‹ Recueil d'opérasChapitre 127 sur 1141 · IB PRINCE · texte numérisé non relu

IB PRINCE

Mais à moi , mou enfant !

PEKI.

Voas , monseigneur, c'est différent!

Je crois que j'oserai !

LE PBINCE.

C'est bien I qu*on se retire !

TSING-SING , avec effroi.

Qui moi?... me retirer I

TAO-jriN.

C'est bien fait !

tB PRINCE.

C'est charmant I TAO-JIN.

Cinq femmes !... ah ! cela mérite châtiment !

ENSEMBLii.

TAO-JIN

Ah I d'une telle offense Je veux avoir vengeance, Et pareille inconstance Loi portera malheur !

Oui, pour lui point de grâce,

Je ris de sa disgrâce, On doit de tant d'audace Punir un séducteur!

TSING-SING.{ J'he'site 1 je balance , Je dois obébsance Et pourtant la prudence Me fait craindre un malhenrS O tourment I ô disgrâce !

Que faut-il que je fasse Pour conserver ma place , Et garder mon honneur !

lE PRINCE.

Il hésite I... il balance !

Redoute ma puissance Tu dois obéissance A ton maître et seigneur I Allons, cède la plac'e, Kul danger ne menace Tant d'attraits et de grâce | Je suis son protecteur !

PEKI.

Quelle reconnaissance !

An ! sa seule présence Vient calmer la soufïrance Dont gémissait mon cœur} Du sort qui nous menace, Oui, ma crainte s'efface , D'avance je rends grâce A mon doux protecteur I TCHIN-KAO.

Il hésite !... il balance !

Ah! d'une telle offense Sa femme aura vengeance.

Pour lui je crains malheur !

Je prévois la disgrâce

Sui déjà le menace, y va de sa place Ou bien de son honneur !

LE PRINCE, se retournant vers Tsing-Sing quin*est pas encore parti.

Eh bien I... eh bien I

TSING-SING

Pardon, je dois rester:

Ma charge me prescrit de ne point vous quitter!

LE PRINCE

Hormis quand je l'ordonne I

TSING-SING , avec crainte et à demi-voix en mon^ trant Peki.

Au moins et je l'espire Ce n'est pas elle !...

LE PRINCE , souriant.

Eh ! non en vérité !

I^e crains rien, j'aime un rêve , une vaine chimiif Et ta femme est, hélas!...

TSING-SING

Une réalité I (A part.) Aussi je crains quelques nouvelles trames I

LE PRINCE

Eh bien ! m'entends-tu ?...

TSING-SING

Je m'en vas >

TAO-JIN

Allons, venez... suivez mes pasi TSING-SING.

Époux infortuné ! I... malheureux, par mes femmes, {Montrant Peki.) Par l'une que je quitte , hélas!

{Montrant Tao-Jin qui' F entraine»

Et par l'autre surtout qui ue me quitte pas !

MAGASIN THÉATRAIm

ENSEMBLE

TAO-JIN

Ah ! d'une telle offense Je veux avoir vengeance , Et pareille inconstance Lui portera malheur .' Oui, pour lui point de grâce, Je ris de sa disgrâce , On doit de tant d'audace Punir un séducteur.

Allons, quelle lenteur !

D'où vient cet air d'humeur^ Votre maître et seigneur Veille sur votre honneur

TSING-SIKG.

J'hésite ! je haiance .

Je dois obéissance,

Et pourtant la prudeace

Me fait craindre un maTneur !

G tourment! ô disgrâce 1

Que faut-il que je fasse

Pour conserver ma place

Et garder mon honneur !

Allons , montrons du cœur Et de la bonne humeur.

J'obéis sans frayeur A mon maître et seigneur !

lE PRINCE.

Il hésite ! il balance !

Redoute ma puissance Tu dois obéissance A ton maître et seigneur!

Allons , cède la place Nul danger ne menace Tant d'attraits et de grâce.

Je suis son protecteur .'

Allons, quelle, lenteur !

D'ùo vient cet air d'humeur ?

Obéis sans frayeur A ton maître et seigneur !

Quelle reconnaissance !

Ah ! sa seule présence Vient calmer la souffrance Dont gémissait mon cœur !

Du sort qui nous menace, Oui , la crainte s'efface , D'avance je rends grâce A mon doux protecteur !

Voyez quelle lenteur Quelle mauvaise humeur, On dirait qu'il a peur D'un pareil protecteur!

TCHIN-KAO Il bésile ! il balance !

Ah ! d'une telle offense Sa femme aura vengeance!

Pour lui je crains malheur, Je prévols la disgrâce Qui déjà le menace , Il y va de sa place Ou bien de son honneur !

Voyez quelle lenteur, Quelle mauvaise humeur; On dirait qu'il a peur D'un pareil protecteur !

Tchin-Kao rentre dans la ferme à droite du spectateur, et Toa-Jin sort en emmenant avec elle fsing-Sing.)

COOOOOCCOCQOOQaOOOCQOCOOCOOOOOOOCCQOWQOOIf

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