‹ Recueil d'opérasChapitre 161 sur 1141 · ACTE · texte numérisé non relu

ACTE

CATAUINA.

Paix, Reboilcfîo!.. nous imposons silence à vous et à volro poignard !.. (Avec ilii;nitc à Do» Henrique.) Parle , mon {gentilhomme !

U0.\ HK.NRIQL'E.

Vous me faites riionneur de nrinvlter à passer trois mois duns ce séjour... du reste, fort agréable. . . etdans toute autre circonstance, trois mois, auprès de vous, j'en serais ravi et trop heureux. Ri:i50LLED0, avec ironie.

En vérité!..

DON IIENRinUE.

Je n'ai parlé que de la Senora et non de sa compagnie. (A Caiarina.) Mais par fatalité, j'ai dans ce moment des allaires importantes et pressées... des allaires de famille qui! était inutile de vous raconter devant tous ces braves gens. C\TAR1NA , souriant.

Et vous daignez me les confier à moi!., je vous en remercie... Quelles sont-elles?..

DON HENRIQtiE.

Depuis six ans, absent du royaume, comme VOUS le savez, je parcourais, pour mon plaisii', l'Italie, la France et rAllemagnc, lorsque je reçus une lettre que vous pouvez lire , du comte de Campo Mayor, mon oncle.

REBOLLEDO.

Le minisire de grâce et de justice... celui qui a manqué de me faire pendre.

DON HENRIQUE

Il ne fait jamais les choses qu'à demi, c'est son seul tort... il m'annonçait qu'à la mort de notre gracieux souverain, et pendant la minorité de la princesse Maria Fiancesca , nommé un des régens du royaume... il me priait, comme oncle , et m'ordonnai), comme ministre, dcrevenirpour conclure enfin une alliance dès long-temps projetée entre'nous.

CATARIXA.

Laquelle ?

DON HENRIQUE

Un mariage entre moi et ma jeune cousine Diana de Campo Mayor, avec qui j'ai été élevé, et qui m'attend avec impatience au château de Coïmbre... où toute la famille est réunie pour notre contrat... Quarante lieues d'ici à demain; je suis déjà en retard... et pour peu que je m'arrête, vous comprene'... Aussi, je vous prie de me rendre ma liberté, pour ne pas faire attendre ma cousine... pas autre chose.

CATARINA, souriant.

Vraiment?.. (Se retournant vers Rebolledo qui parcourt les lettres.) Eh bien! ces lettres?.. REBOLLEDO, lisant les papiers.

Ce qu'il dit est vrai !.. son oncle l'attend pour la noce, au château de Coïmbre... Voici déplus, pour franchir la frontière et traverser le royaume, un sauf-conduit, qui n'est pas même rempli , et que son oncle lui a adressé.

DON HENRIQUE

En blanc et de confiance , pour moi et les amis qui m'accompagneraient... et je suis venu seul avec Pedro mon domestique, quis'est enfui. CATARINA, qui a regardé le sauf-conduit.

Oui , c'est bien la signature du minisire, d'un des régens... Bazano de Campo Mayor. (A ueboiiedo.) Nous nous en servirons! Quant à toi, D. Henrique, tu dis donc qu'2 tu veux te marier? '

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