‹ Recueil d'expériences élémentaires de physiqueChapitre 319 sur 340 · MACHINE DYNAMO · texte numérisé non relu

MACHINE DYNAMO

potentiel consiaal. Disposer, en outre, un voltmètre pour prendre la dîlTérence de potentiel entre les balais.

La machine devra marcher constamment à sa vitesse normale

que l'on contrôlera avec un compteur de tours en déterminant le nombre de tours que fait la machine pendant une minute ('). Expériences. — Mesurer la force éleclromolrice aux balais de la machine pour des valeurs croissantes de l'excitation en vérifiant à chaque fois la constance de la vitesse. Si cette vitesse n'est pas exactement celle que l'on s'est imposée, il est aisé de faire une correction pour tenir compte de cette difi'érencc, car nous allons voir que la force électromotricc est presque exactement proportionnelle à la vitesse.

(' ) La vitesse de rotation d'une macbinc de petites dimensions pejt être maînlenue constante au millième près. On Tue sur t'aie un disque blanc portant une

:entriques rormées de secteurs atternativement blancs ci noirs dont le nombre varie d'une unité d'une couronne à la suivante. On observe ce diique ilrobotcopigue i travers deux fente» étroites ( i'",j; o",i) pratiquées

, C^^oglc

368 CHAPITRE vil, — ÉtECTRICITÉ ET MÂCHÉTISME.

Résumer ces mesures eo coastruisant ta courbe reprëseDUnl les variations de la force élecLromotrice de la maetiioe en foncUon de l'intensité du courant magnétisant.

C'est la caractéristique à circuit ouvert ou courbe d'aimantation de la machine.

Influence de la vitesse. — Reprendre les expériences prëcëdénies en laissant l'excita lion constante et en faisant varier la vitesse.

Construire la courbe représentant les variations de la force élec-

daas des Urnes d'ali

(«so^oS) qu'un fixe sur 1» branches d'an dJapa~

on. Si Ic9 deux dans un rappuri

Si le synchronisme esl presque atteint, cctlc c< oa en arriore selon le seas de l'écart. En appti un (rein lait d'une ficelle qu'on tieni à la inaii cette couronne immobile, c'est-â-direà mair moyenne est alors connue avec la précision mi miner la période des vibrations du diapason.

si les périodes sont

arrive facilement k maintenir r te synchronisme. La Tilesse avec laquelle on a pu déter-

MACMIHE DÏ>AMO. 3tiiy

troinolrîce en fonction de la vitesse. Celle courbe est presque rigoureusement recliltgne {172 bis).

180. Caractéristique en charge arec excitation constante. — C'est la courbe des différences de potentiel aux balais en fonction de l'intensité du courant débité par la luachine quand on laisse constants le courant d'excitation et la vitesse.

Placer un rhéostat et un ampèremètre dans le circuit de l'induit et mettre la machine en marche. Amener la vitesse à la valeur convenue en agissant sur les rhéostats du moteur qui enti-aine la machine et s'assurer que l'excitation est bien restée constante.

Mesurer alors l'intensité I du courant débité par la machine, ainsi que la difl'érence de potentiel aux balais E. On répétera ces mesures pour différentes valeurs de la résistance que l'on a mise dans le circuit induit, et l'on construira la courbe des valeurs de Ë en fonction de I.

Calage des balais. — Dans ces expériences, on devra toujours placer les balais dans une position telle qu'il ne se produise pas d'étincelles.

On reconnaîtra que cette position avance dans le sens <lu mouvement à mesure que l'intensité du courant augmente — et que ce déplacement a pour conséquence une diminution de la dilTérencf de potentiel aux balais.

Héaction d'induit. — Déterminer la résistance de l'induit en mesurant la différence de potentiel aux balais quand on envoie un courant d'intensité connue dans l'induit sans lui permettre de tourner.

Calculer la perte de tension (IR) qui est due à cette résistance dans les mesures que nous venons de faire su r la machine en charge et ajouter cette perte de tension à la différence de potentiel aux balais. La somme obtenue, qui est la force électromotrice totale de la machine, est toujours plus petite que la force électromotrice à vide.

