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Photographie d'un spectre

On obtient de bons résultats en girenant comme source de lumière une fente larfje de o''"', a située à 2'" de l'appareil. On pourra découper cette fente au canif dans du pupiei' noir collé sur une plaque de verre et l'on fixera celle plaque de verre contre un écran de carton vertical percé d'une ouverture convenable et qui servira à encadrer la fente d'un fond noir. — La fente sera érlaii-éo par derrière au moyen d'un miroir qui rédéchira. |>ar exemple, la lumière du ciel.

L'appareil pliotograpbique ayant élé d'abord mis au point sur la fente, on placera le prisme du speelroscope contre l'objeclif, eu orienlanl le prisme cl l'appareil de manièn' 1 amener te spectre au milieu du cliamp pour le minimum de

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dùvialion. — On pourra ulili.ser une nuage parasite pour repérer lit )iosition des couleurs du spectre sur la plaque.

Le temps de pose sera de l'ordre de grandeur de )a seconde: il dépendra naturellement de l'éclat du ciel et de la rapidité des plaques. — 11 n'y a pas d'iutérêt à employer la lumière directe du soleil, avec laquelle on serait obligé d'employer une fente 1res étroite, un olijectif très diaphragmé et une pose instantanée très courte. Au contraire, on devra prendi-e les précautions halntuelles contre le halo, et les plaques seront peu poussées au développement pour que l'image des raies du spectre ne soit pas envahie par l'îmage des parties hrillanies.

SPECTROSCOPIE r SPECTRES D'ABSORPTION.

109. La vapeur de sodium absorbe les radiations qu'elle émet. — On obtient des résultats très nets avec une llammc qui a traversé une toile métallique. On donne à la toile la forme d'une gouttière renversée (l = -^'™; rf^S"'") surmontée lie deux faces formant cheminée {^"" x .V"' ), et l'on luonte celle

toile métallique sur deux fils de fer (rf=o"",2) plies à angle droit cl lixés dans une planchette (7""X7'""X a""').

Ce petit appareil est placé dans la tlamme d'un bec Bunsen, au sommet du petit cône bleu qui se forme quand on permet le maximum d'appel d'air, et l'on dépose quelques grains de chlorure de sodium fondu sur la toile métallique. La flamme est alors très brillante en dessous de la toile métallique, tandis qu'elle est peu lumineuse, mais très absorbante, dans toute sa partie supérieure.

Si l'on allume une llamme sodée ordinaire et si on la regarde à travers la flamme absorbante, toute la lumière jaune est éteinte et la première flamme n'apparaît plus qu'avec une teinte violacée. De même, si l'on regai-de à travers la tlamme absorbante un fond blanc éclairé par la flamme sodée brillante, la portion du fond que l'on verra par transparence semblera ne pas être éclairée.

laa CHAPITBE VI. OPTIQUE,

110. Spectres d'absorption. — Placer une lampe à |>éiroIo Il ■*'" environ d'un spectroscope, <]ui pourra n'êlre qu'un simple speciroscope de poche, el projeter sur la fenie de l'appareil l'imapl'i'elle de la lampe <]ue l'on produira avec une lentille convei^enle.

l'iacer la (lamine absorbante de l'expérience précédente iinmédialemcnt en avant de la fente, en réglant les appareils de manière <pie toute la lumière passe à travers cette llamme et vers sa base. En regardant dans le spectroscope, on apercevra )a l'aie d'absorplinn se détaclianl eu noir sur le fond très brillant du spectre.

Masquer inainlonant avec un écran la moitié supérieure de la llamme de la lampe, do manière que la moitié inférieure de la

l'ente ne reçoive pins de lumière blanche et ne soit plus éclairée que par la llaiiinie sodée. Le spectre d'émission et le spectre d'ab- >orption seront vus en même temps dans le spectroscope, et l'on pourra constater que la raie brillanic de l'un proloufijc pxaclemenl la raie noire de l'autre.

