LE MARQUIS. BEPPO, GIACOMO
LE M.A.r.Qns.
Entrez sans bruit.
GIACOMO
Il ne nous a pas été difficile de sortir de la grange où l'on nous avait mis.
BEPPO
El nous voici exacts au rendez-vous.
LE MARyCIS.
Silence ! milord et milady viennent d'entrer dans leur chambre.
GiACOHO.
Et les cent mille écus de diamans qu'ils nous oui pris?
BEPPO
Les cim,' cont:^ i)iliels de banque ((u'ils nousonl dérobés ?
LE MARQUIS, monUanl leur apparlemcut.
Sont là!... avec eux. (Voyant qu'ils font un mouvement pour y courir.) Où allez-vous t
GIACOMO
Reprendre notre bien.
LE MAIIQUIS.
Un instant! ils ne sont pas encore cndôimis, il y a dans leur chambre quelqu'un qui ne va pas tarder à en sortir... cette petite servante...
GIACO.MO.
Zerline ?
BEPPO
Nous avons aussi un compte avec elle, car enfin il y a dix mille franc à nous , qu'elle a détournés de la masse.
LE MARQUIS
Ils nous reviendront; mais ce n'est pas à elle que jeu veux le plus... c'est a Lorenzo , son amoureux , qui nous a privés d'une vingtaine de braves, et par San-Diavolo, mon patron , je me vengerai de lui , ou je ne suis pas Italien !
ZERLIXE , en dehors de la porle à gauche.
Bonsoir , milord ; il ne vous faut plus rien?
LF, MARQUIS.
Onvienl... (Leur montrant la porle à droite.) Dans ce cabinet... derrière ces rideaux...
BEPPO , hésitant.
Ces rideaux !...
LE MARQUIS
Eh oui!... jusqu'à ce que la petite soit partie!
(Ils enircnl lous trois dans le cabinet à droite dont ils
referment la porle.)