C'est la différence entre ces deux valeurs que l'on appelle réaction d'induit. Cette quantité croit avec l'intensité du courant ; on en construira la courbe représentative (172 bis).

181. Caractéristique en charge avec excitation eu dérivation ('). — Disposer le circuit des inducteurs de la m»>

(') Nom «apposoos qu'il s'agit d'une machine dont le montage normal CH précisJmcDt le montage en dérivation. On pourrait faire une étude analogue avec une maehint lérie.

■i-O CHAPITBE VII, ^ ÉLKCTIllCITÉ KT M All.N ÉTIS-ME ,

i-liine géntîralrice en <lérivtition «ur l'imluit ei placer un rhéosiat «I un a m père III #^ Ire ilans ce circuit dVicilalion. Meiire la iiiachinf f.u marche à la tilesse contenue el amener la tension à sa \aleur normale par le régla{;;e du rhéostat d'excitation.

Faire di-biter à la machine des courants de plus en plus iDiense>,

sans modifier le circuit d'escitation. et en opérant toujours avec la même vitesse.

Mesurer simultanément l'intensité du courant principal el celle du courant d'excitation, ainsi que la différence de potentiel aui l)alai.s pour chacun des régimes de la machine.

On construira la courbe reprfîsentant les variations de force lyectroinotrice en fonction de l'intensité du courant utile fourni par la macliine. <^)n notera, en particulier, que, lorsqu'on diminue progressivement la résistance e\térîeure, on trouve une valeur critique en dessous de laquelle la machine se désamorce.

Réaction d'induit. — Calculer ensuite pour chaque ex|H'rience la perte R ( [ + /) causée par la résistance de l'induit et ajouter cette quantité à la dilf'érence de potentiel mesurée. I^a somme reste inférieure à la force électromolrice de la machine marchant à vide avec Texcilalion employée. L'écart représente la réaction d'induit (172 his).

182. Excitation composée. — Re|irendre les expériences que nous venons d'indiquer sur la machine excitée en dérivation. D'ans chacune de ces expériences, agir mainlenani sur le rhéostat d'excitation pour rt^tablir entre les halais la différence de potentiel normale, malgré le passage du courant.

Construire la courbe représentant l'augmentation du courant d'excitation en fonction du courant utile. Déduire de la forme de celte courbe le nombre de tours que devrait faire autour des inducteurs un enroulement auxiliaire traversé par le courant principal. ^i l'on voulait arriver à ce que la différence de potentiel aux balais fiU indépendante de l'intensité.

nigiUrrlb/GOOglC

MOTEUR A COURANT COBTISU. 3^1

Réaliser ensuile ce montage ('} et s'assurer de l'efficacité de la correction réalisée.

183. Machine magnéto actionnée & la main. — Montrer que )a force électromotrice de la machine marchant à vide est presque exactement proportionnelle à la vitesse. Constater la dépense de travail mécanique quand le circuit est fermé. Etudier la dilîérence de potentiel aux balais en fonction de ('intensité du courant et déterminer la réaction d'induit {VII, 181)-

— On étudiera aussi cet appareil en le faisant fonctionner comme moteur {*). On pourra effectuer toutes les expériences que nous avons indiquées pour une machine dynamo (VZI, 180) à l'exception de celtes où l'on doit faire varier l'excitation.

Force conlre-éteclromotrice. — Mettre un voltmètre ou une lampe à incandescence en dérivation sur l'anneau. Placer ensuite cet anneau, avec un ampèremètre, dans un circuit contenant une source d'électricité capable d'entraîner la machine ; mais retenir tout d'abord mécaniquement cette machine pour l'empêcher de tourner.

Que se passe-t-il quand on laisse la machine partir à vide sous l'action du courant moteur? Que se passe-t-il si l'on entraine mécaniquement la machine dans le même sens en la forçant à tourner de plus en plus vite ? Que se passe-t-il quand on agit mécaniquement sur la machine pour ralentir et arrêter son mouvement et pour la faire tourner ensuite en sens inverse (63, 126)?

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