LIGNES DE FORCE DU CHAMP MAGNÉTIQUE
132. Spectres magnétiques. — Placer l'aimant étudié sur la table et poser par-dessus une feuille de carton blanc un peu fort (e^o^ja). Saupoudrer uniformément le carton d'une couche très légère de limaille de fer qu'on distribue avec un tamis. En frappant doucement le carton pour favoriser l'orientation des grains de limaille, on verra se dessiner les lignes de force du cliamp.
^o\\\ fixer la figure obtenue, il suffit de projeter sur le carton,
avec un pulvérisateur (III, 44), un nuage d'une solution étenilue de gomme laque dans l'alcoul {fixatif pour fusains).
Bien des tours de main peuvent remplacer celui-ci. — On peint à l'avance une plaque de verre avec une solution de gomme ara-
bique; on forme le spectre sur cette lame de verre, et l'on y fixe les grains de limaille au moyen d'un jet de vapeur qu'on produit A., IL M ,
,C.ooglc
3o6 CHAPITBE VII. — ÉLECTRICITÉ ET MAGAÉTISME.
en faisant bouillir de l'eau dans un petit ballun (6'i). — On peut aussi produire le spectre sur du papier pai-affmé dont on refond la paraffine au moyen d'un bec Bunsen (108). — Mais le jnieux est encore de faire une copie du spectre sur papier pholograpbique (126, 313). Les papiers qui conviennent le mieux suni des papiers demi-rapides, qui demandent enAii-on i minute d'exposition pour être impressionnes par la lumière dune lampe de i6 bougies. L'expérience se fait dans une salle peu éclairée. On forme le spectre en projetant la limaille directement sur la feuille de papier sensible, on impressionne ce papier sensible .sans Je déplacer, puis on le débarrasse de la limaille et on le développe à la manière ordinaire.
C'est de cette manière qu'ont été obtenus les spectres reproduits dans les figures des pages 3oj et 3i i (échelle |). ~
Spectres divers. — Relever le spectre magnétique d'un aimant en fer à cheval posé à plat et le spectre de cet aimant dans le plan perpendiculaire. .— Prendre aussi le spectre d'un aimant rcctilignc. On peut constituer cet aimant avec une aiguille à tricoter aimantée que l'on casse en deux etdonl les deuxmoiliés sont liées ensemble, les pôles de mêmes noms cûte à côte. — On prendra encore le spectre de ces deux aiguilles placées parallèlement à quelques centimètres de distance, soit dans le même sens, soit en sens inverse {^/ig- p. 3o5). — On constatera enfin la disparition |»resque complète du spectre d'un ressort de montre aimanté quand on en rap~ proche les deux pôles jusqu'au contact.