S. de San-Pedro se dessine la pointe Llorona^ haute ^ accore ^ boisée, formée de falaises couvertes en partie d'une riche végétation , quoique coupées à pic ; une très-jolie cascade court sur la pente presque droite d^une d'elles.
Plusieurs Ilots y dont quelques-uns sont garnis d'arbustes , se détachent de la pointe , sans cependant s'en écai*ter à plus de quelques encablures.
Dans rOuest du cap San-Pedro^ à une distance de 10 milles^ se trouve Hle Gano^ d'une hauteur moyenne assez uniforme pour que les cimes des arbres^ qui la couvrent entièrement^ tracent une ligne qui n'est que légèrement ondulée.
Ses abords sont sains; elle peut être contournée dans tous les sens à moins d'un mille.
Dans la partie N. 0. il y a une source et quelques bananiers sur une plage de sable appelée Puerto de Caflo; Pon peut y débarquer facilement; c'est là où se rendent les 1)ongos pour recueillir le caoutchouc^ qui est en grande abondance sur cette Ile. (Renseignements du pratique.) A la pointe N. Ë. la mer brise sur une pierre plate et sur quelques roches isolées, peu éloignées déterre.
La pointe Ouest est entourée d'une basse de roches sous Peau,
qui s'avance au large à plus d'un demi-mille ; l'on doit s'en dé-
.fier ^ Pon approche Cano par PEst, car le courant porte cons-
tanmient sur ce danger, à une encablure duquel la sonde rapporte
60 mètres et 30 mètres à le toucher.
Le canal qui existe entre Cano et le continent est exempt de tout danger; sa profondeur au milieu est généralement de 65 mètres; elle diminue graduellement en se rapprochant de la terre ou de l'île, mais elle est moindre près de la première que de la dernière.
En se dirigeant du Sud de llle vers la pointe Llorona , le plomb tombe dans des fosses qui donnent des fonds irréguliers variant subitement de 50 à 60 mètres; près de Llorona ils reprennent leur régularité.
Au Nord de la ligne que l'on tirerait de Cano au cap San-José,
Canal de Canio.
Sondes.
DU CENTRE-AMÉRiQUE. 69
le fond est d'une vase verte compacte , qui se mélange au Sud avec du sable fin et des coquilles brisées.
La pointe Sal-si-Puedes ^ haute et tombant à la mer par une De la pointe courbe brusque, appartient au cerro de ce nom , lequel se dirige à'îapotoie de là \evs le Nord pour se réunir aux hautes terres de San-José, sal-si-Puedes. laissant alors un grand plateau entre lui et la plage.
De Llorona à la pointe de Sal-si-Puedes la distance est de 14 milles et la direction S. 40^ E.
Entre ces pointes et dans le S. SO"" E. de Llorona , Von aper- corcovado. çoit le Corcovado, gros rocher d'une hauteur de iO mètres en- ^^ *** ^** viron, terminant à â milles de la plage une large basse composée de roches au-dessus de Teau ; elles paraissent se rattacher à un banc formé par Fembouchure du Rio-Serena, et cette réunion intercepte probablement tout, passage entre le Corcovado et la terre.
Au Sud et à moins d'un mille de Sal-si-Puedes , il y a la roche choncha-Pelona. ronde et pelée de la Choncha-Pelona, que l'on peut approcher de très- près, sans cependant que Ton puisse passer à terre d^elle. Si après avoir dépassé la cascade de la pointe Llorona l'on s'a- sondes, vance dans l'anse comprise entre elle et le Corcovado , la sonde tombe subitement et irrégulièrement de 35 à 25 mètres ; et si l'on se tient sur la ligne qui joint ces deux points. Ton trouve des fonds de sable fin , moyennement de 20 mètres, qui varient brusquement de 3 et 4 mètres dans Tintervalle de deux sondes.
