Dégagement de chaleur dans un électrolyte
Mettre Soc""' d'une solution saturée de sulfate de cuivre dans un vase à filtrations chaudes, forme haute (verre mince). Prendre comme électrodes deux plaques de cuivre (e^o™,oo) soudées à des fils de cuivre et occupant presque toute la section du vase. L'une d'elles esl posée au fond et le fil de cuivre correspondant esl protégé |>ar un tube de verre; l'autre plaque esl soutenue horizontalement vers la partie supérieure du vase. Envoyer dans l'éleetrolyte un courant alternatif de quelques ampères, ou un courant continu dont on renverse fréquemment le sens pour atténuer les variations de concentration aux électrodes (VII, 84).
Laisser passer le courant pendant quelques minutes, noter la durée de l'expérience, l'intensité moyenne, la différence de potentiel moyenne, et déterminer réchauffement du fiquide.
On vérifiera que l'échauffemenl varie bien comme le produit El C: et l'on déduira de ces mesures la valeur de la chaleur spécifique de la solution de sulfate de cuivre.
THERMOÉLECTRICITÉ.
113. Forces électromotrices thenuoélectriques. — Circuit d'un seul métal. — Mettre un fil de cuivre rouge recuit (/ = loo"", d^ o"'", i) dans le circuit d'un galvanomètre à cadre
,,Googlc.
EFFETS CALOniFIQUES DU COLHAST ÉLECTRIQUE. 'iH I
mobile de faible résistance. ChaulTer le fil en un point quelconque et constater que l'on n'obtient aucun courant. A quel degré de précision peut-on affirmer que réchaufTement du fil n'a introduit aucune force électromotrice?
Métal écroui et métal recuit. — Recommencer l'expérience avec un fil de laiton écroui. Quand on le chauffe en un point, w^ inème jusqu'au rouge, on n'obtient toujours aucun courant. Mais lajant recuit sur une certaine longueur, si l'on vient à cliaufTer l'un des points de jonction de la partie recuite et de la partie écroule, on obtient un courant. Le sens du courant change avec le point de jonction que l'on chaufTr.
Circuit formé de plusieurs métaux. — Mettre dans le circuit du galvanomètre plusieurs fils de métaux dilTérents, cuivre, fer, laiton, argent, etc. On les joint les uns aux autres, soit en les
soudant, soit en tordant fortement ensemble avec une pince plate les extrémités de deux fils consécutifs. On soutient tous ces fils au mojen de tiges de verre, afin d'assurer leur isolement.
Tant qu'on laisse ce circuit à température uniforme, on n'observe aucun courant. On n'a encore aucun courant sensible en chauffant l'un des fils à une bonne distance des soudures. Mais un courant très net se manifeste si l'échauffemcnt est produit au point de contact de deux fils de nature différente.
— On trouve parfois dans les cabinets de physique un appareil constitué par un circuit maillée ho rt-cuivre de très faible résistance formant cadre gai vanoiné trique à l'égard d'un système asiatique
282 CSAPlTltE VII. — ÉLECTRICITÉ ET MAr.SÉTISME.
<le deux aiguilles aimantées. Dès que l'on chauffe l'une des sou- «liires, le syslème asiatique dévie fortement.