Principe de la phototypie. — Si les i)ellieules pho
lographiiiues sont recouvertes de gélatine sur leurs deux faces, les épreuves obtenues dans IVspérienee précédente sont doubles. Après avoir humecté l'épreuve, on grattera la gélatine du côté qui s'était trouvé tourné vers la lumière au moment où l'on a impressionné lii pellicule, puis on trempera de nouveau l'épreuve dans le bain de teinture, on rincera légèrement et l'on séchera incoinplèiemcnt entre deux feuilles de papier buvard.
Avec une pellicule ainsi pré]»arce, on peut imprimer des repro- «luetinns, qu'on lire par pression sur un papier quelconque légèrement humecté, comme s'il s'agissait de copier une lettre à la presse. Il est à l'emarquer cependant que les demi-leinles sont ici très mal rendues, tanilîs qu'elles viennent bien quand, pour l'impression, on emphtie des encres grasses au lie» des teintures aux couleurs d'aniline.
77. Copie d'un réseau de diffraction. — Pré[>arer une solution de gélatine <ronlenant :
liau 3o'
Gélatine dure I
Bichromate d'ammonium o, i5
Cette solution se conserve indélininient. Au moment de s'en servir, on la liquélie au hain-iiiarie tiède, on en verse un peu dans un entonnoir garni d'un petit tanq)nn d'ouate, et l'on reçoit la liqueur, qui liltre presque froide, sur la lame de verre bien plane qui va servir de support. Cette lame est ensuite dressée verticalement, puis abandonnée dans l'obscurité, où elle sèche asse?. vite et devient sensible en séchant. Avant de se servir delà plaque, on gratte leLourrelet de matière qui s'est formé k la partie inférieure.
Prendre une plaque ainsi préparée, appliquer sur la face sen-
lE. (>3
sible soil la faco rajée d'un réseau sur verre, soil même un morceau li'élofFc ù fi!s Ir^s serrés, telle que de la soie à bluter ou dti pongée du Japon extra-iin, que l'on recouvrira d'une plaque de verre et placer le loul dans un châssis-presse.
On ciposc lo secondes au soleil en avant soin de placer le ciiùssis normalement à la lumière. A la lumière diiVuse, il faudrait une heure de pose et l'on aurait un moins bon résultat.
La plaque e.st ensuite fixée à 1 eau très chaude, puis rincée à l'eau froide; elle porte alors un réseau qui peut remplacer l'original (77).
— Si l'on prépare une plaque comme nous venons de le dire, et si l'on s'en sert pour prendre ta copie d'un cliché ordinaire, c'est à peine si l'on apercevra l'image. On peut cependant lu rendre visible par réilexion en soufflant dessus de manière à j jirodujrc un dépôt de buée, mais on la verra mieux encore en y projetant avec un soufflet le mélange de fleur de soufre et «le minium que l'on emploie pour certaines expériences d'électricité (3()).
78. Gomme bichromatée. — Dissoudre de la gonune arabique dans son poids d'eau ; y verser un volume égal d'une solution à lo |)our loo de bicliromate d'ammonium et ajouter de la couleur pour aquarelle (couleur moite en tubes) de manière à «voir une peintuiv juste assezpcu épaisse pour laisser deviner le grain ■ lu papier. On applique cette peinture sur du papier jiour lavis de bonne qualité, en se servant d'une brosse en soie de porc, on égalise la couche avec un blaireau fin, puis on suspend les feuilles diins l'obscurité et on laisse sceller.
L'action de la lumière, qui doit èlre assez longue, se fait au jugé, car on ne peut pas voir venir l'image. Pour développer et fixer, il suffit d'immerger l'épreuve dans de l'eau chaude en plaçant la face inij)ressionnée en dessous ; celte épreuve se dépouille lentement d'elle-même et l'image apparaît bicntât. On peut accélérer le dépouillement et, aussi, atténuer les teintes de certaines parties (le l'épreuve en la frottant doucement pendant plus ou moins longtemps avec on blaireau très doux (158).