MALÉE À LÈVRE ÉPAISSE
L'autre espèce a la lèvre moins dilatée, mais beaucoup plus épaisse; je la nomme
MALE CRASSILABRIS , esta ventricosa, minus slobosa , transversim doliata , strüs longitudinalibus exiguis; rufa, labro crassiori, columella inferne granoso-strial , superne parumper £lobosa > aperlura infra coarctata.
Habitat cum præcedente.
Cette coquille est moins globuleuse que la précédente , attegdu que le diamètre antéro-postérieur du dernier tour est plus petit que le transversal. Sa hauteur n’est que quadruple de celle des trois autres tours pris ensemble; ou, ce qui revient au même, elle fait les quatre cinquièmes de la hauteur totale, ce qui prouve que la spire de cette espèce est plus élevée que celle de la précédente. Le nombre des côtes est égal, mais elles sont plus rapprochées : il y a de même une petite côte entre la première et la seconde, et une autre entre celle-ci et la troisième. Les stries longitudinales sont très-fines. La columelle a un bourrelet calleux plus épais, fortement strié. Le tubercule supérieur a des sillons plus profonds et il descend plus obliquement. L’inférieur est placé plus près de la base de la columelle, et il remonte obliquement vers le supérieur, ce qui rétréci l'échancrure qui caractérise ce genre. La callosité inférieure de la columelle est non seulementsillonnée , mais de plus granuleuse. Le ventre du dernier tour au- . dessus de l’échancrure ne fait point cette saillie arrondie que l’on observe sur l’autre espèce, disposition qui rend la coquille moins globuleuse en diminuant le diamètre antéro-postérieur. La lèvre est dentelée et sillonnée, mais elle est beaucoup plus épaisse ; aussi est-elle séparée du dernier tour par un sillon profond. Comme le tubercule inférieur de la columelle avance davantage, l'ouverture de la bouche est aussi plus étroite. La couleur est un roux-bleuâtre, uniforme; le dehors de la lèvre est fauve; sa face inférieure, les dents et la callosité de la columelle sont d’un beau blanc : l’intérieur de la coquille est bleuâtre.
La hauteur de l'individu que je décris n’est que de 2 pouces. La coquille est complète, terminée : on voit que les différences entre celle-ci et la grosse coquille ne sont pas très-grandes, et cependant elles me paroïssent du nombre de celles que le zoologiste peut regarder comme spécifiques. Je n'ai pas vu d’autres individus de cette espèce, et je n’en ai trouvé aucune mention dans les auteurs que j'ai pu consulter.
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