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Czrre Mante a la forme et la grandeur de celle que Stoll a représentée, pl. XI, fig. 45, de son ouvrage sur les orthoptères de cette famille. M. Lichtenstein ({ Act. de la Soc. Linn., tom. VI, p. 26.) rapporte cette figure à la Mante écrouelleuse ( strumaria), de Linnæus ; mais elle ne s'accorde pas, quant à la forme du corcelet, avec le dessin de cette dernière espèce, donné par mademoiselle Mérian , et cité par Linnæus. Il est plus probable que cette Mante de Stoll est l'espèce que Fabricius nomme cancellata.. M. Lichtenstein ne paroit pas avoir vu ces Mantes , et tout ce qu'il dit à cet égard est fonaé sur les figures de Stoll. La Mante rhombicolle est très-aplatie , comme membraneuse, d’un vert tendre, avec la tête, le milieu du corcelet, ses bords, le dessous du corps et les pieds d’un roussâtre pâle, presque jaunâtre. Les antennes sont sétacées, simples, un peu plus courtes que le corcelet, noirätres, avec la partie inférieure roussâtre et entrecoupée de noirâtre. La tête est très-inclinée, et son vertex paroit seul en dessus; les pelits yeux lisses sont ovales, trèsrapprochés, en triangle, et portés chacun sur une petite élévation, en forme de tubereule; les extrémités des mandibules sont noires. Le corcelet est fort grand, beaucoup plus large que les élytres, très-plat, presque en forme de losange, échancré en devant, avec son milieu, quelques petites lignes partant de ce milieu
104 INSECTES DE L'AMÉRIQUE ÉQUINOXIALE , en forme de rayons, et les bords d'un roussâätre pâle; ce milieu offre deux petites taches vertes et deux points enfoncés. Les élytres sont étroites, alongées , avec la grosse nervure du limbe extérieur, et une petite tache arrondie, située près de cette nervure, un peu au-dessus du milieu , roussâtres. Les pattes antérieures ont quelques dentelures le long du côté extérieur de leurs hanches; leurs cuisses ont, en dessous, une grande tache noire, luisante, comme vernissée ; plusieurs de leurs épines , ainsi que d’autres de celles des jambes , sont noires
à leur extrémité ; le pénultième article de tous les tarses est bilobé.
BÉLOSTOME ELLIPTIQUE. 10)
à RAP RAR A SR SSL) SSP TS Sd PS Sd Sd TS Se TS ST Se Pt
CXXXVIIL BÉLOSTOME ELLIPTIQUE.
BELOSTOMA nn, pl. XXXIX, fig. 4; de grandeur naturelle, en dessus.
Ovoïdo - elliptique, très-aplati, d’un jaunàtre cendré, avec des taches noirâtres sur les pieds.
E Uliptico-ovatum, maxime depressum , cinereo-flavicans, pedibus fusco-maculatis.
Longueur du corps , 0". 026.
Largeur, 0". 014.
ERA RL LR UV LR /RS
Pivsicurs Népes de Fabricius diffèrent des autres à raison de leurs antennes terminées par trois dents alongées et filiformes, imitant celles d’un peigne, ainsi qu'à raison de leurs tarses , ayant tous deux articles distincts; ces espèces composent mon genre Belostome. Celle dont il s’agit ici n'est peut-être qu’une variété de mon B. briqueté-päle, mentionné dans le troisième volume de mon Genera Crust. et insect., pag. 143, et qui ressemble beaucoup à l'espèce représentée par Stoll, dans sa Monographie des punaises et des cigales, pl. XXII fig. 14. |
Le Bélostome elliptique est d’un jaunâtre cendré, luisant, plus päle ou plus
jaunâtre en-dessous , très-aplati, en forme d’ovoiïde alongé, pointu aux deux bouts, et sans appendices ou filets saillans à l'anus. Une ligne enfoncée et transversale divise la surface supérieure du corcelet en deux portions; l’antérieure est plus obscure, et on y remarque deux gros points enfoncés, un de chaque côté. La base de l’écusson est aussi un peu plus foncée que le bout et foiblement striée. Le milieu de l'abdomen est carené ; ses bords latéraux sont tranchans et un peu velus ou ciliés. Les pattes sont entrecoupées de taches noirâtres vers leur extrémité postérieure. Le bec est foiblement arqué, divisé en trois articles,
et se termine vers l'origine des cuisses antérieures. Zoologie, Tom. 11. 14
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