‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 3)Chapitre 42 sur 60 · PEL ER ME SU NET ETO · texte numérisé non relu

PEL ER ME SU NET ETO

Lorsque au fond des grands bois la brise harmonieuse Évoque de plaintifs concerts,

Avez-vous contemplé la danse gracieuse Que font les feuilles dans les airs?

On les voit tournoyer en rondes infinies, S'’entre-suivre et s’entre-chasser…

Un coup de vent tantôt les avait réunies; Un autre va les disperser !

Où vont-elles? La brise éparpille leur ronde, Dans les vallons, sur les sommets,

Car les feuilles, hélas! tremblent et le vent gronde!.…

Se reverront-elles jamais ?

Schwalbach, le 9 juillet 1880.

ET

Je cherche un mot, un seul! En vain je le-demande À la Gaule, expressive en sa concision, Aux rêves éthérés de la Muse allemande,

Aux rires d'Italie, aux soupirs d’Albion.

Je le demande à vous, Shakespeare ou Dante, En vain à Calderon ou Musset, car je veux Un seul mot qui, semblable à la lentille ardente,

Comme autant de rayons concentrat tous mes vœux.

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