INDUCTION
168- Induction mutuelle de deux circuits. — On se sert de deux bobines de dimensions voisines (D ^ 1 5"" et D ^ ao*") qui sont, par exemple, formées toutes les deux d'une centaine de tours de fîl (d=o'"',i), et dont les résistances sont, par conséquent, voisines de i ohm (').
Le galvanomètre-boussole, relativement peu sensible, que nous avons indiqué (VII, 164), suffit pour ces eipériences si l'on peut disposer de plusieurs ampères pour le courant induclfur. Si l'on n'a que des courants plus faibles, on peut augmenter les déviations obtenues en renouvelant le phénomène d'induction plusieurs fois de suite, aux moments précis où l'aiguille aimantée passe et repasse par sa position d'équilibre.
On vérifiera expérimentalement les propositions suivantes :
]** Les impulsions produites à l'établissement et à la rupture du
courantsontégales et de sens contraires. Ces impulsions changent de sens quand.on change le sens du courani, et l'on obtient une impulsion double en inversant brusquement le courant inducteur (^).
(') On peut se aervirdes deux circaits d'un électrodyaamométre (TH. 168). (') Lï ligure ci-deisons représente un inverseur i action rapide. Il est con-
tiitné par 6 poU en faïence ( V = S""') contenant du mercure et colUs dans des trous percés au vilebrequin dans une planchette (i5'"; 7*"; a™, 5). Des communicatioas permanente; sont élablies en diagonale par des fils de cuivre isolés. La TaÏL au moyen d'un basculeur Tormé de deux Gis de cuivifl
358 CHAPITRE VII. — ÉLECTRICITÉ ET HiCMÉTISME.
2° On obtient les mêmes impulsions en éloignant brusquement le circuit induil ou le circuit inducteur au lieu de supprimer le courant. On obtient une Impulsion double en retournant ces cii^ cuits. — Mais on n'obtient aucune impulsion en déplaçant tout d'une pièce l'ensemble du circuit inducteur et du circuit induit.
3" L'impulsion de l'aiguille aimantée est proportionnelle au courant qui la produit. Si le courant inducteur est établi en deux temps, la somme des deux impulsions successives est égale à l'impulsion que l'on obtient par l'établissement du courant total.
4" Les impulsions produites par un même courant inducteur varient en raison inverse de la résistance du circuit induit.
Dans toutes les expériences oit l'on déplace le circuit induit, on devrait mesurer d'abord l'action produite par le champ ten-estre et la retrancber de l'action totale observée; on verra expérimentalement s'il est nécessaire de faire cette correction (103; 175).
— Voici une expérience de cours montrant qualitativement l'existence des courants induits. On prend le circuit primaire d'une forte bobine d'induction, et on l'alimente par un courant traversant un interrupteur à interruptions rapides. On approche de cet inducteur un circuit induit formé par une couronne de fil de cuivre isolé dont les extrémités sont reliées à une lampe à incandescence à bas voltage. La lampe s'allume sous l'action des courants induits (25).
169. Comparaison de deux coefficients d'induction mutuelle. — L'impulsion que donne au galvanomètre l'établissement du courant I est proportionnelle au quotient -^, où M est le coefiîcient d'induction des deux circuits et R la résistance du circuit induit. La mesure des impulsions et des résistances permet donc de comparer les coefficients d'induction mutuelle.
On vérifiera que le coefficient d'induction mutuelle de deux circuits de forme invariable est proportionnel au produit de leurs nombres de tours.
En permutant les enroulements inducteur et induit, on vérifiera aussi que le coefficient d'induction du premier circuit sur le second est égal au coefficient d'induction du second sur le premier.
recourbés (rf = o'",a ), portés por une mime plaifue de boia dur (T"; 4". ''"): ces nis de cuirre passent dans des irons percés dans ta plaque de bois, et ils y sont <1xé9 au moyen de deux chevilles de bois tendre qu'on entre d'un coup de
IHDDCTIOH. 33^
170. Valeurs absolues. Détermination de l'ohm. — Pour avoir la valeur absolue d'un coefficient d'induction, on le compare au coeflîcîenL d'induction mutuelle d'un solénoïde et d'une bobine enroulée autour du milieu de ce solénoïde (VII, 142). Ce dernier coefficient d'induction est connu en valeur absolue.
Ces mesures absolues peuvent fournir une d<i terminât! on de l'ohm.
Envoyons, en efTet, dans le galvanomètre balistique, une dérivation du courant inducteur, et supposons que la /)'*"" partie de ce courant produise une déviation égale à l'impulsion de tout à l'heure. Si l'amortissement du galvanomètre est faible on aura la valeur absolue de la résistance du circuit induit par la formule R ^ p -!jr M, |où T est la période des oscillations de l'aiguille aimantée et M le coefficient d'induction mutuelle des deux circuits-