La couleur de l'eau, les brisants éloignés de terre, l'irrégu-* larité des sondes, Taspect de la plage basse et sablonneuse, tout, en un mot, parait indiquer dans cette anse des bas-fonds près de. terre.
Dès que l'on relève le Corcovado à l'Est, le fond croît rapidement , et au Sud de ce rocher ainsi qu'à moins de 4 encablures de la Choncha-Pelona, la sonde ne trouve pas de fond par 60 mètres.
A partir de la pointe de Sal-si-Puedes, la chaîne des monta- De la pointe «le gaes du Cerro longe la côte en se dirigeant pendant 20 milles à ^l^'^^te Ma- VE. S. E.; alors, par un brusque retour vere le Nord, elle donne tapalo. naissance à la pointe de Matapalo, placée à rentrée du golfe Duice.
Les versants du cerro de Sal-si-Puedes ont pour lisière, dans tout ce parcours de 20 milles , un immense cocal qui. occupe la bande étroite et sablonneuse de la plage.
70 PDUOTE pOTIËft
Le fond est si considérable siff cette partie de la côte que Vùa ne doit point chercher à y mouille^; car à paoins ifunde^nirimUe de terre^ et en un point où la plage avait la pe^tç 1^ {dus doiu^^ et où le cerro était le plus éloigné, des sondes de 75 mètres i^'ont point rapporté de fond.
Près de la pointe de Matapalo et p^r le travers de la basse de Rio-Pirro^ l'on a eu le fond par 150 mètres^ et on Ta p^rdu piiesque immédiatement par 170 mètres.
Quand la mer est belle , les bongos qui viennent se charger de cocos peuvent aborder facilement la plage; mail^ la houle ^tja brise y lèvent presqu^ subitement un res^ fof^dable^ qui les force quelquefois à attendre longtemps ^vant (Je pouvoir pi^endre le large; de là, dit^n^ Torigine du nom de c^tte côte (Sors, si tu peux).
Ckilfe Dulee.
ROTA » Xotis les relèvemeotA «ont cenx du Momh».
Golfe DDlce.
atterrage
rar
le golfe Dulce.
Pointe Mitapalo.
Ce n'est que la concession faite çn 1849 par le gouvernement de Gosta-Rica à une compagi^^ française qui a rév^ toute Vimportance du golfeDulce,
CettQ importance cependant n'exista que dans rav^ir> car ia population actuelle du gojife, à peu pr^ tonte réunie ^r la langue de sable de Punta-Arep^tas^ n'^sjt composée que de 12 ^.15 familles; mais sa salubrité^ sa fertilité^ \a, facilité des défrichementSy celle de la navigation et la sûreté 4e$ mouillages^ paraissent en faire le point le plus convenable, de toutes les anciennes Amériques espagnoles^ pour ^ne colonisation européenne sur le Pacifique.
Ùenfopcement que forme le golfp Dulce est reconnaiâsable.à grande distance^ et les pointes Matapalo à FOuest et du Platanai à TEst^ qui déterminent rentrée , sont bien tranchées; l'espace qui les sépare est de 18 milles, et leur direction Est et Ouest.
La pointe J^tapalPj dépendant du cerro de Sai-si-Puedes^ est haute , escaiipée, couvert§ d'arbres^ si ce n'est en quelques ejQ4roî^ rctiig^litres^ d'oji les tenues ^ sans appui sur des p^tes trop n^pides> ont été entraînées par le poids de leur yégétation.
DU CENTRE-AMÉRIQUE. ïl
 UQ mille dftps l'E. S. E. de Matapak) il y a un rôchôr isolé ^ îlot
élevé de 3 ou 4 mètres, qui se distincte facilement de toutes les ^ Matapalo.. directions j il est très-sain dans ses abords, si ce u^est du côté de terre, où l'on voit briser quelques roches sous Teau.
