LES VOIX QUI NE SONT PLUS
TBADUIT FAB l'EBITEVB.
Quand les arbres le soir en projetant leur ombre Kendeut la haie obscure et le sentier si sombre Qu*on ne peut voir les gens revenant des bameaux ; Lorsque, cbucbotant, les oiseaux S'en vont percher sur leurs rameaux ; Hors de la vue alors, moi, dans le verger j'erre,
Dans le verger aujourd'hui solitaire, Qui jadi» résonnait de chants, de cris confus, Par des voix, las ! qui ne sont plus !
Il est encor puissant, a la feuille jeunette
Le vieil arbre où pendait dà notre escarpolette,
Mais maintenant l'oseille étend son vert tapis
Sur le sol dénudé jadis
Par nos pieds de courir épris, Quand avec bonds joyeux dans les beaux jours de Pâques
Nous escrimions, quand clarinettait Jacques, Pour les faire danser ou chanter en chorus
Les voix, hélas I qui ne sont plus 1
En ces temps déjà loin, oh ! comme notre mère La souhaitait dehors notre troupe légère, Tant turbulente était notre jeune gaîté !
Et maintenant, en vérité.
Que tout est tacitumité, Que les ims sont partis pour un autre village.
D'autres encor pour le dernier voyage.
Oh ! que la vieille mère aurait bonheur, — Jésus [
D'ouïr ces voix qui ne sont plus (
Var ail the mâidens an' the buoys But I, be marri'd ofF ail woys, Or dead an' gone ; but I da bide At huome aluone at mother^s zide, An' ofen, at tbe evemèn-tide, I still da eânter out wi' tears Down droo the archet, wher my eara Da miss the vâices gone.