INDUCTION
pour tes deux autres branches des rësistaoces non inductives d'une valeur voisine de celle des bobines de l'électro-aimanl.
Alimenter le pont avec une pile quelconque et régler les résistances pour établir l'équilibre en courant permanent.
Remplacer alors le galvanomèlre qui servait d'instrument de zéro par une lampe à incandescence et alimenler le ponl par un circuit à courants alternatifs dont la force éleclromotrice corresponde à la tension normale de la lampe. On constatera que l'équilibre est rompu et que la lampe s'illumine.
Le courant alternatif peut être remplacé par un courant continu dans lequel on produit des interruptions très fréquentes (VII, 175).
Pour l'observation individuelle, on peut se servir d'un simple éiectro-aimant de sonnerie et prendre un téléphone comme instrument de zéro (VII, 77).
174. Emploi d'un galvanomètre difFérentiel. — Mettre une résistance inductive dans l'un des circuits et mettre une résistance sans selfinduction dans l'autre circuit. Monter ces deux circuits en dérivation, les alimenter avec une même pile et établir l'équilibre en régime permanent par le réglage des résistances.
Au moment où l'on établit le courant, le galvanomètre diiTérentiel dévie, comme si la résistance du circuit inductif était augmentée pendant l'établissement du couranl.
175. Interrupteur électrolytîque- — Souder un fil de platine (/^ 3™; d = o"',o5) au bout d'un tube de verre (/ = aà'"; diam. ester. ^ o"",5). Mettre quelques gouttes de mercure dans ce tube et y faire pénétrer un fîl de cuivre.
Prendre un autre tube do verre (/= i5"") dans lequel le premier passe sans frottement. Mettre une extrémité de ce tube dans la flamme du chalumeau pour fondre et rassembler les bords de l'ouverture jusqu'à ce que celle ouverture n'ait plus qu'un très petit diamètre (</:= o""",!).
Enfiler alors les deux tubes l'un dans l'autre en faisant passer le fd de platine à travers la petite ouverture, et relier ces deux tubes de verre par un bout de tube de caoutchouc (feuille anglaise) qui
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364 châpithe tii. — électricité et macmétisme.
forme entre eux ua joint étanche, mais qui permet le glissement
des deux parties de l'appareil l'une dans l'autre.
Préparer d'autre pari un vase (V^ i') contenant de l'eau acidulée sulfurîque a lo pour I oo et mettre dans ce vase une lame de plomb (i5'"; 5""; o™,i).
Soutenir l'électrode de platine au centre de ce vase cylindrique, en la faisant passer, par exemple, dans un bouchon (i&é dans une planchette reposant sur les bords du vase.
Relier l'électrode de platine au pôle positif et l'électrode de plomb au pAle négatif, en intercalant dans le circuit un earoulemenl possédant une self-induction un peu forte, tel qu'un électro-aimant ou bien le circuit primaire d'une bobine d'induction.
Lorsqu'on ferme le circuit, on voit l'électrode de platine rougir et s'entourer d'une gaine gazeuze illuminée par des eflluves. On obtient alors non pas un courant continu, mais un courant interrompu dont les ruplures sont brusques et complètes, et d'autant plus fréquentes que la longueur utilisée du fil de platine est plus courte.
La fréquence des interruptions est en outre d'autant plus élevée que la valeur de la self-induction du circuit est plus faible. Avec les petites bobines d'intluclion, on peut avoir plusieurs milliers «l'interruplions par seconde. La bobine, même dépourvue de condensateur, fonctionne alors mieux qu'avec les meilleurs interrupteurs mécaniques et donne des effets d'une grande puissance.
On doit cependant éire attentif à ne pas faire fonctionner longtemps une bobine d'induction avec un iuterrupleur électrolj"tique si la bobine n'a pas été spécialement construite en vue de ce fonc-
.- i^çjjj intensif. La grande fréquence des interruptions pro-
i effet un échauffemcnt excessif du fer et par conséquent zuit primaire, qui compromet l'isolement, sion primaire. — Les interrupteurs éleclrolytiques fonc- \l presque aussi bien avec des courants alternatifs qu'avec urants continus, lis demandent une tension comprise io et loo volts. On peut cependant opérer à plus basse ten- 2 volts) en se servant d'eau acidulée chauffée vers 6o". ■ Interrupteurs électrolytiques sans platine. — On
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peut remplacer le fil de plalîne par un fil de cuivre {D ^ o"", i) que l'on prend comme pôle négatif. L'appareil fonctionne moins bien qu'avec le platine.
— Onfait lin interrupteur éleclroljlique très bon mais un peu fragile, avec un lube à essais en verre mince dans la paroi duquel on a percé un Irou d'un diamètre d'environ o"", o5. On met ce tube à essais dans un vase contenant de l'eau acidulée et l'on y fait passer le courant au moyen de deux électrodes de plomb placées l'une dans le tube et l'autre à l'extérieur.
— Application des interrupteurs électrolytiques à l'élude des courants alternatifs. Le courant fourni par un interrupleur éleclroly tique peut être considéré comme étant la superposition d'un courant continu et d'un courant alternatif dissymétrique. On peut s'en servir à la place d'un courant aliernatif dans un assez grand nombre d'expériences; on a même l'avantage de pouvoir disposer à volonté de la fréquence.