La pointa du Platanal termine au Sud le large promontoire Pointe formé par la chaîne de montagnes qui sépare la plaine du Rio- ^^ '''•^***'- €oto des terres liasses de la côte de Burrica .
Un piton au sommet arrondi couvert d'arbres, et un peu plus élevé (710 mètres) que les points environnants, servira à la distinguer de la pcMute du Banco, qui termine le prqmonUûre au Nord.
^atterrage, soit par l'Est, soit par TOuest , est exempt de tout itoute à faire danger; la côte extérieure est saine, et Fon peut ranger de près '^aa^mouiiulg/^ quelques roches qui, en outre, sont peu éloignées de terre. ^^
Le golfe suit d'abord une direction Nord et S|id pendant â2 milles, avec une largeur moyenne de 16 milles ; il Incline ensuite atl N. 0., en se rétrécissant un peu, pour courir pendant ^ au» très milles et se terminer au pied de la Cordillère, où sa largeur n'est plus que de 10 milles.
C'est sur la pointe M atapido, ou un peu en dedans de son méridien, que Ton doit se diriger pour venir mouiller au golfe Dulce, car c'est sur la côte Ouest que se trouve le petit village de Punta- Arenitas, et ce n'est qu'aux approchés de cette partie du golfe que l'on rencontrera des mouilkges convenables>pour le cas où Ton serait pris de cahne et de jusant; partout ailleurs (à Texception de la baie du Rio-Coto) l'on aura des fonds de 35, 40 et 50 mètres à une distance de 2 à 4 encablures de terre, et en s'en écartant ils passeront de suite à 100 et 200 mètres.
La navigation du golfe n'offre d'autres difficultés que ces grandes sondes, caries bancs et les rodies sont rarement à plus d'un mille delà plage> et le banedu Rio-Coto, qui est le danger le plus étendu , brise toujours , et ses aûcores sont sains.
n'y a aucune autre précaution particulière à indiquer pour cette Qavigatton; il suffit des' précédentes et de faire connaître l'aspect de la côte que l'on doit suivre.
Depuis Matapalo j usqu'au Nord de la baie du Rio-Rincon, c'est- Deseription à-dire, sur une longueur égale à toute la profondeur du golfe, ^* M^fto"" se développe une vaste plaine, limitée au Nord par la Cordillère jusqu'au
"^ '^ ^ Rio-Rincon.
PILOTE COTIER
Pointes et basses
du Sombrero
et do Trigito.
PuDta-Arenitas.
Banc
de
Ponta-Arenitas.
Mouniage Ptmta-Arenitas.
Moaillage extérieur.
Mouillage intérieur.
et allant rejdndre par une rampe douce le cerro deSal-si-Puedes^ qui s'est éloigné de la plage pour se diriger au N. 0.
Tout ce littoral est plat et boisé; d'abord sablonneux jusqu'à Punta-ArenitaS; il devient vaseux à partir de ce village.
Au Nord de Matapalo apparaît d'abord la pointe Sombrero^ et 3 milles plus loin celle du Tigrito.
Leurs extrémités sablonneuses se prolongent au large parquetques roches au-dessus de Teau^ celles du Sombrero s'étendent à 5 encablures^ et celles du Tigrito à trois quarts de mille : ce sont les seuls dangers que Ton rencontre jusqu'à Punta-Arenitas.
Les fonds de 25 à 30 mètres convenables pour mouiller commencent seulement à la hauteur de la pointe Sombrero ; avant , la sonde rapporte de 50 à 60 mètres.
La pointe de Punta-Arenitas se dessine à mesure que l'on approche du Tigrito : elle parait alors basse et entièrem^t boisée ; ce n'est que plus près que l'on distingue les maisons couvertes en palmitos et le màt de pavillon élevé sur la partie aride de cette langue de sable.
