‹ Rectification du vocabulaire [microforme]Chapitre 30 sur 39 · SA CR NE · texte numérisé non relu

SA CR NE

Peignoir, .

Péinture. . + .

Peinture à l'eau.

Peinture & l'huile. ‘.

Fedäule. + 2. 2 Péforaison (la).

Perruquier, »; . .

Persienne: . 1, Petite flfte.

FH d FAQzs Privée, : . D TE | LL: NÉE CES ue AU Procéasion.. 7: ‘gt Proclamation". ,,. | Procureur de da République. ; Procureur général. . :.

Profession, ,*,. .

Professions libérales .

Ve”

Tinnex: ALPHADETIQUE

| Promoteur. #5 | Promouvoir Promouvoir (au | ai: ; :

Propositiôn. , ,

Pupitre .

| Proposition (la).

Quatre yeux. “2, 208 Quatre-s-yeux, ; + 210 Quincaïller, 103

Réfutation (ln) . Cr: | Man, «né ess

11? | Robe

nu?

im : 146

89 Quinquet,

Qui ne paye pas.

Qui paye. , , “

Réveiher, Révérend, Révisable, Revise, .

Reviser.

Reviseur.

Revision, *, Revisionniste: :

Rez-de-Chaussée , Fiétorique .

Ruade, .

Rûe (sur la). ka Ruer.

Sous-brigadier, Sous-chef..

Sous rontrôle,

|Sous-délégné.

(au ais anglais)

races #16

sens. fran-

ete Oite LA ‘55

Robe (jupe. de).

Rognon. ” , ;

le (dans ): : ;

240 Ê INDEX ALPHABRTIQUE

rAGBs Sous-directeur. . 188|Store, . .

Sous-économe. . 139 | Substitut.

Sousgouverneur. . -. . 139 | Suggestion.

Sous-secrétaire. . , . + 139] Sûr, .,.

Sous-sol. . . + + + 10} Surintendant.

Spectateurs. . ‘ 132! Sur la place.

Btation:…. . . . 51|Sur la rue. . . .

Stock. . . + + 203 Symphonie. . . .

T Tableau (terme de théâtre). 7 Tohetts, Vs -.

Tableau (oeuvre d'art). . 96 | Tout temps (en). Taffetas d'Angleterre. . . 83 Transférer.

Taffetas imperméable. . . 83 | Transfert. + ie SET EE CU VEUT RCA 62 |Transiger. CAES ON Taux.- .. , . . . . . 170) Travautant (part. Dés) Télescope. . . . . . . 14#1!Travaillants (adj. verb.). Timibre-poste. . .. .’. 46 Travailleur (adj.). . . sir RSR . 78 Travailleur (subs.).

Tirage. . . : . 201 Tricot.

Toile (peinture). «+ + +. + 94 | Trouble.

Toile cirée. . . . . 82 /Trouvaile.

‘Usine.

Vacance. Vidanges.

Vacances. . x Vidangeur. . . . .

Vacherie. . : Me... ! He Le Valise. . . . Visiter (les NE EE à Vermine. ‘ . . Vitrail. !. . a Verre. , + . ‘ Me re Un" Verre de lampe. . : . Vitrine #4 7% Masribies nt ; Volet. . …

Veuve . ar ‘ Voleur.

Vouwe de tou.

APPENDICE [l DE L'EMPLOI DES LETTRES MAJUSCULES

L'emploi des lettres majuscules initiales est réglé par un usage très réfléchi et a pour objet de répandre plus de netteté dans les discours écrits, en y introduisant des distinctions sensibles. L'oeil est intéressé à la présence des majuscules ; sans elles, il s'égarerait et se lasserait de l'uniformité d'une page où toute les lettres seraient constamment égales. M:ïs s’il est bon de semer l'écriture de majuscules initiales judicieusement placées, afin d'établir des points de repos pour l'oeil et de donner de muets avis sur des observations nécessaires, il est mauvais d’en faire un emploi abusif, Nous devons donc nous garder d’imiter les Anglais qui placent des majuscules à tort et à travers, et nous rappeler les règles fixées à cet égard par les bons grammairiens et par les meilleurs écrivains.

