ACTE m, SCÈNE VII
joindre , il a dit que nous trouverions ses instructions clans le creux «le l'arbre , prés de la treille. BEPPO , se relournani ei mellaiii son bras dans l'arbre. C'est ici... il y a quelque chose... un papier... el de son écriture 1
eiACOHO.
Lisons.
BEVI'O.
Lis toi-même.
GlACOMO , lisant.
« Dès que l'amoureux de la petite sera parti pour » le rendez-vous où nos braves l'attendent , les ca- » rabiniers pour leur expédition contre nous , et » les gens de l'auberge pour la noce, vous m'en » avertirez en sonnant la cloche de l'ermitage. Je » viendrai alors avec quelques braves, et me charge » de milord et milady. Attendez-moi. »
BEPPO
C'est clair.
GlACOMO.
Clair ou non... dés qu'il le dit , il faut le faire... il s'agit de guetter le départ des carabiniers.
BEPPO
Ce ne sera pas long... nous venons de les voir sur pieds et prêts à se mettre en route.
GlACOMO.
Tant mieux...
BEPPO
Il n'y a qu'une chose qui m'embarrasse... attaquer ce milord... un dimanche ! un jour de fête !
GlACOMO.
Si c'était un chrétien... mais un Anglais! cela doit nous porter bonheur pour le reste de l'année.
BEPPO
Tu as raison ! que le ciel nous soit en aide î
GIACO.UO.
Mais tiens, voici l'amoureux... le brigadier Lorenzo... qui vient de ce côté... il est triste... il soupire...
BEPPO
11 fait bien de se dépécher... car, s'il va au rendez-vous que lui prépare le capitaine, il n'aura pas long-temps à soupirer...
GlACOMO.
Viens, laissons-le, et ne le perdons pas de vue... (Ils s'éloignent par le sentier à droite qui est denièie la treille.)
SCK^E V.
LORENZO, sortant de l'auberge, à gauche. ROMANCE.
FREUIER COUPLET.
Pour toujours, disait-elle,
Je suis à toi ; Le sort peut bien l'être infidèle,
Mais non pas moi ; El déjà la perfide adore
Un autre amant !
Ab ! je ne puis le croire encore :
Je l'aimais tant !
DEUXlÉas COCPLBT.
Allons, que l'bouneur seul me guide!
Je veux la fuir !
Je veux oublier la perfide,
El puis mourir !
Oui , je la hais... oui , je l'abborre.).
El cependant , Je ne puis l'oublier encore ; Je l'aimais tant!
Et j'ai su me contraindre... j'ai eu le courage de l'épargner!... quand je puis , à haute vuix , devant son père , devant tout le monde, lui reprocher sa trahison... Qu'ai-je dit"? moi! déshonorer celle que j'ai aimée , la perdre à jamais !.. Non , qu'elle se marie. . . qu'elle soit heureuse si elle peut l'être... elle n'entendra de moi ni plaintes, ni reproches... Voici bientôt l'heure du rendez-vous... j'irai... j'irai me faire tuer pour elle, ce sera ma seule vengeance.
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