HARPE ÉCRITURE
Hanpa scriBa , lesta cylindraceo ventricosa, costis angustis remotis ad apicem mucronatis, maculis raris rufis ornala, lineolis rufescentibus longitudinaliter undulatis, lineisque angulatis rufis per zonas lransversas dispositis ; apertura subglauca.
Habitat ad portum Acapulco.
Cette Harpe est voisine de la Harpe rose; mais elle est cependant distincte. La largeur du dernier tour n’est que des deux tiers de la hauteur, laquelle fait à peu de chose près les six septièmes de la hauteur totale. On compte seize côtes longitudinales, dont les cinq ou six dernières sont cachées en partie sous le dépôt calleux qui encroûte la base de la columelle. Vers le cinquième de leur hauteur, ces côtes se plient, et l'angle qu'elles font donne naissance à une série de petites épines beaucoup moins pointues que celles qui sont plus près du bord spiral. Celles-ci forment une sorte de couronne spirale jusque sur le quatrième tour. Les trois derniers sont lisses et terminent le sommet aigu de la coquille. De fines stries verticales croisant d’autres stries transversales aussi petites, dessinent sur le test un petit réseau à mailles carrées qui n'est visible qu'à la loupe. L'ouverture de la bouche est rétrécie vers le haut et évasée à la base. Sa largeur moyenne est contenue à peu près deux fois et demie dans la hauteur.
La lèvre mince et arrondie , a le bord festonné par une suite de treize tubercules odontoïdes grénus qui existent sur sa tranche. La couleur est agréablement variée de taches, de lignes et linéoles rousses plus ou moins foncées sur un fond blanc-bleuâtre, Les petits traits verticaux sont ondulés et moins colorés que les zigzags qui sont réunis par bandes transversales, de manière à former treize bandes distinctes chargées de caractères plus ou moins semblables à des signes d'écriture. De grandes taches brunes, au nombre de six à huit, sont éparses sur le fond. Entre le bord de la lèvre et l’avant-dernière côte, les zones transversales sont blanches, et n'offrent plus de taches ni de traits en zigzag. L'intérieur de la coquille est bleuâtre et poli.
Cette Harpe a près de 3 pouces de haut.
MALÉE (mar, Nos.).
M. de Lamarck est le premier auteur systématique qui ait caractérisé le genre des Tonnes. Ce nom avoit été donné collectivement, par d’Argenville, aux coquilles cerclées par de fortes cannelures transversales; mais Linné et Bruguières lui-même, ne considérant que le caractère de l’échancrure, les classoient parmi les Buccins. Montfort divisa le genre établi par M. de Lamarck, et réserva le nom de Tonne aux coquilles dont la columelle est droite, et
donna le nom de Perdrix (Perdix) au genre qu'il fit avec l'espèce dont la columelle est tordue sur elle-même, ainsi que le Dolium perdix , Lam. (Buccinum perdix, Lin.) en offre l'exemple. Cette division générique, de Montfort, ne fut pas adoptée, et je crois avec raison. Les Tonnes ont des coquilles globuleuses légères ; leur columelle, ombiliquée ou non, a toujours la base plus ou moins tordue. La lèvre est généralement mince, tranchante, et sans bourrelet : telles sont les espèces qui appartiennent aux deux premières divisions, celles des Tonnes perdrix et des Tonnes proprement dites, admises par M. de Blainville. Ce savant propose une troisième subdivision comprenant les Tonnes à columelles épaisses, calleuses, plus ou moins tordues, et dont la lèvre a le bord interne dentelé et l’externe dilaté en une large bordure. Il appelle les Tonnes de cette division les Cassidiformes. En suivant cette méthode, la coquille dont je fais un genre pourroit être considérée comme formant le type d’une quatrième division dans les Tonnes; mais je trouve que la double saillie de 1# columelle et l’échancrure si profonde qui en résulte sont tellement caractéristiques que je n'ai pas hésité à établir, d’après cette coquille, un nouveau genre auquel je donne le nom de Marée, pour rappeler la ressemblance extérieure qu'offre cette espèce avec le Dolium pomum. On peut exprimer ainsi le caracière de ce genre :
MALEA
TEsrA VENTRICOSA GLOBOSA PONDEROSA, TRANSVERSIM CINGULATA ; LABRUM CRAS- SUM DENTATO-SULCATUM : COLUMELLA VALDE EMARGINATA, TUBERCULIS DUOBUS CRASSIS INSTRUCTA : APERTURA LONGITUDINALIS ANGUSTA BASI EMARGINATA.
Les deux coquilles que j'ai sous les yeux me paroissent constituer deux espèces, quoique leurs différences soïent peu grandes. Je commence par donner la description de la plus volumineuse, que je nomme