‹ Recueil d'actes notariés relatifs à l'histoire de Paris et de ses environs au 16è siècleChapitre 47 sur 452 · RECUEIL D'ACTES NOTARIES. AA · texte numérisé non relu

RECUEIL D'ACTES NOTARIES. AA

dc-Ccauvais, à l'enseigne du Roi David; prix: 12 l.t. — 28 (fol. if xix).

2A17. — Marché entre ledit Charles Estienne et Jean Gervais le jeune , couvreur de maisons, ffrue de place Maubert?), pour la couverture en tuiles d'un corps de bâtiments à lucarnes, des vis, galerie et appentis, le tout dépendant de ladite maison du Roi David; prix : 82 s. t. la toise de couverture, toisée aux us et coutumes de Paris, en utilisant la vieille tuile qui pourrait être réemployée. — 2 3 (fol. n' XIX v°).

2A18. — Bail, pour six ans, par la Faculté de médecine, représentée par Claude Roger, docteur régent en ladite Faculté, à Jean Roger, savetier, rue de laBiicherie-de-Pe(it-Pont, d'un ff petit ouvroir sur lad. rue de la Buscherye, cave dessoubz, une chambre et pelit garnyer au dessus, avecques une autre chambre joignant, où souUoit estre la chapelle ancienne de ladicte Faculté, le tout estant des appartenances, sur le devant et devant la court des escollesd'icelle Faculté" ; prix : 3o l.t. par an; le premier terme sera seulement de 6 1. t. , le locataire n'ayant pu avoir la jouissance complète de la chambre aque l'on faict de neuf en ladicte chappellc" ; ff . . . sans ce que ledict preneur puisse tenir ésdiclz lieux ne en poi'tion d'iceuk que gens de bien , de bonne vie , renommée et honnesle conversacion , ne qu'il y en ay t plaiuctif de voisins. . . ri. — 28 (fol. xi" v°).

15/i2 [suite), Octobre [suite)f.x Novembre; 1543 [suite), Janvier.

2419. — Vente par Jean de Sainte-Beuve le jeune, grossier, Pierre de Sainte-Beuve, bedeau de la nation de Picardie , Guillaume de Flesselles , marié à Anne de Sainte-Beuve, Baudouin Rebours, drapier, marié à Marguei'ile de Sainte-Beuve, Catherine de Sainte-Beuve, veuve de Damien Hicqueman, libraire, Nicolas Palory, apothicaire et épicier, marié à Madeleine dcCurly, tous agissant en leur nom, et par

IMpniHEniE NATJONALt,

Zi50

Pierre de Gnrly, iiiarchaud , agissant pour sou fils mineur, Jeau de Curly, issu de sou mariage avec feue Marie Boudis, à Mëry Ménage, fripier et priseur de biens, à Paris, d'un terrain, sis à Nolre-Dame-des-Ghamps , en face de l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas , mesurant cinq toises de large sur la Grand rue, trois toises sur le derrière et vingt-huit à trente toises de profondeur, moyennant une l'ente de 2 5 1. 10 s. t., raclietable, jusqu'à concurrence de 20 1. 1. , pour 3oo 1. t. , et le reste pour 66 1. 1. , chaque rachat payable en une fois ; obligation de construire dans l'année et facidté de préemption pour les vendeurs. — ai octobre, 7,10 et 2 II novembre i5/i2 et 3i janvier i5/i3 (fol. xi" ni).

15^2 (^suite). — Octobre (suite).

2420. — Mise en apprentissage, pour six ans , par Etienne Villeneuve , compagnon maçon, demeurant devant le collège des Lombards, de son fils, Jean VUleueuve, âgé de seize ans, chez Jacques Masson, menuisier, bourgeois de Paris , qui lui fournira le vivre , elc. , et payera à l'apprenti 6 1. 1. — 26 (fol. xi" v v° ).

2421. — Bail, pour trois ans, par Simon Dumont, prêtre, rue de Montauban, aux fauboiu-gs Saint-Marcel , à Jean Charbonnier, faiseur d'esteufs , au Clos Sainle-Geneviève , d'un jeu de paume couvert , sis à Saint-Marcel , rue de Montauban, avec la maison et dépouille, mais à l'exclusion du jardin, où le preneur pourra aller chercher les esteufs qui y tomberont , le bailleur se réservant le passage des lieux loués , à l'effet de gagner ledit jardin , et l'usage d'une porte , établie au droit de la corde, et qui donne accès dans le jeu de paume coutigu, propriété du bailleur; jJrix : 80 1. t. par an, payables à raison de 33 s. A d. t. par semaine, dont 3o s. t. sous forme d'une grosse d'esteufs neufs, façon de Paris, et le reste en argent; le preneur devra entretenir le jeu de tuile, carreau, biicole et en-

TES NOTARIES. [iSài.]

duits ; ff . . . sera commun entre lesd. bailleur et preneur la raiz oii tuniberont les esteufz d'entre les deux jeuz. . . n; faculté pour le preneur de résiher le bail durant la première année , en avertissant le bailleur trois mois à l'avance. — 3o (fol. xi"vii).

Novembre [suite).

2422. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Michel Boutemotte, laboureur, à Bagueux-Saiut-Erbland , de sa fille, Marion Boulemotle, âgée de quinze ans, chez . . , Guillemet, bonnetier, à Saint-Marcel, rue de Lourcines, qui lui fournira le gite, le couvert et l'entretien. — 2 (fol. xi" x v°).

2423. — Mise en apprentissage, pour onze ans, par Marguerite Lécuyer, veuve de Guillaume Bontemps, laboureur, à Notre-Damedes-Champs, de son fils et pupille, Claude Bontemps, âgé de treize ans, chez son oncle, Nicolas Gentil, laboureur, à Fonlenay, près Bagueux , qui lui fournira le gîte , le couvert et l'entretien, rrcomme si c'estoit l'ung de ses enffans -n , et lui paiera 1 0 1. 1. — 2 (fol. xi" xi ).

2424. — Partage entre Simon de GoUnes, imprimeui' de livres, à Saint-Marcel, grand rue Mouffelard, marié à Guyenne Viart, veuve en premières noces de Henri Estienne, imprimeur de livres, à Paris, d'une part, Charles Estienne, docteur régent en la Faculté de médecine , Robert Estienne et François Estienne , imprimeurs et libraires, à Paris, ledit Charles Estienne agissant, en outre, pour Guillaume Buron, procureur au Châtelet, marié à Nicole Estienne, d'autre part; part de Simon de Golines : une maison , sise au Clos-Bruneau , rue Saint- Jean-de-Beauvais , à l'enseigne de l'Image Notre-Dame , au coin de la rue Fromanteau , contiguë à l'hôtel de la Chaise et aboutissant à l'hôtel de Corbeil; une petite maison, sise à Saint-Marcel, rue Mouffetard, au coin de la ruelle qui conduit à Copeaux et à Saint-Victor, à l'enseigne de Sainte-Geneviève; 4o s. p. de

reute sur Michel Merlin, de Sucy-eu-Brie; jouissance , la vie durant de Guyonne Viarl, d'un arpent de vigne à \anves, lieu -dit les Hanapeaux, et d'un demi-arpent de vigne à Wissous, lieu-dit Bacoiïnet; part des autres : une maison à deux corps de bâtiments et cour interme'diaire , sise en la grande rue du Clos- Bruneau, au coin de la rue Fromauleaù, à l'enseigne de l'Ecu de France, aboutissant au collège du Plessis; loo s. p. de rentes à Thiais. —3 et 4 (fol. xi"xi).

par Marin Roussel, étudiant en l'Université de Paris, demeurant au collège de Navarre, curé de Cressonsacq , au diocèse de Beauvais , à Pierre Bétliune, prêtre, demeurant à Cressonsacq , moyennant 72 1. 1. par an ; le bailleur se réserve rrles novalles, fermes, droictz et autres choses que led. curé baillem- prétend à luv appai'tenir. . . à l'encontre du prieur dudict Cressonsac et l'abbaye d'Orquam. . .n. — 6 (fol. xi"xuv°).

2426. — Mise en apprentissage , pour cinq ans, par Antoine Carde, manouvrier, à Ermont, près Saint-Prix, de son fds, Jean Carde, âgé de seize ans, chez Benoit Philippes, libraire, à Paris, qui lui fournira le vivre, etc. — 6 (fol. xi"xni).

2427. — Marché entre l'abbaye de Saint- Victor et Guillaume Hureau, fondeur de cloches, rue Saint-Antoine , pour r faire et fonder en sa maison, pour iceulx de Sainct Victor, Iroys cloches bien sonnantes et accordantes, dedans la Sainct Martin d'iver prochainement venant, et dedans l'Advent aussi prochainement venant, deux autres cloches, aussi bien sonnantes et accordantes, pesans lesd. cinq cloches, c'est assavoir la plus grosse d'icelle six jnil ou environ , ayant le ton , accord et armonie que la cloche nommée Guillaume, dernièrement fondée par icellui Hureau pour messieurs de Nostre Dame de Paris; et selon

icelle première cloche auront les autres quatre cloches proportion, en sorte neantraoins que toutes ensemble ne pèseront plus de dix sept mil ou environ, jusques à deux ou troys cens pom" le plus ; et que s'il est dict cy après par gens enlenduz et musiciens , avoir faulte en la foute, soit à cause du mestail ou autrement, comme ton, accord ou armonie, sera tenu led. Hm'eau fondeur, où seroit mestier , deppendre , refibndre et répandre ou faii-e répandre lesd. ' cloches, tant que il rende icelles telles que dessus est dict et declairé; et selon ce, a esté accordé entre lesd. parties que pour led. mesteil que lesd. de Sainct Victor fourniront aud. Hm'eau, moyennant qu'il soit de leurs vieilles cloches, sera payé par iceulx de Sainct Victor, pour chascun cent de mesteil en oeuvre, quarente cinq solz tournois ; et pour l'autre mestail, bon, loyal et marchant, que ledict fondeur livrera et que ne {un blanc) desd. de Sainct Victor, de leursd. vieilles cloches, en baillant mestail pour mestail, sera payé pour chascun cent trouvé en oeuvre, la somme de vingt livres cinq solz tournois, le déchet d'icellui venant sur lesd. de Sainct Victor au pris de dix huict livres tournois le cent, sauf à desduire le mestail qui sera résidu de la fonte, pour lecpiel riens ne sera payé aud. fondeur, qui sera encores tenu de faire amener et conduire lesd. cloches qu'il avu-a fondues . . . aud. lieu de Sainct Victor . . . , moyennant que lesd. religieux. . . luy aydront de leurs harnoys et charliors, et les feront iceulx de Sainct Victor lever et atacher, et fourniront de bastans et autres choses à ce nécessaires, à leurs propres coustz , à la conduicte toute.>^voyes , perilz et fortunes dud. fondeur, en sorte que s'il en advient faulte, led. fondeur en respondera : et se fera le payement . . . des troys premières cloches dedans Noël prochainement venant , et le reste. . . dedans la Sainct Jehan. . . ». — 7 (fol. \l" XUII v°).

2428. — Marché entre Fiacre de la Vigne, maître des basses-œuvres, rue du Mûrier, et

Louis Garnier, marchand , bourgeois de Paris, agissant pour Alix Deschamps, sa mère, pour la vidange, le neltoiement et la remise en e'tat d'une fosse de retraits, dépendant d'une maison, sise rue Porte Bordelle , à l'enseigne de la Madeleine, ledit travail à exécuter dans la huitaine, moyennant 12 1. t. — 8 (fol. xi^xv).

2429. — Vente par Claude d'Orange, maître des ëtuves de la rue de Bièvre, y demeurant, à Ciu'istophe Chaudon, marchand de bois , bourgeois de Paris , d'une nacelle , de douze à treize toises de long sur treize pieds de large, ff flottant nagueres sur la rivière de Seyne et que led. Chaudon dict avoir en sa possession n, moyennant dix milliers de fagots, de bois vif et faits de saison, à livrer, dans le délai d'un an, au port Saint-Bernard. — 9 (fol. Xl" XV v°).

2430. — Vente par Pierre Pommeraye, labletier, à Saint-Maixel , grand rue Mouffetard, paroisse Saint-Médard , à Antoine Dieudé , avocat en Parlement, d'une maison, jeu de paume et jardin, sis aux faubourgs Saint-Germaindes-Prés , sur les fossés , entre les portes Saint- Germain et Saint-Michel, cten laquelle maison et lieux pend pour enseigne Plaisance n , moyennant 90 1. t. de rente, rachetables au plus en quatre verse^nenls égaux, rrau pris des ordonnances royaulx, qui est du denier douze». — 10 (fol. xi" XVI v°).

