‹ Recueil d'opérasChapitre 1083 sur 1141 · ANNETTE, AGATHE · texte numérisé non relu

ANNETTE, AGATHE

(Annelte est sur une échelle el suspend le portrait d'un aïeul de Kouno. ¥Alc frappe avec un marteau sur un elou.— Agathe, en négligé, s'attache un bandeau.)

DUO

AKNETTE, SUT Vèehelle , clouiitd le jjorlraif. Çà! tiens Lien!... c'est là ta place : Des lutins quelle est l'audace!

Ces vieux nids En sonlremiilis!

Ail ! respecte celte image!

ANNKTTE.

Moi , je rends honneur Au bon vieux seigneur;

(En frappant sur le clou.) Mais qu'on soit docile el sage , Car d/'jà j'enrage,

AGATHE

Quel langage !

Que dis-tu ?

ENSEMBLE

ÂNKETTE.

Tu l'ignores? vois ce traître!

Doit-il pas porter son maître?

(Elle fiappe encore sur le clou.) Clou maudit , sois donc battu !

Par mes soins mieux suspendu ,

Vois-tu, Hommage ici lui soil rendu !

AG.\THE

Très bien! à mon aïeul, vois-tu, Hommage 'wi soil donc rendu !

(Annetlc descend de l'échelle et la met de côté.)

AGATHE, seule.

Tout a pour loi des charmes ,

El jamais de sombre langueur.

Que d'alarmes

Dans mon cœur !

bis.

ANNETTE

Les soucis el la tristesse

De moi n'approchent pas.

Plaisirs, joyeux ébats ,

Suivent toujours mes [as.

Jamais de pleurs , rire sans cesse (Chasser l'ennui , (juand il me prrssc : Tel est mon seul soin ici bis.

AGATHE

Ah ! quel vague effroi m'oppresse ?

Et mon cœur gémit iout bas...

Bien a'mé ! de ma tendresse Tous les vœux suivent les p:is.

RÉCITATIF

ANXETTE, eo?isideraiïf le jwrliunt.

« Ton brave aïeul ainsi rtslera , je suis sfire , Cent ans encore ... Et la blessure ? »

AGATHE

Ce n'était rien ... la peur ... rétonncmnt . . El Max... que fuil-il donc!..

A> NETTE

Sans doute Il n'est pas bien loin sur la route M. Kouno m'a dit qu'il viendrait proni[>lcmenl.

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