COUDES VIBRANTES
manière à pouvoir faire varier la longueur de corde utilisée. Faire vibrer la corde à la main eu déplaçant progressive meut la baguette de verre qui sert de chevalet, et chercher les longueurs de corde qui correspondent aux différenles notes de la gamme. Avec quelle préci- . sion la loi des longueurs se Irouve-t-elle vérifiée? '
Loi des poids tenseurs. Stroboscopie. — |! Remplacer lu tension de io^< par une tension ' de 3^*, 5 et constater que l'on obtient exacte- i ment l'octave grave du son précédent.
La vérification se fait avec une extrême pré- , cision par les procédés stroboscopiques, en ' regardant, par exemple, la corde vibrante à i travers les trous de la sirène (V, 32)- La inani- '. pulation pourra être conduite ainsi : on dispo- | ; ' sera deux cordes pareilles dont on réglera r d'abord l'unisson, en modifiant Fun des poids tenseurSjS'ilest nécessaire, et l'on reconnaîtra ce synchronisme par l'observation stroboscopique. On réduira ensuite l'autre poids tenseur au quart de sa valeur. L'observation stroboscopique faite au synchronisme de la plus grande fréquence devra alors montrer la corde correspondante immobile dans une position déterminée tan^m que l'autre corde paraîtra immobile à la fois dans deux positions. L'observation siroboscopique faite au synchronisme de la fréquence la plus faible montrerait, au contraire, les deux cordes immobiles dans une seule position.
Ces observations seront facilitées si l'on a soin de passer du papier émcri sur les cordes pour qu'elles soient très brillantes.
Loi des masses. — On fixera sur le sonomètre des cordes de différentes natures telles que des filsd'acicr(rf^ o"", o4 eid = o"",o-) des fils de laiton ou de cuivre écroui {d ^ o'^joS), de la ficelle fine ou une corde de violon (chanterelle), et on les tendra sur le sonomètre en réglant les poids tenseurs de manière à mettre ces cordes à l'unisson.
On marquera alors sur nés cordes une même longueur (So*™) et l'on déterminera les poids de ces portions correspondantes. Les poids ainsi obtenus sont-ils proportionnels aux poids tenseurs qiii ont donné l'uniison ?
D,g,t7cdb/GOOgIC
36 CHAPITRE V. — ACOfSTIQir.
' 46- Hauteur absolue d'un son- — Reprenant la corde (l'acier ((/= o'",o4) on réglera d'abord le'poids tenseur de manière (\nc le son de la corde soit un peu plus grave que le son d'un diapason étalon, puis on fera glisser le lube de verre formant chevalet, de manière à obtenir d'abord des battements, puis l'unisson exact, La longueur actuelle de la corde est-elle égale à celle que l'on calculerait en admettant la formule classique?
47. Sons harmoniques. — l'iacer le sonomètre horizontalement sur la table et soulever la corde vers ses deux extrémités, en glissant en dessous des règles d'écolier, de manière à pouvoir atta-
quer
cette corde avec un archet de contrebasse.
Faire donner à la corde les dilîérents sons harmoniques en la touchant avec le doigt à la moitié, au tiers, au quart, etc., de sa longueur, pendant qu'on l'attaque avec larchet au milieu du plus petit segment. On reconnaîtra que ce son harmonique a la même hauteur que celui que l'on obtiendrait en empêchant le grand segment de vibrer; que ce son persiste seul quand on abandonne ensuite la corde à elle-même; mais que le son harmonique peul aussi se superposer au son fondamental si l'on n'a pas complètement immobilisé la corde au premier nœud.
— Pour montrer le partage de la corde en plusieurs concamérations, on place de petits cavaliers de papier (2"" X u'",!)) de
centimètre en centimètre au voisinage d'un nœud. Quand on fait vibrer la corde, tous ces cavaliers sont projetés, à l'eiceptioii de celui qui se trouve presque exactement au nœud.
48- Vibrations forcées et résonance. ~ Montage. — Retirer le timbre et le battant d'une sonnerie électrique, fixer cette sonnerie sur une planchette (uo^'x 20"" x i"", 8) munie de quatre pitons placés de manière qu'on puisse l'accrocher dans deux dîrec-
nigiUrrlb/GOOglC
COBDES VIBRANTES. 3^
lions perpendiculaires, et planter dans le mur deux clous à crochets
à i", 5o du sol pour j suspendre la sonnerie.
Attacher ensuite à la^tige vibrante un cordonnet
de soie bien souple {i = 120''"') et accrocher la
sonnerie de manière qu'elle imprime à celle
lorde des vihrations transversales (17, 9'i, 191,
sfO)C).
Expériences. — Suspendre au fil une masse i!e 100* et faire fonctionner la sonnerie. I.a corde entre en vibraiions forcées et prend l'aspect d'un fuseau étroit, avec un nœud à reTtrcinilé inférieure.
Si l'on diminue progressivement le poids tenseur jusqu'à i^, on voit d'abord les vibralions augmenter d'amplitude; puis un ventre se forme à l'exlréuiité supérieure el descend progressivement vers le milieu de la corde. A. ce moment, la résonance se produit pour les vibrations de la corde tout entière avec des nœuds aux deux bouts.
— La corde se divise ensuite en deux segments, puis en un plus grand nombre, et l'on peut constater l'égalité de longueur des différenls segments. Ils sont en résonance avec les vibrations de la sonnerie, à l'exception du segment supérieur qui est généralement en vibrations forcées.
On vérifiera en outre que les longueurs des internœuds sont proportionnelles aux racines carrées des poids tenseurs.
— Ajanlmesuré i'internœud sous faible charge (i«) on changera l'orientalion de la sonnerie et ou la suspendra de manière qu'elle exerce sur le fd des efforts longitudinaux. On constatera alors que les nœuds sont deux fois plus éloignés, c'est-à-dire que les vibrations transversales sont deux fois plus lentes que dans l'autre position.
— Kevenanl à la première position de la sonnerie, on pourra changer le cordonnet de soie contre un autre de grosseur différente et vérifier qu'à charge égale, la longueur des internœuds
(') V.n faisant ïibrer le fil au moyen du trembtcur d'iine bobine de Hulimkorrr, on pourra faire un« étude slrobo«copi<jue du. 111 en l'éclairant avec la lumière d'un lube de Geissicr actionné par la bobine : on produira les diiïérencea de phase en agissant sur la vis de réglage du Irembleur (77, 149)-
JB CHAPITRE ¥. — ACOUSTIQUE.
est inversement proporlionoelle à la racine carrée du poids du mètre de Hl.