SCÈNE X
Les Mêmes, REBOLLEDO.
REBOLLEDO, passant au milieu d'eux.
Un bon ange vous accompagne ; Catarina, sur vous veillait encor; Elle avait tout prévu d'avance.
Silence ! silence !
De vous sauver, voilà le seul moyen I Silence! silence!
Ecoutez bien !
CHOEUR
C'est l'ermite de la chapelle, Ce sont les frères du couvent.
Prosternez-vous, chrétiens fidèles.
Priez, priez, d'un cœur fervent.
Avec les moines du couvent!
REBOLLEDO, aux moincs.
Gravissez ces degrés... sortez par l'ermitage, Et tous, les yeux baissés, d'un pas tranquille et lent, A travers les soldats passez dévotement. Eux-mêmes s'inclinant, vous livreront passage Ainsi qu'à vos trésors, désormais à couvert Sous lâchasse de saint Hubert.
TOUS, avec force.
Vival viva!
REROLLEDo, Ics faïsaut taife.
Silence!
TOUS, à demi-voix.
C'est l'ermite de la chapelle, etc.
REBOLLEDO, à Catarina, lui montrant le souterrain.
Nous, par la voûte sonterraine.
De Lisbonne au plus tôt reprenons le chemin. DON HENRIQUE, à Catarina, qui fait un pas poursortir. Me sera*t-il permis de vous offrir la main ? CATARINA, souriant.
Non... ne prenez pas cette peine.
DON HENRIQUE, insistant.
J'y tiens!..
REBOLLEDO.
Que Monseigneur ne se dérange pas !
Et pour peu qu'à ses jours il tienne.
Qu'il se garde, surtout, d'accompagner nos pas. (Sur un geste de Rebolledo, plusieurs moines appuient sur la poitrine de don Henrique des mousquetons cachés sous leurs robes.)
DON HENRIQUE
Quand on s'y prend ainsi, l'on n'a plus rien à dire.
Vous le voulez?., je reste là !
Je n'irai pas plus loin! Désolé, Senora,
De ne pouvoir vous reconduire.
TOUS
Marchons! marchons!
REBOLLEDO et CATARINA.
Partons 1 CHOEUR, à demi-voix.
C'est l'ermite de la chapelle, Ce sont les frères du couvent.
Prosternez-vous, chrétiens fidèles, I Priez, priez, d'un cœur fervent,
Avec les moines (lu couvent!
DON iiENniot'R, à part.
La piquante aventure!
Ah ! clans aucun roman, Je n'ai lu, je le jure, Pareil événement !
r/est charmant !' c'est charmant I