2431. — L'acquéreur ci-dessus ne devra rien au vendeur avant l'entrée en jouissance; et celui-ci n'encourra aucune responsabilité s'il ne pouvait mettre l'acquéreur en jouissance, en raison du procès pendant devant le prévôt de Paris, entre Pierre Pommeraye et Claude Verdureau. — 10 (fol. xi"xvu v°).

2432. — Renonciation par Guillaume Dupuis, pécheur d'engins, à Saint-Germain des-Prés, a sur la rivière de Seyne n, à la propriété d'un terrain de dix pieds de large sur

la rue de Seine et de quatre toises de profondeur, sis à Saint-Germain-des-Prés , ffsur lad. rivière de Seync, et que Jean Loret, layetier, à Saint-Germain-des-Prés, au profit de qui la présente renonciation est faite, lui avait vendu, six mois auparavant, moyennant 6 1. 1. de rente. — 1 1 (fol. xi" xvni).

2433. — Renouvellement de bail, pour trois ans, par ledit Jean Loret audit Guillaume Dupuis, d'une chambre ou salette au rez-dechaussée d'une maison, sise rue de Seine, moyennant 6 I. t. par an; le bailleur se réserve la faculté, dans le cas de vente de l'immeuble, d'évincer le preneur, en lui fournissant une autre chambre dans la maison contiguë, qui lui a|)parlient également; reçu d'avance i5 1. t. — 11 (fol. xi" xviii v°).

2434. — Mise en apprentissage, pour trois ans, pai' Jean Souris, compagnon tonnelier, à Saint-Germain-des-Prés, de son fils, Jean Souris le jeune, âgé de seize ans, chez Pierre Pélehaste, cloutier, aux faubourgs de Paris, hors la porte Saint-Jacques, qui lui fournira le vivre , etc. , et l'entretien. — 1 1 (fol. xi" xix).

2435. — Engagement par Guillaume Le Maire, carrier, à Saint-Marcel, d'extraire, avec un autre ouvrier, de ce jour à la Saint- Jean, pour le compte de Mathurin Maréchal, jardinier et carrier, audit lieu , d'une carrière que celui-ci possède hors la porte Saint-Marcel, sur le Sentier aux tripes, toute la pierre et moellon qui se rencontrera, en fouillant fftrois bancs plus bas que les bancs blancs", et à charge de soutenir le ciel et de laisser des piliers pour éviter tout fontis et accident; Guillaume Le Maire montera la pierre sur le friche et aidera à la charger sur le chariot; Mathurin Maréchal fouriùra un mail, une broche , une laie et trois coins , le tout eu fer ; prix : 2 s. t. le chariot de moellon; i5 d. t. la marche de trois à cinq pieds, les plus grandes, s'il s'en trouve, étant jiayées comme

pierre au pied; 6 s. l. ic chariot de carreau; 6 s. t. le chariot de pierre au pied, compte dix-huit pieds au chariot; à payer chaque dimanche. — i3 (fol. xn"'! v°).

2/i36. — Vente par Jean Loye, faiseur d'esteufs, à Saint -Marcel, près Copeaux, à Louis Noël, libraire, à Paris, de soixantedix -huit grosses d'esteufs neufs, blancs, façon de Paris, de poids convenable, à livrer à raison d'une grosse par semaine; prix : 98 s. t. la grosse de douze douzaines. — i5 (fol. xn" iiii).

2437. — Testament de Marie Simonne, femme de Huguet Boiu-lat, marchand, bourgeois de Paris, rue Saint -Victor : lieu de sépulture, l'église Saint-Nicoias-du-Chardonneret, non lieu de son banci ; legs à l'Hôtel- Dieu de douze draps de chanvre neufs, de deux lés chacun, et de 100 s. t.; legs à son neveu, Pierre Bourlat, de 100 1. t. rrpour iuy aider à s'entretenir à l'escolei. — i5 (fol. xii" v).

2438. — Vente par Malhurin Maréchal , foulon de bonnets, à Saint-Marcel, à Pierre du Four, laboureur, à Sainl-Marcel, d'un quartier de vigne, à prendre dans un demi-arpent , sis à Saint -Marcel, lieu -dit le Sentier aux tripes , aboutissant sur le grand chemin d'Ivry, sur lequel se trouve un trou de carrière , qui sera mitoyen entre les parties; prix : 10 d. t. de rente par loise, ladite rente rachelable en trois versements égaux , au denier douze ; obligation de construire dans les trois ans; l'acquéreur prendra la moitié de l'engin, des chables et des outils, el le quart de la piei-re actuellement extraite; deux pinces, une grosse et une moyenne, six coins, deux marteaux layes, une pioche, un têtu, une esse, un pil, un mail, deux baquets et des cordages resteront communs entre les parties; l'acquéreur prend à son compte la moitié de la fourniture de pierre à livrer par le vendeur, au 5 juillet

prochain, à Jean Bourdet, carrier, à Saint- Marcel. — 16 (fol. xu"vn v°).

2/»39. — Mise en apprentissage, pour deux ans, par Pierre Vernois, laboureur, aux Granges - le - Roi , près Dourdan , de son pupille, Pasquier Amaulry, âgé de dix-neuf ans , fds de feu Mathurin Amaulry et de feue Jaquette Rabaudry, chez Nicolas Béry, bonnetier, à Saint-Marcel, rue de Lourcines , qui lui fournira le vivre, etc. — 18 (fol. xu"xii).

2440. — Vente par Mathurin Maréchal, foulon de bonnets et marchand , à Saint-Marcel, rue du Bon-Puits, à Pierre du Four et Denis Chabin, laboureurs, à Saint-Marcel, respectivement rue Saint-Marcel et rue des Postes, de la moitié d'un demi-arpent de vigne, sis à Saint- Marcel , lieu-dit le Sentier aux tripes, aboutissant au chemin d'Ivi-y, le trou de carrière qui se trouve sur cette propriété, devant rester mitoyen entre les parties; prix : 8 1. t. de rente , rachetables par moitié , chaque moitié en deux versements au plus et au prix des ordonnances, soit au denier douze; obligation de construire dans les trois ans, en commençant à la Saint- Jean prochaine; rr . . .et demeurera au prouffict desd. preneurs la quarte partie de toutes et chascunes les pierres et moislon qui de présent sont faictes, tant par hault que ou bas de lad. carrière. .. 51 ; les acquéreurs prendiout à leur compte la moitié du marché pour fourniture de pierre passé, le 5 juillet i549, entre le vendeur et Jean Bourdet, ledit marché expirant le 5 juillet 1 543. — 18 (fol. xii" su).

2441. — Marché entre Guillaume Lemaire, carrier, à Saint-Marcel, rue d'Ablon, d'une part , Pierre du Four et Denis Chabin , laboureurs, à Saint-Marcel, d'autre part, pour l'extraction par le premier, aidé d'un ouvrier, de ce jour au 5 juillet 1 543, de toute la pierre et moellon qu'il pourra tirer de la moitié appartenant à Pierre du Four et Denis Chabin, d'une carrière , sise à Saint-Marcel , lieu-dit le Sentier

aiLx tripes, dont l'autre moitié appartient à Mathurin Maréchal, ladite pierre destinée à Jean Bourdet, en exécution d'un maixlié en date du 5 juillet 1 5/i9 ; prix : 6 s. t. le chariot de carreau ; 2 s. t. le chariot de moellon , et 10 d. t. (Tchascune marche de trois, revenant à cinq piedz de long«; payable à la fin de chaque semaine ; obligation pour le carrier d'aider à charger' sur le chariot ou rfbancartn et de soutenir le ciel , poui' prévenir tout fontis ou accident; le carrier reçoit, en outre, un chable de chanvre, mie barre, im mail, quatre coins, une pioche, une laie et un têtu, à rendre à l'expiration du marché. — 20 (fol. xn"xvi v°).

2442. — Vente par Mathurin Maréchal, foulon de bonnets et marchand, à Saint-Marcel, à Jean Guérin, tonnelier, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, de la seconde moitié du demi-arpent de vigne rapporté à l'ai-ticle 2440 ; prix : 12 d. t. de rente par toise; mêmes obligation de construire et faculté de rachat ; l'acquéreur prendra la moitié des engin, châties et outils, et le quart de la pierre actuellement extraite ; les outils suivants resteront communs entre les parties : une grosse pince, une moyenne , six coins , deux marteaux , une laye , une pioche, un têtu, une esse, un pic, un mail, deux baquets et des cordages; foiu-uilure par l'acquéreur à Jean Bourdet de la moitié de la pierre due à celui-ci, pour le 5 juillet i543. — 28 (fol. xm"i).

2443. — Marché entre Jean Léchaudé et Pierre Léchaudé , charpentiers de la grande cognée, rue Saint- Antoine, et l'abbaye de Saiul- Victor, représentée par Louis Hervé, prêtre, chambrier, procureur et receveur général de l'abbaye, pour tr faire, de peine d'ouvriers tant seuUement, toute la charpenterie . . . pour trois corps d'hostelz ... de neuf en la rue Sainct Victor. . . , joignant le collège du Cardinal Lemoyne, ensemble des galleries, vifz et de trois estables qui serviront ausd. corps

d'hostelz , lesquels corps d'hostelz seront chascun à trois planchers, non enffoncez , l'ung sur l'autre, garnys de leur comble, et pareillement les cloisons et separacions qu'il conviendra faire ésd. corps d'hostelz . . . , de telle sorte et façon qu'il plaira ausd. de Sainct Victor, qui seront tenuz livrer le boys et ciage qu'il apartiendra , en leur grant court de lad. al)baye , où le-d. charpentiers seront tenuz faire lesd, ouvrages, et les asseoir, poser et actacher sur lad. maçonnerie, à leurs despens, et fournir des chasbles, engyns, escharfaulx et autres choses qu'il conviendra pour rendre lesd. ouvraiges faictz et parfaictz , et à chascune desd. estables y aura plancher et grenyer au dessus , avecques une lucarne llamende pour servir à monter et descendre ce qui y sera mis ; plus seront tenuz lesd. cliarpentiers faire deux planchers l'ung sur l'autre ou grant clocher de lad. esglise,riuig, qui est le premier, de solives, et l'autre d'ays, avecques une trappe à deux costez, fermant, pour clorre la bée de la première voulte, par laquelle on passe les cloclies ; et oultre , de faire huict petis aulvens, pour couvrir d'ardoise ou tuille, servans oud. clocher, pour gecter les eaues dud. clocher; aussi faire une eschelle de charpenterie pour monter du premier ou second beffray dud. clocher ...» ; à commencer lundi prochain et à terminer, pour les travaux du clocher, à Noël; les chai'pentiers démoliront les vieilles charpentes , sans pouvoir en emporter le bois , pas plus que les copeaux et rognures des nouveaux bois; prix : 266 1. i5 s. t. — 25 (fol. XHi"n).

2444. — Moyennant 9 1. t. à lui versées par Thielman Vivian, libraire, au Clos-Bruneau , Nicolas Lalizeau , imprimeur de livres , rue Sainte-Geneviève, renonce à toute action contre Thielman Vivian, tant contre lui, à cause de sa femme, que comme tuteur des enfants de Jean Lalizeau, qui lui-même avait été tuteur de Nicolas Lalizeau, et ce, au sujet d'une rente de 28 s. t. due par Jean du Mous-

lier, demeurant à Aiiteuil, et dont les titres avaient e'te' inventoriés lors du décès de Raoul Lalizeau, père de INicolas Lalizeau; ce dernier renonce, en outre, aux dépens du procès engagé contre Thielman Vivian, auquel il abandonne sa part dans ladite rente, en même temps que Thielman Vivian lui fait remise de tout ce qui pourrait lui être dû, pour location de maisons ou autrement. — 27 (foi. XHi" vu).

2445. — Vente par Spire Micquet , libraire , rue du CoUège-de-Coquerel , âgé de vingt-six ans, à Nicolas Guilleniin, laboureur, à Sucyen-Brie, de vingt perches trois quarts et demi de vigne, au terroir d'Amboile, lieu-dit le Tertre, de la moitié d'une pièce de vigne, contenant demi -quartier, cfcomprins la moictié d'une portion de terre ou frische dedans laquelle y a des murgers de pierre 1 , sise à Amboiie , lieu-dit Goraboust, et de la moitié d'une rente de 2 s. t. due par Pierre Guillot et Etienne Colas, vignerons, à Sucy ; l'acquéreur tient le vendeur quitte d'une rente de 12 d. t. qu'il lui devait et lui verse 33 1, 9 s. t. — 29 (fol. xui"x).

