FUSEAU FEUILLETÉ
Fusus macELLANicus, tesla ovata, ventricosa, costis vel lamellis transversis lonsitudinalibusque eleganter decussatas alba, cauda umbilicata, subporrecla.
Buccinum fimbriatum, Martyn., Conch. , I, fig. 6.
Buccinum geversianum, Pallas. Spic. Zool., tab. 3, fig. 1.
Knorr. Vergnug., 4, tab. 30, fig. 2.
Favane, Conchiol., pl. 37, fig. H, 1.
Martini Conch., Tom. IV, tab. 139, fig. 1297.
Murex magellanicus , Gmel.
Murex peruvianus, Encycl., pl. 419; fig. 5, a, b.
Murex magellanicus, Lam. , an. sans vert., VII, p. 172.
Habitat in littore Americæ australis et ad portum Acapulco Mexicanorum.
Je ne parle ici de cette coquille , connue depuis long-temps , que pour faire conuoître qu’elle se trouve encore à Acapulco. Aïnsi cette espèce occupe un espace considérable sur la côte occidentale de l'Amérique équinoxiale. Elle a d'abord été observée au cap Horn, dans le détroit de Magellan. Dombey l'a ensuite rapportée du Pérou. Nous la voyons se porter jusque sous Le 17° latitude nord.
M. de Lamarck la classoit parmi ses Murex, à l'exemple de Gmelin. Mais la prolongation du canal a engagé avec raison M. de Blainville à la mettre dans le genre des Fuseaux.
PYRULE.
Les Pyrules sont comme les genres précédens démembrés des Murex de Linné. On n’a pas encore disséqué l'animal qui les construit. Je vais décrire quelques espèces qui ne sont pas nouvelles, mais peu connues des zoologistes, et faire connoitre la patrie encore ignorée de l’une d’elles.
PYRULE OUVERTE.
PyRULA PATULA, lesta ventricosa, crassa , castanea , rufo fascialay anfractibus supernis mucronatis, ultimo spiram versus depresso el canaliculato.
Pyrula patula, Broderip, Zool., Journ., n° xv, p. 377.
Habitat ad portum Acapulco.
Cetie coquille, inconnue à M. de Lamarck, et que plusieurs conchyologistes veulent confondre avec le Pyrula melongena, Lam., me paroît constituer une espèce fort distincte. Je crois que M. Broderip l’a distinguée avec raison.
Le dernier tour est si grand qu’il enveloppe presque les cinq autres qui ne le dépassent que très-peu et forment une pointe assez aiguë. Des varices anguleuses couronnent les tours supérieurs, mais elles s’effacent sur le dernier qui est lisse. Une gouttière profonde sépare son bord spiral de lavant-dernier tour, et audessous il existe constamment une dépression creusée en un large canal peu profond. Cette disposition ne se présente jamais sur les nombreuses variétés du Pyrula melongena.
L'ouverture est grande, oblongue, trois fois plus haute que large. Le canai de la base est court et large. La columelle est lisse et sans pli. Vers le haut, l'ouverture se prolonge en un canal columellaire. La coquille est recouverte d’un épiderme épais, brunâtre et sillonné par de nombreuses stries parallèles à la lèvre. Sous cet épiderme, la couleur est un marron foncé; et sur le premier cinquième ou le premier quart du dernier règne un ruban oblique, d'un blanc jaunâtre. L'intérieur de la bouche est lisse et de couleur blanche à reflets rougeätres. Le bord de la lèvre et du canal est violet.
L’individu est haut de 4 pouces.
On conserve au Muséum un individu de la même espèce, dont l'ouverture est plus large; il est d'un autre sexe. Ceux ce M. Broderip a décrits venoient de Mazatlan , endroit plus septentrional de même côte.
PYRULE CHAUVE-SOURIS.
PyruLzA VESPERTILIO, desta subiurrita crassa ponderosa , ex spadiceo rubescente; anfractibus superne complanatis, angulatis; angulum versus tuberculis aut mucronibus depressis spira coronata.
Murex vespertilio , Gmel.
Pyrula carnaria, Encycl., pl. 431, a, b.
Lam. , an. sans vert., VII, p. 140.
Habitat ad portum Acapulco.
Cette coquille turriculée a une spire élevée et dégagée, parce que le dernier tour n’enveloppe pas le pénultième, comme cela a lieu dans les Pyrules ficoïdes ou encore comme dans la Pyrule mélongène, etc. Chaque tour offre un aplatissement élargi en rampe spirale, dont l'angle est couronné par une série unique de tubercules comprimés, plus où moins élevés. De fortes stries longitudinales sillonnent la coquille, et ce n’est que sur la moitié inférieure du dernier tour et sur le canal que l’on voit de fortes stries transversales, distantes, élevées en cordelettes un peu noueuses. L'ouverture est deux fois plus haute que large. La lèvre est mince, lisse, sans dentelures. Le bord columellaire se relève un peu , et forme, le long de la columelle , un sillon vertical un peu élargi vers la pointe en une sorte d’ombilic, La longueur du canal n’est guère que du tiers de la hauteur de la bouche.
