‹ Recueil d'expériences élémentaires de physiqueChapitre 239 sur 340 · Electrisation d'un conducteur. — En frappant avec la · texte numérisé non relu

Electrisation d'un conducteur. — En frappant avec la

|)eau de cliat un objet métallique quelconque tenu par un support à colonne de verre ('), cet objet sera êlectrisé.

— Si l'on approche un bâton d'ébonite, fortement êlectrisé, d'un fragment de feuille d'or ou de clinquant battu, ce morceau de métal, d'abord attiré, est repoussé dès qu'il a touché le bâton. //

(■) Pour relier la < dans un lube de laili pAle formée <lc kdol devient d'iinc soliditi

m Irùpled de fonle, il suflît de la sceller cela, soit d'un mastic fusible, soit d'une

a sodium qui fait prise rapidement et

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•st alors elecfrisé et l'on peut le faire voltiger en l'air en le

rcpotisïanL avec le bâlon d'ébonite. ou bien en l'attirant avec une baRuelLedo verre (131, 146).

5. Les deux éleotrisations. — Construire deux électrosco|>Ps à balle de sureau, chnrfrer l'une des balles par contact avec de l'clionile frottée avec une [leau de cliat (charge négative), et charger l'autre avec une baguelle de vcitc poli frollce avec du drap (charge positive).

Approcher de ces deux |icnduleâ des corps éleclrisés, comme dans les expériences précédentes, et classer ces corps en corps positifs ou négatifs selon qu'ils rc]»oussent ou- qu'ils attirent l'un ou l'autre pendule.

On noiera la variabilité du signe de l'électrisation avec la nature des surfaces frottées. On obtient en effet des charges de signes différents si l'on se sert, soit de verre poli, soit de verre dépoli

lj() CHAPITRE VII. — ÉLECTRICITÉ ET MAGNÉTISME.

au papier d'émeri. On aura encore des changements dans le signc de l'éleclrisalion en frottant du verre avec les différentes parties de la peau de chat.

— On pourra reconnaître ie signe des charges en projetant, avec un petit soufflet, sur les corps électrisés, un mélange de fleur de soufre et de minium. Les corps positifs attirent le soufre et deviennent jaunes, tandis que les corps négatifs attirent le minium et deviennent rouges (VU, 25).

6. Développement simultané des deux électrisstions. — Placer deux personnes sur des tabourets à pieds de verre {A ^ 35"°) ou sur des planches (5o""; a"^; 2""') reposant chacune sur quatre petits blocs de parafiîne (6°"; 6'"; d'").

Si l'une de ces personnes frappe l'autre avec une peau de chai.

toutes deux s'ëlectrisent; leurs cheveux se hérissent; on pourrait tirer d'elles des étincelles.

La chaîne de la personne frappée est négative, celle de l'autre est positive, comme elles peuvent le reconnaître en étendant la main vers un électroscope chargé (VII, 5). La halle de sureau sera attirée par l'une d'elles et repoussée par l'autre.

— Les deux charges sont équivalentes, car si les deux expérimentateurs viennent à se toucher, toute trace d'électn'sation disparait.

Autres dispositifs. — Coiffer un bâton d'éhonite d'un boun£l en soie ou en peau de chat attaché à un (il de soie (/=; 3o''") et frotter ces deux corpi l'un contre l'autre.

Si l'on approche le bâton d'éhonite de l'électrofcope sans retirer le bonnet de soie, on ne constate aucune action. Mais si l'on retire

le boDnet en )c tenanl par le fîl isolant, et si on l'essaie à l'élec-

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Iroscope, on le trouve cliarg<ï positivement, tandis que l'extrémité (lu bâton (l'ébonite est éleclrisée négativement (201).

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— On réalise la même expérience avec un disque de bois garni

de drap {d^s lo"'") et monté sur manche de verre, qu'on frotte contre un disque de verre. Essayés ensemble à l'électroscope, ils

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l5!i CHAPITRE VII. -r- ÉLECTIIICITÉ ET MAGNÉTISME.

sont sans Rciion, tandis que, si^parémcnl, ils mimifestent des charges de signes contraires.

Emploi de l'électroscope à feuille d'or. — La démonstration se fait d'une manière bien plus frappante avec l'éiectroscope h feuille dW (VU, 14).

ChaufTer, par exemple, une feuille de papier dans la flamme d'un bec Bunsen pour qu'elle soil absolument scclie, et la poser sur hplateau de i'éleclroscope (yî^, p. i5-). Frotter cetic feuille d<' papier avec un tampon fait d'un morceau de peau de chat attachtau bout d'un bâton de cire à cacheter (103, 126). Tant que le tampon reste sur le plateau, on ne voit aucun signe d'électrisation, mais, dès qu'on l'éloigné, on voit la feuille d'or de l'électroscope indiquer une forte charge négative ("VII, 24).

7. Électrisation par le contact. — Poser l'une sur l'autn' deuï feuilles de papier égales (ao'^x i5'='") et les chauffer fortement dans la flamme d'un bec Bunsen. Mettre ces deux feuilles de papier sur la table sans les st'parer et pendant qu'elles ,sonl encore chaudes, appuyer énergiquemenl sur la feuille supérieure avec la main ou avec un objet quelconque. Faire ensuite disparaître les électrisalions qui ont pu apparaître sur les surfaces extérieures en passant en même temps les mains sur les deux faces de la double feuille.

On observe alors que les deux feuilles de papier sont collées l'une sur l'autre par suite de l'électrisalion des faces intérieures gui n'ont pas été frottées. En les détachant brusquement, on constate qu'elles sont effectivement électrisées de sens conirairc.

On peut aussi intercaler une feuille depapierd'élain(i2™x8"") entre les deux feuilles de papier. Au moment de la séparation, l'étain reste adhérent à l'une de ces feuilles, et l'on en peut tirer une étincelle.

Toutes ces expériences doivent être faites très rapidement, pour peu que le temps soil humide, car le papier est très avide d'eau et il n'est isolant que quand il est tout à fait sec (,82).

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