Nous formulons ici ces règles en nous appuyant sur l'autorité de Beauzée, de Lemare, de Trévoux, de Boiste, de Girault-Duvivier, de Bonhours, de Lemaire, de Didot, de Laveaux, de Domergue, de Féraud et de Planche, en faisant remarquer à nos lecteurs que ces règles méritent de fixer leur attention.

L'orthographe exige que les lettres initiales de certains mots soient majuscules dans les cas suivants:

I.—Le premier mot d'un discours quelconque, et de toute proposition nouvelle qui commence après un point ou un alinéa, doit être distingué des autres par une initiale majuscule : “Quel doigt “a désigné à la mer la borne immobile qu’elle doit respecter dans “la suite des siècles ?” — “De quelques superbes distinctions que “se flattent les hommes, ils ont tous une même origine, et cette “origine est petite.”

Il en est de même d’un discours direct que l'on cite, quoiqu'il

soit précédé d'une ponctuation plus faible que le point, comme c'est l'ordinaire après l'annonce qu'on en fait. Je ne suis pas de ceux qui disent: Ce n'est rien, C'est une femme qui se noie, Je dis que c'est beaucoup; et ce sexe vaut bien

Que nous le regrettions, puisqu'il fait notre joie. (Le Fontaine, fable 58).

L'initisle majuscule sert dans ce cas à distinguer les sens indépendants les une des autres, et facilite par conséquent l'intelligence de ce qu'on lit.

Il.—Les noms propres d'ange, d'homme, de femme, de fausse divinité, d'animaux, de royaume, de province, de rivière, de montagne, de ville ou autre habitation, de constellation, de, jour, de mois, de fleuve, de vaisseau, etc., doivent avoir une initiale majuscule.

Le lendemain TMsdé sort et prévient Pyrame.

(La Fontaine, les Filles de Minée.) Avant qu'un tel dessein m'entre dans la pensée, On pourra voir la Seine à la Saint-Jean glacée, Arnauld à Charenton devenir huguenot, Saint-Sorlin janséniste, et Saint-Pavin bigot. (Botleau, Satire 1.) La Seine a des Bourbons, le Tibre a des Césars. (Le même, Epitre au Roi.) Piût à Dieu qu'on réglât ainsi tous les procès! (La Fontaine, les Frelons et les Mouches à miel.) Vénus, ainsi que Mars, demande la jeunesse.

(Delille, Géorgiques, :ivre Il1.) Plutus, la Fortune et l'Amour Sont trois aveugles-nés qui gouvernent le monde. (Voltaire, lettre à madame du Deffault.) Le médecin Tant-pis allait voir un malade .

Que visitait aussi son confrère Tant-miruæ.

= (La Fontaine, les Médecins.) Le Grèce était en jeux pour le fils de Sémèle. (Le même, les Filles de Minée.) L'amour languit sans Bacchus et Cérès. :

(Deshoulières.)

NOTA.—On doit regarder comme de vrais noms propres les mots Champs-Elysées, Mer Rouge, Mer Méditerranée, car c'est sous ces noms qu'on à généralement coutume de désigner ces lieux. 11 faut donc les commencer par une ma/uscule; il en faut une aussi au second mot Elysées, Rouge, Méditerranée; autrement on croirait que Champs et Mer forment seuls le nom propre, Pur la même raison, il ne suffirait pes non plus de mettre une majuseule au second mot.

Toutefois, si tous ces mots étaient unis par un tiret, et que le second ne fût pas un nom propre, il ne faudrait pas de majuscule à ce second mot. Ainsi l'on écrira: Port-royal, les Pays-b

Les champs thessaliens, les monts idaliens ne soit pas de vrais noms propres, Ce sont des tournures poëtiques pour dir: lu 7hcutie l'Idalie, Aussi M. Didot écrit-il sans majuscule : ! et autr ” semblables.