Dans PEst et à une encablure de la pointe^ il y a un banc de coraux qui assèche en quelques parties à marée basse ; sa plus grande largeur de l'Est à l'Ouest est de 2 encablures, avec une longueur double du Nord au Sud. Le contour de ce banc est trèsaccore ; les petits bâtiments peuvent passer entre la terre et lui.
L^on peut mouiller au N. 0. ou au S. E. du village; je conseillerai même ce dernier mouillage à tout bâtiment qui ne veut y faire qu'un court séjour; il y aura les brises du large plus fraîches^ et il évitera ainsi la chaleur excessive que l'on ressent à l'abri de la pointe.
Pour prendre ce mouillage^ l'on amène le mât de pavillon (i) ou le groupe des dernières maisons à l'O. N. 0. et la pointe du Tigrito au S. ^ 0.; Pon est alors à moins d'un mille de terre et par un fond de vase verte de 18 à âO mètres.
Si Ton veut mouiller au Nord du village^ il faut, après avoir contourné de près le banc de corail de la pointe^ venir à PEst en gouvernant sur un estero reconnaissable à de grands arbres au tronc
(OPuûta-Arenitas (mât de pavillon), lat. 8' SO'îl"? N. , long. 85'* 46' 13" O. Von7*57'N.E. (1852).
banc et feuillus seulement à la cime ; dès que Ton relève le mât de pavillon ou les maisons les plus en dehors au S. E. { S., on laisse tomber Tancre par un tond de vase verte de 30 mètres environ, à 3 ou 4 encablures de teire.
Plus à l'Est ou plus au Nord Ton aurait de 60 à iOO mètres de fond.
Ce mouillage intérieur est très-bon ; un navire peut y faire en sécurité toute espèce de réparations ; cependant sll devait virer en quille , il serait préférable d'aller au Golfito.
Pour communiquer avec le village, Pon débarque au Nord de la presqu'île, à Centrée d'une anse qui assèche à marée basse; cette pointe de sable est si accore, que l'on y accoste comme à un quai.
Les marées sont r^ulières dans tout le golfe.
L'établissement de Punta-Arenitas a. été trouvé de 3M5 minutes.
La plus grande amplitude est de 3'",i5, et l'unité de hauteur i",68.
L'eau se fait à la rivière du Tigre, située à 5 milles au Nord de Punta-Arenitas; il faut profiter du mi-flot pour entrer et remonter aussi haut que possible. L'on devra en sortir avant mi-jusant , car la marée perd rapidement.
Les bâtiments trouveront à Punta-Arenitas des vivres frais en petite quantité, du bois à brûler à bon marché, et des bœufs qu'il faut aller chercher à la hacienda du Tigre. Les forêts voisines sont riches en espars ainsi qu'en bois de construction , que Fon devra aller couper soi-même.
La pêche et la chasse sont abondantes, mais la difficulté de pénétrer dans l'intérieur rend cette dernière pénible.
Un banc de vase d^un demi-mille d'étendue, qui assèche à marée basse, forme la pointe du Tigre. Au Nord et derrière ce banc coule la rivière du même nom, qui se divise près de son «embouchure en deux petits bras sans profondeur et larges seulement de quelques mètres. Les embarcations doivent prendre celui du Nord, qui conserve un peu plus d'eau que l'autre.
C^est sur les bords Sud de cette rivière que la compagnie de colonisation du golfe Dulce avait l'intention de s'établir; une grande case, construite par elle , indique la pointe du Tigre.
Ck)mmuniGa-
tions avec la terre.
Marées.
Ëtablissement
du port de Ptmta-AreDltas.
Aiguade.
Ressoarces
de
Puota-Arenitas.
Pointe et rivière du Tigre.
PILOTE COTŒR
Rio-Ajaja
et pointe de la
Palma.
Sondes.
Baie et riiièie du Rincon.
Description
de la côte du
Rio-Bincon
au Golfito.
Les islotes.
Riyière et barre
de
las Esquinas.