L’extérieur est d’un brun-rougeâtre plus ou moins mêlé de jaune. L'intérieur de la bouche est orange, très-pâle.
L’épiderme est mince, friable, et offre des stries qui répondent à nous avons décrites sur de test.
L'individu que je décris n’a pas 3 pouces de haut.
celles que
PYRULE RÉTICULÉE.
L'on conserve, dans les collections de conchyologie, un grand nombre de Pyrules en Be de figue, et parmi lesquelles les amateurs distinguaient plusieurs
espèces sous les noms de Figue blanche, Figue violette ou truitée, etc. Ces espèces ou variétés sont toutes réunies dans Gmelin, sous le nom de Bulla ficus. M. de Lamarck, en établissant son genre des Pyrules, essaya de débrouiller cette confusion , et sépara en trois espèces ces Pyrules ficoides. Mais il n’y réussit pas complètement; car sa synonymie n’a pas été faite avec assez de critique, et il n’a pas distingué une quatrième espèce constante parmi ces coquillages voisins les uns des autres.
MM. de Humboldt et Bonpland ont rapporté trois de ces espèces, et parmi elles ne se trouve pas celle à laquelle M. de Lamarck a réservé plus particulièrement le nom de figue (Pyrula ficus). Ils ont , dans leur collection, le Pyrula reticulata , le Pyrula ficoïdes , et cette quatrième espèce que l’on trouve déjà représentée dans Seba ou dans Martini, et dont les figures sont citées parmi les synonymes du P. reticulata ou parmi ceux du P. ficus. Les auteurs, dont la longue série est mentionnée par M. de Lamarck sous Pyrula ficus, sont bien loin de donner d’une manière satisfaisante , soit la Pyrule figue, soit les espèces voisines dont nous aurons à parler dans cet article. L’exposé du travail critique que nous en avons fait éclaircira l'histoire naturelle assez difficile de ces gastéropodes.
Bonani (Recreat. fasc., IIT, fig. 15), représente d’une manière assez grossière une Pyrule à grosses côtes distantes, et croisées par d’autres longitudinales. Si une figure aussi défectueuse peut être citée comme synonyme d’une espèce, c’est plutôt sous Pyrula reticulata qu’on devra la placer que sous toute autre. Mais il sera mieux de ne plus citer cette planche.
Rumphius (Mus. , tab. 27, fig. K), a dessiné une Pyrule à grosses côtes écartées, celle que nous appelons Pyrula ficulnea. Les figures de Gualtieri (Test. , tab. 26, fig. 1); de D’Argenville (Conch., pl. 17, fig. O); et de son commentateur Favane (Conch., pl. 23, fig. IL, 5); celle de Seba (Thes. IT, tab. 68 , fig. 5), et celle de Lister (Conch. , tab. 351, fig. 46, a), me paroïssent représenter d’une manière vague la Pyrule figue. On en trouve des figures un peu plus précises dans Martini (Conch., HIT, tab. 66, fig. 75-755); dans l'Encyclopédie, pl. 432, fig. 1. Mais celle de Seba ( Loc. cit., fig. 6) me paroït représenter une peüte coquille blanche, à surface sillonnée par de petites côtes, qui est plutôt le Pyrula reticulata que le Pyrula ficus. Knorr ( Vergn., L, tab. x1x, fig. 4), a donné des stries longitudinales très-prononcées à sa coquille qui rappellent davantage les caractères du Pyrula ficoïdes que ceux du Pyrula ficus. Mais les couleurs sont-elles de cette dernière espèce ? Cet auteur a représenté, Tom. VI, pl. xxvur, fig. 7, au contraire, une Pyrule jaunâtre traversée par cinq zones
blanches tachetées, qui n’a aucune marque de stries verticales. Aïnsi les caractères tirés dé la forme font rapporter cette figure au Pyrula ficus, et ceux tirés des couleurs au Pyrula ficoïdes.
Cet examen prouve que les matériaux sur lesquels M. de Lamarck a fondé son travail ne sont pas d’un très-grand secours , et nous croyons pouvoir ajouter . qu'il ne s’en est pas servi comme on avait lieu de s’y attendre de la part d'un aussi habile naturaliste.
Laissant de côté le Pyrula ficus, que nous ne possédons pas, nous allons donner une description détaillée des deux espèces mentionnées par M. de Lamarck, et qui sera cependant comparative avec le Pyrula ficus; ensuite nous donnerons celle dont nous croyons devoir faire une espèce nouvelle.
