‹ Recueil d'observations de zoologie et d'anatomie comparChapitre 75 sur 175 · CXXX. XYLOCOPE cHRYSOPTÈRE · texte numérisé non relu

CXXX. XYLOCOPE cHRYSOPTÈRE

XYLOCOPA curysoprera, pl. xxxvirr, fig. 1; en dessus et de grandeur naturelle. La femelle.

Très-noire, très-velue; libre quadrituberculé; milieu du ventre presque caréné longitudinalement ; ailes d’un vert doré, avec le limbe postérieur cuivreux.

Atra, hirta; labro quadrituberculato; ventris medio longitrorsum subcarinato; alis aurato-viridibus, postice cupreis.

Xylocopa violacea var. Fas., System. piezat., pag. 338.

Apis æneipennis? De Géer., Mém. insect., Tom. IL, pag, 573, pl. xxvunr, fig. 8.

Longueur du corps.

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OO trouve, en Afrique et aux Indes, tant orientales qu'occidentales, des abeilles très-semblables, au premier coup d'œil, à celle dont Réaumur nous a donné l’histoire, et qu'il a nommée Perce-bois ( Apis violacea , Lin.) Mais lorsqu'on compare avec soin la forme de quelques parties remarquables du corps, on y découvre des caractères qui ne permettent pas de confondre spécifiquement ces divers insectes. La synonymie de la xylocope violette a besoin, à cet égard, d'épuration.

L'espèce que je fais connoître en fournit une preuve. Fabricius n’a pas cru qu'elle différât essentiellement de la précédente (vix differt), et cependant elle en est très-distincte. 1.° Son corps est hérissé de poils plus forts et plus nombreux; 2° son abdomen est proportionnellement plus court et plus large. Le milieu du dessous de ses anneaux est relevé longitudinalement en une petite carène qui $e termine en pointe aiguë au bord postérieur de chacun de ces segmens. Les ailes sont enfumées; mais, vues à la lumière, elles sont brillantes,

d’un vert doré, avec le limbe postérieur, ou la portion qui est sans nervures, cuivreuse ; la première des cellules cubitales a une tache demi-transparente et lunaire; on ne voit qu'un trait dans la cellule correspondante de la X. violette; 4.° la lèvre supérieure de la X. Chrysoptère présente quatre élévations, deux au milieu, sur une ligne longitudinale, et dont l’inférieure comprimée et presque en forme de dent; les deux autres élévations sont formées par le renflement des bords latéraux; 5.° les extrémités supérieures du second et du troisième article des antennes sont bruns. L'individu que j'ai sous les yeux n’étant pas bien conservé, je n'étendrai pas plus loin cette comparaison. J'observerai seulement que la grandeur réciproque des petits yeux lisses, leur éloignement respectif, la forme de la portion frontale, située au-dessous de ces organes, m'ont paru

présenter des caractères propres à établir de bonnes distinctions spécifiques.

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