De PuntB-Aremtaa à la riyière duTigrey la côte^ bordée de mangUers^ est tellement itccore , qu'à moins de 3 encablures de tenre l'on trouve clés foQfk dé ^le de 30 k 50 mètres^ ^
Après la pointe du Tigre , les deux seuls points un peu renftarquables sur cette plage si uniforme d'aspect, sont : le Rio- Âjuja^ qui n'est, à proprement parler, qu'un ruisseau signalé par un rancho placé ^ son embouchure ^ et la pointe de la Pahna, si peu saillante, qu'elle resterait pro^blement inaperçue si die n'était indiquée par jdeux cocotiers, ïê» seuls de cette côte depuis Punta^Arenitas.
Entre les rivières du Tigre et d'Ajuja , le fond est menas cobsidérable qu'au Sud ; mais il augmente de nouveau près de la Pabna, ainsi qu'en se rapprochant du Rincon.
Le Rio-Rincon se jette à la mer dans le Sud d'une baie profondç; ses deux epibouchures , barrées par des bancs de sable et coiffant au travers des mangliers, ne sont praticables qu'avec des pirogues.
Après avoir limité au Nord la plaine qu'occupe la partie occidentale du golfe , la Cordillère atteint le bord de la mer à la baie de Rincon, pour pe plus le quitter jusqu'au Golfito:
Ses versants abruptes et ravinés, couverts de forêts impénétrables , bordés quelquefois d'une minpe lisière de sable , forment la côte et la plage dans toute cette étendue. Dans le parcours de sa praoïière direction, qui est de 9 milles à l'E. N.EL, Ton trouve les Islote§ , petit groupe dllots réunis par des bancs de coraux et de roches sur lesquels l'on pèche des perles et de la nacre.
Ce groupe, d'un mille de large de l'Est à l'Ouest, ne s'écarte pas de terre au delà d'un demi-mille.
La Cordillère quitte ensuite cette direction E. N. E. pour courir au S. E. |E. pendant 21 milles et s'i^rrêter ai^ Gkdfito. Au moment où elle va tourner vers le Sud, elle laisse un passage à la rivière de las Esquinas, qui parcourt une grande vallée trèsKUiK récageuse au bord de la mer. Les dépôts de cette rivière fonnfqi^t à son embouchure un bai^c s'avançant d*un mille et demi dws rOuest, et qui assèche à n^arée basse (i).
(I) L.>|[i n'a pa trouver le c^epal de deux m^tfes qui , suif ant Je eapitaineCo -
DU jÇÇNTRp-^RfQUE. 76
A 10 milles dans l'Ë. 25'' S. de la ppinf^e de las Slsquina^^i|ui esf la première que Pon voit après les terres basses d^ l§. rivii^ie, il y a quelques roches indiquant le cap S^-^osé ; autoju* d^ ces roches^ assez rapprochées de la pointe , Ton pêche la nscff^ par des fonds de 12 à 15 mètres. , .
 l'exception de la partie comprise entre les Islote^ et la rivière de las Ësquinas^ le fond est considérable près ^p toi^ie (;ette côte ; car^ à petite distance de terre^il est mpyennemenjtd^ 4Q xoètrès , augmentant avec rapidité lorsqu'on s'en élpigne un peu.
L'entrée du Goltito^ large de six milles^, est limitée p^ la poîntp de ce nom, haute et bien trancjiée j^ et par une longue preçquïle de sable, basse, étroite, garnie de quelques cocotiers, qpi4iTMf? ce port en deux parties.
Ce passage, suivi à mi-chenal, conserve une profond^ de 10 à 20 mètres qui diminue peu en approchant dje la côte de bâbord en entrant ; mais il faut se tenir écarté d'aun^oins 2 millps de la langue de sable , car, quoiqu'elle soit accpre da^s 1<^ laajeure partie de sa longueur^ elle se prolonge sous l'eau dans la direction Nord et Sud de la pointe du Golfito, ainsi qued^s celle Est et Ouest du même ppint, en forrpaut deux l^t^ç^ gui n'ont pas éte complètement délimités. La sonde tow^e subitçufient de li mètres , près du premier, et de 9 mètres, prè^ du seoond , à un brassiage de 3 mètres.