2446. — Robert Gallaiz et Guillaume de Housseau, laboureurs, à Sceaux , marguilliers de l'église du lieu, reconnaissent avoir reçu d'Etienne Parent, procureur en la Chambre des comptes , par les mains de Gabriel Bourgoing, trung compte, escript en parchemyn, des tailles et equivallent de la ])revosté et viconté de Paris, contenant trente six feuilletz de parchemyn escriptz, coramancant par ces mots : (fCoppie de la coppie des lettres pafftentes du Roy nostre sire données à Argenffton, le xxvin" jour de mars mil v" xxxi avant fTPa^quesii, et finissant par ces motz : aSic ffest in fine status originalis compoti in caméra (fcompotorum domini nostri Régis Paiisius ffretenti. Ainsi signé : Michoufl ; ils s'engagent à restituer ce document à première réquisition ou à rembourser le coût de cette copie, s'éle-

vaut à 1 6 1. 1. , dans le délai d'un mois. — 3o (fol. xni"xi).

2447. — Mise en apprentissage , pour cinq ans, par Guillaume Pollet, marchand et laboureur, à Rambouillet, de son fils, Michel Pollet, âgé de quatorze ans, chez Louis Noël, libraire, à Paris, qui lui fournira le gîte et le couvert. — 3 (fol. xin"xii v").

2448. — Reçu par Claude Heudon, mégissier, à Saint-Marcel , à son père, Toussaint Heudon, mêmes qualité et domicile, de 600 1. 1. ffen deniers contens, à deux foys, tant pour les habillemens de ses nopces que habillemens, bagues et joyaulx de sa femme, comme aussi d'ai'gent preste pour subvenir à son besoing et neccessité, le tout durant ses fiensailles et depuis ses espousailles jusques à huy . . . « , ladite somme à valoir sur la succession de feue Alix de ffla Plannesn, mère de Claude Heudon. — 4 (fol. xui"xni).

2449. — Mise en ff serviteur et alloué", pour un an, de Pierre Grosmoulu, compagnon rubannier, chez Pierre Maréchal, rubannier, aux faubourgs de Paris , hors la porte Saint- Victor, chez qui Pierre Grosmoulu est actuellement domicilié; Pierre Maréchal s'engage à renseigner led. mestier» à Pierre Grosmoulu, à lui fournir le vivre, etc., et à lui verser 100 s. t. — 5 (fol. xiu"xv).

2450. — Arrangement entre Servais Le Roy, compagnon cardeur de laines, à Saint- Marcel, représenté par Nicolas Guyot, couturier, rue Coquillière, en vertu d'une procuration, y insérée, en date du 20 décembre 1 54 1, et Raoulin Rafibyau, bonnetier , à Saint- Marcel, rue de Lourciues, qui, trois mois auparavant, avait porté un coup de couteau à Servais Le Roy, fait pour lequel il avait été incarcéré au Chàtelet et condamné à verser à la victime une provision de 10 1. p., que

/iSG

celle-ci avait cédée à Nicolas Guyot; acluellemeut Uaouliu Raffoyau était élargi et appel interjeté du lieutenant criminel au Parlement; Raoulin Raffoyau, pour demeurer entièrement quitte à Tégard de Servais Le Roy, s'engage à lui verser six ëcus d'or soleil, dont un tiers à Pâques , un tiers à la Saint-Jean et le reste à la Saint-Remy; en cas de non-payement, les poursuites seront reprises tant pour obtenir le versement de la provision que l'exécution de la sentence allouant des dommages et intérêts. — 6 (fol. xnfxvn).

2A51. — Mise en apprentissage , pour deux ans et demi, par Jean Martin, compagnon imprimeur, rue Saint- Jacques , maison à l'enseigne de la Coupe d'or, de son frère, Pierre Martin , âgé de dix - sept ans , originaire de la Motlie-d' Ailes, jm-idiclion de Lauzunen.Agenais, chez Jean Real, imprimeur, rue Traversaine, maison du Cheval blanc, qui lui apprendra rl'estat de compositeur oud. art de imprimerie" et lui fournira le vivre. — 6 (fol. xin"xvn v").

2A52. — Reçu par Pierre du Four et Denis Chabin, laboureurs, à Saint- Marcel, à Richard Liévin, bonnetier, à Saint-Marcel, de 16 1. 1., ffsur et tant moins de la somme de vingt cinq livres tournois, pour laquelle somme lesd. Pierre du Four et Chabin ont ja encommancé à tirer j)ierre et moislon pour led. Lyevyn, en sa place du Cloz d'Orléans, du trou de carrière oti ilz ont acoustumé de besongner, et qu'Uz sont tenuz de tirer à tout le moins jusques à la quantité de deux cens cheriotz de moislon, au pris de deux solz six deniers tournois le cheriot, qui est pour chascun cent xul. xs. t. ; et s'il se y trouve de la pierre, ilz la seront tenuz tirer, en faisant led. moislon, et mectant sur le frische dud. lieu, au pris de vni s. t. chascun cheriot, estimé par gens ad ce congnoissans ; et lesquelz deux cens cheriotz de moislon ilz seront tenuz . . . de tirer. . . dedans la Chandelleur. . . •". — 7 (fol. xni"xvni).

RECUEIL D'ACTES NOTARIES. [i5/i9-i5/i3.]

2453. — Marché entre Jean Bourdet, voi-

turier par terre, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard , et Nicole Vioile, conseiller du Roi, maître ordinaire de la Chambre des comptes, l'un des commis ordonnés sur le fait des réparations des chaussées du Roi en la prévôté et vicomte de Paris, i-eprésenté par Denis Pasquier, paveur juré du Roi , bourgeois de Paris, pour ffcharier toute et telle quantité de carreau de graiz qu'il conviendra pour la réparation , réfection et entretenement du pavé et chaussée depuis la Saulsaye jusques en ceste ville de Paris, de l'eschantillon de cested. ville de Paris, que led. Bourdet sera tenu de prendre à terre, sur la rivière de Seyne, à l'endroict de lad. chaussée et chemyn, et ce depuis lad. rivière jusques aud. chemyn . . . , tellement que les ouvi'iers paveurs ... ne soient oysifz . . . , pourveu qu'il n'y ayt faulte de trouver pavé sur le port ... n; prix : 6 1. 7 s. 6 d. t. le millier de carreau. — 9 (fol. xiii"'' xviii).

245/1. — Association, pour moitié, de Jean Alorge , voiturier par terre et chandelier, à Saint-Marcel, dans le marché précédent; ff . . . et où il y auroit faulte de la part dud, Allorge, toutesfoys qu'il conviendra charier, en ce cas pourra led. Bourdet prendre autres chartiers . . . aux despens dud. Allorge . . . « . — 9 (fol. xni" xviii v°).

15/l3 (suite). — Mai (suite).

2/i55. — Annulation par Denis Pasquier et Jean Bourdet du marché rapporté à l'article 2453. — 11 (fol. xm'^'xvin v°).

1542 (suite), — Décembre (suite).

2456. — Cession par Etienne Tasset, libraire, rue Judas, paroisse Saint-Etienne, à Charles Eustace, épicier, à Saint-Marcel, d'un terrain, sis à Saint-Marcel, rue d'Ablon, faisant partie d'un plus grand terrain, sur lequel on avait commencé à construii'e, que Nicolas Eustace avait baillé à rente à Richard Liévin , en se réservant un droit de préemption, et que

[i5/iî

celui-ci avait cédé à Baltazai* Madeleine , prèlre , chapelain habitué en l'église Saint-Paul, qui l'avait à son tour vendu à Etienne Tasset, iesdites mutations faites sans le consentement de Charles Eustace; ce dernier prend à sa charge les marchés passés par Etienne Tasset avec Jean Blée, charpentier, et Didier Charles, maçon, et rembourse au vendeur les dix-huit écus d'or soleil et les cinq écus d'or soleil que celui-ci a respectivement avancés aux deux entrepreneurs; ladite cession faite frpource. . . que lesd. charges luy sont trop onéreuses et qu'il ne pourroit satisfaire au payement des ediflices , réparations et meliorations qu'il est tenu y faire suyvant lesd. lettres de bail. . .-n. — lo (fol. xni"xix).

2457. — Bail, pour un an, par Jacques Massue, aveugle, rue de Beaurepaire, à Thomas Heurtevent, esteufier, à Paris, d'un jeu de paume et dépouille , avec une chambre au premier étage du bâtiment sur rue , ledit jeu situé aux faubourgs Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, à l'enseigne de la Bouteille; prix : 28 1. 1., payable chaque samedi, et à charge d'entretenir le jeu de tuile, carreau, pavé et bricole, de refaire, à ses frais, rren maconnerie" , la cheminée et le plancher de la dépouille, et à frais communs avec le bailleur, la cheminée de la chambre; le preneur verse au bailleur, à titre d'avance, 60 s. t. et s'engage à verser, au même titre, 20 s. t. dans deux jours et ho s. t. la veille de Noël; annulation d'un bail antérieur; en cas de non-payement de deux semaines, le bailleur pourra faire exécuter le preneur pour treize semaines entières de loyer, même si elles n'étaient pas échues; les 6 1. t. versées d'avance, imputables sur les dernières semaines de jouissance, resteront acquises au bailleur, dans le cas où le preneur quitterait les lieux avant l'expiration du bail. — 19 (fol. xini"u).

2458. — Bail, pour un an, par Robert Benzelin, imprimeur de livres, rue Saint-

Victor, à Jean Bignon , même profession , rue Judas, d'ffunes presses à imprimer livres, garnyes d'une platine de fer, dont on imprime heures longues et carrées et autres livres, avecques deux châssis de fer et troys frisquettes de fer, aussi le train , pierre et tympans , cornières et extencilles, comme à unes bonnes presses appartient ; item, ung banc à mectre le pappier, pierre à ancre, pierre au rouge, avecques le broyon, une casse garnye de ses deux tresteaulx, et deux ays à imposer les formes , servans aud. estât ...» ; prix : 6 1. 1. — 19 (fol. xini"u v°).

2459. — Bail, pour trois ans, par le couvent de Notre-Dame des Carmes, représenté par Marc Le Preux, prieur, Nicole Bizart, Claude Avoineau, Pierre Richer, sous-prieur, Claude de Montmartre, docteurs en théologie, claviers du couvent, et par Etienne Trenet, procureur et, comme les précédents, religieux profès , à René Houdouin , imprimeur de hvres , rue des Carmes, d'une maison, cour et chantier, sis aux faubourgs Saint-Marcel , rue de Copeaux, avec une cave dépendant d'une maison contiguë, moyennant 4o 1. t. par an, ff . . . à la charge de soy maintenir et gouverner par led. preneur, sa femme, famille et autres gens qui demoureront avec eulx. . , bien et honnestement, sans aucun scandalle; et oii il en adviendroit aucun scandalle ou plainctif de voisins, en ce cas lesd. bailleurs pourront reprandre. . . lesd. lieux. . . ; oultre ne pourra led. preneur ouvrer ne faire ouvrer ne besongner de sond. estât d'imprimeur es chambres desd. lieux baillez , ains pourra . . . faire faire , à ses despeus, ung appentilz en lad. court ou chantier . . . , qui demeurera ... au prouffict desd. bailleurs; et encores sera tenu led. preneur de. . . applicquer en jardin le derrière dud. chantier et y faire planter des treilles et arbres. . . 1 ; Thomas Cynot , fourreur de robes , grand rue Saint-Jacques, maison à l'enseigne de l'Image Saint-Georges, se porte caution sohdaire du preneur. — i4 (fol. xuu"ni).

2460. — Engagement par le collège du Cardinal Lemoine de payer à Colette Poireau , veuve de Jean Moireau, en sa qualité d'héritière de son fils, Pierre Moireau, maître des œuvres de maçonnerie pour le Roi au bailliage de Gisors, représentée par son fils, Nicole Moireau, prêtre, la somme de 290 1. 1 2 s. 6 d. t., au lieu et place de Hardouin Corrivault, maçon , à Paris , débiteur de Colette Poireau , en vertu de deux brevets, le premier, de 287 1. 10 s. t., daté du 19 juin i5/io, et le second, de 43 1. 2 s. 6 d. t., daté du 28 novembre 1 54o, ladite somme payable, savoir 90 1. 12 s. 6 d. t. à Pâques, 100 1. 1. à la Saint Jean et le reste à Noël. — iS-iy (fol. xiiu" v).

