‹ Recueil d'opérasChapitre 1085 sur 1141 · AIR ET SCÈNE · texte numérisé non relu

AIR ET SCÈNE

S:insle revoir cncor faut-il fermer mes yeux ? Ah ! quel tourment se mêle à mon amour pieux! (FAle ouvre les fenclres. On aperçoit la campagne t' ccliùréc par un beau clair de lune.)

LE FREYSCHUTZ

La lune an front mystérieux Rayonne iiux cienx.

(Elle s'ajjenouille el prie avec ferveur.) iagio.

Ma prière, prends tl<"S niles Vers les sphères éternelles !

0 phalanges immortelles Elevez ma voix Au roi (les rois !

(Elle se lève et regarde au dehors )

Quel beau ciel et que d'étoiles Dans les routes de l'aznr!

Mais quoi ! sous de sombres voiles, L'horizon devient ohscur!

Quels n!ia.;;es

En ehemin !

Que d'orngps

Pour dem.iin! (Elle s'agenouille de nouveau pour prier) 'iagiû.

Des Archanges Reine sainte, Garde-moi, bannis ma crainte !

Daigne entendre une humble plainte; Bénis en ce jour

31on oiiaste amour.

Ile se lève, va de nouveau sur le balcon, regardant de tous côtes.)

>idunte.

Tout s'endort dans le silence, Bien aimé, viens donc enîin !...

Mon coeiM-, hélas! écoute en vain...

Mon oreille en'end au loin Le brtut .seul du noir j^apiu Que le veut cl s nuits babuce.

IIIXITATIF.

Du rossignol la voix s'élance Dans lécliodu bois lointain.

O ciel ! n'csl-ce pas un rêve...

iiebiu'un s'avance !.. Ah ! quel espoir s'élève ! On vient à moi. C'est lui ! c'est lui ! Mon cœur en a tressailli !

(Elle va vers la fenêtre el agile son mouclioir.) Signal fidèle Conduis ses pas.

J'appelle; Il ne me voit pas.

Dieu ! Dans la nui', biillante et pure Je vois de (leurs sou front orné; Le prix du tir l'a-t-il gagné ?

Pour lui, demain, heureux augure!

Espoir divin Uenais en lin !

Ah! quel bonheur supiémeî Tout mon être vole à loi ; C'est le eiti cu'Cit ]u.uir moi!

Le voilà celui que j'aime ; Sa victoire, son retour

Couronnent mon amour.

Que la crainte enfin s'efface, Douce ivresse, jour heureux!

Ciel clément, je te rends grâce.

Ta honte comble mes vœux!

0 transport, délire extrême !

Tout mon être vole à toi.

Pour mon cœur quel doux émoi !

Près de celui que j'aime L'espoir a banni l'effroi.

Ah ! quel bonheur suprême !

C'est le ciel ouvert pour moi î

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