La première est le
PyruLA RETICULATA, lesla ampullacea cancellata ; senili, alba; juvenili, fulvo punctulata ; slriis transversis nunc costulis, nunc lineis æœmulantibus ; spira brevissima, ad apicem mucronata ; apertura alba.
Gualt., Test., tab. 26, M.
Seba, Thes., IIT, tab. 63, fig6.
Knorr, Veren., IIT, tab. xxx, fig. 1.
Encycl., pl. 432, fig. 2.
Lam., an. sans vert., VIT, p. 141.
Habitat ad littora occidentalia Americæ australis.
Cette jolie coquille, alongée et pyriforme, et dont le dernier tour enveloppe presque tous les précédens, a la surface sillonnée par un grand nombre de petites stries arrondies, peu relevées, entre lesquelles il ÿ en a toujours une plus petite, déliée comme un simple trait. Des stries verticales très-fines et trèsserrées croisent les précédentes, sans s'élever par-dessus en petites nodosités , et forment sur le test un réseau composé de mailles très-petites et très-nombreuses.
Ces stries verticales suivent la courbure de la columelle et se coudent pour rentrer dans la coquille. L'ouverture est grande, oblongue, a la lèvre mince, droite, non dentelée : l’intérieur est lisse.
La couleur est un blanc pur, et en-dessous, du côté de la bouche, il y a de petits traits ou points jaunâtres épars et rares sur les côtes Les plus fortes.
M. de Lamarck croit que ces taches ne paroissent que sur les jeunes individus,
et qu'elles s’effacent avec l’âge. L'individu que nous décrivons pourra offiir la preuve de cette assertion. L'intérieur de la bouche est blanc.
L'individu a près de 3 pouces.
On voit que, dans cette description, je précise davantage les caractères assignés à cette espèce par M. de Lamarck , et que je ne donne pas une synonimie semblable à celle de cet auteur. J'en retranche les figures de Seba (IIT, 68, fig. 3, 4) et celles de Martini, et j'y porte au contraire celle de Seba qui étoit citée sous Pyrula ficus. 2
PYRULE FICOIDE.
PyruLA FicoIDEs, lesta ampullacea, cancellata, fulva, zonis quinque albidis, maculis fuscis ornatis circumecincta, striis lonsitudinalibus elevatis distinctis majores transversas nodulosas decussantibus ; spira brevissima ; Jfauce violaceo.
© Lam., an. sans vert., Tom. VII, p. 142.
Lister, Conch., tab. 751, fig. 46?
Knorr, Vergn., Tom. VI, tab. xxvur, fig. 7?
Habitat cum præcedente ad portum Acapulco.
Cette espèce, un peu moins alongée que la précédente, offre de même des petites côtes ‘transversales écartées, et entre lesquelles on en voit une plus basse. Mais ces côtes sont noueuses, parce qu’elles sont croisées par des stries longitudinales , saillantes, écartées, et qui couvrent la coquille d’un réseau beaucoup plus épais. La spire est aplatie, très-courte.
L'ouverture est oblongue, lisse et d’une belle couleur violette. L’extérieur est plus ou moins roussätre et traversé par cinq zones blanchâtres assez larges qui portent des taches oblongues, brunes où noirâtres. Cette distribution de couleur esttrès-exactement représentée dans la figure de Knorr qui n’exprime à la vérité aucunes stries verticales. La figure de Lister est beaucoup plus confuse.
La hauteur de ce bel exemplaire est moindre que 3 pouces.
Un second individu, plus grand, plus ventru, et qui pourroit être la coquille d’une femelle, a la spire moins aplatie, les stries plus serrées. Les zones y sont moins bien prononcées, et le fond de la couleur est d’une teinte plus bleuâtre.
PYRULE FICULINE.
PyruLA FICULNEA , {esta ampullacea decussata, griseo cœrulescente ; maculis rufis supra coslas punctulata, strüs longitudinalibus tenuissimis, costis transversis latis remotis complanatis, apertura ex violaceo cærulescente.
Seba, Thes., IIT, tab. 68, fig. 1-3-4.
Rumph., Mus., tab. 27, fig. K.
Martini, Conch., IIL, tab. 66, fig. 733.
Habitat ad littora occidentalia Americæ australis.
Cette espèce est plus ventrue que les précédentes. La spire est proéminente et obtuse: la coquille est cerclée par des côtes larges, élevées, aplaties en dessus, très-séparées les unes des autres, entre lesquelles il y a de fines stries parallèles à ces côtes. Ces stries verticales sont petites et très-rapprochées. L'ouverture de la bouche est plus large, le canal plus évasé. Sa couleur est violette près de la lèvre et brune dans le fond. Cette teinte est plus colorée que sur les autres coquilles précédemment décrites. L'extérieur est gris ou bleuâtre avec des nuages roussätres et des rangées de taches rousses, claires le long des côtes et qui persistent toujours sur la coquille, quelque soit l’âge du mollusque qui l’ait formée.
