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17. — Bail, pour neuf ans, par les Chartreux de Vauvert, près Paris, à Jean Rossignol, laboureiu-, à Solers, de leur hôtel de la Tour, à Soleis , moyennant dix muids de blé froment, par an, et à charge rrde leur livrer extencilles nécessaires en leur chambre qu'ilz ont accoustumé retenir pour eulx et fournir de pain et potage pour eulx, leurs gens et serviteurs, et estable, feiu-re, foing et avoyne pour leurs chevaulx, quant ilz seront aud. Soullerre, avecques demye queue de vin blanc ou vermeil, à leur choix; de nourrir celuy de eulx ou par eulx commis qui sera présent à faire faire les réparations. . . ■«. — a8.
18. — Mise eu service de Marguerite, pour huit ans, et d'Ëtienuette , pour dix ans, filles de feu Michelet Jolis et de Jeanne , remariée à Jean Mahé, par leurs tuteurs, Jean Rémon et Jean Jolis le père, laboureurs, à Villeneuve, chez leur beau-père , à charge par celui-ci de lem- fournir le gîte et le couvert, de les entretenir et de leur payer 7 1. t. ; Jean Mahé aura la jouissance d'un demi-quartier de vigne, lieu-dit la Grosse Pie, et d'un quarteron fren Vermont» , appartenant aux mineures. — 28.
19. — Maiché entre Pierre Prisé, tombier et bourgeois de Paris, et Nicolas de Nouvion, seigneiu" du Pout-Saint-Morice, pour la fourniture d'une tombe de liais, de huit pieds sur quatre, à deux personnages rrengravésj», un homme d'armes et une damoiselle, semblable à celle que Pierre Prisé a faite pour Pancrace ,
seigneur de Mirgaudon, à livrer, pour le i5 août, en Tégiise de Saint-Maurice, près Dourdan; prix : 16 1. t. — 28.
1516 (suite).
20. — Renonciation par Antoinette Le Diacre, veuve de Nicolas Morin, compositeur et libraii^e, rue Saint- Victor, à toute action contre Louis Barizet, compagnon charpentier, chez François Courtenay, charpentier, à Paris, ffpour raison de i'oinicide advenu par cas fortuit en la personne dud. feu Nicolas Morin 55, Louis Barizet n'étant en rien coupable et son patron ayant remis à la veuve A 8 s. p. — Dimanche, mois et quantième du mois iHisibles, peut-être à mai.
1517 (suite). — Octobre.
21. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Jacques du Four, prêtre, licencié en décret, curé de Marchefroy, à Thomas Tliouroulde, prêtre, audit lieu, moyennant 60 1. t. — i3.
Sans date.
22. — Pierre Colart, Jean Crinsel et Raoïdin Goulart, écoliers étudiant en l'Université de Paris, au collège de Moutaigu, déclarent que, le jour de la Saint-Michel, le serviteur de Jean Riblet, Fleurant, se rendant chez le barbier rrpour soy faire appareiller «, s'^rréla chez Olivier d'Erquiuvillers, douillier, et dit à la nourrice : rfJe vous prie envoler veoir jusques an la maison de mon maistre, savoir s'il est poinct blessé») ; la nourrice ayant répliqué : ffPourquoi?" , Fleurant raconta qu'il était appuyé sur l'ouvroir de son maître, quand siu-vint un des domestiques du chandelier, qui lui dit : ffPourquoy as tu cassé les chandelles de noslre ouvrouer?n ; Fleurant ayant nié, son interlocuteur lui donna un soufflet; un second, intervenant, le frappa d'un bâton à la tête, un troisième , d'un couteau à la main ; Flem-anl se défendit alors et frappa de son poignard l'un des agresseurs. Incomplet de la fui.
1517 (suite). — Avril.
23. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Pierre Durand, prêtre, bachelier en décret, chanoine du Saint -Sépulcre, à Paris, curé d'Amillis , à Jean . . . , prêtre , bachelier en décret , demeurant à Amillis , moyennant 1 1 o 1. 1., douze chapons, six oisons, douze grands fromages et deux douzaines d'angelots par an , à charge, en outre, d'héberger le bailleur et sa suite cinq fois l'an, de lui livrer pour la Saint-Martin d'hiver i5i8 six setiers de bon blé froment, à 16 s. p. le setier, de clore le jardin du presbytère et de ffprendre avec lui. en entrant en lad. cure et ferme, ung homme d'église, bien habille tant en musique que autres choses, qui mènera bonne vie et sera de honneste conversacion, qui sera bien agréable au peuple et parroissiens . . . «. — 19.
1518 (suite). — Février.
2/i. — A la requête de Jacques Pison , Gilles Regnart , prêtre , praticien en cour d'église , à Paris , curé de Mont-Dauphin en Brie et chapelain de la chapelle Saint-Clément en l'éghse Saint-Jacques-de-la-Boucherie, et Guillaume Paien, pelletier et fourreur de robes, à Paris, certifient connaître Jacques Pison depuis sou jeune âge, particulièrement depuis 1472, époque à laquelle il demeurait au collège d' Autan et était étudiant en décret; il allait alors presque tous les matins à la lecture de décret, aux grandes écoles de décret, puis revenait étudier au collège; au bout de trois ans, reçu bachelier, il s'en alla à l'Université dOrléans et fut reçu licencié au bout de quatre ans; Guillaume Paien, locataire du collège, fréquentait Jacques Pison et son père; c'est lui qui choisissait et achetait la panne nécessaire à Jacques Pison, qui fourrait ses robes, notamment sa robe et son chaperon de bachellerie, fourrés en menu vair; il voyait passer l'écolier devant sa boutique, allant aux lectures ou en revenant, un livre sous le bras, qu'il lui laissait parfois pour aller à ses autres af-
faires; Gilles Regnart, à cette époque, était le serviteur de Jacques Pison , il lui portait parfois son livre à la lecture, puis revenait au collège faire la chambre; les déposants ajoutent qu'à son départ pour Orléans, Jacques Pison leur confia l'administration de son bien; que devenu licencié, il revint à Paris, au collège de Cambrai, où Gilles Regnart continua à le servir. — 12.
