‹ Recueil d'opérasChapitre 242 sur 1141 · SCENE Vil · texte numérisé non relu

SCENE Vil

Les Mêmes , URSULE , entrant p.ir fond.

TiRSULB , montrant la porte h droite.

Quoi ! vous n'entendez pas qu'ici L'on frappe encore ?

TOUTES

Et la clef?

BRIGITTE, la leur donnant.

La voici.

URSULE, bas à Brigitte.

Vous qui ne l'aviez pas?..

BRIGITTE, d'un air naïf.

Tout-à-l'heure, ma chèic.

Je l'ai retrouvée.

URSULE, a part, d'un air de défiance.

Ah!

TOUTES

Comment, c'est la tonrière ?

Qui donc l'amèoc ?

LE DOMINO NOni,

Là TODRIBRF, entrant ftir la fi«rte n droite, que l on vitni d'ouvrir.

On le saura.

Et sur un fait auquel notre honneur s'intéresse Je Tiens pour coiisultei ma'lame notre abbesse. insDLr.

.-/ part.

Oi) ne peut la voir. Kt cela r.aclu- encore un iiiy-tèrc.

nUICITTE.

Kt tenez. , la voilà!

SCeK'F. VIII.

Les MÊMES, AINGEI.E, sortant de la porte à gauche, qui est celle de son appartement. Elle porte le costume d'abbesse.

ANGBLK.

Mes sœurs, mes sœurs, (jue l'allégresse Et la paix rèî^neiit dans vos cœurs, Que Dieu vous prott-a;e sans cesse Et vous comble de ses faveurs !

CHOEUR

Qu'elle est çenlille, notre abbesse !

Qu'elle a de giâco et de douceur!

Avec elle régnent sans cesse La douce paix et le bonheur.

VRSULE, a part.

Qu'elle est heureuse d'être abbesse !

Mais tout s'obtient par la faveur, Et bientôt, grâce à mon adresse, J'aurai peut-être ce bonheur.

Alliint a ,^ngèle.

Ah! madame, combien j'étais incjnie'te'e... Comment avez-vous donc passe la nuit !

angèle.

Fort bien.

Regardant Brif^it/e.

Une nuit assez agite'e ; Mais ce matin ce n'est plus rien.

tIRSULF.

Quel bonheur!

ANGÈLE, a la tourière gui s'avance.

Eh bien ! qu'est-ce?

LA TOURIÈRB.

Hélas ! dans ces saints lieax n'avais jamais vn scandale delà sorte... portier du couvent qui se trouve à la porte.

URSULE

la nuit dehors, c'est un scandale affreux.

CHOEUR

Ah! quelle horreur, etc.

A>'GÈLB.

instant... un instant... ayons de l'indolgence Quelquefois, mes sœurs, on ne peut Rentrer aussitôt qu'on le vent.

vnrt. A la tnurière.

le sais !.. Que dit-il en6n pour sa défense ?

LA TOURIÈRE

Par des brigands, hier snir arrêté

ANGÈLE, a part.

\\i\ comme il ment !

LA touriÈre.

Par enx enchaîné, garrotté.., ANGÈLE, à part.

Ah ! comme :1 ment !

LA TOURIÈRE

Et de tout son areent.

BRiGiTTB, retfiirdiint tes des quelles a pr itO$f Les voici !

angèi.e , vivement et a voix basse.

Cachfi-les !

Hai.t et les jcuar fijcés sur les clefs.

Je vois bien qu'an couvent Il ne pouvait rentrer... et qu'il faut qu'on pardoDOe.

URSULE

C'est scandaleux ! Elle est trop bonne.

TOUTES

Ah ! qu'elle est indulgente et bonne! AKGÈLE , à part.

Et comme à lui que le ciel me pardonne Ici on coni'tience à entendre sonner matines^ petite cloche de chapelle.

LA TOUHIBRB.

Ce u'est p;is tout encore, et voilà qu'an parloir,

Un cavalier demande à voir Madame notre abbesse.

angÈle.

Impossible à cette heure.

Voici matines, et déjà Nous sommes en retard... Son nom?

LA TOURIÈRE

Massarena.

asgèle , à part.

Haut.

Horace ! ô ciel ! Que dans cette demeure , Il nous attende !...

URSULE

Eh ! mais, à ce nom-là.

Madame semble bien émue.

ANGÈLE

A part.

Qui. moi? non pas... M'aurait-on leconnue?

faisant un pas.

Et saurait il ?

ORBULE , l'arrêtant et avec intention, pendent que la cloche va toujours.

Voici matines, et déjà Nous sommes en retard.

BRIGITTE, ai'(f in/pntie/ue.

Eli ! mon Dieu, l'on y va.

CHOEUPi.

Les cloches argentines Pour nous sonnent matines, Allons d'an cœur fervent Prier pour le couvent !

Elles défilent ton'es par les partes du fond, que l'on referme, et la tuurière, ci qui yingèle a parlé bas, reste la dernière.

>CK>^E iX.

LA TOUFvIÈRli; puis HORACE.

LA TOURIÈRE, allant ouvrir la porte à droite. Entrez ! entrez, seigneur cavalier.

HORACE. C'est bien heureux' depuis une heure que j'attends. J'ai une p» nnission de M. le comte de San-Lucar, poui me présenter à sa fille , la senora Brigitte, ma fiancée.

LA TOUiîlÈnE. On ne parle pas ainsi à nos -eunes pensionnaires, sans l'autorisation et la présence de M"* l'abbesse.

IlOU.\CE , avec impatience. Eh I je le sais bien!... et voilà pourquoi je désire lui parler d'abord... (à part) à Cf**^ vieille abbesse.

MAGASIN THEATRAL

LA TOURIÉRE. Elle est à la cbapelle.

HORACK. Comme c'est agréable!... ça n'en finira pas.

LA TOLHiÈiiE. Voilà un beau cavalier qui est bien impaùeut... et l'impatience est uu pt'clié. ( Mouvement (f Horace. ) M"' la swpéîieui e vous prie de l'attendre dans c? parloir, «iù vous serez plus cominodémi nt. [Parlant aoec volubilité.) Nous avons aiiiioaid bui bien peu de temps à ocms... Une céif^-monie... une prise de voile où doit assister tout Madrid... Mais c'est égal, ou vou.s accordera quelques minutes en sortant de matines... cardans ce niomeui nous sonimos toutes à matines!

HORACE , Uifec intention et la regardant. Pas toutes, à ce que je vois I

LA TouuiÈRE. Aussi j'y vais... Dieu vous gatde, mon frère.

Elle sort.

OC0OCH}0O00O00tJ01?ÛVJtK>00O0O^jftOQ0t?tj0OftfcMlQQOfltfP

HORACE, seul.

M'en voilà débarrass;\.. c'est 1) en heureux {Se jetant sur le faut uil à §■««-

cAe.) Respirons lin instant... Depuis hier je me croyais sons l'iiifluence de Satan lui-niènie... Heurevist ment, et depuis

que je suis entré dans ce saint lieu

mes idées sont devenues plus sames... plus

raisonnables.

On entend le son de Torgue dans la chapelle à droite.

A ces accords religieux, Le calme renaît dans mon ame.

Filles du ciel, vons qu'un Siiint zèle enflamme , A vos pieux accens je veux mêler mes vœux. Avec elle prions.

IL se lèi'e et s'appmche ih la irax'ée à droite qui donne sur la chafielle. Il s'agenouille sw une chaise qui est contre la travée.

AKGÈLE, chantant ta dehors-

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