Les brises régulières du golfe permettent d'entrer et de ^orjtir du GolfitQ sans aucune difficulté; l'on peut y mouiller partout en se tenant à mi-canal et par les fonds de 9 mètres ; pependaql^, si l'on voulait se placer dans l'Est de la presqu'île, nous CQU^jI^erions de ne pas amener ^u N. de PO.N.O. { N. la niaison construite sur la pointe.
Le Golfito est un véritable bassin ^ où Ton peut v^er eif q^llç; malheureusement, quelle que soit la saison, il y pleut presqi^e tous les jours et les orages y sont fi'équents.
L'aiguade située dans la partie la plus Nord de ce petit gqlfe est envahie par le flot, et la plage environnante as^che epJt^renient ; de ^rte (ju'il faut déb^quer les pièçeç ^fin de prqÇter du
Pointes
de las Etqniiiat
et de
San-Joflé.
Sondes.
Golfito.
Mouillage.
lombel, coDdilit'daDS la rivière; le banc, lors de l'exploflatioD de cette (Aulie du gçjfp, était en^^f^fiKpt ^ seç et fiiiç^issâif. 4^.iîvr tftttte l>Q«ttée.
PILOTE GOTIER
Description de la o6te, &a
Golfito
à la pointe dn
Banco.
do Rio-Goto.
jusant pour les remplir, et attendre ensuite la marée pour les rembarquer. (Renseignement du pratique.)
Dans le Sud du Golfito^ le terrain s'abaisse pour ne se relever que près de la pointe du Banco; la distance qui les sépare est remplie par une vaste plaine arrosée par le Rio-Goto, le cours d^eau le plus considérable qui se déverse dans le golfe.
La plage basse , sablonneuse , battue par un violent ressac et bordée d'une forêt de cocotiers, rentre d'ime manière assez prononcée^ en prenant environ 7 milles de courbure sur une corde de â2 milles, dont ia direction est le S. [ S. E.
Le Rio-Goto donne naissance à un banc qui , partant de son embouchure, vient se rattacher à la pointe du Golfito^ en réduisant sa largeur jusqu'à se confondre avec la presqulle de sable.
n s'éloigne de la plage d'environ 2 milles, mais la mer qui brise sur ses accores le signale suffisamment.
Selon les pratiques , il laisse, pour pénétrer dans la rivière, deux passages d'une profondeur moyenne'de i ",6 à 2 mètres.
L'un, sinueux et difScile, court entre le banc et la plage.
L'autre suit la pointe Sud de Tembouchure et longe la partie du banc qui assèche ; il se distingue parfaitement à marée basse.
Après l'embouchure du Rio-Goto, la côte , quoique basse , est saine jusqu'à la pointe du Banco; elle peut être approchée à moins d'un mille par des fonds réguliers de 7 et 8 mètres. PointeduBanco. Gette pointe, ainsi que nous l'avons déjà dit , limite au N. le promontoire de la chaîne de montagnes qui sépare la plaine du Rio-Goto de celle de Burrica. Elle est haute , quoique moins élevée que celle du Platanal, et très-boisée; elle se termine à la mer par une pente assez brusque et par quelques roches, trop rapprochées de terre pour être dangereuses.
Derrière et au Sud d'elle coule un petit ruisseau , appelé le Rio-Glaro, qui est sans importance pour la navigation. Vents dn golfe. Le golfe est soumis, pendant la belle saison, aux alternatives des brises de terre et du large.
