SCÈNE II
Les Précédents; BORELLA, sortant de l'appartement à gauche.
Borella?
PIETRO
Quelle frayeur t'agite,
BORELLA.
Compagnons, armez-vous , ou tremblez ! De nombreux bataillons qu'Alphonse a rassemblés Marchent vers ce palais, ils s'avancent...
PIETRO
O rage !
BORELLA.
Le ciel même parait combattre contre nous. De quelques grands malheurs trop sinistre présage. Les sourds mugissements du Vésuve en courroux De ce peuple crédule ont glacé le courage.
LE CHOEUR DE PECHEURS
D'un juste châtiment qui peut nous préserver?
LE CHOEUR DE FEMMES
Masaniello peut seul arrêter leur furie.
LE CHOEU» DES HOMMES
Masaniello peut encor nous sauver.
BORELLA , montrant la porte à gauche.
N'y comptez plus !
LE CHOEUR
O ciel ! il a perdu la vie !
BORELLA.
Non il respire encor; mais sourd à nos accents. Je ne sais quel délire a maîtrisé ses sens.
PIETRO
("est Dieu qui l'a frappé.
BORELLA.
Tantôt , sombre etfaronilie, Il se croit entouré de mourants et de morts;
Tantôt, le sourire à la bouche.
Il chante et croit guider sa barque sur nos bords.
LE CHOEUR
Misérable Pietro, tu mourras s'il expire !
PIETRO
Non , sa raison sur lui reprendra son empire. Il vient! il vient!
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