PLANCHE VIII.— FIGURES 1-2. CROISSANCE DES RACINES
aqueux, et les premières feuilles formées ne tardent pas à se vider et à se flétrir, à mesure que leur substance émigre vers des régions plus jeunes. Cet épuisement
progressif des feuilles est bien visible dans la figure 5. On comprend ainsi comment une plante étiolée peut, avec une quantité minime de réserves alimentaires, réaliser un allongement relativement énorme.
Toutes les régions d’une plante ne participent pas en même temps à son accroissement. La croissance en longueur est localisée en certains endroits, généralement au voisinage de l'extrémité des racines et des rameaux. Pour le démontrer, on fait des marques sur Phhlänte et l'on mesure après un certain délai de combien elles se sont éloignées les unes des autres.
Prenons une Fève (Vrcia Faba) en germination, et traçons sur sa racine une série de marques à l’encre de Chine, de 2 en 2 millimètres, à partir de sa pointe (figure 1). Le spécimen est placé dans une atmosphère humide. Vingt-quatre heures plus tard, 1l présente Méspeet dela figure 2. La racine s’est notablement allongée, mais, comme il est facile de s’en assurer par l'examen des marques, cette croissance s’est faite tout entière dans les quatre divisions les plus voisines de la pointe. La zone de croissance ne mesure donc ici que quelques millimètres. Les marques nous apprennent, en outre, que dans l'étendue de cette zone elle-même, la croissance s’est répartie d’une façon fort inégale és lenteprès de la pointe de l'organe, elle s'accélère ensuite, atteint son maximum (dans la deuxième portion), diminue et finit par s’éteindre.