‹ Recueil d'archéologie orientaleChapitre 160 sur 213 · D0LM1SNS ET MONUMENTS DE PIERRES BRUTES EN PALESTINE · texte numérisé non relu

D0LM1SNS ET MONUMENTS DE PIERRES BRUTES EN PALESTINE

objections qui paraissent assez fondées. Il propose d'y voir le développement, par réduplication de la dernière radicale, d'une racine assyrienne paqal\ palqoul voudrait dire « le robuste, le vigoureux ». Le nom serait du type faloûl qu'on retrouve dans celui du roi hittite Sapaloul et dans le nom syriaque Bahloul. Il se peut. Je me bornerai à faire remarquer qu'en tout cas, la racine Ji» s'est conservée en arabe, au sens de « être fertile, être couvert d'une végétation luxuriante », et, d'autre part, que l'arabe pratique assez volontiers cette réduplication de la troisième radicale dans ses verbes de la IX e et de la XI e formes, qui caractérisent particulièrement des couleurs ou des défauts corporels.

§52. Dolmens et monuments de pierres brutes en Palestine.

Le P. Vincent vient de publier 1 une intéressante étude sur tout un ensemble de monuments funéraires de la famille des dolmens, construits en pierres brutes et s'élevant sur divers points de la Palestine occidentale. On n'avait jusqu'ici guère fait attention qu'au groupe le plus curieux et le plus important de ces monuments, celui des Q'boûr Béni Isrâïn, près de Hizmé, au nord de Jérusalem*. Le P. Vincent rappelle à ce propos quelques rares observations de ce genre faites avant lui. On me permettra, puisque l'occasion s'en présente, d'en ajouter une que j'extrais textuellement d'un de mes vieux carnets dénotes'; elle a été faite précisément au cours du trajet, aller et retour, aux Q'boùr Béni Isrâïn :

Dans ces parages, en allant à travers champs, j'ai remarqué plusieurs espèces

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