2461. — Engagement par Hardouin Corrivault de déduire ladite somme de celle qui peut lui être due par ledit collège pour les travaux de maçonnerie qu'il a exécutés audit collège. — i5 (fol. xini" vi).

2462. — Marché entre Guillaume Papier et Jean Lyonnet, carriers, à Saint-Marcel , d'une part, et Jean Alorge, cliandelier de suif, à Saint-Marcel, et Jacques Rreleau, absent, d'autre part, pour la fourniture, par les carriers, de cinq cents chariots de moellon, à prendre dans la carrière que Jean Lyonnet tient de Pierre Saintare, sise au terroir de Saint-Jean-de-Latran , lieu-dit Chassegay, lesdits cinq cents chariots constituant le reliquat d'une fourniture de quinze cents chariots cpie Guillaume Papier s'était engagé à faire, paimarché eu date du 3 janvier i542; prix : 9 1. t. les cent chariots, à compter vingt-six au quarteron; les carriers livreront sur le friche et aideront au chargement; ils recevront chaque dimanche au moins 20 s. t. — 18 (fol xmi"x).

2463. — Mise en service, de ce jom* à Pâques, de Colas Féré, compagnon faiseur d'esteufs, à Saint-Marcel , chez Pierre Charbonneau, faiseur d'esteufs, même lieu, qui lui

fournira le gîte et le couvert, et rrpar chascun desd. jours ouvrables, six douzaines de fonseaulx, ad ce qu'il ne soit oysif pour iceulx emplir . . . , et sans ce qu'il puisse besongner synon depuis quatre heures de matin jusques à dix heures après mydy « ; le compagnon fera , chaque jour ouvrable , six douzaines d'esteufs neufs, façon de Paris, rrpour les amplir tant seullement , et sans ce qu'il soit tenu de servir à autre chose led. Charbonneau, si bon ne semble aud. Feré, qui prandra à son prouffict tout ce qu'il pourra gagner oultre l'emplissement desd. vi douzaines d'esteufz ... n ; si le compagnon ne fait pas les six douzaines d'esteufs , il sera rabatu siu- son salaii'e 6 d. p. par douzaine; il lui sera payé 4o s. t., dont la moitié à la mi- carême et le reste à Pâques, et donné un manteau de drap gris après-demain ; Colas Féré devra travailler, en outre, les quatre premiers jours ouvrables après Pâques, pour la nourriture et le logement, sans salaire. — 18 (fol. xnii"x v°).

2464. — Cession par Charles Garnier, chandelier de suif, à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard, à Croix Routé, ceinturier, rue de la Ferronnerie , de la période restant à courir du bail, consenti, le 19 juin i5^o, pour huit années, à compter de la Saint- Jean i54i, moyennant, par an, 11 1. 10 s. p., par les Trésoriers de France, à maître Angot, comme plus offrant et dernier enchérisseur, lequel avait cédé son droit à Guillaume Taboue, qui l'avait transporté à Charles Garnier, du dix-septième étal, à partir de la rue Saint- Denis , de la rue au Feurre , contre le mur des Innocents, rfà la réservation que led. Garnyer pourra, durant le reste dud. temps, vendre et débiter sa marchandise oud. estai à ung jour ordinaire que les chandelliers estallenten lad. rue , chascune sepmaine 1 , et moyennant , par an, 7 1. 3 s. 9 d. t. — 18 (fol. xihi"xiv°).

2465. — Bad, pour sept ans, par Dreux Le Doyen, marchand, bourgeois de Paris, à

Pierre Sirou, laveur de livres, graud rue Saint- Jacques , d'une maison, cour, ëlable, galerie, four, cave et grand jardin, le tout contenant environ un quartier, sis aux faubourgs, entre les portes Saint-Jacques et Saint- Marcel, au Clos Sainte-Geneviève, rue des Postes, contigu à la maison à l'enseigne de la Tête noire, rayant yssue en troys rues, joignant le puis qui se nomme communément Le puys qui parle", moyennant, par an, 35 1. 1. , et à charge d'rf entretenir les voirrieres desd. galleries; et ne pourra faire faire audict jardin aultres galleries ne bastiment sans le voulloir dud. bailleur; et si sera tenu entretenir les treilles et barceaulx dudict jardin de boys de merrien ... ; auquel jardin y a plusieurs arbres fi-uicliers, que si durant led. temps ... il en mouroit quelques ungs , il sera tenu y en faire mectre d'aultres pareilz, ou temps convenable à ce faire ; . . . s'il advenoit que diu'ant led. temps, mess" les abbe et couvent de madame Saincte Geneviefve du Mont de Paris voulsissent contraindre led. bailleur à faire desmolir la fermecture et closture de muraille qui tient joignant le puys , pource que le temps passé on tom^noit à i'entour dudict puys, en ce cas led. preneur sera subject le souffrir desmolir, moyennant que led. bailleur fera restablir à ses despens la muraille et closture, sans ce qu'il en coustc riens aud. preneur et aussi sans diminution dud. loyer;. . . et oultre, si led. preneur faisoit scandalle ou y eust mauvais train oudict lieu baillé, led. bailleur le pourra mectre dehors ... « ; faculté d'éviction dans le cas où le preneur ne payerait pas, trois termes durant; obligation de vider les lieux, à charge d'être prévenu trois mois à l'avance, dans le cas d'aliénation de l'immeuble. — 91 (fol. xnii"xv v°).

2466. — Vente par François Ganaye , teinturier, à Saint-Mai-cel , rue des Bouliers, dite d'Orléans, à Jacques Lécuyer, marchand, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, d'aune place de terre ou jardin faisant partie, portion

REGUEIL D'ACTES NOTARIÉS.

et l'ung des coings du jardin du Patriarche, . . .en ladicte rue d'Orléans, dicte des Bouliers, [contenant] sept toises cinq piedz et demy de large, comprins l'espoisseur des murs des deux costez, tant faictz que à faire, par devant, sur seize toises deux piedz de parfondeur et longueur du costé de la rue des Prestres , sur dix neuf toises troys piedz et demy aussi de longueur de l'autre costé, tout du long dufj[uel costé sera la rue du Patriarche; et contiendra par l'abbontissant de derrière treize toises quatre piedz et demy de large sur la parfondeur susd. , tenant d'une part. . . à lad. rue du Patiiarche, d'autre part à la rue des Prestres , dicte Gracieuse , aboutissant . . . par derrière aud. bailleur, lequel bailleur sera tenu faire lad. rue du Patriarche , sur son lieu , de quinze piedz de large ou environ, dedans le jour de la Chandelleur prochainement venant, et plus tost si plus test led. Lescuyer veult clorre led. abboutissant de derrière avecques led. bailleur , . . y>; cette propriété était échue au vendeur dans le partage de la succession de son père, Jean Canaye; ladite vente consentie moyennant une rente de 20 1. 1., rachetable, au plus en quatre versements égaux, pour Aoo 1. t. ; obligation pour l'acquéreur de clôturer sur trois côtés, à ses frais, et sur la mitoyenneté avec le vendeur, à frais communs avec lui et dans les six mois , n . . . pai" condicion expresse que où led. Canaye vouldroit eslargirlad. rue des Prestres, dicte Gracieuse, surluy, dedans demy an prochainement venant et non après , en ce cas led. Lescuyer se retirera sur luy, pour eslargir lad. rue, de deux à troys pieds, si bon semble aud. Canaye, sans dymynucion de lad. renie. . .n. — 21 (fol. xiiu"xvi).

2467. — ffLesd. bailleur et preneur. . . se . . . désistent du procès qu'ilz avoient l'ung à rencontre de l'autre, pour raison desd. bail et prinse, sans préjudice des despens, dommages et interestz desd. parties , tant d'une part que d'autre, qu'ilz pourroient [prétendre]

l'ung à l'encontre de l'aïUie jusques à huy, lesquelz ilz poutront faixe taxer sur ung brief et le repeter à l'encontre de celuy qui auroit le tort. . . 5). — 91 (fol. xini"xvii).

2468. — Constitution par Guillaume Berchon , nianouvrier, rue du Bon-Puits, au profit de Guillaume du Bonis, imprimeur de livres, rue Saint-Hilaire , d'une rente de 6o s, t. sur sept arpents de terre, sis à Moussy, ladile rente rachetable, au plus en deux versements égaux, contre remboursement du prix, soit 36 1. t. — 9 1 (fol. xuu" XVII ).

2469. — March(5 entre Gervais le jeune, couvreur de maisons, à Paris, et l'abbaye de Saint- Victor , représentée par Louis Hervé, chambrier, procureur et receveur général, pour ff descouvrir les corps d'hostelz de devant, sur la rue Sainct Victor, . . . assis entre le collège du Cardinal Le Moyne et le corps d'hostel où se tient La Blanche, aussi apartenant ausd. de Sainct Victor, et en ce faisant , mectre . . . la taille à saufveté qui se trouvera bonne ... ; aussi . . . couvrir tout de neuf les corps d'hostelz, estables, galleries et autres ediffices que lesd. de Sainct Victor font faire de neuf ésd. lieux, et, en ce faisant, fournil-. . . tuille neufve , du mouUe de Paris , clou, latte, piastre , conlrelacte de cyage, faire esgoutz à poincte, de cinq tuiiies, de jjlusieurs couleurs, solins, ruillées, noues et enfestemens, goucteralz el autres matières ... « ; à commencer le premier jour ouvrable après Noël et à continuer au fur et à mesure de l'avancement de la charpente ; rf . . . prandra led. Gervais à son prouffict lad. vielle tuille et la vielle lacté, au reste qu'il en baillera tant qu'il conviendra aux maçons pour faire leurs cintres , et des vielz tuilleaulx pour faire les contrecueurs et asti-es . . . , et pourra lad. vielle tuille qui se trouvera bonne, . . . mectre en besongne à lad. couverture. . . -n; prix : 32 s. t. la toise, coutume de Paris; à charge , en outre , pour le couvreur, de fournir la main-d'œuvre pour couvrir en ardoise les

auvents des ouïes du grand clocher de l'abbaye, tfou faire pareille peine en auti-es ouvraiges pour lesdictz de Sainct Victor, où ilz ne vouldroient faire couvrir lesd. oyes. . . ». — 9 9 et 9 4 (fol. ni' i).

2470. — Vente par Fiacre de la Vigne, maître des basses-œuvres, rue du Bon-Puits, à Richard Le Mué, même profession, rue Traversaine, de la moitié d'un terrain de cinq toises de largeur sur rue, sur huit toises de profondeur, provenant d'un plus grand terrain, contenant trois quartiers et demi de terre, qui avait successivement appartenu à Louis d'Albiac et à Etienne Ménard, boulanger, à Saint-Marcel , ledit terrain vendu sis à Saint-Marcel, au Clos du Chardonneret, autrement appelé La Villeneuve Saint-René, rue Ménard; prix : 6 1. 1 5 s. t. — 94 (fol. m' nu v°).

2471. — Bail, pour trois ans, par Jean Héinon , boulanger, au Mont Sainte-Geneviève , à Eraard de la Brosse , jardinier, d'une chambre basse, ayant vue sur la cour et le jardin, au rez-de-chaussée de la maison du bailleur, rue Neuve Saint- Victor , «en laquelle chambre led. Emard est demeurant; plus. . . tout le parterre dud. jardin, lequel parterre il sera tenu labourer et entretenir.. . et le fumer..., sans ce que ledict preneur puisse aucune chose prandre ne prétendre es arbres et treilles.. . ne es fruictz . . . , lesquelles treilles il sera tenu de monter, lyer et faire en berseau , si faire se peidt, à ses despens, de peine seullement, et aussi les bayes d'appuyés dudict jardin , en luy fournissant le boys et ozier. . . , et si sera tenu de planter les marcottes, telles qu'il luy seront baillées, pour mectre oud. jardin, «vecques les antes, ai'bres et saulvageons que pareillement led. Hemon luy vouldra. . . faire planter. . . , et anter les arbres. . . que ledict Hemon vouldra faire anter, lequel Hemon. . . prandra pour son usaige des herbes et autres choses qui croistront oudict parterre ; et si aura entrée dedans ladicte chambre pour

aller à la cave

et tous autres qui tiendront ladicte cave, avecques leurs gens et serviteurs , quant ilz y auront affaire. . . ; ce bail et prinse faictz ausdictes charges et de tailler lesdictes treilles et les fumer... «. — 99 (fol. m°viii).

