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Entre le réverbère de Cafnpvej' et ceux de Morigà.
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Arago. Le 19 avril 1807. On ne tranKrit cette série sur le registre que parce que nous nous sommes imposé la loi de ne rien omettre. Les circonstances dans lesquelles elle a été faite étaient extrêmement défavorables. La lumière de Mongè était si faible qu'on ne la voyait presque point. Après la dixième observation , elle disparut tout-à-fait. Celle de Campvey était large et diffuse. Nous avons en général remarqué que l'on ne peut point terminer l'image des réverbères, lorsqu'il y a du brouillard.
i-e même. •
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Arago. Biot. Le ao avril 1807. Nous rapportons cette observation où l'on n'a pu prendre que l'angle double , afin de ne rien omettre de ce qui f été observé , et parce que les circonstances météorologiques qui l'ont accompagnée ont été
174 prolongation de la méridienne.
très-remarquables. Le teins avait été superbe toute la journée. Le vent au nord assez faible. Vers le soir, on observa des ondulations extrêmement fortes dans l'atmosphère. En dirigeant la lunette du cercle sur une chapelle située dans Hic d’ Y vice et sur la direction de Campvey, les deux côtés de cette chapelle , naturellement verticaux formaient, par l'effet de ces agitations, deux lignes serpentantes continuellement eu mouvement. Le sommet des montagnes offrait surtout le spectacle de ces ondulations dans toute son intensité. Cependant on voyait très-distinctement la cabane de Campvey. Mongô parut le soir, enveloppé de vapeurs qui déformaient sa cime , signal de vent d’est que l'on regarde comme infaillible dans ce pays-ci. A l'entrée de la nuit on aperçut le réverbère de Campvey , et l'on put remarquer que sa lumière paraissait plus large ou au moins aussi large que la cabane toute entière paraissait pendant le jour. La lumière de Mongù se voyait aussi, mais faiblement. L'air continuait à être parfaitement calme, lorsque tont-à-coup-, d’une manière absolument subite, il Vint de l'est un coup de vent violent. L^ lumière de Campvey s'affaiblit aussitôt ; en prenant un diamètre plus considérable , Mongô se voyait encore , et même mieux qu’auparavant. Le vent d’est continua d'entrer avec une force extrême. En quelques instans , l'horizon fut couvert de nuages, et l'on cessa de voir les signaux. Cet nuages , en passant sur notre tête , paraissaient transportés avec une. extrême rapidité , comme on pouvait s'en convaincre , en observant leur passage devant le disque de la lune , d'où l'on pouvait inférer qu'ils ne se formaient pas en même tems dans toutes les parties de l’horizon , qui parut aussitôt couvert , mais qu’ils y étaient simplement transportes. Ce vent d’est dura peu. Le lendemain le vent était revenu au sud faible , et l'horizon était tellement chargé de vapeurs, que ni l'horizon, ni la mer, ni Pilé d’Yvice ne se voyaient distinctement. * ,
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