— Pour projeler cette expérience, il faut mcUre dans la lan- Icrne une source de Imnièrc aussi éclatante que possible et placer une fente largo devant le oondensoiir. A l'aide d'une lentille convergente placée à la dislance 2/, on projette l'image réelle de celle fonte sur une autre fente devant laquelle on placera l'atmosphère iibsorbante formée de plusieurs fortes flammes sodées. C'est la fente ainsi éclairée dont on projettera le spectre à l'aide d'une lentille et d'un prisme.

— On peut montrer dos raies d'absorption d'un corps gazeux *■/ liasse temi^érature . eu employant des vapeurs nîtreuses. On

SPECTHOSCOPIE. 1 2.t

l'ail so produire res vapeurs on ineiliint un peu d'acide azotique el lin fragment de cuivre au fond d'un tube à essais, el l'on place ce Itibe rontre la fente éclairée de l'appareil spectroscopique.

111. Spectres d'absorption des liquides et des solides. — Ces spectrps se projettent facilement. Ayant disposé l'expérience ordinaire de la projection du spectre, on couvre la fente, Jusqu'à la motlié de sa hauteur, a^ec la lame absorbante, et l'on j»eul comparer sur l'écran le speelre initial et le spectre d'al»sorption. — Ces observations se font plus aisément encore avec un simple speolroscope de poclie et une lampe quelconque comme -soin-ce de lumière,

l.es liquides à étudier seront placés devant la fente, soit dans «les (ubes à essais, soit dans des petites cuves à faces grossièremont parallèles, pour lesquelles on pourra prendre «n flacon carré ■ou une petite cuve pour accumulateurs (7"" X 7*"" X '("'") que l'on trouve couramment dans le commerce.

On examinera ainsi des feuilles de gélatine colorée ou des verres <le couleur du commerce, une solution de cbloropbylle (obtenue l'U faisant digérer des feuilles vertes dans de l'alcooi pendant un ■4|uart d'heure), des solutions île couleurs d'aniline, etc. (47).

— On examinera aussi quelques gouttes de sang placées entre deux lames de verre distantes d'environ un demi-millimètre, el l'on notera la position de la double bande d'absorption de l'osybémoglobine. On observera ensuite la modification que subissent ces bandes d'absorption quand on fait agir le sulfure d'ammonium, modification qui ne se produit plus si l'on expose le sang pen- 4]ant seulement quelques secondes dans une atmosphère contenant des traces d'oxyde de carbone.

Si l'on dispose d'un tube fermé par des glaces {tube de saccharimèlre), on déterminera le degré de sensibilité de la recherche âpeclroscopique du sang en mettant dans ce tube de l'eau distillée contenant un peu de sang et en diluant progressivement ce JK|uide(133).

Corps absorbants en lumière monochromatique. — Si l'on %oit que certains corps très colorés laissent passer des radiations jaunes, on examinera ces corps à la lumière d'une flamme sodée et l'on se rendra compte alors de la raison pour laquelle, -SOUS cet éclairage, ils paraissent absolument incolores. L'expérience e'sl très frappante avec certaines encres rouges aui couleurs

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la.f CyAPlTHE VI. — OPTIQUE,

d'aniline (éosind) qui paraissent absoliinienl incolores t|naii4l oit les examine à la Inmière du sodium. — Par contre, un bon \orr'' rouge parait noir en lumière jaune.

Corps absorbants superposés. — Inversement, on constatorîi (|ue la superposition d'un verre rfiuge et d'un verre qtii absorbe lirouge fournit un corps opaque. — De nièint-, mêlions dans uii llacon une solution alcoolique de rouge d'aniline et une solution chlorhydriquR de chlorure cuivreux. Les deux liquides se supcr- )>Oscnt en raison de leur dtfTércnce de densilé, et ils ne laissent passer l'un que du vert et l'autre que du rouge. Mais, si l'on vient à mélanger ces deux corps par l'agitation, on n'a plus qu'un liquide noir{lS3, 206).

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