(Lemare, Cours analytique, pi: 74, note 57)

—L'Académie cependant écrit sans majuscule au jromnie.s mot Rouge, mer Méditerranée, et avec une majuscule au scout, lu ya fus, Port-Royal. Ce qui nous paraît préférable, parce que dans le premier cas l'adjectif seul est caractéristique, et que, duns l «cn, malgré le tiret, il ne sert pas moins à former le nom propre,

(Auguste Lemaire, dans ses annotations de j Grammaire des Grammaires.)

L'emploi d'une lettre initiale majuscule est d'autant plus nécessaire, dans tous ces cas, que les noms propres étant pour la plupart appellatifs dans leur origine, une initiale majuscule lève tout d’un coup l'incertitude qu’il pourrait y avoir entre le sens appellatif et le sens individuel, Cette utilité de distinguer les différents sens est le fondement des règles qui vont suivre immédiatement.

IIT.—Le nom Dieu, quand il désigne individuellement l'Etre Suprême, doit avoir une initiale majuscule, parce qu'il est alors comme un nom propre: “On doute de Dieu en pleine santé, et, “quand l’hydropisie est formée, on croit en Dieu”. — “La crainte “de Dieu est le commencement de la sagesse.”

Mais le nom de Dieu s'écrit avec une initiale minuscule s'il est appliqué aux fausses divinités du paganisme; s'il est pris dans un sens figuré, ou bien encore s'il est regardé comme sujet de quelque qualification déterminative, ou, ce qui est la même chose, comme un nom appellatif.

= nn US

“On a compté jusqu'à cinquante-neuf dieux que les païens “ont adoré.” — “Parmi les nations les plus éclairées et les. plus “sages (les Grecs et les Romains), le crime était adoré et re- “connu nécessaire au culte des dieux.” (Bossuet, Discours sur l'Histoire universelle). — “Le dieu des miséricordes, le dieu deu “vengenaces, le dieu d'Abraham.” — “Les rois sont ordinaire “ment appelés les dieux de la terre.”

La mort est le seul dieu que j'osais implorer. (Racine, Phèdre, acte 1V, Sc. 6.) Dans tous ces cas, le mot dieu est un vrai nom appellatif.

IV.—Les noms des sciences, des arts, des métiers, s'ils sont pris dans un sens individuel qui distingue la science, l’art, le métier, de toute autre science, de tout autre art, de tout autre métier, doivent prendre une initiale majuscule: “La Grammaire a des “principes plus importants et plus solides qu'il ne paraît d’abord.” — “Les poètes disent que la Musique est un présent des dieux.” — “Îl est honteux d'ignorer le fondement de l’Orthographe.” — “Le Menuiserie emprunte le secours de la Géométrie et du Des- “sin pour fournir des embellissements à l'Architecture”

Toutefois ces noms rentrent dans la classe des noms appellatifs quand ils sont présentés comme sujets d’une qualification déterminative ; et alors on les écrit sans initiale majuscule: “On “a appliqué sans jugement la grammaire latine à toutes les langues, “comme si chaque langue ne devait pas avoir sa grammaire “propre.” — “Notre orthographe actuelle est loin de l’orthe- “graphe ancienne.” — “La question de savoir si la musique ita- “ienne est préférable à la musique française a déjà été agitée “bien des fois, et n’est pas encore résolue.” — “Les curieux font “grand cas des dessins des grands peintres.” — “La menuiserie “du buffet d'orgue de l'église Saint-Sulpice est travaillée bien “délicatement.”

V.:—On fait usage d’une léttre initiale majuscuie pour indi quer au lecteur tout nom abstrait et personnifié.

Les Vertus devraient être soeurs, Ainsi que les Vices sont frères.

(La Fontaine, les deuæ Chiens et l'Ane mort.)

Jadis trop caressé des mains de la Mollesse, Le Plaisir s’endormit au sein de la Paresse,

(Voltaire, Discours sur la Modération.) L'Allégorie habite un palais diaphane.

