‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 3)Chapitre 17 sur 60 · LIN ER · texte numérisé non relu

LIN ER

-Sur la terre il fait froid. — L'’âpre vent des hivers Souffle depuis longtemps. La neige et la froidure Ont chassé de nos bois mille chantres divers,

De nos bois, où n’est plus un seul brin de verdure.

La misère survient et la morne saison Marchande à l’infortune un rayon de lumière; Le pauvre tend la main devant chaque maison

Et souvent, le cœur gros, retourne à sa chaumière. Voyez les gens heureux. Ils prennent leurs ébats! Ils patinent gaîment, et le bois solitaire,

Redevient tout joyeux... Pourtant la mort là-bas

Attend au seuil du pauvre! Il fait froid sur la terre.

Le 5 février 1874.

MXDEMOISELLE JEANNE TORDEUS

« Ma statue est finie! » — Et, l’Ââme satisfaite, Le sculpteur regardait et la trouvait parfaite!

« Oui, plus je la contemple et plus j’en suis content! » [1 y manque... il y manque une chose pourtant...

mMParecetdu marbre mort !... [l y manque... la vie! »

J'écoutais en silence et l’oreille ravie,

Et, retenant mon souffle, ému, l'esprit tendu

À vos lèvres, j'étais tout entier suspendu.

Je me disais : « Que sont ces lignes si parfaites

» Des maîtres écrivains, prosateurs ou poètes ?.…. » — La page sans défaut du grand littérateur

» C’est comme la statue en marbre du sculpteur ! » Et que ce soit Hugo, que ce soit Praxitèle,

» L'artiste en est divin, et l’œuvre est immortelle !

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