LE CHOEUR, MAX ET KOUNO
Ah! quel heureux prodige Vient nous la rendre ici ! 0 ciel clément, merci!
GASPARD (se traînant).
Ah ! c'est la mort, oui., je la voi !
Le ciel l'emporte , hélas ! c'est fait de moi !
AGATHE (se relevant).
J'existe encore, l'effroi m'avait troublée. Au jour enfin j'ouvre les yeux ,
De ma tîouleur me voilà consolée £t je respire l'air des cieux,
KOUNO.
Elle renaît.
MAX
J'entends encor sa voix.
TOUS
0 ciel clément, merci!
(Samiel paraît près de Gaspard qui le voit seul.)
GASPARD
Eh quoi ! déjà Samiel ici !
Ta main de fer me brise, Fils derenf(r, ma haine te méprise!
Maudit! maudit le ciel!!
(Il expire, Samiel disparaît.) LE CHOEUR.
Quoi! sa prière est le blasphème !...
KOUNO.
C'est bien la mort d'un scélérat! Le ciel voulut qu'il expirât Pour que l'Enfer s'en emparât Chargé du poids de l'anathème!
CHOEUR
Toujours ce fut un scélérat !
Et Dieu voulut qu'il expirât Pour que l'Enfer s'en emparât Chargé du poids de l'anathème.
C'est bien la mort d'im scélérat.
OTTOKAR
Ah ! que l'abîme l'en^jlou lisse.
(Quelques chasseurs emportent le cadavre de Gaspard. El toi , du sombre maléfice Raconte-nous l'affreux secret, Malheur à qui me tromperait !
MAX
Oui , je mérite ma disgrâce !
Par ce damné je fus séduil , De la venu quitiant la trace Le désespoir m'avait conduit.
Ces balles, Franchissant les airs.
Par des cabales Sont l'œuvre des Enfeis.
OTTOKAR
Hors de ces lieux porte ton crime !
N'espère plus un chaste hymen.
Du ciel vengeur sois la vicétae ; Non, non, pour toi jamais sa raaio.
MAX
Hélas! la crainte Retient ma plainlej
Mon cœur pourtant N'eut pas de vil penchant.
Ni félon, ni méchant, Il faiblit un instant.
KOUNO.
A l'honneur seul toujours il fut constant.
AGATHE
Lui, me quitter! mon cœur se glace I