(Lemierre.) Vouloir tromper le C'iel est folie à la Terre; Le dédale des coeurs en ses détours n'enserre Rien qui ne soit d'abord éclairé par les Dieux. (La Fontaine, l'Oracle et l'Impie.) 7 * : + + + La Mollesse oppressée, Dans sa bouche à ce mot sent sa langue glacée ; Et, lasse de parler, succombant sous l'effort, Soupire, étend les bras, ferme l'oeil et s'endort, (Boileau, le Lutrin, chant IIL) Qui ne court après la Fortune?

ÿ (La Fontaine.) Sur les aïles du Temps, la Tristesse s'envole. (Le même, la Jeune Veuve.) Sévignéf de qui les attraits Servent aux Grâces de modèle.

(Le même, le Lion amoureuæ.)

“Si l'on peint les Grâces nues, c'est pour montrer qu'elles “n’empruntent rien à l’art, et qu’elles n’ont d’autres charmes que “ceux de la nature” ( Bonhours.)

VI.—I1 faut donner des lettres majuscules pour initiales aux noms appellatifs des tribunaux, des compagnies, des corps, et à ceux qui déterminent, par l’idée d’une profession ou d’une dignité, soit ecclésiastique, soit civile, lorsque ces noms sont employés sans complément déterminatif Pour désigner individuellement leur objet. “On comptait autrefois douze Parlements en France.” — “L'Eglise est la colonne et le soutien de la vérité. ”— “L'Académie a été établie Pour connaître principalement de l’or- “nement, de l’embellissement et de l’augmentation de la langue “française.” — “L’Apôtre fait une belle peinture de la charité.” — “Le Roi des rois est le souverain créateur du ciel et de la “terre.”

Mais ces sortes de mots s'écrivent sans majuscule initiale s'ils sont présentés dans les disceurs sans application individuelle,

au ee OU mn n

tr mn mener ae a

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Forme er

ou si l'application est désignée par un complément déterminatif : “La fermeté des membres du parlement a souvent fait époque “dans notre histoire.” — “Nous devons prier pour l'union des “églises.” — “On doit de grandes lumières aux académies de “l'Europe.” — “Un apôtre doit surtout prêcher d'exemple.” — “Le lion est le roi des animaux; le phénix, le roi des oiseaux ; “le basilic, le roi des serpents.”

VIL.—Les adjectifs saint, grand, et semblables, doivent prendre une initiale majuscule, lorsqu'ils entrent dans la composition d’un nom propre, et en font partie: SAINT Pierre, SAINT Paul, SAINTE Madeleine, le SAINT des SAINTS, Henri le GRAND, Saint Grégoire le GRAND), le SAINT Père la SAINTE Trinité, le SAINT ESPRIT, la SAINTE Bible.” (Bpiste, Dictionnaire universel.)

VIII.—Quand on adresse la parole à une personne, à un être quelconque, le nom qui désigne cette personne ou cet être, fut-il appellatif, doit avoir une initiale majuscule, parce qu’il est déterminé individuellement par l’idée de la seconde personne: “N “n'y a plus qu'un seul prodige que j’annonce aujourd’hui an “monde: “ô Ciel! à Terre! étonnez-vous à ce prodige nouveau.

C'est par la même raison que l’on écrit avec une initiale mas juscule les mots Roi, Reine, Monseigneur, Monsieur, Madame, Mademoiselle, en adressant la parole aux personnes.

Grand Roi, cesse de vaincre ou je cesse d'écrire. (Boileau, Epitre VIII.)

