SCENE V
Les Mêmes, FORTUNATUS, suivi de HENRIETTE et de BÉNÉDICT.
FORTL'XATUS. Lavoilà... la voilà... mia cara diva... mia divinissima prima donna!
LE DUC , saisissant Fortunatus au collet. Malheureux! qu'as-lu fait?...
FORTUNATUS, se débattant. Permettez, monseigneur... elle voulait vous voir et vous parlei; dâûs l'efttr'açte> et je vous, ramène. .,.(„,-, ^>. .., .... ^^..,, , '
L*JKMB\SSADRICE. S0f:
LE DUCjàf/é-nnW^^.Quoi! vous,Henriette?
HENRIETTE. Point de reproches, monseigneur; à ce prix, je vous épargne les miens!
LE DUC. Vous sur un théâtre!'}' ' \;
HENRIETTE. N'est-ce pas là que Vous m'avez aimée ? pour conserver votre amour je n'aurais jamais dû le quitter peut-être. {Montrant Charlotte ) Vous aimez les talens, vous aimez les succès...
LE DUC. Ah! je n'aime que vous! je vous aime plus que jamais, et pour vous encore je suis prêt à tout sacrifier.
HENRIETTE. Non , monseigneur... pour sa gloire et pour son bonheur la véritable artiste ne doit jamais cesser de l'être... Voici la lettre du roi qui permettait no tre mariage... voici l'acte qui m'assure la moitié de votre fortune.
(Elle les déchire.)
LE DUC. Henriette, que faites-vous?
FINAL
HENRIETTE
Reprise de Pair des couplets du premier acte. Aux beaux arts, k mes premiers succès
Fidèle à jamais, La gloire , préférable aux amonrs , Charmera mes jours; Et, pour mieux rendre à mon cœur
Le repos et le bonheur, Adieu vous dis , monseigneur, Monseigneur l'ambassadeur !
CHARLOTTE. Encore prima donna!
»I"* BARNEK, à Charlotte. Vous aviez pris sa place , elle a pris la vôtre !
BÉNÉDICT. Elle ne l'épouse pas du moins, il y a de l'espoir.
HENRIETTE. Pauvre Bénédict!...
(On frappe trois coups.) SUITE DU FINAL.
On frappe les trois coups !
FORTOKATCS, baissant les stores du fond.
C'est pour le second acte !
HENRIETTE
On m'appelle , on m'attend , et je dois être exacte !
LB DUC
HENRIETTE
Non , laissez-moi !
LB DUC
Écoutez, e'contez, de grâce!.,
HENRIETTE
Que chacun, monseigneur, reprenne ici sa place : Moi sur la scène, et vous dans la loge da roi ! ENSEMBLE.
PORTUNATUS et BÉNÉDICT.
Venez, venez , l'on vous attend !
Ah ! pour nous quel bonheur suprême î Le public est impatient , Venez , venez , l'on vous attend !
HENRIETTE
Adieu, l'on m'appelle , on m'attend j Mon amitié sera la même ; De moi vengez-vous noblement.
Vengez-vous en m'applaudissant!
,.,-.. . «."•* BARNSK-. ^
entrant.
LE MAGASIN tniktRll7
D'abdiquer la grandeur suprême !
Ali ! quel de'pit ! ah î <juel tourment D'être bourgeoise comme avant !