‹ Recueil d'opérasChapitre 186 sur 1141 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

DON HENRIQUE, DIANA

DUO

DIANA

Savez-vous, mon cousin, un fait bien étonnant? Nous n'avons pas encor dansé de la soirée.

DON' HENRIQIE,

J'y pensais... j'allais vous inviter.

DLUiA.

Vraiment 1

DON HENRIQUE

De tant d'adorateurs vous êtes entourée Qu'on n'osait approcher...

DIANA

Je suis prête... J'entends Commencer une sarabande...

Partons.

DON HENRIQL'E.

C'est, ma cousine, une faveur bien grandel

C'est pour moi, mon cousin, un plaisir des plus

grands 1

ENSEMBLE

Ahl si j'osais. Allons 1 du courage et du cœur! Près d'un cousin Pour un cousin De la franchise... Aussi, pourquoi trembler? Il faut tout dire... allons il faut parler I

DON HENRIQtB,

Vous tenez donc beaucoup à cette sarabande?

DIANA

Et vous , mon cher cousin ?

DON HENRiQCE.

Moi , je TOUS le demande.

DIANA

Pas beaucoup.

DON HENRIQUE

Moi non plus... et puis j'aurais, Je croi, A vous parler.

DIANA

C'est comme moi.

DON HENRIQUE

Eli bien ! nous voilà seuls.

DIANA

C'est rare... et j'ai l'idét Qu'au lieu d'aller danser peut-être U vaudrait mieux. ,

DON ,HENRIQliE. '

Rester.

DIANA

M'y voilà décidée.

DON h£\riqi;b.

Et causer.

DIANA

Causons donc.

pourquoi cette frayeur?

Page 1