Cela arrive si souvent qu'on a cru devoir écrire ces mots ave une majuscule, même hors le cas de l’apostrophe, On a senà depuis qu'il fallait donner à cet usage universel ‘in principe égæ lement universel; et l’on a imaginé que c'était une affaire de politesse, comme si l'orthographe devait peindre autre chose que la parole avec les accessoires relatifs aux différents sens. Cette politesse déplacée a suggéré ensuite aux imprimeurs d'écrire avec des majuscules les pronoms il, elle, quand ils se rapportaient aux nom Roi ou Majesté. Ce sont de vrais abus, des fautes contre les vrais principes; car les pronoms, même se rapportant aux

nom. Roi ou Majesté, doivent toujours, et dans tous les cas, s'écrire avec une initiale minuscule, par cela seul que les pro. noms #, elle, et en général les pronoms personnels, je, me, mot, tu, te, Soi, il, elle, lui, leur, désignent trop clairement des individus déterminés pour qu'on puisse s'y tromper. (Beauzée, Encyci, méth.)

Nous sommes même d'avis que l’on doit écrire, avec une initiale minuscule: monsieur, madame, mademoiselle dans les phrases suivantes : “J'ai remis votre lettre à monsieur.” — “J'ira avec vous rendre mes hommages à madame et à mademoiselle. Lorsque l’on fait suivre les mots monsieur, madame, mademoiselle du nom de ces personnes, on emploie les abréviations M., Mme, Melle: “M et Mme Langlois assistaient à la fête en compagnie de Melle Lapalme.” C’est une faute d'écrire: “Monsieur Bonin a fait un excellent discours.” I] faut dire: “M. Bonin a fait un exceilent discours.” Mais si l'on s’adresait à l’orateur pour ke complimenter, il faudrait : “Monsieur, où Monsieur Bonin, vous avez fait un excellent discours.”

IX- Quand un mot a plusieurs sens différents, il est assez convenable d'employer une initiale majuscule, pour désigner le sens le plus considérable. Cette attention est propre à prévenir bien des équivoques et à faciliter au lecteur l'intelligence de ce qu'il lit, en lui faisant apercevoir surle-champ dans quelle acception il doit prendre les mots dont il fait usage, Ainsi l'on écrira avec une initiale majuscule: La Jeunesse, pour désigner les Jeunes gens ; et votre Grandeur en parlant à un évêque; mais on écrira avec une minuscule: /g jeunesse, pour marquer le plus bel âge de la vie; et la grandeur de Dieu, pour désigner son excel tence.

On écrira le mot grand avec une majuscule dans cette phrase: "Les Grands seraient inutiles sur la terre s'il ne s’y trouvait des Pauvres des malheureux.” (Massillon.)

Et avec une minuscule dans celle-ci : “Un grand homme excelle par un grand sens, par une vaste prévoyance et par une haute Capacité.”

Le mot Justice s’écrira avec un grand J lorsqu'il exprimera certe vertu morale qui fait que l’on rend à chacun çe qui lui

48 APPENDIGE appartient: “La Justice est la première des vertus, elle est due “à tous les hommes sans distinction ;” ou bien encore, lorsqu'on vouara parler des officiers ou magistrats qui rendent la justice: “Eloignez cette idée qu'on a de la Justice, qu’elle doit toujours “être effrayante, toujours armée; elle lève quelquefois son ban- “deau pour jeter des regards de pitié sur les misérables.” Mais “le mot justice s'écrira avec un petit j lorsqu'il signifiera bon droit, raison: “Il ne faut pas se faire justice à soi-même.”

‘On écrira le mot Ciel avec un grand C s’il signifie Dieu.

.3à Le Ciel reçut toujours nos voeux et notre encens,

Et par un petit c, dans toutes ses autres acceptions.

O Ciel! s'écrira par un grand C, parce que cette exclamation est une sorte d'invocation à Dieu.

Père s'écrira avec un petit p, quand il signifiera celui qui a un ou plusieurs enfants: “Il n’y a qu’un bon gouvernement qui ‘puisse encourager les pauvres à devenir pères.”

- Far un grand P, quand ce sera un titre d'honneur: Pères conscrits. — /ères de l'Eglise.

La noblesse par un petit » est l'avantage d’être noble: “La vertu est la vraie noblesse de l’homme de bien.”

