‹ Recueil d'œuvres de Léo Errera (volume 4)Chapitre 44 sur 76 · CROISSANCE : CROISSANCE DES TIGES EN LONGUEUR ET EN ÉPAISSEUR · texte numérisé non relu

CROISSANCE : CROISSANCE DES TIGES EN LONGUEUR ET EN ÉPAISSEUR

La zone de croissance est, en général, beaucoup plus longue dans les tiges que dans les racines. Cela ressort immédiatement d’une comparaison entre les figures 1 Ébeide la/planche VIII et les figures 1 et 2 de la planche IX. Celles-ci se rapportent à une tige de Lysimachia vulgaris. Des marques y ont été appliquées de 2 en 2 centimètres et, le lendemain, l’écartement de ces marques a permis de constater que la zone d’allongement comprenait environ 12 centimètres, soit quinze fois autant que celle de la racine de Fève. Le maximum de croissance, sans être aussi frappant que dans la racine, existe entre la troisième et la quatrième marque à partir du sommet.

Il convient pour ce genre d'expériences de ne pas employer de tiges à nœuds très accentués : ceux-ci troublent, en effet, la répartition régulière de la croissance.

Alors que l'accroissement en longueur est général chez les plantes, l’accroissement en épaisseur est propre à certaines d’entre elles; encore n’y existe-t-1l pas dans tous les organes. C’est surtout chez les arbres dicotylédones et gymnospermes qu'il se manifeste clairement.

Nous choisissons l’Orme (U/mus campestris) comme

exemple. Voici ce que montre la section transversale d’une tige très jeune, coupée au mois de juin (figure 3) :

1° À l'extérieur, un épiderme (Ép) à cellules aplaties, dont un bon nombre se prolongent en poils, les uns unicellulaires et aigus, les autres pluricellulaires et glanduleux.

2 L'écorce (Éc) formée de plusieurs couches de: celialesme® parenchyme, parmi lesquelles on remarque un certain nombre de grandes cellules à mucilage.

3° Des faisceaux libéroligneux (L, B;), de grosseur inégale, disposés : en *cercletiies plus gros représentant les foliaires médians; entre eux, des rayons médullairesfortétroits.

4° La moelle (4), formée de parenchyme à grandes cellules, parmi lesquelles on voit aussi quelques cellules à mucilage.

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