Polarisation d'un voltamètre à sulfate de cuivre
— Disposer un voltamètre avec deux électrodes de cuivre hion propres {VII, 67). S'assurer qu'il n'y a entre les deux électrodes aucune diiîérence de pot^^ntiel appréciable en se servant d*un galvanomètre assez sensible pour déceler le dix-millième de volt, un galvanomètre à cadre mobile par exemple.
S'il existe une légère différence de potentiel, on la fera disparaître presque complètement en mettant les deux électrodes de cuivre en communication métallique et en déposant électrolytiquement sur toutes les deux une pelite quantité de cuivre.
Quand il n'y a plus de diflerence de potentiel entre les deux lames de cuivre, on électroljse le sulfate de cuivre en se servant d'une pile quelconque, et l'on règle le courant à une densité de 2 ou 3 ampères par décimètre carré d'éleclrade.
Après quelques instants d'électroljse, on met, aussi rapidement que possible, le voltamètre en communication avec le galvanomètre pour chercher s'il existe une force éiectromotrice de polarisation. La force électromotrice que Ton trouve est, tout au plus, de l'ordre du millième de volt.
— Pour faire rapidement les commutations nécessaires dans les
expériences sur la polarisation, on peut se servir, soit d'un commutateur à bascule tel que celui que nous décri\ons plus loin (VII, 168), soit de la clef de manœuvre du télégraphe Morse {VII, 148), disposée comme l'indique le diagramme ci-dessus.
109. Piles à concentration. — Préparer une solution concentrée de chlorure de zinc (3o pour loo). Verser environ 400""'
iCLEtTBICITi; KT J
d'eau dans un \asc |)ou\iinl contenir Soo'"', et l'adilitiunner de quelques centimètres cuhes de la solution concentrée.
l'i-éparer, d'autre |iait, un lube de verre (d-^ i"',5; 1= 20"")
qu'un ferme à un bout par un tampon
d'ouale liydrophile médiocrement com-
[laci.
; Introduire lentement ce tube dans la
solution étendue, et, en même temps,
verser progressivement dans ce tube la
solution concentrée de cblorure de zinc.
On laisse toujours le niveau dans le
tube un peu plus bas que te niveau
extérieur afin que les deux liquides ne
se mélangent pas malgré leur difTérence
de densité.
L'équilibre de ces liquides étant établi, plonger dans le vase et
dans le tube, pour servir d'électrodes, deux étroites lames de zinc
bien propres, soudées à des fils de cuiwe.
Relier ces électrodes à un circuit de mesure comprenant une résistance d'un millier d'obms et un galvanomètre qui n'a pas besoin d'être très sensible.
Le galvanomètre dévie, indiquant que la pile à concentration possède une force éleclro motrice de plusieurs centièmes de volt. Le sens de la dé\iation montre que le pôle négatif de la pile est formé par l'électrode qui plonge dans la solution étendue. Il en résulte que, si l'on ferme le circuit, le passage du courant aura pour effet de tendre à égaliser les concentrations.
Plonger ensuite les deux électrodes dans le même liquide, el constater qu'il n'existe plus entre elles qu'une différence de potentiel très petite.
— Voici une autre forme de l'expérience. On remplit à moitié une éprouvelte avec une solution étendue de cbiorurc de zinc, puis on acliè^e de la remplir en y versant une solution concentrée de ce sel. l*our éviter le mélange des couches, la solution concentrée est versée au moyen d'un tube à entonnoir pénétrant au fond de l'éprouvette, el fermé à sa partie inférieure par un tampon d'ouate hydropbile. (.«lisser séjourner dans l'éprouvette une lame de zinc plongeant à la fois dans les deux couche.>ï liquides. \u bout de quelques beures, on verra des cristaux de zinc se déposer sur le zinc dans la
n,g,t7cdb/G00gIc
EFFETS f.ALOBIFIQUES BL tOl HA>T ELECmiQtE. 2-~
solution concentrée, tandis que le métal aura été attaqué dans la solution étendue (15 bïs, 82 bis).