MILCBD, L(1RE.>Z0, LE MARQUIS, BEPPO, CIACOMO. .MILORD
Quel soupçon daus mon ame Se glisse malgré moi !
Si c'était pour ma femme !
Ah! j'en tremble d'effroi !
LOREWZO.
Quel soupçon dans mon ame Se glisse malgré moi !
LE MARQUIS
Je ris au fond de l'ame Du trouble où je les voi ; Le courroux qui l'enflamme Est un plaisir pour moi.
BEPPO et GiAcoMo, dans le cabinet.
L'espoir rentre en mon ame ; J'en sortirai , je croi !
Le courroux qui l'enflamme A banni mon effroi.
MILORD, au marquis.
Peut-on savoir au moins... la nuit... à la sourdine, Pour qui donc vous veniez ici?
LOREMzo, à voix basse et d'un air menaçant. Etait-ce pour Zerline?
MILORD, de même de l'autre côté.
Est-ce pour milady?
LE MARQUIS
Qu'importe? de quel droit m'interroger ainsi?
De mes secrets ne suis-je pas le maître?
MILORD et LORENZO, châcun à voix basse, et aux deui côtés du marquis.
Pour laquelle des deux?
LE siARQUis, riant.
Pour toutes deux , peut-être
MILORD et LORENZO.
Monsieur, sur ce doute oulrage.ini Vous vous expliquerez ici même à l'instant. LE MARQUIS, à part avec joie, et les regardant l'un après l'autre.
De tous mes ennemis, enfin, j'aurai vengeance ! (Prenant milord à part et à demi-voix.) Pour vou.s-même, milord, ue faites point de bruit! De milady... c'est vrai, les charmes m'ont séduit ; Et ce portrait charmant, gage de ma constance....
(Il tire de sa poche le médaillon qu'il lui montre./
FRA-DIAVOLO
MiLoHD, furieux.
Ah I goddam ! nous verrons !
LB MinQDis, froidement et à yoix basse.
Qunnd vous voudrez ; suffit !
Prenant à part Lorenzo, et montrant milord.) , J voulais à ses yeux dérober Ion offense ; jlais tu l'exiges...
LORENZO
Oui.
LB MARQUIS, montrant le cabinet.
J'étais là... je venais. ..
Pour Zerline.