MASANIELLO, FENELLA
MASASIELLO.
Eh bien ! nous voilà seuls.
FENELLA
Elle lui exprime son désespoir, et lui avoue que sa première intention était de se précipiter dans la nier et d'v finir son existence. )
MASAMELLO.
Attenter à ta vie !
Grand Dieu !
FESELLA.
(Mais elle n'a pas voulu mourir avant de le revoir, de l'embrasser, de recevoir son pardon. ) MASAMELLO.
Ton pardon! et pouripioi?
c^jp
(Elle lui fait entendre qu'elle ne mérite plus sa tendresse; elle /u ipeint ses remords... Elle s'est donnée à un perfide.)
MASAMELLO.
O ciel ! un séducteur!... qu'il craigne ma furie ! Rien ne peut le soustraire à mon ressentiment !
FESELLA.
( Elle lui fait signe qu'il devait être son époux, qu'il le lui avait
juré k la face du ciel , qu'elle a cru son serment. )
MASANIELLO
Ce làclie, quel est-il? un Espagnol peut-être?
(Elle répond oui, mais elle ne veut pas le faire eonnaitre; malgré son crime elle l'aime encore, et pour l'épouser il est d'un rang trop élevé. )
MASANIELLO
Qu'importe, il tiendra son serment!
Fenella, je veux le connaître.
FENELLA
(Elle lui rcpond que c'est inutile, qu'il n'est plus d'esp'iance
qu'il s'est uni à une autre.)
MASANIELLO
Eh bien donc! malgré toi je punirai le traître!
f )ui , que ce jour me soit ou non fatal , Il faut armer le peuple et donner le signal. En vain tu veux calmer le courroux qui me guide. Je saurai malgré toi découvrir le perfide.
FENELLA
(Elle cherche inutilement à calmer son frère, et s'attache à lui
au moment où il court appeler ses compagnons. )
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