2472. — Mise en apprentissage, pour six ans, par Jacques Le Clerc, barbier, à Saint-Marcel, de son fils, René Le Clerc, âgé de douze ans, chez Bertrand Corgne, pelletier, à Saint-Marcel, qui lui fournira le vivre, etc., et l'entretien. — 29 (fol. m" ix).

2A73. — Titre-nouvel passe' par Guillaume Roisne, vigneron, demeurant en la maison ci-dessous désignée, et par Jean Dumazy, foulon de bonnets , h Saint-Marcel , héritiers de Jean Rapin, leur cousin-germain, au profit de Noël Delorme, pâtissier, à Saint- Marcel, pour une rente de 60 s. t. grevant une ff maison à pignon sur rue, estant en appentilz . . . , rue des Postes , tenant d'une part à Symon de Colines . . . n , ladite rente rachetable jîoiu" 36 1. t. — 3i (fol. 111° xvui).

1543 [suite). — Janvier (suite).

247/1. — Remise par Nicolas Vincent, sergent à verge , à Catherine Hochart , femme de Claude Colleau, demeurant à Paris, d'rfune paire de patenoslres, au nombre de quatre vingtz quatorze grains d'or et cent grains d'argent, enfillées, sans houppe, plus six boutons d'or à csquierre, esmaillez de noir, servans à mancherons» , le tout saisi par Nicolas Vincent sur Nicole rrd'Aureluysn, procureur au Châtelet, débiteur de Catherine Hochart pour une somme de 1 9 1. t. , sur laquelle, depuis la saisie , il avait remboursé un écu d'or soleil ; le débiteur autorise la créancière à engager les patenôtres et les boutons, jusqu'à concurrence de trois écus d'or soleil , à charge par elle de les lui restituer contre le versement des 16 1. i5 s. t. constituant le reliquat de la créance. — 2 (fol. iii°xxii v°).

2475. — Contrat de mariage de Jeanne Jamet, fille de feu Pierre Jamet et de feue Denise Beauroy, nièce de Marguerite Beauroy, mariée à Jean Bénard, joueur d'instruments, rue Saint-Martin, et de Guillaume Beauroy, potier d'élain, bourgeois de Paris, place Maubert, et sœur de Nicolas Jamet, brodeur; avec Denis Mengyn, libraire, sui- le pont Notre- Dame. — 3 (fol. ni'xxiii).

2476. — A la requête de l'intéressé, Jean Quélaiu, âgé de vingt-six ans, et Alexis Gandin, âgé de vingt-sept ans, licenciés en lois, à Paris, certifient que Geoffroy Chéreau, écolier, actuellement domicilié à Paris, près des Carmes, a été, de juin i536 à octobre 1 537, écolier étudiant en droits en l'Université d'Orléans, époque à laquelle ils étaient euxmêmes étudiants en ladite Université. — 4

(fol. 111° XXV v").

2477. — Bail, pour un an, par François Estienne, libraire, bourgeois de Paris, à Adam de Saulty, imprimeur de livres, rue Saint- Nicolas-du-Chardonneret, d'ttunes presses à imprimer livres , garnyes de vifz , escroue , plataine de fer et deux châssis de fer, avecques deux frisquettes de fer, coffre et marbre , deux ays de boys, le tout servant à lad. presse, apartenant aud. Estienne et que led. de Saulty a en sa possession , . . . sans ce que autre s'en puisse servir que led. preneur et que ce ne soit pour luy ... 55 ; prix : 6 1. t. — 4 (fol. m" xxvin v").

2478. — Marché entre Jacques Locart, charpentier de la grande cognée, rue Neuve Saint-Victor, et Etienne Cabochart, prêtre, chapelain habitué en l'église Saint-Médard , pour faire la charpente d'un comble de la maison d'Etienne Cabochart, sise ffeu la rue appellée la ruelle de Mars , au dessus de la rue de Bourgongne, lad. charpente garnye d'une ferme, portant eniref, poinson, tasseau, chanlignolle, feste, lyens et panne, garnye de

XX chevrons . . . n , à exécuter dans la quinzaine , moyennant lo i. t. — 5 (fol. iifxxx v").

2479. — Délivrance à la fabrique de l'église Saint-Martin , fondée au cloître Saint-Marcel , représentée par François Nattier, barbier, à Saint-Marcel, l'un des marguilliers , par Catherine Scellier, veuve de Nicolas Breteau , Yoiturier par terre, à Saint- Marcel, d'une rente de lo s. t., léguée par son mari, à prendre sur un quartier de vigne, sis à Saint-Marcel, lieu-dit les Recullettes, aboutissant en haut au chemin de Saint-Marcel à Gentilly, et en bas aux terres de Pierre Gobehn, à charge par la fabrique de célébrer, chaque année, la veille de l'Ascension, jour du décès de Nicolas Breteau, une basse messe de Requiem , avec inscription au martyrologe et publication au prône. — 8 (fol. 111° xxxnii).

2480. — Constitution par Guillaume Cerbert, boulanger, à Charenton, au profit de Toussaint Heudon, mégissier, à Saint-Marcel, d'une rente de 4 1. t., à prendre sur une cour et jardin, sis à Charenton, aboutissant d'un bout à la rivière de Charenton, rreu la censive de raons' de Bersisn, et sur deux arpents de ff plante n, même terroir, lieu-dit l'Artillerie, contigus d'un côté aux vignes de la Vache et aboutissant d'un bout au sieur de Conflans; prix : 48 1. t.: ladite rente rachetable contre remboursement du prix, effectué en un ou deux versements. — 8 (fol. lu'xxxv).

2481. — Vente par Bénigne Godard, voiturier par terre , place Maubert , à Pierre Bertrand, passeur aux ports de Paris, d'trune flette de boys, telle queled. Bertrand l'a veue, hors usure raisonnable depuis que led. Bertrand l'a veue, qui est ung moys a ou environ , garuye de deux avirons ferrez ... », à livrer, dans les trois semaines, flottant sur la Seine, au port Saint-Bernard; prix : 20 1. t. — 10 (fol. m" xwv v").

2482. — Marché entre Pierre Moisy, voiturier par terre, rue du Mûrier, et les commissaires établis par justice pour l'exercice 1 5 i 3 , pour faire curer et nettoyer les boues et immondices du quartier de la place Maubert et du Mont Sainte-Geneviève, rrdepuis la jiorte Bordolles en abas jusques à la maison de la Bergerie, sise rue Sainct Julien le Paouvre, prés le carrefour Sainct Severin, comprins le reste dud. carrefour jusques à la rue Sainct .laques, excepté les deux maisons des deux coings dud. carrefour, du costé de devers les Chappelletz, aussi comprins oud. quartier le Pavé , jusques au logis du Fer de cheval , icellui comprins, et pareillement toute la rue des Prestres, le cloistre ancien de Saincte Geneviefve et les deppendances du costé dud. quartier de la place Maulbert, des rues des Amendiers , Judas , Traversaine , des Noyers , Sainct Victor, rue de Bievre , rue Perdue , rue d'Amboysc, rue de la Buscherie de Petit Pont, i-ue des Troys Portes et rue des Ratz , rue au Feurre et ruelle Sainct Blaize . . . n , savoir Lucas d'Abelin, cordonnier, rue Galande, Philippe Foucart, pâtissier, au Mont Sainte-Geneviève, et Thomas Guillain, drapier et chaussetier, rue Galande, tous bourgeois de Paris, pour ff curer, wyder et nectoyer. . . lesd. boues et immundices et ruisseaulx. . . , lever lesd. boues et immundices et les mectre hors desd. ruisseaulx, icelles charger eu ses tumbereaulx, avecques toutes et chascunes les ordures, boues et immundices qui proviendront des maisons et lieux dud. quartier, ... et les mener aux champs, le tout en ensuivant les ordonnances sur ce naguieres introduictes par le Roy. . . , et tellement que lesd. commissaires ne les manans et habitans dud. quartier. . . n'en puissent. . . tumber en aucun inconvénient , dommages et interestz , tant par amende, emprisonnement de personnes que autrement... 55; prix : 280 1. t., payables, par douzièmes, le dernier jour de chaque mois, sur laquelle somme l'entrepreneur a reçu par avance 20 1. t., fournies, à portion égale.

par les trois commissaires , et à déduire chaque mois; eu outre, les commissaires abandounout àTentrepreueur a l'émolument et prouflict que lesd. commissaires pourroient, . . lever. . . sur les vendans paiu , herbes , poisson et autres marchandises dedans la rue et place Maulbert, que a receu par cy devant Pierre Tliomas, crieur de corps et de vins , à Paris , auquel en avoit esté faict bail... a; les commissaires n'auront rien à fournir comme tombereaux ou autre chose. — ifi (fol. ni'xxxix v°).

2483. — Constitution par Jacques Regnault, libraire, bourgeois de Paris, grand rue Sai nt- Jacques , maison de l'Eléphant, à Galliot du Pré, libraire, bourgeois de Paris, rue des Arcis, près le Palais, son beau-père, d'une rente de lo 1. t. , rachetable, en une seule fois, contre le remboursement du prix,

soit 120 1. t. l8 (fol. III^XL!).

2484. — ^Nicolas Regnault, joueur de piphre, . . .rue au Maire, prés Sainct Nicolas des Champs, promect. . . à Fi-ancois Chastignyer, sergent à verge. . . ou Chastellet de Paris, . . .de jouer, luy troisiesme, d'uug piphre et deux tabourins de suisse, du jour d'huy jusques au jour de Karesme prenant ... et le lendemain seullement , et donner par chascune sepmaine, durant led. temps, deux aulbades aux compaiguons de la bande dud. Chastignyer, de laquelle il est porte enseigne, . ..parmy trente six solz tournois, avecques troys paires d'escarpins et trois livrées. . . tant pour Iny que pour sesd. compagnons, c'est assavoir lesd. escai-pins et livrées dedans le jour de la monstre dud. Chastignyer, et lesd. xxxvi s. t. en la fin dud. temps, sur quoy led. Regnault confesse avoh'. . . receu. . . v s. t. ... « . — 22 ; rr bonne la dacten , note motivée parce que l'acte est intercalé entre deux autres du 1 8 et du 20 janvier (fol. m" xlu).

2485. — Cession pai' Marie de Croy, veuve d'Adrien de fioulainvilliers , vicomte de Dreux ,

elle-même dame d'rfAys en Hyhaysn , demeurant aux faubourgs , sur les fossés de la porte Saint-Victor, à Nicolas Vullart, marchand, à Montreuil-sur-mer, représenté par Antoine de ffHegliesi , bailli de rrAysi , demeurant à Montreuil, des deux cent quatre-vingt huit setiers de blé , mesure de Montreuil , constituant , pour les trois premières années , le prix du bail rapporté à l'article suivant, moyennant aSg 1. 1 4 s. t. , ce qui fixe à 1 8 s. t. le prh du setier, rr . . . soubz coudiciou que où par fortune de guerre ou autrement led. bled ne povoit estre payé ne livré aud. Vullart, en ce cas que led. Vullart sera. . . quicte. . . desd. paycmens au prorata de ce qui ne luy en auroit esté livré. . . n. — 21 (fol. m" xlu v°).

2480. — Rail, pour neuf ans, par la même à Wyet Willecocq, laboureur, à n-Aysi, de deux moulins , l'un à vent , l'autre à eau , sis à ff Aysn , avec un di'oit de dîme à percevoir audit lieu et une demie mesure de pré, frdes praries de lad. terre, qui luy sera baillé ne du pire ne du meilleur 5^, moyennant, par an, quatrevingt quinze setiers de blé, mesure de Montreuil, ff aussi bon bled que lesd. molins gaigneront, et à faulte de gaignage, bon bled mesteil . . . î^ , rendus au moulin à eau et payables pai- mois ; ff . . . sera tenu led. prenem* d'entretenir les tranchées et dicques dud. molin à eaue, et les handraguer, curer et nectoyer, si mestier est; et s'il est besoing d'avoir du boys pour besongner ésd. molim , lad. damoiselle a promis le faire amener au (levant desd. molins, pour les mectre en oeuvre, et led. preneur sera tenu payer à l'entretenement desd. molins en la manière et non autrement que les voisins; et ne pourra led. preneur, quant les prez dud. lieu d'Ays flotteront, empescher le (lolaige desd. prez pour mouldre, et durant led. flotaige, ne pourra mouldre non plus de jours qu'il est acoustumé chascune sepmaine; aussi oà led. molin à eaue estoil oysif par faulte d'caue, aucune chose ne s'en desduira dud. loyer, ne pai-eillement si

led. raoiin à vent esloit oysif; mais si par forlune de guerre, tempesle du ciel et feu de meschef, dont led. preneur, sa famille, gens et serviteurs n'en feussent en dol ou coulpe, sera desduict. . . dud. loyer au prorata du temps . . . , en le faisant scavoir à lad. damoiselle ... ; et encores sera tenu. . . led. preneur de fournir une mulle neufve, de pierre, . . .pour servir and. molin à vent, dedans six sepmaines . . . , ou dedans duquel temps lad. damoiselle a promis mectre une autre mulle neufve oud. molin à vent, et le mectre en estât suilisant pour. . . mouldre dedans deux moys. . . pour le plus tard. , . r<. — 21 (fol. in'xLuii v°).

