‹ Recueil d'opérasChapitre 132 sur 1141 · SCÈNE XIll · texte numérisé non relu

SCÈNE XIll

Le prince , PEKI , YANKO , TAO-JIN,

qui se retire un instant derrière eux , TCHIN-KAO, TSING-SING, précédé et suivi d'un riche cortège et porté enpalanquinpar deux esclaves.

TSING-SiNG , descendant du palanquin et s" avançant vers Peki.

Venez , mon heureuse compagne , Rien ne peut s'opposer au bonheur qui m'attend! TAO-JIN , se montrant et se plaçant entre Peki et

Tsing-Sing.

Excepté moi , seigneur !

TSING-SING , « part.

O fatal incident !

C'estmonautre !... je sens que la frayeur me {4.1:. 1

TAO-JIN , d'un ton à! autorité.

J'ordonne que vos nœuds soient brises àl'insi.ini.' Par vous-même !...

TSING-SING , montrant Peki.

Qui ? moi ! que je la répudie !

TAO-JIN

Je le veux , ou sinon ! et toute votre vie , De mon courroux craignez l'effet!

TSING-SING

C'en est trop ! et je brave à la £n sa furie ! Quoi qu'il arrive ,

{Montrant Tao-Jin.)

Ici je la défie...

De me faire enrager plus qu'elle ne l'a fait !

ENSEMBLE

TSING-SING

Je brave sa colère , Je le veux , je le dois ; J'aurai du caractère Pour la première fois !

TAO-JIN , stupéfaite.

H brave ma colère.

Il méprise mes lois ; Il a du caractère Pour la première fois!

YANKO et PEKI.

Ah ! le destin contraire Nous trahit , je le vois ; Il a du caractère Pour la première fois ; LE PRINCE , TCHIN-KAO et LE CHCEUR. Oui , sa femme a beau faire , Il méprise ses lois , Et brave sa colère Pour la première fols !

TSING-SING , prenant la main de Peki.

Oui , partons !

LE PRINCE, s' avançant près de Tsing-Sing.

A mes vœux serez-vous plus propice ?

TSING-SING , un peu troublé.

Au fils de l'empereur je sais ce que je doi !

UC CHEVAlt

{Se remettant et avec plus de forée.) Si mes jours sont à lui, mes femmes sont à moi!

TOUS

Quelle audace !... il refuse !

LE PRINCE

Il dit vrai ; c'est la loi !

Je Pinvoque à mon tour.

XA TsinfiSing.)

Par ton nouvel emploi, Tu dois m'accompagner en tous lieux !

XSlXG-StUG.

C'est justice !

LE PRINCE

Et je t'ordonne ii'i de me suivre soudain Dans un voyage où lu m'es nécessaire.

TSING-SING

En quels liciix, monseigneur?

LE PRINCE

Sur le cheval d'airain!

Ociel!

TAO-JiN , avec joie.

L'idée est bonne !

PEKi , avec effroi au prince.

Et que voulez-vous faire ?

lE PRINCE.

Sur ce hardi coursier m'ciancer dans les deux !

{^A 'l'sinf^-Sing.) Tu m'y suivras... en croupe !

{A Yanko.)

On y tient deux , N'est- il pas vrai ?

YANKO.

Sans doute!

LE PRINCE

Allons , en route !

TSING-SING

Et si je ne veux pas !

LE PRINCE

Tu sais ce qu'il en coûte ; Il y va de tes jours ! je l'ai dit... je le veux !

ENSEMBLE

TSINC-SING , regardant four à tourPehi, le prince et Tao-Jin.

Mon Dieu! que dois-je faire ?

Faut-il braver sa loi ?

Je tremble de colère Encor plus que d'effroi.

LE PRINCE, YANKO, PEKI , TAO-JIN, TCHIN-KAO ET LE CHŒUR, regardant Tsing-Singen riant.

Il ne sait plus que faire ; U tremble, je le vois!

1« La peur et la colère Le troublent à la fois !

TSING-SING , au prince.

Exemptea-moi d'un voyage fatal ; Je vais en palanquin, mais jamais à cheval.

TAO-JIN , d'un air triomphant et montrant Pcki. Alors... cédez !

TSING-SING, avec colère.

Jamais!

LE PRINCE, aux gens de sa suite et montrant Tsing-Sing.

Préparez son supplice !

TSING-SING

Non... non... des deux côte's s'il faut que je périsse, e mieux , puisqu'ici le choix m'est réservé , lus noble et le plus élevé !

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