‹ Recueil d'opérasChapitre 285 sur 1141 · ACTE m, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE VII

joindre , il a dit que nous trouverions ses instructions clans le creux «le l'arbre , prés de la treille. BEPPO , se relournani ei mellaiii son bras dans l'arbre. C'est ici... il y a quelque chose... un papier... el de son écriture 1

eiACOHO.

Lisons.

BEVI'O.

Lis toi-même.

GlACOMO , lisant.

« Dès que l'amoureux de la petite sera parti pour » le rendez-vous où nos braves l'attendent , les ca- » rabiniers pour leur expédition contre nous , et » les gens de l'auberge pour la noce, vous m'en » avertirez en sonnant la cloche de l'ermitage. Je » viendrai alors avec quelques braves, et me charge » de milord et milady. Attendez-moi. »

BEPPO

C'est clair.

GlACOMO.

Clair ou non... dés qu'il le dit , il faut le faire... il s'agit de guetter le départ des carabiniers.

BEPPO

Ce ne sera pas long... nous venons de les voir sur pieds et prêts à se mettre en route.

GlACOMO.

Tant mieux...

BEPPO

Il n'y a qu'une chose qui m'embarrasse... attaquer ce milord... un dimanche ! un jour de fête !

GlACOMO.

Si c'était un chrétien... mais un Anglais! cela doit nous porter bonheur pour le reste de l'année.

BEPPO

Tu as raison ! que le ciel nous soit en aide î

GIACO.UO.

Mais tiens, voici l'amoureux... le brigadier Lorenzo... qui vient de ce côté... il est triste... il soupire...

BEPPO

11 fait bien de se dépécher... car, s'il va au rendez-vous que lui prépare le capitaine, il n'aura pas long-temps à soupirer...

GlACOMO.

Viens, laissons-le, et ne le perdons pas de vue... (Ils s'éloignent par le sentier à droite qui est denièie la treille.)

SCK^E V.

LORENZO, sortant de l'auberge, à gauche. ROMANCE.

FREUIER COUPLET.

Pour toujours, disait-elle,

Je suis à toi ; Le sort peut bien l'être infidèle,

Mais non pas moi ; El déjà la perfide adore

Un autre amant !

Ab ! je ne puis le croire encore :

Je l'aimais tant !

DEUXlÉas COCPLBT.

Allons, que l'bouneur seul me guide!

Je veux la fuir !

Je veux oublier la perfide,

El puis mourir !

Oui , je la hais... oui , je l'abborre.).

El cependant , Je ne puis l'oublier encore ; Je l'aimais tant!

Et j'ai su me contraindre... j'ai eu le courage de l'épargner!... quand je puis , à haute vuix , devant son père , devant tout le monde, lui reprocher sa trahison... Qu'ai-je dit"? moi! déshonorer celle que j'ai aimée , la perdre à jamais !.. Non , qu'elle se marie. . . qu'elle soit heureuse si elle peut l'être... elle n'entendra de moi ni plaintes, ni reproches... Voici bientôt l'heure du rendez-vous... j'irai... j'irai me faire tuer pour elle, ce sera ma seule vengeance.

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