2487. — Venle par .Ican Le Sueur, laboureur, à Saint -Marcel, à Michel Faisandât, marchand et imprimeur de livres, bourgeois de Paris, d'un quartier de vigne, à Gentilly, lieu-dit la Malmaison , contigu d'un côte à Séverin Canaye , aboutissant en haut à la chaussée de Villejuif et en bas au chemin de Vitry ; prix : 17 I. t. — 28 et 2/1 (fol. hi'xlvii v°).

2^188. — Rail, pour trois ans, par François Troillard, licencie' en droits, protonotaire du Saint-Siège, secrétaire de l'évéché de Mende, demeurant place Maubei t, à l'Écu de France, h Etienne Sabran , bachelier en lois, curé de Saint-Victor, représenté par Jean Almeyras, habitant de Mende, dudit office de secrétaire , moyennant 1 20 1. 1. par an, payables au domicile de Troillard, avocat en Parlement, grand rue Saint-Jacques. — 2 4 (fol. m'xLvm v").

2'i89. — Rail de son prieuré-cure, pour neuf ans, par Guillaume Tradaire, prêtre, religieux del'abbaye de Sainte-Geneviève-du-Mont , prieur-curé de ffSoisy'aux Reufz et Trianon, son annexe^, à son vicaù-e, Thomas Chanu, prêtre , à l'exception de la moitié des fruits du grand jardin voisin du presbytère; prix annuel : 200 1. t., un pourceau gras, de la valeur de 4 1. 1. , et six chapons gras; obligation

d'héberger le bailleur, son compagnon et leurs chevaux, six fois l'an, trois jours chaque fois; annulation d'im bail antérieur. — 27 (fol. ni" lu).

2490. — ff... Pierre Perot, bancquier, demourant à la Croix d'or, rue des Noyers, promect. . . à m' Nicolle Variotti, boiu-geois de Paris et procureur en court d'esglise, . . .rue des Noyers, . . .de faire expédier en court de Romme et en forme deue, les bulles sub plumbo d'une dispense de tertio iiicoinpalibili et de tert'ia par. . . ecclesia, . . .au nom de m° Nicolle de Pichancourt, prestre, curé de Sainct Eloy de Chaalons, demourant aud. Chaalons, avecques narration de dispense ad duo et allas, selon le memorie dont chascune des partyc disent avoir coppie, ensemble une signature de la cure de Sainct Eloy de Chalons ... au nom de m° Jehan Warin, gradué; ceste promesse faicte moyennant. . . cinquante cinq escuz d'or. . . ^ , dont Nicole Variotti s'engage à payer, pour son cousin, Nicole de ffPichaucourtn , vingl-cinq écus à la Saint-Mathias, et le reste à la remise des bidlcs, qui devra s'effectuer au plus tôt. — 97 (fol. ni" LUI v°).

2491. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Antoinette Couvreseau, veuve de Jean Coulon, cordonnier, à Soissons, domiciliée rue des Anglais, en l'hôtel de M. Ménard, de son fils, Antoine Coulon, âgé de quinze ans, chez Guillaume de Saint-Simon, fripier et priseur de biens, à Paris, qui lui fom-nira le vivre , etc. , et recevra , outre un écu déjà versé, /i5 s. t. dans un an. — 29

(fol. m" LIHl).

2'i92. — Vente par Jean de Neuville, verrier, rue des Noyers, et sa femme, Ysabeau Bouquin, fille et héritière en partie de ses père et mère , décédés , Simon Rouquin , épicier, bourgeois de Paris, et Jeanne du Crou, à Michel Faisandât, libraire et imprimeur de

livres, au Mont Saiut-Hilaire, hôtel d'Aibret : 1° de la moitié par indivis des héritages cidessous , sis au teri'oir de Saint-Marcel :

Un quartier de vigne, lieu-dit la Grande Cerisaie ;

Un quartier de vigne, lieu-dit la Fosse aux larrons , aboutissant d'un bout ^u chemin de Vitry et d'autre au Sentier aux tripes ;

Un quartier de vigne, lieu-dit Garnaclie ou Grenache, aboutissant d'un bout au chemin de Saint-Marcel à Gentilly ;

Un demi-arpent de vigne , lieu-dit les Tripières ou la Triperie, aboutissant d'un bout au chemin d'Ivry et d'autre au Sentier aux tripes ;

Un quartier de vigne en deux pièces contiguës, lieu-dit le Sentier aux tripes, aboutissant en has au grand chemin d'Ivry et eu haut au Sentier aux tripes :

Un quartier de vigne près la poi'te Saint- Marcel, aboutissant d'un bout au Chemin royal;

2° du quart par indivis d'un quartier de vigne , même terroir, lieu-dit Grenache , aboutissant d'un bout à la chaussée de Paris à Villejuif; prix : 70 1. t. — 99 (fol. iii"lv).

Février.

2^93. — Cession, par retrait lignager, des biens ci-dessus , par l'acquéreur, à Claude du Grou, compagnon teintuiier, à Saint-Marcel, moyennant le remboursement du prix et des frais. — 1 9 (fol. m' lv v°).

249^1. — Marché entre Charles Garnier, chandelier de suif, à Pai-is, demeurant à Saint- Marcel , grand rue Mouffetard , et Simon Pajot , chandeher de suif, au cimetière Saint-Jeanen-Grève, pour la foiu'uitui'e à celui-ci de ff toute et telle c[uantité de pain de crecton que led. Garnyer fera . . . du jour de Pasques prochainement venant jusqiies au jour de Karesme prenant prochain après ensuivant, sans ce que durant led. temps icellui Garnier en puisse vendre. . . à autre en gros, sinon à détail

pour la provision de son ouvroir, et à Jehan Aoffry jusques à deux cens. . . n ; prix : /i6 s. t. fchascun cent pains , marc de crecton. . . " ; Charles Garnier reçoit une avance de 28 I. t., à valoir sur le dernier millier qu'il livrera ; les parties se tiennent réciproquement quittes pour le marché antérieurement passé entre elles et expii'é au jour de Carême-prenant dernier, 6 février. — 9 (fol. nf lviii v").

2/i95. — Donation par Jean Tavalle, voi- Inrier par terre, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard , et par Gilles Tavalle , compagnon chandelier et huilier, rue Saint-Honoré, cousingermain de Jean Tavalle, à Antoinette Guillot, servante et chambrière, sur le Petit -Pont, Tuaguieres demeurant et servant au logis de la Grant Gorren , rue Saint-Honoré, de la moitié par indivis, appartenant à Jean Tavalle, d'une maison, sise en la grande rue d'Evrysur-Seine, près Corheil, tr moyennant ce que lad. Anthoinette Guillot a quicté. . . led. Gilles Tavalle. . . de la copulation charnelle qu'ilz ont eu ensemble, dont lad. Anthoinette auroit eu une fille, nommée Anthoinette, de présent aagée de troys moys . . . , comme . . . parmy ce que led. Gilles a promis . . . prendre led. enffant, icellui faire nourrir, l'entretenir et enseigner en bonnes meurs, à ses despens, comme sond. enffant. . . r,. — 1 " (fol. iii^lix v°).

2496. — Reçu par Renée d'Amboise, agissant au nom de son mari, Louis de Clermont, chevalier, seigneur et baron de Preuilly, maître d'hôtel ordinaù-e du Roi, en vertu d'une procuration en date du 21 janvier i543 , à Louis et Jacques de Silly, seigneurs de la Roche-Guyon, Auneau et Rochefort, représentés par Jean Trefleulle, procureur d' Auneau , de mil écus d'or soleil , à valoir sur le prix de la vente, échange ou autre contrat à intervenir touchant la portion des terres d'Auneau et de Rochefort échue à Louis de Clermont à cause de sa mère, Perrette d'Estouteville. — 1" (fol. in'hx v").

IlIPniHERlE NATIONALE.

2497. — Échange entre Émard de Ranconnet, conseiller au Grand Conseil, rue des Poulies, agissant tant en son nom que comme ayant la garde-noble des enfants issus de son mariage avec Madeleine Hesselin , sa jiremière femme, fonctions auxquelles il a été nomme par acte du 3 février i5/i3, ci-transcrit, et Louise Hesselin, femme de Jean Macyot, trésorier et receveur ge'ne'ral des salpêtres ordinaire du Roi dans les généralités de France, Picardie, Bourgogne et Champagne, rue Saint-Victor, dûment autorisée : Emard de Ranconnet abandonne la moitié par indivis des droils prétendus par ses enfants, comme héritiers de leur mère, elle-même héritière de ses père et mère, Etienne Hesselin et Ragonde Dessus-le-Four, auquel Etienne Hesselin ces droits avaient été légués par Etienne Bouclier, élu de Paris, tfen une granl maison contenant plusieiu-s corps d'hostelz, court, caves, celiers, jardins , louages , . . . rue de la Voirrerie , ayant yssue en la rue de la Barre du Bec , . . . lequel droict est de présent en trouble et n'est à présent du tout declairé appartenir ausd. enffans, n'en ont esté et ne sont encores joyssans ne autre pour eulx, mais en est demourée la poursuicte inlerrupte poiu' le reguard dud. droict depuis le decez de ladictc. . . Ragonde Dessoubz le Four. . .n ; Louise Hesselin cède, de son côté, une rente de 10 1. 8 s. 4 d. t. sur une maison, rue Thibaut-aux-Dés , contiguë d'un côté à l'hôtel de ia Monnaie de Paris, et appartenant aux veuve et héritiers de Louis Le Sec; elle verse, en outre, une soulte de i66 i. i3 s. 4 d. t., provenant de la vente faite, le à avril i5/i2, par Jean Macyot et sa femme à Louis Hesselin, chanoine de Paris , et à son frère , Paris Hesselin, auditeur des Comptes, de la sixième partie d'une masure, r? assise en lad. rue Thibault aux Dez, autrement dicte Ihuys de la Petite Monnoyei'. — 5 (fol. nftxii v°).

2'i98. — Engagement par Emard de Rancoimet, dans le cas oii Louise Hes.selin no

pourrait entrer en jouissance des droits à elle cédés, de rendre à celle-ci la rente de lo 1. 8 s. 4 d. t. et de verser une somme de cent écus d'or soleil , tant pour rembourser la soulte que ffpour les sallaires, peines et vaccacions de la solicitacion et autres fraiz et mises qui ne viendroient en taxe à lad. poursuicte. . . «, et, en outre, de l'indemniser de tous frais, dépens, dommages et intérêts. — 5 ( fol. m' lxv v°).

2499. — Donation par Emard de Ranconnet, agissant es nom, à Louise Hesselin, sa belle-sœur, de tous les droits qu'avait Madeleine Hesselin, du fait de son père, comme légataire d'Etienne Boucher, élu de Paris , sur une grande maison , contenant plusieurs corps de bâtiments, cours et jardin, appartenant à ce dernier et sise rues delà Veri-erie et de la Barre-du-Bec. — 5 (fol. hi^lxvi).

2500. — Vente par Nicolas Buffet, imprimeur, au Mont Saint-Hilaire, rue d'Ecosse, à Alexandre Beaujoiien, fondeur de lettres à imprimer, d'ffunes presses à imprimer. . . apartenant aud. vendeur et qui. . . apartint à Michel Daulphin , lad. presse garnye de deux châssis de fer, deux frisquettes, une platyne, ([ualre ays à tramper, ung banc et une pierre à ancre , garnye de pallecte et de brayon. . . n ; prix : 3o 1. t. ; location, pour un an, de ladite presse , par l'acquéj'eur au vendeur , moyennant 8 1. t. , avec un droit de préférence réservé à celui-ci pour la location ou l'achat de cette presse. — 9 (fol. m" lxix).

