‹ Recueil d'opérasChapitre 151 sur 1141 · SB BRONZE · texte numérisé non relu

SB BRONZE

STELLA, h l'autre bout du théâtre à gauche.

Eh bien !... rh bien! suis-je asses loin? Sagesse suprême, J'admire ta loi, Son rimour lui-même L'e'loigne de moi !

( Le prince s'asseoit an bout d théâtrç à droite.) '<' ""• '''•••

LE PRINCE , assis-

Allons! sur ce sopha , s'il le faut , je demeure'

STELLA

C'est |)lus prudent !

LE PRtNCE.

Mais c'fst bien ennuyeux!

Nous n'avons plus, je crois, rien qu'iiiiedemi-heurc!

STELLA

A peu près !

LE PRINCE

Et comment l'employer à nous deux?

STELLA

On peut causer !

LE PRINCE

Sur quoi voulei-vous que l'on cause ?

STELLA

Ou danser!

LE PRINCE

Non vraiment !

STELLA

MonsieJ., |e le suppose, Préfère la musique et cela vaut bien mieux ; Séduisante et folle.

Elle nous console ; Son pouvoir divin Calme le chagrin.

Le tems qui se traîne S'écoule sans peine Et s'enfuit souilain Au son d'un refrain !

Et ie le vols ce pouvoir-là , Âh! ah! ah! ah! ah! ah !

Sur votre coeur a rc'ussi déjà Ah! ah! ah! ah! ah!

ENSEiNlBLE.

LE PRINCE

O toi, mon idole , Mon cœur se console Au pouvoir divin De ce gai refrain!

Ta voix qui m'entraîne Dissipant ma peine , Loin de moi soudain Bannit le chagrin !

STELLA

Séduisante et folle , Elle naus console , Son pouvoir divin Calme le chagrin.

Le tems qui se traîne S'écoule sans peine El s'eofuit soudain Au son d'un refrain '

LE PRINCE, courant brusquement h Stella

Stella! Stella!

STELLA

Qu'avcz-vous donc?

■ "' tE PRINCE.

L^heare a sonné I

STELLA

Vraiment non !

LE PRINCE

J'en suis sûr et je crois entendre...

STELLA, t moi, j'en suis certaine , il faut encore attendre! LE PRINCE , avec dépit.

Attendre est bien facile alors qu'on n'aime rien ! STELLA , avec douceur.

Mais je vous aime , et vous le saves bien ! LE PRINCE , avec chaleur.

Ali ! si vous m'aimiez , inhumaine !

Vous séries sensible à ma peine !

{Lui prenant la main.^ si vous m'aimiez!!

STELLA , retirant sa main avec effroi.

Laissez-moi , je le peux !

LE PRINCE, avec dépit.

C'en esl trop ! je routais de l'amour qui m'enchaîne, Oui , je sais le moyen de fuir loin de ces lieux ! £t j'y cours !...

{Il fait quelques pas pour sortir.)

STELLA

Partez donc ! partez!

LE PRINCE , revenant.

Oui, je le veux} ENSEMBLE.

LE PRINCE

Cëdons au d^pit qui m'entraîne , Oui, fuyons loin d'une inhumaine Dont les regards indifférens Portent le trouble dans mes sens !

STELLA

Qu'il cède au dépit qui l'entraîne, Que rien ici ne le retienne !

Cachons à ses yeux les tourmens Et le trouble que je ressens !

{Stella va s'asseoir sur le banc à gauche)

STELLA, assise et regardant le prince qui ne s'en va pas.

Eh bien?...

LE PRINCE, revenant près d'elle.

Oui , vers toi me ramène Un feu que rien ne peut calmer!

( // se met à genoux près de Stella toujours assise.)

STELLA

Laissez— moi , je respire à peine!

LE PRINCE

Âh ! si ton cœur savait aimer, si le niien pouvait l'animer!...

ENSEMBLE

LE PRINCE

Sa main a fre'mi dans la mienne, L'amour et m'enivre cl m'entraîne , Je cède aux transports drlirans Qui s'emparent àv tous mes sens!

THÉÂTRAL

STELLA , cherchant à se défendre.

Laissez-moi, je respire à peine...

Sa voix et me trouble et m'entraîne, Ayez pitié de mes tourmens Et du trouble que je ressens !

(Stella éperdue, hors d'elle-même, laisse tomber sa tête sur l'épaule de Yang qui l'embrasse. — Le tonnerre gronde, et Yang, qui était un genou en terre près de la princesse, est soudain englouti et disparaît. Stella pousse un cri d'effroi, el tombe à moitié évanouie dans les bras de Lo- Mangli , qui entre en ce moment. )

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