La virazon souffle alors du S. £. au S. 0. ; elle commence vers 11 heures pour cesser après le coucher du soleil; elle est remplacée par le terrai, qui se lève en variant du Nord à l'Ouest ; il dure toute la nuit ainsi qu'une partie de la matinée ; souvent
il s'établit par un orage accompagné de tonnerre et de pluie^ qui se forme sur les hauteurs du Golfito , mais qui n^atteint que rarement la côte de Punta-Arenitas.
Lors de Ffaivemage^ les brises perdent de leur régularité , et les vents de S. E. soufflent quelquefois avec violence.
La belle saison du golfe Dulce commence en décembre pour finir en mai.
Les marées sont régulières ^ et rétablissement du port, trouvé de 3^ 45" à Punta-Arenitas, paraît convenir également au Golfito et à la rivière du Tigre.
Cependant Pon a remarqué que le jusant a plus de force que le flot^ et qu'il atteint sa plus grande vitesse entre les pointes du Banco et du Golfito.
Au mouillage occupé par la Brillante, près de Punta-Arenitas, nous avons trouvé une vitesse égale de 0»,8 pour le flot et le jusant, avec une direction alternative du N. 0. au S. E.
a Près de la pointe de Matapalo, les courants assez forts du « flux et du reflux suivent les sinuosités de la terre ; leur plus « grande vitesse est de 2 milles.
« Au milieu de l'entrée du golfe, le flux a peu de puissance, a le jusant porte au S. E.
« La-force des courants diminue en approchant de la pointe « Sombrero jusqu'au fond du golfe ; elle varie d'un mille à un « demi-mille.
« Depuis le fond du golfe jusqu'à la pointe San-José les coua rants sont les mêmes.
« La plus grande vitesse s'obtient depuis la pointe Banco « jusqu'au Golfito , malgré les variations contraires occasionnées « par la configuration de la côte. Il n'est pas rare de rencontrer, « sur la côte de tribord, des courants filant jusqu'à 3 milles « à l'heure ; il est donc essentiel de calculer la marée quand on « range en entrant la partie droite du golfe (1). »
Malgré sa température humide ettrès-élevée, le golfe Dulce passe pour être très-sain; les renseignements recueillis des indigènes ne laissent aucun doute à cet ^ard, mais il est difficile
SaisoDs.
Marées.
Coaranto.
Salubrité.
(1) Ge paragraphe, extrait do mémoire du capitaine Colombe!, est donné à titre de renseignements ; je crois l'appréciation de la vitesse trop grande.
PlLtytÈ tOTÎÉÈé
de préjuger dès effets de fce climat àur des côlons eurdpélehs.
La eortètîbe luiBrHl&niê; cjur, après uûe campagne fatigaiite^ y a fait un séjour de vîngt-cîiq jours, employé à dés travaux pénibles; y a* eu beaucoup de màla'des , sans qu'ils aient présenté de symptômes graves; elle n'a eu à regretter qu'une vtetime , enlevée par la fièvre typhoïde.
Pointe Burrica. Les travaux exécutés à bord de la Brillante s'étant arrêtés à la/ pointé du ftataMat . les renseignements qui suivent ont été foufnisipar te pratique.
De rentrée du golfe ainsi que d'une distancé de 10 lieues, dïveliâiitl du Sud ôii de l'Ouest, l'on peut apercevoir la pointe Bmtictf > qui termine au Sud, du côté du Pacïfique , le Cenire- Amérique et l'État de Ck)sta-Rica. Elle apparaît comme une île conique^; à Isrès^large base , se rattachant au golfe Dulee par des terres béfeses ,' côtivèrles de cocotîèrs prèé de la mer.
L'on né' connaît àuéun dangè^ te long' de cette plage, qui est pi^Okmgéé; à quelqties lîeue^ dànl^Pintérieur, par lé Gerrb qui formate promontoire des^ poitites Pîatàndl él du Blancô.
