I ÉLECTRIQUE DANS LES G4Z
On actionne généralement ces tubes au moyen d'une bobine d'il duction pouvant donner une vingtaine de centimètres de longuet
d'étincelle. La disposition des appareils est représentée par la iigure.
Lumière positive. — Lorsque la pression est voisine de i"" de mercure et qu'elle devient ensuite plus petite, la décharge passe pour une dill'érence de potentiel de plus en plus faible. Elle fait apparaître principalement dans le tube des lueurs qui semblent partir de l'électrode positive et qui s'arrêtent avant l'électrode négative (tubes de Geissler).
On constatera que cette lueur est sensible à Taction de l'aimant comme le serait un conducteur souple.
Hayons catliodiques. — On fera ensuite diminuer la pression
«t l'on étudiera la manière dont se développent les lueurs qui entourent léleclrode négative, puis la formation du faisceau cathodique, son resserrement progressif à mesure que la pression diminue et la fluorescence qu'il produit sur le verrei
aaa chapitre vu. — électbicité et mionétisme.
On observera que la différence de potentiel nécessaire pour faire passer la décharge croit maintenant de plus en plus à mesure que la raréfaction augmente.
On constatera que les rajons cathodiques se comportent comnudes projectiles charjtés nëg>tîvement. Ils ne se dirigent pas vers l'autre ^-Icctrode et marchent en ligne droite à partir de la cathode. Si l'on interpose une lame m<5Uilliquc sur leur trajet, ils sont arrêtés et l'on voit une ombre de l'objet opaque se projeter sur ie verre fluorescent.
Ils sont sensibles à Taction de l'aimant comme s'ils élaicnt des cléments de courant entièrement libres et non plus comme des conducteurs souples : ils ne reprennent plus leur route primitive à la sortie du champ magnétique-
Rayons X. — Quand les rajons cathodi<]ucs frappent un obstacle, ils donnent naissance à des rayons X qui sortent du tube où ils se sont formés et se propagent en ligne droite à partir du point où ils ont été produits.
On favorise leur formation dans les tubes focus en prenant une
cathode concave et en recevant le faisceau cathodique sur une lame métallique (anticathode).
Cette anticatliode s'échauffe fortement sous l'action des rayons cathodiques. Il faut éviter de soumettre le tube à un régime intensif prolongé, car on pourrait fondre l'anticalhode et mettre ainsi l'appareil hors de service.
Les rayons X n'agissent pas directement sur la rétine, mais ils impressionnent les plaques photographiques et ils illuminent les corps phosphorescents. On les observe le plus souvent avec un écran de carton enduit d'une peinture contenant du piatinocya~ nure de baryum.
Ils se propagent en ligne droite à travers les corps sans subir aucune réfraction; ils ne donnent donc sur les écrans que des ombres des objets et non des images. L'ombre d'un objet est sur la droite qui joint cet objet à l'anticathode. Les silhouettes obtenues sont donc d'autant plus nettes que la source de rayons X csl plus éloignée et que l'objet est plus rapproché de l'écran.
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DIFFÉnEKCES DE POTENTIEL DANS LES PILES. 2^3
Le pouvoir absorbant des difTérents corps pour les rayons X esl très diOerent de leur pouvoir absorbant pour la lumière ordinaire.
Les méUux lourds restent presque opaques, l'aluminium Test beaucoup moins, mais le bois, le papier noir, les tissus des animaux et des végétaux sont très transparents.
Les rayons X les plus pénétrants soat ceux qui ont été produits par des tubes où le vide est très avancé (tubes durs),
— La technique de la radiographie consiste simplement à envelopper la plaque photographique de papier noir (papier aiguille) et à l'exposer à l'action des rayons X derrière l'objet étudié. Le développement se fait à la manière ordinaire.
On a généralement une tendance à faire des poses trop longues. Les temps de pose doivent se compter en secondes et non en minutes.