FORMATION PES IMAGES DANS L'ŒIL
80. Ophtalmoscopo. — On se sert pour cette expérience d'une loupe de /j"" à 5'"' de distance focale et d'un miroir concave de 20'"'" à 20'^'" de distance focale dont on enlève l'argenture au centre sur une largeur de quelques millimètres. \ défaut d'un pareil miroir, on peut le remplacer par un verre biconvexe pour binocle, de 1 dioptrie, dont on argenté une des faces.
Ajanl fait l'obscurité dans la salle, on allume une lumière en arrière du sujet, on se place devantlui aune distance d'environ So**, et l'on éclaire l'œil de ce sujet avec le miroir convergent que l'on lient de la main droite. Prenant la loupe delà main gauche, on la mettra à environ 5"" de l'œil étudié et l'on regardera à travers l'ou-
D,g,t7cdb/GOOgIC
ETLrDE DE LOEIL.
verliire que l'on a pratiquée dans l'argenture du miroir : on verra
alors se former une image réelle de la rétine en avant de la loupe.
t>n pourrait voir la rétine du sujet en lui éclairant l'œil simple-
iitenl avec un miroir plan en verre platiné incliné à 45", cl l'on legarderait au travers. Dans ce cas, si le sujet et l'observateur ont i» vue normale ou corrigée par des verres et si le sujet regarde lians le miroir un objet à l'infini, l'observateur verra l'image de l'objet sur la rétine aussi nette que les détails de cette rétine; si l'on faisait regarder au sujel un objet peu éloigné, l'observateur devrait placer entre le liiiroir et son œil un verre divergent d'une longueur focale égale à la distance de l'objet examiné (133).
L'examen à l'ophtalmoscope exige de l'opérateur un assez long a|)prentis5agc ; il ne donne des résultats tout à fait satisfaisants que si l'on a dilaté la pupille du sujel et réduit sa faculté d'accommodation en lui faisant dans l'œil des instillations d'atropine. — On
(fS CHABITRF. VI. OPTlyUE.
j>eut s'esercer à l'emploi île l'o|>i)itiliiioscope jtar des expériences (ailes sur un ail arliliciel (VI, 87).
81. Marche des rayons. — Regarder lecid à trdvei-s on trou »lV|)iiigI(! fait dans une carte de visite <]iie l'on tiendra prt'S de I'omI fit placer une tète d'épingle enire l'œil et la petite ou\erture éclairée, comme l'indifjtie la (tgiire de la page précédente. Voit-on une image de l'épingle? est-elle droite ou renversée, et conimenl snit-ellc les mouvements de l'objet? (6, 206).
— l'eiTer encore un trou d'épingle dans une carie, se placer à environ i" d'un objet très éclain'', lel qu'un mèti-e en ruban blanc.
et regarder cet objet à travers le liou de la carie qu'on tiendra w environ lo^'^de l'œil. Noter le nombre decenlimèlresque lonaper- <;oit. Celte longueur re|»réseHte-t-clle la projection de Touverture de la pupille sur le plan de l'objet?
82- Champ de l'œil. — On déterminera le cbamp en déplaçanl un objet à cote de soi et en faisant noter par un aide les limites de la région où cet objet reste vu par l'œil. On reconnaîtra que ce champ comprend toute la portion de l'espace en avant du plan tangent à la surface antérieure de l'u-il.
Pour faire cette "expérience, on ferme l'un des yeux, et il est nécessaire que la position de l'autre œil soit absolument invariable. On y arrive soit en regardant fixement une lumière, soit en se plaçant en face d'un miroir et en regardant attentivement l'image^ de l'œil que l'on a laisi^é ouvert.