SCENE XIII
HORACE , LORD ELFOllT et J ULIANO
entrent en causant vivement , par les portes du fond.
LORD ELFORT. C'est alFreux !
JULIANO. Mais, mylord , écoutez-moi!
HORACiî , se promenant toujours de l'autre côté. C'est indigne !
LORD ELFORT. Je suis dans la fureur.
JULIANO, se retournant. Ah ça! tout le monde ici est donc en colère? {A Horace.) Qu'est-ce qui te prend?
HORACE, avec humeur. Je ne veux pas le dire... je n'en sais rien.
Il se jette sur le fauteuil à gauche.
JULIANO. Au moins , mylord a des raisons! une succession superbe qui lui échappe.
LORD ELFORT. Yes , qui me échappait...
une parente à moi qui allait prendre le voile, et desintrigans avaient persuadé à la reine...
JULIANO , à Horace et en riant. Qu'on nt devait pas laisser passer une si belle fortune entre les mains. . .
LORD ELFORT. D'un Anglais... d'un hé* rétique... c'était absurde.
JULIANO. Et qu'il fallait que i'abbesse épousât un Espagnol, bon catholique.
HORACE, se levant vivement. L'abbesse, celle qui était tout-à-l'heure... vous croyez que c'est l'abbesse?
LORD ELFORT. Certainement.
HORACE. Laissez donc:
MAGASm THEATRAL.
tORD ELFORT. Et qui donc elle était , s'il plaît à vous ?
HORACE. Ce qu'elle est!!... c'est mon inconnue... c'est mon domino noir... c'est la servante aragonaise... c'est Inésille... c'est tout ce que vous voudrez... mais pour l'abbesse... non.. . elle a pris sa robe, elle a pris ses traits... mais ce n'est pas eUe!...
LORD ELFORT. C'est elle !
HORACE , s' échauffant. Je dis que non I
LORD ELFORT, de même. Je disais que oui!
JULIANO. Silence, messieurs, c'est l'abbesse et tout le couvent.
LORD ELFORT. Eh bien!... vous allez bien voir.
HORACE , ému. Oui... nous allons voir... à. moins qu'elle n'ait changé encore.
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