SCENE VIII
Les Mêmes, Gabçoss Rhassecrs, Voisins «t Parens, puis ROBINSON et des Gabçossde Taverne.
CHOEUR
Pendant le commencement du morceau, les garçons taverniers apportent et disposent au milieu du théâtre de grandes tables toutes servies.
Quand Un ami nous appelle, Nous accourons, pleins de zèle.
!Nous voilà!... nous voilà!...
A la fétc Qui s'apprête, Nous saurons lui tenir tête !
Oui, l'on boira, On dansera Tant qu'il voudra !
EOBINSOS, entrant par le fond.
Salut, joyeuse compagnie.
Enfin nous voilà réunis !
Il faut bien, quand on se marie, En faire part à ses amis.
TOUS
Eh! quoi vraiment, il se marie!
EFFIE, à part, avec douleur.
Ali ! tous mes beaux jours sont finis !
Mais la future, où donc est-elle ?
ROBINSON
Long-temps vous ne l'attendrez pas ; Ma fiancée, aimable et belle.
Fera les honneurs du repas.
EFFIE, à part.
Ah .' comment leur cacher , hélas 5 Ma douleur et mon embarras ?...
ROBINSON, g-rti/nent.
Un festin délectable
Nous attend, Il faut nous mettre à table A l'instant !
TOUS, se plaçant à table.
Un festin délectable, etc.
TOUS
Mais la future, où donc est-elle?...
ROBINSON
Mon Dieu ! mon Dieu, qu'ils sont impatiens ! Regardez-donc, mes braves gens.
D'ici, moi, je la vois... c'est elle !...
Vous ne devinez pas?...
A mes yeux aucune autre belle ÎSe peut l'éclipser en appas...
Vous allez la connaître... amJs... oui, voilà celle Qui doit présider ce repas...
Il saisit la inaind'Effie,qui est allée tristement s'asseoir
à l'écart^ au bout de la table.
TOUS
IMAGASIN THEATRAL.
EOBIXSON, la serrant dans ses bras.
Oui, c'est loi, mon Fffie, C'est toi, que j'ai choisie Pour emLellir ma vie...
Le veux-lu, dis-le-moi?...
EFFIE Quoi ! c'est lapauvre Fffie, C'est moi qu'il a choisie, Pour embelli:- sa vie, AU! j'en mourrai, je croit
TOUS
Quoi ! vraiment, c'est Effie Que son cœur a choisie.
Pour embellir sa vie!
Âh ! quel est son émoi!
EFFIE, revenant à elle, dans le plus grand trouble. Mais non, mais nou... ah! l'on m'abuse!,..
BOBINSON.
Heviens à toi!...
EFFIE
Cet autre hymen... ?
ROBINSON
Pardon, pardon; mais c'était une ruse... Et j'ai vu mon bonheur en voyant ton chagrin.
Allant se placer au milieu de la table avec Effie.
Maintenant, à plein verre Faites couler la Lierre !
CHOEUR
Maintenant à plein verre Faisons couler la Lierre !
BOBINSON,
Et, pour vous mettre en belle humeur, Ecoutez le chant du brasseur.
CHOEUR
Ecoutons le chant du brasseur!
BOBINSON.
PREMIER COUPLET
Gentil brasseur De mon cœur, ^'^eux-lu pour ta vie Du bonheur?
Que la paresse ennemie
Soit bannie ; Et, du soir au matin.
Répèle ce refrain :
Brasse, brasse, brasse!
Que rien ne te lasse, Brasse, brasse, brasse, Gentil brasseur, Et la ville entière Bientôt sera fière De ta bonne bierre Et de ton ardeur.
CHOEUR
Brasse, brasse, brasse, Que rien ne te lasse.
Brasse, brasse, brasse.
Gentil brasseur, Et la ville entière Bientôt sera fière De ta bonne bierre Et de ton ardeur!
DEUXIÈME COUPLET
Si, par amour.
Un beau jour.
Tu prends une femme Faite au tour, Po«r toujours captiver l'ame
De madame. Epoux tendre et galant, PJe sois pas fainéant:
Brasse, brasse, brasse!
Que rien ne te lasse.
Brasse, brasse, brasse.
Gentil brasseur, Et ta ménagère Toujours sera fière De ta bonne bierre Et de ton ardeur!
CHOEUR
Brasse, brasse, brasse.
Que rien ne te lasse, etc.
Tout le monde se lève.
BOBINSON.
Maintenant il faut qu'on s'amuse.
Allez, sans vous faire prier.
Aux doux sons de la cornemuse.
Danser tous dans mon grand cellier!
Puis, je vous invile :
Chez notre pasteur
Kous irons ensuite
Signer mon bonheur !
Mais, en attendant,
Enfans, en avant!...
Maintenant, je veux qu'on s'amuse, etc.
TOUS
Mes amis, il faut qu'on s'amuse.
Partons sans nous faire prier.
Aux doux sons de la cornemuse.
Allons danser au grand cellier.
Us sortent tous par la gauche , en criant :
Vive Robinson!... vive Effie!...
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