A l'Est du compas et à 10 milles^ environ de la pointe Burrica , se tfO^e un grou|)e d^s, éloigné de terre d'environ 3 miUe»^ appelé las Paridas. '
Aiï No^d de 4a plus grande, il y a un monillage par 8 et 10) tfièlireS d'eafû J maïs lé pasisaige entre elle et la côte est intepi^pté par un banc, qui laisse seulement un petit chenal de trois enoâbMe^. '
Entre les îles Paridas et Ladrones, à peu prè^ à mî-cana] , il y aviMb todïe isolée et àccôré , d'autant' plus dangereuse qu'elle nèia^^^tstéémift; qttôaiVill ne resté sàr elle que i «,3 d'eàu.
fc^ignolraflice' dëîfte daAgef* à' occasionné là perte d^un des bateàk à VÉ^éttf '^î font les voyages de Panaïn'a à San-francisco.
Laft Paridas.
Roche dangereuse.
Koute à sulim» |raîinè> se réniiré i^u Centre-Amé» i4iiue' k nn dés ptfrto de rJLni^riqué'du liud.
Qû^fqUe soit tepbrt ûw Centre- Ampériqtie &ié>Tàti ptenné son point de départ, Ton doit faire route vers 111e des Cocos^ près de laquelle Pon rencontre, soit au Nord, soit au Sud de son parallèle, suivant la position du soleil, les vents varidiiles
de l'Ouii^t M <iu 8.;0. i ^lîi régnent âmk la hstoûè qui sé)^a^ %s aloéa Jed deux kteiisphèms. ' . . i
Prenait alors kibocïd aimifes; Tdo .se dirige nn peu à FOùèst du cap Blanco^ en ayant som toutefois. de ne pas s'apprôchet dea.3aUdpagos à moins^ de 50 làeueà, afin d'éviter la régîob de calme^ de brise» folles et de pluie epà les ratonr^.
Les venta ralliant le Sud à mesure que l'on avance dan^ cette direction, k bordéey au lieu de raçnèr au cap Blanco^ conduH sur la côte de la Ësmeralda , assez généralement entre le cap SanrFrancisco /et .l'île de. «la Plata ,. mais, le plu^ souvent efiire cette lie et le cap Passade.
L'on doit craindre surtout ^ en venant chercher ainsi la terre y de s'engager dans l'Est de la ligne qui joint Tlle Malpelo au cap San-Francisco (ce que les pratiques appellent sengorgoner) , car il y règne fréquemment des temps semblables à ceux que nous avons indiqués pour les approches des Gallapagos; de plus, les courants y portent avec force au N. 0.
Du point où Ton est venu atterrir , Ton gagne le cap Blanco en louvoyant sur terre et en profitant de tous les changements de la brise, qui varie du S. E. au S. 0. , dépendant généralement de l'Est la nuit, et de VOuest pendant le jour.
Du cap Blanco , la route à faire devient celle que l'on suivrait pour se rendre de Guayaquil à l'un des ports du Sud.
Toute la côte au Sud du cap San-Francisco est saine , cepen- Remtrqnes dant on dit que le banc des Cogimies s*étend plus au large que '""EoMMldiL ** les cartes ne l'indiquent; M. Fleuriot de Langle a assigné au cap San-Francisco une longitude de 82° 50', ce qui le met à 18' dans rOuest de la position qu'il occupe sur la carte n° 1095 du Dépôt.
Depuis le cap Passade jusqu'à la pointe de Santa-Helena , nous avons trouvé une différence constante qui placerait, sur les cartes, cette côte de 8' trop Est.
Les courants ont généralement une direction N. N. 0. et N. 0. coonnts.
Si le point de destination est le Callao, nous conseillerons de Remarques gagner Payta, en louvoyant très-près de terre afin de profiter des ^ ciSmiquif variations de brises qui ne se font sentir que près d'elle. De là au callao. l'on s'avance au Sud en se tenant autant que possible sur le méridien de la pointe Ajuja.