2501. — Constitution par Jean Corbon, libraire, rue des Carmes, fren l'une des maisons des apartenances des Pourcelletzn , marié à Chrétienne Vivian , et par Thielman Vivian , libraire, rue Saint- Jean-de-Latran , à Jeanne Braconnier, veuve de Fleurant Archambault, menuisier, à Santeny-en-Brie , domiciliée au Clos-Bruneau, représentée par son fds, Pierre Archambault, libraire, au Clos-Bruneau, d'une renie de 100 s. t., rachetable, en deux paye-

ments égaux , contre remboursement du pjix ,

soit 60 1. t. 19. (fol. 111° LXXIII v").

2502. — Ledit Jean Gorbon et sa femme déclarent que leur frère et beau-frère , Thielman Vivian, n'a rien touché desdites 60 1. t., qu"ii n'est intervenu dans celte constitution de rente qu'à leur prière et pour leur faire plaisir, qu'ils restent seuls responsables du payement de la rente , laquelle ils s'engagent à racheter dans un délai de dix ans, rret oultre de convertir. . . lad. somme. . ., pour plus grande seuretté aud. Thiellement, en l'achapt du viage d'ung quart en la totallité de lad. maison où lesd. mariez sont demourans , des apartenances desd. Pourcelletz , dedans le jour . . . de Penthecosle . . . , et où iiz n'auroient ce faict, neantmoins, icellui cas advenu, lesd. mariez seront tenuz de racheter lad. rente. . . , nonobstant que icelles dix années ne feussent escheues. . . 1. — 13 (fol. ui" txxmi).

2503. — Vente par Ambrois du Val, notaire en la conservation des privilèges apostoliques en l'Université de Paris, marié à Raou- Une Souppe, veuve d'Antoine de Fresnes, bourgeois de Paris, par Thomas Costil, marié à Ragonde de Fresnes, Louis jNoëi, marié à Marie de Fresnes, et Claude Mabille, marié à Françoise de Fresnes , tous trois libraires , à Paris, et leurs femmes, sœui'S, fdies et héritières dudit Antoine de Fresnes, à Albert de Blangy, épicier, bourgeois de Paris, d'une rente de 20 s. t., constituée, le 99 juillet i533, par Martin Leniah'e, verrier, à Paiis, au profit dudit Antoine de Fresnes; prix :

12 1. t. l4 (fol. Ilf LXSVIl).

2504. — Constitution par Claude du Crou, compagnon teinturier, à Saint-Marcel, près l'église Saint-Hippolyte, à Jacques Gobelin, teinturier en écarlate, à Saint-Marcel, d'une renie de 5o s. t., rachetable, en deux versements égaux, contre le rembom'sement du prix, soit 3o 1. t. — 18 (fol. hi'lxxix v").

2505. — Renonciation réciproque à toute action , au sujet du règlement de leurs affaires de famille, par Guillaume du Bonis, imprimeur de livres, rue du Mont Saint-Hilaire , et son gendre, Nicolas de ttHroullyn, menuisier, rue Saint-Jean-de-Beauvais, agissant en sou nom et comme tuteur de Pasquette de ffBroully , sa fille, issue de sou mariage avec feue Geneviève du Bonis. — 1 8 (fol. m" nu" v°).

2506. — Constitution par Guillaume Pinot, laboureur, à Saint-Marcel, grand rue Mouffetard, mai-ié à Guillemette Thubye, au profit de Louis Thubye, prêtre, chapelain habitué en l'église Saint-Jean-en-Grève, d'une rente de ào s. t., sur la moitié par indivis, échue à Guillemette Thubye dans la succession de son frère, Jean Thubye, de deux maisons, jeu de jiaume, ff corps d'bostel derrière, et despeuHe et jardin derrierei , rue du Temple, devant et à Popposite de la rue des Bouchers , à l'enseigne du Jeu de paume de Thérouanne, ladite rente rachetable contre le remboursemont du prix, soit 2/1 1. t. , effectué en un seul versement. — 20 (fol. m" nii" i v°).

2507. — Bail, pour six ans, par François Eslienne, libraire, bourgeois de Paris, à Richard Leguay, fruitier, à Paris, d'une maison, sise au Clos-Bnmeau, à l'enseigne de l'Écu de France , contenant deux corps de bâtiments, l'un sur rue, l'autre sur cour, à l'exception de l'ouvroir qui est à l'encognure de la maison, de la salelte derrière l'ouvroir, de la grande cave, de la moitié du célier, de la totalité du caveau sous la coin*, des deux chambres du premier étage du grand corps de bâtiment sur rue et du petit grenier du corps de bâtiment sur cour; prix annuel : 80 1. t. — 2 1 (fol. m" nu" nu).

2508. — Mise en pension, pour un an, par Pierre Martin, jjraticien, à Carcassonne, logé place Maubert, au Plat d'élain, de Philippe Bunel, originaire de nBlaysi , chez.Iean

Zi68

Régnier, procureur au Cliàlelet, qui lui fournira le gîte et le couvert et recevra douze écus d'or soleil. — 21 (fol. m'im^uii).

2509. — Vente par Jean Le Moine, pêcheur d'engins, à Poissy, à Berthelot Patart, marchand et pêcheur, à Paris, de toutes les anguilles qu'il ])êchei'a et fera pêcher aux moulins des religieuses de Poissy, sur la Seine, contigusau pont de Poissy, du premier septembre 1 563 à la mi-carême 1 565 , à livrer au port de Poissy, au prix de 9 1. 1 0 s, t. le cent ; faculté' pour Berthelot Patart de se rendre acquéreur des anguilles qui seront pêchées de ce jour au 3i aoiit. — 26 (fol. m' mi"ixv°).

2510. — Vente par Gilles Morant, manouvrier, à Saint-Marcel, rue d'Ablon, àrenseigne du Moulinet, marié à Charlotte Bosclieron, et par Nicolas Véreux , doreur en fer, rue de la Tisseranderie, marié à Martine Boscheron, à Roger Boscheron, mercier, à Rouvres, leur beau-frère, de la moitié par indivis, échue auxdiles femmes dans la succession de Martin Boscheron et Chardinne Langlois , leur père et mère, d'une maison et de trois quartiers et demi de terre, sis à Rouvres, moyennant 6 1. 1.

— 25 (fol. 111° iiii" xi).

2511. — Mise en apprentissage, pour trois ans, à compter du 26 août i563, par Ambroise Ruelle, laboureur et voiturier par eau, au Mont-Saint-Père , près Château-Thierry, de son fils, Jean Ruelle, ûgé de treize ans, chez Jean Couvent, bonnetier, à Saint- Marcel, grand rue Mouffetard, qui lui fournira le gîte et le couvert; de ce jour au 2 5 août, Jean Ruelle devra aaller et venu" es affaires dud. preneur, en son molin qu'il a à Essonne. . . r .

— 26 (fol. ni" nu" XI v°).

2512. — Renouvellement de bail, pour trois ans, par Aubin Hardan, marchand, rue Porte Bordelle , à Jean Haloppe , teinturier de cuirs, même rue, d'rrune sallette et troys

chambres, avecqueslegarnyer. . ., des apartenances de la maison du collège de Harccourt , appelle l'hostel de Bannyeres ... « ; prix annuel : 52 1. t. — 26 (fol. iii"im"xu).

2513. — Bail de sa cure, pour six ans, à compter de l'expiration du bail actuellement en com's, consenti à Pierre Cailleu, par Pierre Boirel , maître es arts, étudiant en l'Université de Paris , demeurant au collège Saint-Bernard , curé de Libermont, au diocèse de Noyon, à Etienne Loncle, prêtre, demeurant à Libermont, moyennant 72 1. t. par an et à charge d'héberger le bailleur, son compagnon et leurs chevaux , deux fois l'an , trois ou quatre jours chaque fois ; ff . . . où il ne seroit suffisant et aggreable aux parroissiens pour desservir icelle cure, eu ce cas ce ^^resent bail demourra nul. . . n. — 26 (fol. m" nu" xii v°).

Sans date,

2516. — Marché entre Pierre Bourjon l'aîné, boucher, à Saint-Cloud, et Charles Garnier, chandelier de suif, à Saint-Marcel , grand rue Mouffetard , pour la fourniture à celui-ci , de Pâques 1 5 6 3 au jour de Carême-prenant 1 5 6 6 , de tout le suif cru, bœuf et mouton, à provenir de l'étal et ajjat de boucherie de Pierre Bourjon ; prix : 6 1. 1 3 s. 6 d. t. les cent livres de suif cru. — Cet acte est resté inachevé, f parce qu'ilz ne furent d'accord et ne parachevèrent leur marché». — Fol. 111° iiii" xiii.

15^3 {suite). — Février [suite).

2515. — Bail, j^our neuf ans, à compter de Pâques i566, par l'abbaye de Saint-Victor, représentée par Louis Hervé , prêtre , religieux , chambrier, procureur et receveur générai de l'abbaye, à Jean Deshayes, compagnon boucher, demeurant dans la maison ci-après, d'une maison, avec cour, puits, étables et dépendances, sise rue de Beauvais, paroisse Saint-Germaiu-l'Auxerrois, à l'enseigne , contre le mur, du Saint-Esprit, tenant, d'une part, au jardinier du Roi , et aboutissant par der-

rière au jardin du Louvre; prix annuel : 5o i. t. ; ff . . . sera . . . tenu led. preneur faire sa continuelle résidence en lad. maison, avecques ses gens et famille , et soy y gouverner bien, honnestemenl et convenablement, sans aucun reproche neplainctifde voysins; pareillement de y tenir train avecques tous autres qui y demoureront, honneste, et gens qui soient de bonne vie, renommée et honneste conversacion ... « ; faculté de résiliation du bail par les bailleurs en cas de décès du preneur. — 26 (fol. ufiiii^xm).

Mars (suite).

2516. — Vente par Emard de Ranconnet, conseiller au Grand Conseil , rue des Poulies , et sa femme, Jeanne Aymery, à Jean Le Tac, vendeur de vins, à Paris, rue Sainte- Avoye, de la rente de 10 1. 8 s. 4 d. t. cédée, le 5 février dernier, aux vendeurs par Louise Hesselin, femme de JeanMacyot, trésorier des salpêtres ordinaii'c du Roi dans les géuéralilés de France, Picardie, Champagne et Bourgogne , ladite rente à percevoir sur une maison , sise rue Thibaut-aux-Dés , appartenant à la veuve et aux enfants de Louis Le Sec; prix : 195 1. t. — Il (fol. m" iiu" xvni v").

2517. — Bail de sa cure, pour trois ans, par Jean Gaudou, prêtre, curé de Jumeauville, au diocèse de Chartres, représenté par Julien Oudineau, prêtre, demeiu'ant à Chartres , logé rue de la Bùcherie de Petit-Pont , en l'hôtel de M. de Francœur, à Jean Guitel et Guillaume Petit , prêtres , à Jumeauville , moyennant 100 1. t. par an ; faculté de résiliation du bail en cas de résignation ou de permutation par le bailleur. — A (fol. un").

2518. — Marché entre François Lautour, couvreur de maisons, rue de la Bùcherie de Petit-Pont, et Simon Chopin, bourgeois de Paris, demeurant à Saint-Marcel, porte de l'Arbalète, pour rr couvrir tout de neuf les galleries et rabat du jeu de paulmc naguieres faicl

faire de neuf par led. Chopin , en sa maison , qu'il a assise aud. Saiuct Marcel, où led. Chopin est demourant, et en ce faisant, fournir. . . la tuille. . . et seeller la tuille du rabat et noe de la gallerie, en piastre. . . 55 ; à exécuter pour le 1 1 courant, moyennant 21 i. t. — 5 (fol. nif I v").

2519. — Bail, pour cinq ans, par Jean d'Alençon, libraire, rue Saint-Jean-de-Latran , à Jean Sevestre, libraire, rraudit lieun, d'un ouvroir et salette basse, dépendant du collège de Tréguier, rue Saint-Jean-de-Latran, tfoù led. bailleur est à présent demourant, . . . à la reservacion de l'arriére boutique . . . , que led. bailleur a retenue . . . pour soy y tenir, demourer et loger tant par luy que sa femme, gens et enffans. . . « ; prix annuel : 18 1. 1. ; faculté pour le- bailleur de reprendre la salette , pour son usage personnel, en réduisant le loyer à 1 2 i. t. ; les latrines seront communes aux deux parties; le - preneur versera, à Pâques, A 5 s. t. au bailleur à titre de pot-devin. — 5 (fol. un" in).