La noblesse par un grand N est le corps des nobles: “La Noblesse de France s’est de tout temps distinguée par son attachement à la Monarchie.”

Cette distinction doit même avoir lieu entre deux sens individuels d’un nom appellatif: “Il se rendit au sénat” — en parsant du lieu ; “il fut blâmé par le Sénaf” — en parlant du corps; quoique dans les deux cas il s’agisse uniquement du sénat.

X.—On écrira avec une initiale majuscule tout nom devenu commun de nom propre qu’il était originairement, pourvr. qu’il soit pris pour désigner la qualité principale qui caractérise le nom propre; exemple :

Oh! combien de Césars deviendront Laridons!

(La Fontaine, l'Education.)

J'ai lu, chez nn conteur de fables, Qu'un second Rodilard, l'Alerandre des chats, L'Attila, le fléau des rats,

Vrai Cerbère. . . . , . "EE (Le même, le Chat et le vieux Rat.) Quand un Sully renaît, espère un Menri quatre. (Voltaire, Le Temps présent.) Que de freiens vont pillamt les abeilles!

Que de Pradons s'érigent # Corneille!

Que de Gauchats semblent des Massitlons !

Que de Le Daims succèdent œux Rignonx.

(Le même, Etrennes œue Sots.)

XL.—I1 convient également de distinguer le titre d’un livre ou d’une pièce quelconque Par une initiale maguscule. I en est de même lorsqu'on cite. On écrira donc : Fable des deux Amis — Fable des deux Pigeons.

Puns ce sac ridicule où Seapin s'enveioppe, Je ne reconnais plus l'auteur du Misanthrope. (Boileau, l'Art poétique.) Toujours sur sa toilette est la Sainte-Ecriture, Et le Petit Carême est surtout sa lecture, (Voltaire, conte de Gertrude.)

XII.—Les noms qui expriment le principal sujet du disconrs doivent être distingués des autres Par une grande lettre.

Ainsi, dans un chapitre sur la Grammaire, sur la Logique, sur la Déciamation, etc., les mots Grammaire, Logique ct Déclamation devront être partout marqués d’une grande lettre, parce qu’ils sont l'objet de ce chapitre. Cette méthode a pour but de soutenir l'attention du lecteur, en lui rappelant sans cesse le sujet de ce qu’il lit.

XIII.—Dans la poésie, il est rêçu, pour mieux assurer la distinction des vers, de mettre une initiale majuscule au commencement de chaque vers, grand ou petit, soit qu’il commence un sens, soit qu’il ne fasse que partie d’un sens commencé.

REMLES (LUn jeune homme, toujours bouillant dans ses caprices, Est prompt à recevoir l'impression des vices;

rpm temange

Est vain dans ses discours, volage en ses désirs, Rétif À ls censure, et fou dans les plaisirs. L'âge viril, plus mûr, inspire un air plus sage, Se pousse auprès des grands, s'intrigue, se ménage, Contre les coups du sort songe à se maintenir, Et loin dans le présent regarde l'avenir.

(Boileau, Art poétique.)

(Tous les exemples guillemetés donnés plus haut sans nom d'auteur sont tirés de l'Encyclopodie méthodique, de Beauzée.)

XIV.—Enfin il y a certains mots qu'on a coutume d’abréger et de représenter par des lettres majuscules, ainsi qu’il suit: J.-C. Jésus-Christ.

N.S. Notre Seigneur.

N.S. J.-C. Notre Seigneur DRE S. S. Sa Sainteté, S. M. Sa Majesté.

S. M. I. Sa Majesté Impériale, S. M. B. Sa Majesté Britannique.

. C. Sa Majesté Catholique, . €. Sa Majesté Très Chrétienne.

.F. Sa Majesté Très Fidèle.

Sa Majesté Suédoise.

Son Aïtesse Royale.

Son Altesse Impériale.

S. Ex. Son Excellence.

S. Em. Son Eminence.

Mgrg Monseigneur.

M. Monsieur.

Mme Madame.

Mlle Mademoiselle.

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