25. — Marché entre Contesse, veuve de Philippot Prisié, tombière et bourgeoise de Paris, et Nicole Unique, licencié en lois, demeurant à Soissons, agissant pour lui et pour ses frères et sœurs , enfants de Pierre Le Masson et de Jeanne de Brie, pour la fourniture d'une tombe de liais, de dix pieds sur cinq, à deux j)ersonnages , un bourgeois et une bourgeoise, les évangélistes aux quatre coins, un Abraham, garni comme d'ordinaire, à la partie supérieure; à livrer au couvent des Cordeliers de Soissons; prix : 3o I. t. — i3.
26. — Echange entre Pasquel Bourgeois, laboureur, ù Fontenay prèsBagneux, et Wolfgang Hopyl, ffVulquin Houppinn, marchand et bourgeois de Paris; le premier cède au second un demi-quartier de vigne, en deux pièces, au terroir de Fontenay, lieu-dit la Moutardière, contre un demi-quartier en une pièce, même terroir, lieu-dit la Richaude, et inie soulle de 70 s. t. — 26.
1517 (suite). — Avril (suite).
''21. — Jacques Marchand, laboureur, à Saint-Marcel, prend à sa charge, jusqu'à ce qu'ils soient en âge de se marier ou d'être autrement pourvus, ses trois enfants, Louise, Denise, âgée de huit ans, et Claude, âgé de quatre ans, issus de son mariage avec feue Martine Breteau, s'engageant à envoyer le garçonnet à l'école, pour apprendre les saintes lettres, et à faire apprendre aux fillettes à «mesnaigeri); les biens échus aux mineurs au
RECUEIL D'ACTES NOTARIÉS. [iSiS-iSiy.]
décès de leur mère lui sont attribués, à charge
pour lui de donner à chacun d'eux, à l'époque de son mariage, 3o 1. t. et trois quartiers de vigne. — 9 5.
1518 (suite)'. — Mars.
28. — Arrangement entre Simon Havart et Pierre d'Autruy, portant bail, pour neuf ans, par ce dernier au premier d'un moulin à blé et d'un moulin à papier, dits les Moulins le Roi, près Troyes, près du MouHn Pelau, avec la rivière, pêcherie, maison, jardin, perches, cordes, cuves, cuveaux, caque et presses en dépendant, moyennant 80 1. t. par an; le bailleur remettra les moulins et la rivière en état; le moulin à écorce n'aura, pendant la durée du bail , qu'un pertuis d'eau de la Saint- Jean à la Saint-Remy; les réparations locatives seront indiquées par Perrot Denise, Colinet de Bray et Jacquinot Bourguignot, papetiers, à Troyes ; le preneur pouria résilier le bail à son gré, en avertissant un an à l'avance; à partir de la septième année, le fils du bailleur pourra entrer en jouissance des moulins, en prévenant le preneur un an à l'avance. — 5.
Sans date.
29. — Reçu par Michel Le Noir à Pierre Bernard, notaire, de 26 1. 5 s. t. à lui dus pour éviction par retrait lignager. — Après le aS avril i Siy.
1517 (suite). — Avril (suite).
30. — Reçu par Michel Le Noir, libraire juré en l'Université et bourgeois de Paris, à llilaire Semet, huissier du Roi aux Requêtes du Palais, de 707 1. 3 s. t., dont 6/io 1. t. représentant le prix de l'acquisition faite, le 26 mai i5i6, par Michel Le Noir de Pierre Bénard, notaire, d'une maison rue Saint- Jacques, occupée par Gaillardin Girard, pâtissier, contiguë au Château Rouge, attribuée par retrait lignager à Hilaire Semet; 53 1. 6 s. t. pour les ventes et saisines et le reste pour réparations et frais divers. — 25.
[iSiy.] RECUEIL D'AC
31. — Pi'ocès-vei-bul de la visite rendue par Bernardin Leaultc, prêtre, licencié en lois, chanoine prébende et procureur généi-al de l'église de Tours, en présence d'Antoine Reynault, chanoine de Saint-Germain-l'Auxerrois, h Paris, de Jean Boireau, curé de Sa- •zilly et prieur de Francueil, solliciteurs de l'église de Tours, et des notaires, à Christophe de Brilhac, archevêque de Tours, rue Saint- Jacques, maison de la Longue Allée, auquel Bernardin Leaullé présenta, conformément à une convention intervenue entre l'archevêcjue et le chapitre, un projet de lettre, ci-annexé, du Pape au chapitre de l'église de Tours, lui notifiant la nomination de Chi'istoplie de Brilhac comme archevêque de Tours, à la place du cardinal Chai-les del Carretto : ffDilectis filiis capitule ecclesie Turonensis salutem. Hodie ecclesie vestre . . . n, invitant l'archevêque à obtenir la substitution de cette bulle à celle qui avait été primitivement adressée au chapitre; l'archevêque objecta qu'il n'en ferait lien avant que ce projet fût signé par le notaire du chapitre; Bernardin Leaulté répliqua qu'en sa qualité de procureur générai, il était disposé à le faire signer par les notaires présents; mais l'archevêque refusa. — 3o.