L’individu que je décris a près de 4 pouces.
La figure de Rumphius me paroït bien certainement appartenir à cette espèce, mais elle est mauvaise : celles de Seba sont meilleures , mais elles n’approchent pas, pour l'exactitude, des figures de Martini.
Je ferai ici une observation, applicable à cette espèce et aux précédentes, c'est que l’on a de chacun des individus beaucoup plus grands. J'ai comparé, pour établir ces caractères, non seulement les individus rapportés par M. de Humboldt,
mais ceux des mers de l'Inde, déposés en grand nombre et en beaux échantillons dans la Collection du Muséum.
PYRULE A GOUTTIÈRE.
PyruLA SPIRATA, festa pyriformi, ficoidea, subcaudata , transversim striata, alba, luteo variegata ; suturis canaliculatis labro sulcato.
Pyrula spirata, Lam., an. sans vert., VII, p. 142.
SUR LES COQUILLES UNIVALVES MARINES. 297 Encycl., pl. 433, fig. 2, a. b.
Habitat ad portum Acapulco.
Cette Pyrule , de la même division qne les précédentes , est reconnoiïssable à la profonde gouttière creusée le long des sutures ; sa surface est fortement striée. Sur le haut du dernier tour, il ÿ a une sorte de carène au-dessus de laquelle lesstries sont plus fortes et plus distantes. La lèvre est sillonnée, et le bord gauche est lécérement tordu vers le milieu, ce qui donne naissauce à petit canal creusé obliquement sur la columelle.
Cette coquille blanche offre de grandes marbrures jaunes ou roussâtres sur toute sa surface. L'intérieur de l’ouverture est blanc.
M. de Lamarck ignoroit la patrie de cette Pyrule qui a été trouvée sur la côte d’Acapulco, par M. Bonpland.
RANELLE.
L'animal qui forme ces coquilles est encore inconnu des anatomistes. Mais les Gastéropodes de ce genre caractérisé par de Lamarck, donnent à leur test une forme constante et particulière qui les fait aisément reconnoître. Leurs bourrelets opposés forment une bordure souvent épineuse sur chaque côté de la coquille qui paroit, à cause de cette disposition, comme aplaue.
RANELLE CRUMÉNOIDE.
Je mentionne ici cette Ranelle. qui n’est pas nouvelle, parce qu’elle vient sd P ) d'Acapulco. Elle n’est cependant pas décrite dans l'Histoire naturelle des pulc P P
animaux sans vertèbres. M. de Blainville l’a nommée, dans la Collection du Muséum ,
RANELLA CRUMENOIDES, tesla ovata, ventricosa, muricala, decussata , Striis lonoitudinalibus lenuioribus; alba, fulvo maculata ; apertura candida. Ranella crumena, Broderip, Zool., journ. suppl, pl. xt, fig. 2.
Habitat ad Acapulco Mexicanorum.
. Cette espèce est voisine de celle nommée par Linnée Murex rana. Ses formes sont les mêmes; mais la blancheur constante de la bouche, observée sur de nombreux individns, a déterminé à séparer cette coquille de celle à laquelle elle ressemble par tous les autres caractères.
Zoologie, Tom. II. 58
RANELLE GRANIFÈRE.
RANELLA GRANIFERA , {esta oblonga, conica, ovala, scabra , granis seriatis acutis inæqualibus onusla ; ex rubro fusca; columella sulcata, labro intus dentalo.
Encycl., pl 414, fig. 4.
Lam., an. sans vert., Tom. VIT, p. 153.
Habitat ad portum Acapulco.
J'ai encore ici l’occasion de faire connoître la patrie d’un mollusque restée douteuse dans l'Histoire naturelle des animaux sans vertèbres.
Cette Ranelle déprimée a une coquille composée de six tours de spire. Le dernier est d’un quart plus haut que les autres mesurés ensemble. IL offre huit à neuf rangées de tubercules d’inégales grosseurs, pointius, qui forment comme des cordelettes noueuses sur le test. Sur les autres tours, il n’y a que quatre rangées de ces tuhercules. On ne voit pas, même à la loupe, de stries verticales ou longitudinales. Les bourrelets sont peu épais et rugueux. L'ouverture de la bouche est assez grande, ovale, élargie vers le bas, ayant un large sinus oblique près de l’angle supérieur. Le canal estétroit et court : la columelle porte un gros pli ou carène saillante vers le haut, ensuite des plis ou granulations assez petites qui augmentent sa grosseur près de sa terminaison sur le canal. La lèvre est arrondie, réfléchie en dehors et dentelée à l’intérieur. La couleur est rougeñtre; l'intervalle qui sépare les trois ou quatre cordelettes inférieures est plus blanc.
Cette coquille a 18 lignes de hauteur.