‹ Rectification d'une citation faiteChapitre 2 sur 4 · G. CII AC VEAU D · texte numérisé non relu

G. CII AC VEAU D

RECTIFICATION D’uiSE CITATION.

« d’une racine à deux faisceaux, la nervure médiane unique de « chaque cotylédon se divise pour donner plus ou moins bas « dans l’hypocotyle insertion à un faisceau ligneux de racine; « nous avons eu bien soin de spécifier que « les deux moitiés « restent séparées l'une de l’autre par un intervalle de largeur « variable ; si cet intervalle est considérable, l’insertion du fais- « ceau de la racine aura lieu très bas et la tigelle sera longue; « si, au contraire, les deux faisceaux sont incomplètement séparés « en pénétrant dans l'axe hypocotylé, le faisceau de la racine « montrera ses premières trachées sous les cotylédons »; nous « signalions ensuite l’angle variable fait par ces deux moitiés « du faisceau double »; si l’angle est très ouvert, comme chez « plusieurs Renonculacées, les faisceaux se regardent par leur

« pointe 1 . »

L’auteur de cette Réplique cherche donc à établir qu il a démontré comment un seul faisceau cotylédonaire plus ou moins dédoublé donne insertion à un faisceau de racine. Pour cela, il invoque un passage de son Mémoire de 1888. Il cite même exactement le milieu de ce passage, mais il en supprime le commencement et remplace la fin par une analyse où il introduit l’expression « double faisceau ». En comparant sa citation ci-dessus avec le passage primitif ci-dessous :

« On peut dire d’une façon générale que, si les cotylédons « sont penninerviés, les faisceaux seront au nombre de deux « dans le pétiole; le faisceau libéro-ligneux qui constitue la « nervure médiane a un rôle particulier à remplir; il devra « donner en pénétrant dans la tigelle insertion à un faisceau « ligneux de la racine; il se divise, suivant le plan médian ver- « tical du cotylédon, en deux moitiés qui restent séparées 1 une « de l’autre par un intervalle de largeur variable; si cet inter-

* valle est considérable, l’insertion du faisceau de la racine « aura lieu très bas et la tigelle sera longue; si au contraire (< les deux faisceaux sont incomplètement séparés en pénétrant « dans l’axe hypocotylé, le faisceau ligneux de la racine mon- (< trera ses premières trachées sous les cotylédons ; il y a

* cependant des exceptions. Remarquons encore que les deux « faisceaux cotylédonnaires font entre eux un angle dont l’ou-

*• Le Botaniste, t. I, p. 89.

SÉANCE Dl 27 JLI> 1943.

« verture correspond à la surface externe : ils sont orientés de « manière que la ligne de séparation entre le bois et le liber « reste, quelle que soit la grandeur de l'angle parallèle sensible- « ment à la surface du pétiole; il en résulte que si l’angle est « très ouvert comme dans plusieurs Renonculacées ( Delphinium « staphi/sagria, Nigella hispanica , etc.), les faisceaux se regar- « dent par leur pointe et paraissent disposés, d’un cotylédon à « l’autre, dans deux plans parallèles 1 . »

On trouve en effet les différences suivantes :

1 ° Dans le texte primitif aucun mot n’est en italique; 2° la partie initiale de la première phrase indique deux faisceaux dans le pétiole; 3° la partie finale du passage ne contient pas l’expression « double faisceau », tandis que l’expression (les faisceaux) s’y rencontre plusieurs fois.

Afin de ne pas avoir à qualifier ce procédé de citation, je ferai remarquer combien ce passage est favorable à l'équivoque, grâce aux appellations contradictoires qui en rendent l’ensemble incohérent.

Eh bien, c’est sur un tel passage, ainsi reproduit, que M. Dangeard s’appuie pour ajouter :

« M. Chauveaud n’était donc nullement en droit d écrire dans

« son mémoire de 1911 à propos des Chénopodiacées 2 : « Plu - « sieurs genres de cette famille : Chenopodium, A triplex, « Kochia. etc., sont cités par Dangeard comme ayant deux « faisceaux dans leur radicule et quatre traces eotylédonaires « dans leur hypocotyle. Or, dans tous, l’hypocotyle ne présente « que deux faisceaux vasculaires qui sont d’ailleurs continués « directement de la radicule dans les cotylédons. » Dans une « Note récente 3 , M. Chauveaud revient sur ce point et nous « attribue toujours la même erreur contre l’évidence même, « puisque c’est pour tous les cas semblables que nous avons « spécifié que les deux moitiés du faisceau libéro-ligneux « étaient incomplètement séparées et présentaient en l® l,r

». Daxgeard, Le Botaniste, t. I, p. 89.

2. Chauveaud (G.), L'appareil conducteur des plantes vasculaires ; Ann. •les Sc. nat., 9 e Série, t. XIII.

3. Chauveaud (G.). Sur l'évolution des faisceaux vasculaires dans les éiffe rentes parties de la plantule des Phanérogames ; Bull. Soc. Lot. de F 1- 4 1 * Série, t. XI, p. 70ü.

G. CHALVEAUD.

RECTIFICATION d’üNE CITATION.

« milieu, à la base des cotylédons, des vaisseaux de racine. »

Ainsi, d'après M. Dangeard, c’est une erreur de dire que certaines Chénopodiacées ont quatre traces cotylédonaires et cette erreur je n’avais pas le droit de la lui attribuer.

Afin de dissiper toute équivoque, interrogeons la description spéciale consacrée à la seule Chénopodiacée (Atriplex hortensis) décrite dans le Mémoire. Nous y lisons 1 :

« On trouve encore dans le pétiole des cotylédons deux fais- « ceaux distincts orientés normalement, etc. »; un peu plus loin : « Les quatre faisceaux cotylédonnaires pénètrent dans « la moelle, etc. » et à la page suivante : « On voit apparaître « chaque faisceau ligneux de la racine entre les deux faisceaux

« cotylédonnaires, etc. »

Voilà qui contredit complètement les assertions de l’auteur de la Réplique et montre ce qu’on doit penser de ses affirmations en italique.

Reproduisons encore ce passage suivant du Mémoire, passage qui a été inséré auparavant dans les Comptes Rendus.

A. — La racine possède deux faisceaux.

« Cas général : Les faisceaux sont également au nombre de « deux dans chaque pétiole des cotylédons. — Ils descendent. « verticalement et viennent s’unir plus ou moins bas à la partie (< interne du faisceau correspondant de la racine : il en résulte « une disposition en forme de T ou de V; selon les familles et « les genres, les deux faisceaux du pétiole restent plus ou l< moins écartés. Si la croissance intercalaire est faible, il existe « des traces des vaisseaux de la racine entre les branches du V <( jusqu à la base des cotylédons.

(< Tous les autres cas que nous allons décrire ne sont que des * modifications de celui-ci; il est d’ailleurs de beaucoup le « plus répandu. On le trouve dans les familles suivantes ; « Renonculacées, etc.; Chénopodées : Atriplex, Chenopodia,

« Kochia 2 , etc. »

*• Le Botaniste, t. I, p. 95.

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