2520. — Bail de sa chapelle, pour dix-huit ans, par Guillaume Gauderye, prêtre, demeurant au Tilleul-Othon , au diocèse d'Evreux, chapelain de la chapelle Saint-Jean-Baptiste en l'église Saint-Jean-en -Grève , à Louis Thubye, prêtre, habitué en ladite église, deinem-ant aux Trois Mores, grand rue Saint-Jacques, moyennant 1 8 1. t. par an , et à charge de célébrer deux basses messes par semaine. — 5 (fol. un" nu).

2521. — Résignation de son office, moyennant trente-cinq écus d'or soleil, par Cerbon Chardon, receveur pour le Roi des traites de l'imposition foraine au bailliage de Segré en Anjou, demeurant rue de Bièvre, maison à l'enseigne de l'Image Saint-Michel , au profit de Pierre d'Avy, praticien en cour laye, à Segré en Anjou, logé dans la maison (le Cerbon Chardon : engagement de Pierre

d'Avy de verser, dans le délai d'un mois, à Cerbon Chardon, quinze ëcus d'or soleil , dont le versement le rendra quitte à l'égard de ce dernier: rr. . .et où il ne poiu-roit faire admeclre ladicte resignacion dud. ofEce, par la faulte dud. Chardon ou autre de par luy, ou qu'il feust trouvé ung autre avoir esté pourveu d'icelluy office auparavant ledict Chardon, en ce cas, promect. . . ledict Chardon rendre aud. d'Avy lad. somme . . . ri. — 7 (fol. ini" v v°).

2522. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Hector Touzé, vinaigrier et tonnelier, à Chambly-le-Hauberger, de son neveu et pupille, François Simon , âgé de quatorze ans, fds de Pierre Simon, fovdon de draps, audit lieu, chez Charles Tourte, bonnetier, à Saint-Marcel , qui lui fournira le gîte et le couvert. — 9 (fol. inf vin).

2523. — Bail, pour six ans, par Antoine de Lyon , consedler et auditeur en la Chambre des comptes, demeurant près la Tournelle, à Jean Le Prieur, marchand de vins , rue Saint- Antoine, d'une maison, rue de la Huchette, dite la maison de l'Ecrevisse, moyennant io5 1. t. par an. — 9 (fol. nu' viii v°).

2524. — Désistement de Nicole Maujean, maître principal des artiens du collège de NavaiTc, de toute prétention sur la cure de Juzennecourt, au diocèse de Langres, tfde laquelle led. Maujehan . . . s'estoit rendu opposant, dés longtemps a, pardevant nions" le prevost de Piu-is , . . . à l'encontre de m" Hubert Guychenot, Thomas Pytoys et autres y pretendans droict,... après avoir entendu qu'il n'avoit aucun tillre ne collation de lad. cure. . . » ; dont acte est donné à Hugues Girard , chanoine de Langres, y demeurant, logé rue de la Tannerie, maison à l'enseigne du Chapeau rouge. — 9 (fol. 1111° IV v°).

2525. — Renouvellement de bad, pomdeux ans, par François Bance, marchand,

bourgeois de Paris, à Simon Colinet, libraù'e, à Paris, d'ffung banc estant en la premiei-e gallerie tendant à la chancellerie, du costé du preau, pour y vendre. . . sa marchandise de librairie.. . et non autre, assis au Palais de Paris, et que led. preneur tient de présent aud. tdtre, à cause du bad qui luy en avoit esté faict par feue Marguerite de Vaulx, jadis mère dud, bailleur, lequel bail demeiu^e partant nul ; . . . oii led. badleur auroit affaire dud. banc , en ce cas il le pourra prandre pour luy. . .,en. . . signiffiant six sepmaines devant; et pareillement si. . . led. banc feust évince aud. badleur auparavant led. temps fyny, et que led. bailleur en eust affaire pour ses frères ou seur et non pour autre, et qu'il convint aud. preneur soy en désister, en ce cas led. badleur ne sera tenu d'aucuns despens, dommaiges ne interestz . . . pour le reste dud. temps...'); prix annuel : 20 1. t. —

10 (fol. nif xni).

2526. — Bail, pour trois ans, par Guillaume Le Gendre, menuisier, aux faubourgs de Paris, hors la porte Saint-Marcel, en la maison ci-après déclarée, à Simon Guillaume, laboureur, auxdits faubourgs, rue Neuve Saint-Jean-de-Latran , d'une chambre basse, avec grenier et jardin , le tout mesurant six toises sur trois, dépendant de la maison du badleur, siseauxdils faubourgs, en ladite rue; prix annuel : 4 1. t. ; interdiction de faire du feu dans le grenier, crainte d'incendie, et de loger des gens qui ne soient de bonne vie et mœurs; le badleur se réserve le libre accès du jardin et s'engage à hausser la cheminée dans les deux mois ; en cas de vente de l'immeuble, le preneur devra vider les lieux, sans toutefois payer le terme alors en cours. —

1 1 (fol. nu' xni v°).

2527. — Mise en apprentissage, pour quatre ans, par Antoine Bellenger, charpentier de la grande cognée, près et hors la porte Saint-Marcel , de son fils , Regnault Bellenger,

âgé de onze ans, chez Raoulin Foucquet, faiseur d'esteufs, aux faubourgs Saint-Marcel, hors ladile porte , qui lui fournira le gîte et le couvert et le traitera rrdoulcement, comme fil z de preiidgens''. — 19 (fol. un' wii)'''.

2528. — Bail, pour six ans, par Simon Chopin, bourgeois de Paris , rrue de Porte de l'Arbalesten , à Saint-Marcel, à Pierre Le Maire, serrurier, à Saint-Marcel, d'rtung petit corps d'hostel sur rue, contenant bas pour faire ouvroir, petite court et chambre au dessus dud. bas . . . «, dépendant d'une maison et jeu de paume, sis rue des Postes, près la porte de l'Arbalète, moyennant 10 1. t. par an , (t . . . à la reservacion des esteufz qui pourront cheoir et tomber en lad. court et maison, que led. Chopin a réservé à luy et lesquelz led. preneur sera tenu de bailler ou faire bailler aud. Chopin touteffoys qu'il plaira aud. bailleur. . . « . — i3 (fol. nifxvii).

2529. — Bail, pour trois ans, par Simon Dumont, prêtre, aux faubourgs de Paris, rue de Montauban, à Jacques Clairet, esteiifier, au Clos Sainte-Geneviève, de ffdeiix jeuxdepaulmes couvers, avecqiies la maison et jardin du premier jeu de paulme. . . , les deux salleltes basses et deux chambres baultes au premier estaige de la maison de l'autre jeu de paulme, où est l'enseigne de Montauban,. . . rue de Montauban. . . 1 ; prix annuel : i3o 1. t., à charge d'entretenir les jeux de tuile, carreau et bricole ; le bailleur devra refaire la couverture des jeux et employer à leur pavage un millier de carreau, avant Quasimodo ; le preneur verse un écu d'or soleil et eu versera, pour Quasimodo, neuf autres, le tout à valoir sur le loyer de la première année et à déduire également sur chaque terme ; faculté pour le preneur de rrdepartir, en le signifliant. . . troys moys paravant et parachevant à tenir le terme (jui pomToit estre encommancé durant que cour-

ront lesd. Iroys moys, en payant ce qui pourrait estre deu à cause dud. loyer, sur lequel. . . il rabatra ce qui n'aura esté rabatu de ce qu'il a jà avancé et avancera . . . , pourveu toutesvoyes que led. preneur ayt tenu la première desd. années et non autrement . . .t ; caution de Hugues Clairet, marchand, au Clos Sainle- Geneviève. — i3 (fol. lui'xvii v°).

2530. — Donation réciproque de tous leurs biens meubles et conquêts immeubles par Guillaume Morlaye, bourgeois de Paris, rue de Bièvre, devant le collège de Chanac, et sa femme, Claude Crozou; les donateurs déshéritent leurs héritiers, dans le cas où ceuxci s'aviseraient d'ffimpugner et debatre lad. donacioni. — 17 (fol. nu" xx).

2531. — Reçu par Clément Massonnet, barbier, chirurgien et bourgeois de Paris, à Thielman Vivian, Pierre Archambault, Jean Gorbon et Jean de la Balle, de 25o 1. 1. pour le quart du prix de l'hôtel des Pourcelets , au Mont Saint-Hilaire, adjugé aux susnommés par adjudication en date du 3 mars; sur cette somme de aSo 1. 1. , il a été déduit 6 1. 1 9 s. t. pour le sixième des frais de licilation et 10 s. t. pour le sixième des frais de distribution. — 19 (fol. un°xx v°).

2532. — Reçu aux mêmes par Gilles Richard, boulanger, au Mont Saint-llilaire, au nom de sa femme, Catherine Lalizeau, de 5o 1. t. pour sa part dans ladile adjudication. — 19 (fol. mf xxi).

2533. — Marché entre Jean Regnard, manouvrier, et Claude Chaillou, bonnetier, à Saint-Marcel, au Clos du Chardonneret, d'une part, et Jean Le Maréchal, faiseur de verges à nettoyer, rue Saint-Martin, d'autre part, pour aaduire et alluchei', foiu'nii' et livrer. . . dix paires de pigeons, masies et femelles, ou

En marge, annulation amiable de ce contrat, en date du G septembre i543.

coulombier que led. Le Mareschal a . . . rue Sainct Martin,... tellement qu'ilz voisent, sortent, entrent, yssent et voilent dud. coulombier sur les maisons et rentrent oud. coulombier ordinairement et journellement, livrez . . . dedans le dimenche de Quasimodo.. . , et les tenir cioz; rendre, allucher et aduire oud. coulombier dedans quinze jours prochains après ensuivans . . . , et tellement que toutes lesd. dix paires soient deuement aduiz oud. coulombier dedans led. temps. . . « ; prix : 100 s. t. — 19 (fol. nii^xx!).

2534. — Désistement par Nicolas d'Anjou, comte de Saint- Fargeau et des pays de Puisaye, baron de trMaisieres et de Villeboys, seigneur de Thuré, Senescbé, Saincte Noumoye, d'Obrac et Enjacn , demeurant sur les fossés de Paj'is, entre les portes Bordelle et Saint-Victor, des poursuites intentées par lui et par le procureiu" du Roi au bailliage de Montargis, devant le bailli de Montargis, contre son ancien procureiu* et receveur au comté de Saint-Fargeau et pays de Puisaye, Nicole Le Beau, crpour raison de certaines prétendues malversacions . . . desquelz ledict Le Beau s'est justiflié . . . " . — ai (fol. ini'xxiii).

2535. — Jean Boucher, prêtre, maître es arts, notaire et praticien en cour d'église, rue

Saint- Jean-de-Beauvais, à l'enseigne de la Flem' de lys, avait loué, pour trente ans, le 1" novembre i54o, à l'abbaye de Saint- Lomer de Blois, la seigneurie d'rrOussyn , sise à Vitry-sur-Seine , Thiais, Villeneuve-le-Roi et environs , antérieurement tenue par feu frère Antoine Coûte! , à charge, entre autres, de consacrer en réparations , dans les trois ans , 3oo 1. t.; Jean Boucher, sans attendre ce délai , avait fait faire des réparations pour une somme supérieure; en outre, il avait l'intention de réédifier dans la maison seigneuriale d'trOussyn, sise à Vitry, un oratoire en l'honneur de Saint-Lomer, l'ancien étant actuellement en ruines; en conséquence, l'abbaye de Saint-Lomer baille à Jean Boucher, sa vie durant et trente ans après sa mort, ladite seigneurie, dépendant de la pitancerie, moyennant 100 1. t. par an. — 91 (fol. un' xxui).

Janvier (suite).

25-36. — Mise en apprentissage, pour neuf ans , par Barbe Gayant , veuve de Simon Hybou, foulon de draps, à Moussy-le-Neuf, domiciliée à Saint-Marcel, rue de Lourcines, de son fils, Antoine Hybou, âgé de neuf ans, chez Nicolas Béry, bonnetier, à Saint-Marcel, même rue, qui lui fournira le gîte, le couvert et l'entretien. — 28 (fol. un" xxv).

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